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France Télécom renoue avec les bénéfices
France Télécom a renoué avec les bénéfices en 2003 après deux années marquées par des pertes historiques. Pour l'ensemble de l'année écoulée, l'opérateur historique affiche un CA de 46,1 Md¤ en légère baisse par rapport à 2002, mais en progression de plus de 3% à périmètre et taux de change constants. Le bénéfice net s'établit quant à lui à 3,2 Md¤ contre une perte de 20,7 Md¤ en 2002. Ce résultat prend en compte un produit d'impôt de 2,6 Md¤ sur Orange, un amortissement d'écarts d'acquisition de 1,7 Md¤ et un amortissement exceptionnel de 1,1 milliard. Le chiffre le plus impressionnant est celui de la réduction de la dette qui recule à 44,2 Md¤ contre 68 Md ¤ en 2002. Ce résultat est lié pour 15 Md¤ à l'augmentation de capital du printemps dernier, mais aussi à près de 3 Md¤ de cessions (notamment Wind en Italie).
Résultats contrastés pour les filiales
Du côté des filiales de l'opérateur, Orange affiche un résultat d'exploitation avant amortissement de 6.57 Md¤ (contre 17,3 Md¤ pour l'ensemble du groupe), en hausse de 27,8% et un résultat d'exploitation de 4,26 Md¤, en progression de 53,3%. La croissance du chiffre d'affaires reste toutefois bien inférieure (+5%) du fait de la guerre tarifaire que se sont livrés les opérateurs mobiles européens pour maintenir leurs parts de marché.
Equant, quant à lui, a dévoilé une perte nette de 356 M$ pour l'ensemble de 2003. Ce chiffre est en net recul par rapport à la perte de 590 M$ affichée en 2002, mais reste préoccupant. D'autant que l'opérateur international affiche un CA en légère baisse, de 0,8%.
Wanadoo, enfin, a publié un résultat net supérieur aux prévisions, à 159 M¤ soit plus de 5 fois mieux que les 30 M¤ engrangés en 2002. Wanadoo mise sur une forte croissance de ses ventes en 2004 et espère notamment séduire un million de nouveaux abonnés dans le haut débit. Interrogé sur une éventuelle OPE de France Télécom sur sa filiale, Olivier Sichel, le PDG de Wanadoo, a indiqué que ce n'était pas la priorité du groupe. Un avis confirmé par Thierry Breton, qui se veut "maître des horloges" du groupe...
