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NetApp arme l'ESA pour l'exploration spatiale

Partenaire historique de l'Agence Spatiale Européenne, dans son Centre européen d'astronomie spatiale (ESAC) à Madrid, NetApp consolide le stockage dédié à l'hébergement de toutes les données scientifiques de l'exploration spatiale pour les fournir à la communauté scientifique.

La rédaction

Grande consommatrice de ressources IT, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) - 7 Md€ de budget annuel contre 24 Md€ pour la NASA - renouvelle régulièrement ses équipements pour mener à bien ses différentes missions scientifiques. Huit centres européens principaux se partagent la gestion des programmes avec notamment le Centre européen d'astronomie spatiale (ESAC) situé à Villanueva de la Cañada, dans la banlieue de Madrid, en Espagne. L’ESAC pilote les opérations scientifiques et conserve les archives de toutes les missions d'astronomie spatiale et d’étude des planètes de l'ESA. Lors d’un point presse organisé par NetApp à Madrid, nous avons pu rencontrer Rubén Alvarez, Science and Operations IT manager de l’ESAC. Dans le cadre de ses différentes missions (Solar Orbital pour la mission solaire, BepiColombo pour explorer Mercure, Gaia pour réaliser une cartographie 3D de la Voie Lactée, le télescope Euclid pour représenter la structure à grande échelle de l’Univers...), l’Esac recueille près de 16 To de données par jour : “ il y a beaucoup plus de données que dans le programme spatial, parce que les satellites sont proches de la terre, ils sont en orbite basse. Et aussi parce qu'ils comptent sur leurs propres collecteurs d'informations au sol ”, nous a indiqué le directeur informatique. Ces données sont offertes dans leur intégralité, gratuitement et dans le cadre d'une politique ouverte à tous les citoyens dans le cadre du programme Copernicus. 18 000 personnes, chercheurs, étudiants ou passionnés consultent tous les mois ces données sur le portail de l’ESAC.

NetApp arme l'ESA pour l'exploration spatiale

Les installations de l'ESA en Europe avec des centres informatiques pour suivre les opérations de l'agence. (Crédit S.L.)

“ Par exemple, lors du récent tremblement de terre qui a touché la Turquie et la Syrie, les satellites donnent une idée des zones détruites, endommagées et affichées ", nous a expliqué le DSI. “ Ce type d'information permet aux équipes de secours de prendre des décisions et de vérifier ce qui vient de se passer.” Les satellites sont de très bons outils, ils possèdent de nombreux avantages. “Mais il y a aussi un risque, celui de l'espace ”. 10 000 tonnes de métal sont aujourd’hui en orbite, cela représente de grands risques avec les 36 000 débris de taille différente en orbite. “ Toutes les agences ont des programmes de surveillance, afin de contrôler les objets en orbite. Et les informations que nous obtenons, nous les utilisons, par exemple, pour éviter les collisions, pour les manœuvres d'évitement, afin d'éviter d’aggraver la situation, qui est déjà assez inquiétante. “

Plusieurs fournisseurs de stockage dont NetApp

Pour monter en capacité de stockage et absorber le flux croissant de données, l’ESAC est régulièrement amené à renforcer ses infrastructures avec ses partenaires. Pour le stockage, plusieurs fournisseurs se partagent les faveurs de l’Agence Spatiale Européenne dont NetApp, qui a mis en avant l’utilisation de baies de stockage flash et hybrides (AFF et FAS) à Madrid. L’ESAC possède aujourd’hui une capacité de stockage de 8 Po, mais 20 Po seront prochainement nécessaires avec le lancement des prochains satellites d’observation. Lorsque nous aurons besoin de cette capacité supplémentaire, il sera plus facile de l'installer avec NetApp. “ C’est une question de capacité, mais également de performances pour mieux extraire et ensuite exploiter les données ”. Pour répondre à ces besoins, l’ESA travaille avec NetApp depuis 2005 pour le stockage, avec une mise de départ de 2 Po, et la gestion de la donnée.

NetApp arme l'ESA pour l'exploration spatiale

L'ESAC collecte 18 To de données tous les jours depuis les sondes en activité autour de la terre et dans le système solaire. (Crédit S.L.)

“Nous avons commencé à travailler avec NetApp parce que nous étions à la recherche de systèmes de stockage fiables. Et aussi, d'une manière plus simple à gérer que les expériences que nous avons eues dans le passé, où les systèmes complexes ne sont pas faciles à gérer. Nous avions des collègues qui travaillaient pour la NASA, avec lesquels nous entretenions des relations de collaboration assez étroites. Ils nous ont parlé d’un système robuste qui fonctionne très bien. Et nous avons commencé à rechercher quelque chose de plus adapté, et nous l'avons essayé”. Interrogé sur la plateforme de stockage précédemment utilisée, le DSI a botté en touche. L’environnement de stockage de l’ESA n’est toutefois pas homogène, plusieurs fournisseurs et technologies cohabitent au sein de l’agence.

Réaliser des économies grâce à la simplicité

Interrogé sur l’usage du cloud au sein de l’ESAC, Ruben Alvarez nous a prudemment répondu que dans son périmètre, “ nous utilisons peu le cloud aujourd'hui. Je veux dire que nous l'utilisons essentiellement pour tester des environnements de développement afin d'essayer quelque chose. Mais cette transition vers le cloud, dans notre cas, n'en est qu'à ses débuts”. Aujourd’hui presque tout est on premise. Pour étaler ses investissements, le DSI mise toutefois sur la souscription, avec des baies de stockage en mode location pour progressivement monter en charge. “La valeur de notre travail est de mettre à disposition des données pour nos utilisateurs, internes et externes, de manière fiable et aussi efficace que possible, afin qu'ils puissent faire de la science. C'est donc à cela que nous devons consacrer l'essentiel de nos efforts”. A cette fin, le DSI cherche à conserver une simplicité de fonctionnement. “Pour les utilisateurs, nous recherchons donc des systèmes, non seulement de stockage, de traitement des données, mais également des sites web avec des moyens d'accès aux données, simples à utiliser : c'est l'élément clé”.

Enfin, Ruben Alvarez entend trouver des moyens d'économiser des ressources sur les tâches qui ne sont pas pertinentes. Et pour atteindre cet objectif, il mise une fois de plus sur la simplicité. L’idée n’est toutefois pas de réduire le nombre d’employés dans les équipes informatiques, mais de dégager du temps afin de les affecter à d’autres tâches. “ La simplicité consiste, par exemple, à gérer les systèmes à partir d'une console unique ce qui simplifie les opérations. L'automatisation, c'est aussi disposer d'informations plus précieuses sur le comportement du système. Et les tendances d'utilisation, ce genre de choses si elles sont fournies de manière simple, facile, cela nous simplifie la vie. Nous ne voulons pas dépenser des ressources dans des systèmes émergents, nous voulons des systèmes efficaces ”.

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