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SCO rayé de la carte Internet... et après ?

La rédaction

Comme il fallait s'y attendre, le site Internet de SCO a sombré sous les flots ravageurs du virus MyDoom A. Démantèlement assisté par l'attitude prudente de bon nombre d'ISP qui, de crainte de voir leur bande passante épuisée, ont estimé qu'une amnésie des DNS serait la bienvenue, du moins pour un temps sur le segment 216.250.128.0/20. Après tout, aux yeux de "l'utilisateur final", il n'est pas grande différence entre un "unreachable host" et un "not found, The domain name does not exist". Ajoutons au passage que Caldera ne se porte pas mieux que le site SCO.

Mais cette attaque est-elle fondamentalement importante ? Si encore www.sco.com servait à "faire du business", on comprendrait une certaine crainte du manque à gagner. Mais les principaux espoirs de revenus de l'entreprise semblant devoir venir plus des prétoires que des linéaires, on peut douter de l'efficacité de la "représaille" lancée par MyDoom. Une opinion reprise au fil d'un article à hurler de rire, rédigé par l'équipe de Netcraft, un petit bijou de sophismes, un concentré d'humour, d'arguments aussi fallacieux que corrosifs, et intitulé www.sco.com est une arme de destruction massive.

Toujours à propos de MyDoom, les laboratoires Kaspersky s'inquiètent d'un "bug" du virus, qui invalide la date de suicide génétique de l'infection... MyDoom risque d'être relativement rémanent, et l'on risque d'en entendre parler durant un sacré bout de temps. Moralité sous-jacente : achetez un anti-virus, seul bouclier capable de protéger la civilisation occidentale contre les miasmes des tribus barbares se camouflant derrière les couleurs du monde "Libre" (GNU, all right reserved). Reste que si les dangers de MyDoom font pâlir les gardiens d'une bonne QoS, ses conséquences sur la santé des sites SCO n'arrivent pas à émouvoir. Même les plus ardents pourfendeurs de virus, les plus zélés tribuns connus pour leurs diatribes à l'encontre des codeurs de programmes malins n'arrivent pas à trouver le mot "juste" pour qualifier l'attaque du premier février.

Ainsi le rapporte notre confrère "Computerworld", dans un article faisant témoigner Mikko Hypponen de F-Secure. Lequel Hypponen qualifie le blitz en déni de service de "spectacularly successful". Ah, si MyDoom A avait été coté au Nasdaq...

Vous retrouverez vos héros favoris le 3 Février prochain dans le 5ème épisode du grand feuilleton d'aventure, de suspens et d'amour, intitulé "MyDoom B à la conquête de Microsoft". A l'instar de beaucoup de "remake", on s'attend à un succès nettement plus mitigé.

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