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ArticleInfrastructure & Cloud

AWS interdit à la police d'utiliser Rekognition pendant un an

Après IBM, c'est au tour d'AWS de lever le pied sur la reconnaissance faciale. Sans abandonner complètement cette technologie qu'elle a nommée Rekognition, l'entreprise a tout de même décidé de déposer un moratoire d'un an empêchant les services de police de l'utiliser.

La rédaction

C’est un virage d’urgence à 360° qui se produit en ce moment autour des technologies de reconnaissance faciale. Dans un billet daté du 10 juin, AWS a annoncé mettre en place un moratoire d’un an sur l’utilisation de sa technologie, Rekognition, par les services de police. « Nous avons plaidé pour que les gouvernements mettent en place des réglementations plus strictes pour régir l'utilisation éthique de la technologie de reconnaissance faciale. […] Nous espérons que ce moratoire d'un an donnera au Congrès suffisamment de temps pour mettre en œuvre des règles appropriées, et nous sommes prêts à apporter notre aide si on nous le demande », indique la division cloud d’Amazon dans son communiqué.

Cette annonce arrive quelques jours après une lettre similaire de la part d’IBM adressée au Congrès américain qui, de son côté, arrête de développer ce genre de technologie en raison de tous les biais qu’elle comporte. « IBM s’oppose fermement et ne tolérera pas l'utilisation de toute technologie, dont la reconnaissance faciale offerte par d’autres fournisseurs, pour la surveillance de masse, le profilage racial, les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ou pour tout autre objectif qui ne serait pas conforme à nos valeurs et principes de confiance et transparence », y écrit Arvind Krishna, CEO du groupe d'Armonk. Ces prises de décisions de la part des entreprises développant ces technologies interviennent à la suite du meurtre de Georges Floyd, citoyen américain noir, par un policier de Minneapolis (Minnesota).

Deux services de police américains utilisaient Rekognition

AWS n'a jamais dit combien de services de police utilisaient sa plateforme auparavant, mais nos confrères de Silicon Angle indiquent qu’au moins deux sont connus pour utiliser Rekognition en Floride et en Oregon. Amazon a cependant précisé qu’il continuera à permettre à des organisations comme Thorn, le Centre international pour les enfants disparus et exploités, et Marinus Analytics d'utiliser son outil « pour aider à sauver les victimes de la traite des êtres humains et à réunir les enfants disparus avec leurs familles ».

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