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Engie monte en puissance dans les éoliennes et panneaux solaires connectés

Le groupe énergétique Engie a déjà mis en place 800 éoliennes connectées et a relié à Internet la grande majorité de ses parcs de panneaux solaires. Amélioration de la performance opérationnelle, diminution des indisponibilités et réduction des coûts de maintenance et de reporting sont au menu.

La rédaction

Lancé depuis 2010 dans un vaste plan de connectivité de ses actifs solaires et éoliens - baptisé projet Darwin - Engie a donné un coup d'accélérateur et revu ses ambitions en termes d'usage à la hausse. Objectif : regrouper l'ensemble des données récoltées et les passer à la moulinette de son équipe de datascientists pour en tirer des bénéfices tangibles. Actuellement, le groupe énergétique dispose d'un parc d'actifs connectés (éoliennes et panneaux solaires) conséquent dont la production électrique atteint 2 000 megawatts.

« Dans 7 pays, il y a 800 éoliennes connectées sur un total de 2 500 à l'échelle mondiale », nous a expliqué Damien Terrié, chef du projet Darwin chez Engie. « A l'époque, on avait créé un parc connecté au réseau de transport d'électricité avec objectif de disponibilité 24h/24, d'avoir un logiciel qui capte les flux en temps réel et de faire de l'interopérabilité depuis le centre de contrôle, éteindre et allumer les éoliennes et les panneaux solaires en France ».

La maintenance prédictive prévue pour 2018

Outre la possibilité depuis 2010 de piloter la puissance active du parc d'éoliennes à distance rentrant dans le cadre de la surveillance des éoliennes, Engie a ensuite cherché à partir de 2014 à détecter les sous-performances. « La détection multi-facteurs permet par exemple dans une ferme solaire avec des centaines ou des milliers de panneaux solaires de savoir dans un petit groupe lesquels sous-performent », explique Damien Terrié. « On voit le débit de la performance attendue par rapport à un même ensoleillement qui peut différer et implique de nettoyer les panneaux, couper l'herbe par endroit ou aller s'occuper d'un câble défectueux ». Pour le moment, Engie n'est cependant pas encore capable de faire remonter le type de défaillance qui affecte ses différents équipements solaires, mais le chantier de la maintenance prédictive est prévu pour 2018.

Dans le cadre de ses parcs de panneaux solaires et éoliennes connectées, Engie est amené à faire remonter plusieurs teraoctets de données stockées dans plusieurs bases de données temps réel mais également statiques. « Nous avons 4,5 teraoctets dans Microsoft Azure et l'acquisition des données se fait avec le logiciel de Schneider Electric, Wonderware », précise Damien Terrié. Le chantier de la migration dans le cloud de ses serveurs a été achevé en 2016. « L'ambition d'ici la fin de l'année, c'est de connecter 75% des assets renouvelables et 100% d'ici 2018, ce qui représente respectivement 5 000 megawatts et 6 500 megawatts ».

Un budget de 13 millions d'euros sur 2 ans

En termes de ressources mobilisées, une vingtaine d'ingénieurs, dont 4 sur les métiers, 3 datascientists et une quinzaine en IT, sont mobilisés sur le projet Darwin d'Engie. Son budget est estimé sur deux ans (juin 2016-juin 2018) à 13 millions d'euros pour un Ebitda de 27 millions d'euros jusqu'en 2021.

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