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Microsoft en ballottage à Paris respire un peu à Bruxelles

La rédaction

Début d'été ensoleillé mais avec des nuages passagers pour Microsoft qui obtient un délai pour adapter ses pratiques commerciales aux desiderata de la Commission européenne mais qui risque également de perdre le prestigieux marché de la mairie de Paris.

La pression semble montée d'un cran ces dernières semaines, à tel point que - selon le quotidien "Libération" daté du 28 juin - l'éditeur de Windows aurait proposé une ristourne de près de 60 % pour conserver les faveurs de la capitale. Mis en concurrence avec des solutions Open Source, Microsoft craint de voir Paris lui échapper comme Munich au printemps 2003. Tout comme la cité bavaroise avant elle, la municipalité parisienne a commandé une étude de faisabilité à Unilog, qui doit rendre ses conclusions dans les semaines à venir. En jeu : quelque 15 000 postes à mettre à jour. Microsoft a évalué le chantier à plus de 13 M¤ et aurait proposé de s'y coller pour 5,65 M¤. De son côté, la mairie promet de n'agir que sur critère économique et non idéologique. Une partie de la majorité municipale n'a cependant jamais fait mystère de sa préférence pour une solution "libre" de toute contrainte vis-à-vis d'un fournisseur unique jugé surpuissant.

Bruxelles suspend l'application de son jugement

En ballotage à Paris, Microsoft semble en revanche gagner du terrain à Bruxelles. Tandis que l'éditeur demandait au tribunal de première instance de la Cour européenne de Justice de suspendre les sanctions infligées par Bruxelles pour violation de la législation européenne en matière de concurrence, la Commission a suspendu l'injonction de modifier rapidement ses pratiques commerciales. Si les autorités européennes n'indiquent aucun délai, ils se pourraient bien qu'elles attendent le résultat de l'appel de Microsoft pour imposer son point de vu. Une procédure qui devrait prendre au moins trois années.

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