Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser

ArticleInfrastructure & Cloud

La survie de SCO menacée par des pertes croissantes

La rédaction

SCO a annoncé une perte nette de 15 M$ pour son dernier trimestre fiscal pour un chiffre d'affaires de 10,1 M$ en baisse de plus de 50 % sur un an. La chute du chiffre d'affaires s'explique notamment par l'effondrement des revenus de la division SCOSource, en charge de la commercialisation de la "propriété intellectuelle" de la firme. Le programme SCOSource n'a ainsi rapporté que 11 000 $ en février, mars et avril, contre 8,5 M$ l'an passé.

Darl McBride (photo), le patron de SCO, s'est refusé à toute estimation sur les revenus futurs du programme SCOSource. En fait, nombre d'analystes affichent un extrême pessimisme à ce sujet, du fait des procédures judiciaires en cours, mais aussi de sérieux doutes sur la validité des exigences de SCO.

Plus inquiétant pour la firme, les ventes de ses systèmes Unix continuent de reculer. Les ventes de licences d'Unixware et d'Openserver ont ainsi chuté de 24 % au dernier trimestre à 8,4 M$.

En face de ces revenus en berne, SCO aligne des dépenses en hausse, notamment un bond de ses frais d'avocats et de justice à 4,5 M$ pour le trimestre. Avec seulement 48 M$ en trésorerie, SCO pourrait bien ne pas avoir les moyens de maintenir durablement sa stratégie actuelle. Si le niveau actuel de cash out se maintient, la firme ne devrait tenir que 5 à 6 trimestres. Ironiquement, il n'est pas dit que cela lui suffise pour mener les différentes batailles juridiques qu'elle a initiées...

Des batailles juridiques qui pourraient bien connaître un nouvel épisode suite à l'annonce faite par Sun il y a quinze jours à Shangai, lors de la dernière édition de Sun Network, par laquelle le constructeur avait confirmé son intention de faire entrer son système d'exploitation Solaris dans le monde Open Source. Une décision que l'éditeur de l'Utah a l'intention de combattre, estimant qu'en ouvrant le code source de Solaris, Sun violerait l'accord de licence qu'il a avec SCO. Sûrement une façon de remercier le constructeur qui a tout de même déboursé 100 M$ pour acquérir cette licence qui l'autorise à intégrer le noyau de l'Unix System V.

Newsletter

La Quotidienne LMI

Recevez chaque matin l’actualité IT de la rédaction.

La survie de SCO menacée par des pertes croissantes