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Avec DC/OS 1.11, Mesosphere intègre étroitement Kubernetes à son système pour

Mesosphere a livré la version 1.11 de son système d'exploitation pour centres de calcul Datacenter Operating System (DC/OS). Parmi les nouveautés : la fédération en périphérie de réseau et multi-cloud, la continuité des opérations et reprise après sinistre et l'extension au cloud public.

La rédaction

Selon Tobias Knaup, CTO et cofondateur de Mesosphere, DC/OS 1.11 va réduire les coûts d'exploitation des clouds, éviter aux clients d’être captifs des fournisseurs, simplifier la gestion de plates-formes comme Cassandra et Kafka et permettre de délivrer du Kubernetes « en tant que service ». « Avec les cofondateurs de Mesosphere, nous avons toujours voulu développer du cloud en boîte, du cloud que l’on peut déployer n'importe où », a déclaré à nos confrères de Computerworld UK, Tobias Knaup, directeur de la technologie. C’est en 2013, que Tobias Knaup, précédemment architecte en chef chez Airbnb, a créé la startup californienne avec Benjamin Hindman et Florian Leibert, son actuel CEO. Benjamin Hindman, aujourd’hui architecte en chef de Mesosphere, est le co-créateur du projet open source de gestion de systèmes distribués Apache Mesos. C’est lui qui a apporté la plate-forme à Twitter.

A l’origine, le système d’exploitation pour datacenters DC/OS a été conçu pour simplifier la gestion des datacenters, du cloud, des conteneurs et des systèmes distribués, en réunissant toutes ces fonctions dans un même package. Comme l’a souligné Tobias Knaup, c’est la demande des clients qui a orienté l’évolution des mises à jour. La dernière version DC/OS 1.1 a été dotée de fonctions de sécurité améliorées et bénéficie d'un réalignement du produit pour simplifier les opérations en périphérie de réseaux et les opérations multi-cloud. Pour cela, elle inclut des outils de gestion des données éparpillées dans les clouds de fournisseurs multiples, de gestion régionale et de gestion des infrastructures de bureau à distance.

Adoption contrainte de Kubernetes

Mesosphere a également automatisé 21 étapes pour le déploiement de Kubernetes, depuis l'approvisionnement des ressources IT jusqu'à la génération de configurations et de clés, en passant par l'approvisionnement des routes réseau et le déploiement d'add-ons. Ce mode de production, que Mesosphere définit comme du « Kubernetes-as-a-service » sur DC/OS, est généralement disponible en un clic et « permet aux équipes chargées des opérations de déployer, dimensionner et mettre Kubernetes à niveau ». Kubernetes a été ajouté à DC/OS en septembre 2017 (en complément de Mesos) et l’objectif de cette dernière version est de simplifier les complexités apparentes. « L'idée est de rendre Kubernetes aussi facile à utiliser que possible », a ainsi expliqué le CTO. « Nous déployons des clusters Kubernetes pure-play. Nous ne les cachons pas derrière des API et nous n’avons rien supprimé. Notre but est de les déployer de manière sécurisée, à un niveau de production et de les intégrer avec les autres charges de travail sur DC/OS ». Comme l’explique le site de la startup, DC/OS permet « d'établir et d'exploiter un cluster Kubernetes pur, open source, prêt pour la production, sur n'importe quelle infrastructure ».

Cela revient à faire tourner des conteneurs sur Kubernetes et à les connecter ensuite à une base de données Cassandra qui repose également sur DC/OS. La pile Kubernetes peut être installée à l’aide d’outils de ligne de commande DC/OS ou en passant par une interface graphique. La mise à jour comprend des mises à niveau transparentes, qui ne provoquent pas de perturbation, plus de nouvelles couches de sécurité pour les services de données et la reprise après sinistre afin d’assurer la continuité des opérations. « Les mises à niveau non perturbantes sont l'un des points les plus pénibles pour les utilisateurs qui se demandent toujours comment mettre à niveau un système distribué sans interrompre tous ses conteneurs », a déclaré Tobias Knaup. « C’est pour cette raison que nous avons automatisé ces opérations… Les systèmes distribués sont assez complexes et Kubernetes ne fait pas exception. Réparer des processus dégradés nécessite généralement un grand nombre d’interventions manuelles et une connaissance approfondie de la technologie, mais nous avons automatisé pas mal d’opérations ».

Cette version inclut désormais la fédération en périphérie de réseau et multi-cloud. Comme l’indique Mesosphere, « une seule interface DC/OS peut être liée à de multiples clusters pour assurer une gestion uniforme. Un cluster DC/OS peut également s'étendre au-delà des nœuds locaux, par conséquent les bureaux distants ou infrastructures en périphérie de réseau peuvent avoir une empreinte minimale ». Les clients peuvent par exemple exécuter la plus grosse partie du traitement au niveau d’un emplacement central et les autres calculs à un emplacement périphérique, une sorte de succursale. « Pour certains de nos clients, c'est un hôpital dans un endroit éloigné, pour d'autres, un bateau de croisière sur l'océan », explique encore Tobias Knaup. L’extension au cloud public, comme l’explique encore Mesosphere, permet « d’ajouter et de supprimer facilement la capacité à distance des clusters sur site en provenance des centres de données régionaux ou des clouds publics pour prendre en charge des pics rapides de la demande et optimiser l'utilisation de l'infrastructure ».

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