ArticleInfrastructure & Cloud
Orchestra adopte Veeam pour mieux sauvegarder ses données
Jusqu'alors très peu agile en matière de sauvegarde de ses données, l'enseigne de mode enfant Orchestra a choisi d'utiliser la solution de Veeam pour protéger ses données sur ses architectures physiques et virtuelles. Stéphane Aubard, responsable des infrastructures et de l'exploitation informatique de la marque de vêtements pour enfants, explique ce choix.

Été 2016, un orage de grêle s’abat soudainement sur la ville de Montpellier. S’il a été vite oublié par tout un chacun, cela n’a pas été le cas de l'enseigne de vêtements pour enfants Orchestra. La chaîne a installé dans la ville son premier magasin et son siège social il y a 25 ans. Suite à cet orage, elle a perdu l’un de ses serveurs qui stockait son ERP (progiciel de gestion intégré) et plus de 4 To de données, sur les 130 To de données de production du groupe. Une procédure de récupération des informations perdues est lancée. Mais en se replongeant dans les sauvegardes effectuées jusque là, l’équipe IT s’est rendu compte de la difficulté à retrouver les données. Et le temps de restauration était incroyablement long. « Cela nous a montré à quel point nous étions fragiles au niveau des sauvegardes et qu’il fallait mener des opérations pour fiabiliser tout ça », admet Stéphane Aubard, responsable des infrastructures et de l’exploitation informatique d’Orchestra.
Avec plus de 700 magasins dans 40 pays, la chaîne de vêtement pour enfants génère un chiffre d’affaires annuel moyen de 650M€. La part du budget allouée à l’IT est standard. D’après son responsable infrastructure et exploitation, Orchestra a connu une croissance très forte et s’est développée très rapidement, accumulant donc des masses de données de plus en plus importantes. « Nous nous sommes retrouvés avec des solutions de sauvegarde qui étaient un peu dépassées par rapport à notre volumétrie de données et aux besoins de disponibilité » précise Stéphane Aubard.
En pleine transformation numérique
En effet, entre la mise en place d’un nouvel ERP et d’un logiciel de gestion d’entrepôt, la partie infrastructure était passée jusqu’à présent au second plan des enjeux stratégiques de l’entreprise. Mais Orchestra est, comme beaucoup d’entreprises, en pleine transformation numérique et a virtualisé quasiment tous ses serveurs. « Il nous fallait donc un outil qui soit capable de répondre à notre budget, à l’architecture virtuelle qu’on a mise en place et au fait qu’on ne puisse pas arrêter les SI pour lancer une sauvegarde » puisque, de par leur situation géographique, les magasins sont ouverts en permanence.
La solution utilisée jusqu'alors - que le responsable Infrastructure & Exploitation n'a pas souhaité citer - n’était plus adaptée. Elle nécessitait l’intervention d’un opérateur de sauvegarde pour, par exemple, ajouter manuellement un nouveau serveur. « Nous étions dans une situation où nous avions des serveurs qui n’étaient pas sauvegardés ou dont les politiques étaient totalement caduques », déplore Stéphane Aubard.
Voir la consommation du parc virtualisé
L’équipe technique a donc procédé à des audits sur plusieurs solutions, dont Data Domain de Dell EMC. Elle a rapidement écarté l’idée de garder la solution utilisée jusqu'alors qui aurait nécessité d'augmenter le temps passé par l’opérateur de sauvegarde et l’ajout de baies de stockage. Plusieurs solutions examinées demandaient des coûts de mise en place trop élevés par rapport au chiffre d’affaires d’Orchestra. L’entreprise a donc jeté son dévolu sur Veeam Backup.
Pour la partie sauvegarde, l'enseigne de mode enfant possède deux salles informatiques dont une regroupant le hardware de backup (1 baie Powervault de 400 To et le serveur Veeam). L’équipe technique utilise aussi la plate-forme Veeam One pour mieux gérer ses machines. Orchestra travaille avec des progiciels, dont chacun a besoin de spécifications à mettre en place sur les serveurs. Cette solution va les aider à connaître l’état de la consommation du parc virtualisé, à voir les VM qui sont sous-dimensionnées et sur-dimensionnées pour mettre en phase les architectures physiques et virtuelles.

La plate-forme Veeam One permet d'avoir une vision globale de l'infrastructure de sauvegarde de l'entreprise. (Crédit : Veeam)
Il a fallu du temps déployer la solution puisque l’équipe de Stéphane Aubard a dû remettre à plat toute son architecture des serveurs virtuels pour pouvoir installer la fonctionnalité d’ajout automatique des machines virtuelles. Car Veeam a le gros avantage, selon le responsable infrastructure et exploitation, de faire rentrer automatiquement un nouveau serveur dans une politique de sauvegarde par défaut. « Avec Veeam, on fait la supervision de sauvegarde et du pilotage d’infrastructures sans avoir d’opérateur de sauvegarde » indique Stéphane Aubard. Et d’ajouter que quand un membre de l’équipe passait auparavant 75% de son temps à superviser la sauvegarde, il n’y passe aujourd’hui plus qu’une trentaine de minutes chaque matin et peut ensuite se focaliser sur des tâches plus importantes.
En plus du gain de temps, Veeam a un taux de compression très intéressant. Le volume entre les données d’une machine et leur dossier de sauvegarde est divisé par trois. L’équipe technique a aussi eu l’occasion de tester l’outil « Instant Recovery » qui permet de redémarrer une VM directement depuis un fichier de sauvegarde compressé et dédupliqué. Une machine de taille modeste qui avait eu un problème d’exploitation a été remontée en moins de 20 secondes quand auparavant le même travail prenait environ quatre heures.
Des projets de PRA-PCA
D’ici l’été prochain, Veeam sera déployé sur l'ensemble du système d'information. L’idée de Stéphane Aubard est d’utiliser, à terme, les capacités de déduplication de Veeam pour externaliser les sauvegardes sur une infrastructure de secours dans un datacenter. La solution est très utilisée dans les datacenters, l’architecture actuelle d’Orchestra sera donc transposable facilement. La chaîne a également des projets de mise en place de PRA-PCA où Veeam pourra aussi s’avérer utile d’après Stéphane Aubard.
