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Bull étend sa gamme de grands serveurs NovaScale
Bull vient de lancer la gamme de grands serveurs NovaScale 6000 et d'ajouter de nouveaux modèles à sa gamme NovaScale 9000. Le constructeur informatique français poursuit ainsi la stratégie engagée en 1998 autour des architectures IA-64. La nouvelle série NovaScale 6000 supporte jusqu'à 32 processeurs Itanium 2, intègre des fonctions de partitionnement physique et supporte Linux et Windows. Elle est commercialisée à partir de 100 000 ¤ pour une configuration quadriprocesseur. Les nouveaux modèles de la gamme NovaScale 9000 supportent 16 et 32 processeurs Itanium 2 en environnement GCOS 8. Ils peuvent également supporter des partitions Windows et Linux. Leur prix débute à 100 000 ¤ avec un processeur Itanium 2.
Comme le reste de la gamme NovaScale, ces nouveaux serveurs s'appuient sur le processeur d'interconnexion FSS (Fame Scalability Switch), qui assure la fédération des cartes multiprocesseurs et intègre les fonctions de partitionnement et de tolérance de panne. Il est à noter que Bull a annoncé le support à terme de son OS historique GCOS 8, sur l'ensemble des gammes NovaScale alors que ce support est aujourd'hui limité aux seuls serveurs de la série 9000.
La gamme NovaScale de Bull, apparue en mars 2003, est le fruit d'une volonté du constructeur de se concentrer sur les architectures IA-64 née en 1998 dans une véritable démarche d'ouverture aux standards. Bull a lancé en septembre dernier la gamme NovaScale 9000 avec un serveur octoprocesseur. La nouvelle gamme 6000 vient compléter un catalogue où figuraient jusqu'à lors les NovaScale 4000, d'entrée de gamme, les NovaScale 5000, de milieu de gamme, ainsi que des serveurs lames destinés à des applications de type client léger, consolidation de serveurs et applications répliquées.
Cette stratégie d'ouverture semble payante : Bull estime avoir commercialisé une centaine de serveurs NovaScale en 2003, soit 10 % du marché des serveurs Itanium 2, et ainsi réalisé un chiffre d'affaires d'environ 6,5 M¤. Du coup, le constructeur a indiqué à l'AFP qu'il compte « atteindre sur ces produits au moins la croissance du marché, qui est estimée par les instituts d'études à entre 100 et 150 % par an. »
