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L'ART publie son observatoire 2002 du marché des télécoms français

La rédaction

L'Autorité de régulation des télécoms profite de ce début de printemps 2004 pour livrer son observatoire du marché des services de télécommunication en France. Seul petit souci, l'ART ne livre pas les chiffres de 2003, mais ceux de 2002. Comme l'explique son porte-parole, "une publication 15 mois après, cela peut paraître long, mais c'est un délai normal pour travailler sérieusement". Si le sérieux se juge au volume de chiffres fournis, l'observatoire de l'ART l'est assurément.

Parmi ses enseignements importants : la part des services au grand public ne cesse de croître dans le revenu des opérateurs, notamment du fait du développement des mobiles, et l'industrie n'est plus ce qu'elle était. L'ouverture de la concurrence de 1998, censée doper le secteur s'est traduite par un recul de 10 000 emplois directs en cinq ans chez les opérateurs. De même le niveau d'investissement en 2002 (5 699 M¤) est revenu au niveau de 1998 après une pointe à 9 182 M¤ en 2001. Il faut dire que la croissance des revenus s'est singulièrement tassée en 2002. Supérieure à 10 % par an entre 1998 et 2001, elle n'a atteint que 3 % en 2002.

L'un des autres enseignements intéressants de cet observatoire est la répartition de la dépense téléphonique des ménages (téléphonie fixe). En 2002, l'abonnement et les services associés ont pesé 37,9 % de la facture, les communications locales 19,7 %, les communications interurbaines 11,3 %, les communications internationales 6,1 % et les appels fixe vers mobiles 17,7 %. Le solde, soit 7,3 %, concerne la publiphonie et les cartes téléphoniques. Pour les entreprises, l'abonnement pèse lui aussi près de 40 % de la facture, mais le second poste est celui des appels du fixe vers les mobiles (25,3 %), loin devant les communications interurbaines (16,9 %) et les appels internationaux (11,4 %).

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