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Royal Dutch Shell : fiabilisation et économies par l'externalisation

La compagnie pétrolière Royal Dutch Shell a signé en 2007 trois contrats d'externalisation qui permettent aujourd'hui des économies de 500 millions de dollars par an.

La rédaction

Royal Dutch Shell, qui compte 100 000 collaborateurs au niveau mondial, a décidé en 2007 d'externaliser son infrastructure informatique pour moderniser et rationaliser son parc. La société voulait en outre économiser 500 millions de dollars par an de 2008 à 2013. L'environnement informatique de la société est particulièrement complexe puisqu'il comporte 7000 serveurs d'application.

Une répartition du contrat global en trois lots Alan Matula, vice-président exécutif et DSI de Shell, a voulu diviser son contrat global de plusieurs milliards de dollars en trois domaines de services qui seraient gérés par des fournisseurs distincts :

  • hébergement et stockage (finalement confié à T-Systems).

  • informatique pour les utilisateurs finaux (confiée à EDS, aujourd'hui HP Enterprise Services).

  • services de réseaux gérés (confiés à AT&T).


Aujourd'hui, le transfert de responsabilité pour les cinq datacenters de Shell est encore en cours mais la migration de plus de 120 systèmes SAP mondiaux sur la plateforme de T-Systems à Munich est terminée.

Un bilan positif mais nuancé Parmi les bénéfices du projet, le système de sauvegarde de Shell avait un taux de défaillance de 30 %. Après externalisation, ce taux est tombé à 1 %. Même tendance pour la gestion des incidents.

Alan Matula, vice-président exécutif et DSI groupe de Shell, dresse aujourd'hui un bilan nuancé : « les réductions de coûts sont pour la plupart intégrées au contrat et nous sommes clairement sur la bonne voie. » Mais d'ajouter : « la première année s'est avérée plus difficile que prévue. Parmi les raisons, les trois prestataires n'ont pas recruté assez vite car aucun d'entre eux n'avait bien saisi à quel point nous sommes une entreprise mondiale. Il leur a fallu également un peu de temps pour bien appréhender notre infrastructure. »

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