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La banque ANZ automatise son logiciel de conformité avec Puppet
Afin d'accélérer et de simplifier ses contrôles de conformité, le groupe bancaire Australia and New Zealand Banking Group (ANZ) basé à Melbourne a fait appel au fournisseur de logiciels d'automatisation informatique Puppet.

Il y a deux ans, l'équipe du groupe ANZ s'est retrouvée en prise avec un écosystème informatique exsangue. À l’époque, l’équipe IT a dû vérifier et faire respecter rigoureusement la conformité de la banque sur ses 7 000 systèmes et 5 500 serveurs, une tâche colossale qui a coûté des milliers d'heures de travail. Pour accélérer et simplifier ce processus, ANZ s'est tourné vers Puppet, un fournisseur de logiciels d'automatisation informatique. « Nous avons commencé avec 7 000 systèmes qui étaient presque tous différents les uns des autres, dont beaucoup tournaient avec des systèmes d'exploitation différents, dont plusieurs versions de Solaris et Linux », a expliqué Boyd Adamson, consultant senior chargé des plateformes d’ANZ Bank.
« Il y a environ 22 organismes de réglementation différents dans plusieurs pays et ils ont tous des règles différentes. Toutes ces règles doivent être configurées jusqu'à un certain point dans notre système d'exploitation. Cela concerne par exemple les paquets à installer et les différents paramètres de sécurité à effectuer dans différents domaines. À l’époque, nous avons vraiment eu le sentiment que notre environnement informatique était en vrac », plaisante Nathan Kroenert, un autre consultant senior, également chargé des plates-formes de la banque.
Des processus de conformité bancaire gérés manuellement
S'exprimant lors de la conférence Puppetize qui s’est tenue le 10 octobre dernier à Sydney, les deux hommes ont rappelé qu'avant d'engager le fournisseur américain, plusieurs équipes géraient manuellement la presque totalité de la conformité bancaire. « Auparavant, nous exécutions un énorme script sur un serveur qui signalait en retour les règles de conformité erronées », a expliqué Boyd Adamson. Ajoutant : « Un membre de l’équipe récupérait le rapport et le transformait en requêtes de service, avant de les transmettre à un autre groupe qui faisait de son mieux pour rendre les systèmes conformes ».
« Oui, nous étions conformes, mais ce n'était ni direct, ni simple, ni efficace et ni évolutif », a déclaré M. Kroenert. « Mais je n’aurais pas voulu m'asseoir pendant six mois avec un auditeur pour expliquer pourquoi nous avions opté pour ce système de mise en conformité. Si j’avais dû dire que le processus faisait intervenir plusieurs équipes, cela n’aurait pas été très bon pour notre entreprise ». L'idée était de prendre tous ces serveurs qui ne remontaient que des règles, de leur ajouter un ensemble de code Puppet pour le reporting, mais pas pour l'implémentation, puis de faire appliquer ces règles automatiquement.
2 ans de mise à jour
Avec Puppet, l'équipe d’ANZ a commencé à travailler manuellement sur l'ensemble des 7 000 systèmes, ce qui, en raison de la forte utilisation par la banque de sous-réseaux sécurisés - connus sous le nom de périmètres démilitarisés - a pris un temps considérable. Une fois qu'on lui a présenté le système, l’équipe a dû le confronter aux règles de conformité et voir si des changements ou des variations étaient nécessaires. Ce n'est qu'alors qu’elle a pu commencer à réécrire les codes pour les transformer en « code Puppet utile », c’est à dire capable d’automatiser la mise en conformité du serveur.
L’équipe a d’abord travaillé sur les codes simples, avant de s'attaquer aux plus complexes. Au total, il a fallu deux ans à la banque pour achever ses mises à jour. Et comme l'a expliqué M. Kroenert, ce n’a pas été toujours facile. « Nous avons dû accepter certains échecs. On faisait quelque chose, on le testait, on le poussait. Ça avait l'air génial, mais une fois qu'on avait modifié les 5500 serveurs tous construits différemment, certaines choses ne fonctionnaient plus. Néanmoins, on essayait de se focaliser sur les avancées plus que sur les échecs. Car il y a eu des succès. Et à chaque fois que nous réparions un module, nous progressions dans l’automatisation de la conformité et nous supprimions une des nombreuses tâches que nous avions à faire auparavant ».
Une automatisation étendue à d'autres départements
Désormais, les équipes n’ont plus besoin de faire circuler les rapports dans tous les sens ni de passer de longues heures à expliquer chaque ligne de code aux auditeurs. L'équipe de la plate-forme doit simplement leur présenter une carte qui leur permet de voir automatiquement si un système est conforme ou non. En outre, Puppet a « corrigé » les systèmes d'exploitation d'ANZ pour faire en sorte que, quand une mise à jour est effectuée quelque part, la même mise à jour est appliquée sur l'écosystème tout entier. Le fournisseur a également installé la même interface dans tous les systèmes pour rendre l'environnement plus facile à gérer.
Depuis qu'elle a redynamisé les solutions de conformité d'ANZ, Puppet a été engagé pour automatiser d'autres départements de sa pile. « Le temps passé avec Puppet pour fournir les données dont ils avaient besoin valait vraiment la peine », a conclu Nathan Kroenert. « C’était l'horreur. Mais désormais notre écosystème est devenu un espace vivable ».
