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SASE associé à la réalité augmentée chez O-I Glass

Les ingénieurs support d'O-I Glass utilisent HoloLens sur la plateforme SASE de Cato Networks pour répéter et résoudre à distance les problèmes.

La rédaction

Fabricant de bouteilles et de pots en verre, O-I Glass est une entreprise américaine (4,6 milliards de valorisation), qui possède une usine à Puy-Guillaume, en Auvergne ; sa clientèle comprend des producteurs de whisky écossais, de vin français, de cola allemand, d’huile d’olive espagnole, de rhum des Caraïbes, de biére néo-zélandaise, de smoothies, de jus, d’eau minérale, de lait et de yaourt. Basée dans l’Ohio, O-I utilisait un réseau MPLS pour connecter ses 25 000 employés répartis dans 70 usines et 19 pays. Mais un changement s’imposait, selon le DSI Rodney Masney, pour suivre le rythme de la migration des applications vers le cloud, le déplacement des travailleurs des bureaux vers leur domicile et des efforts de l’entreprise pour réimaginer le processus de fabrication du verre. « Les besoins de l’entreprise ont considérablement évolué en termes de vitesse, de performances, de connectivité et de flexibilité dans nos usines et sur tous nos sites dans le monde », explique Rodney Masney.

L’équipe IT d’O-I a donc décidé de remplacer le réseau MPLS d’AT&T par une architecture SASE (Secure access service edge) avec SD-WAN fournie par Cato Networks. Selon M. Masney, la transition a été rapide, harmonieuse et rentable - il estime que les économies réalisées sont de 20 à 30 %. Le passage à SASE a permis à O-I de multiplier par trois la bande passante du réseau étendu, ce qui s’est traduit par « une meilleure interaction avec les applications en nuage, une meilleure expérience utilisateur et une meilleure collaboration au sein de l’organisation ». Cela a également permis à O-I de déployer des lunettes HoloLens, le système de réalité augmentée/mixte de Microsoft, pour l’ingénierie à distance dans les usines.

Les raisons de l’adoption du SASE

La crise du Covid a été un facteur déterminant, mais pas le principal, dans l’abandon de la technologie MPLS. Lorsque la pandémie a frappé, l’entreprise a rapidement mis en place ce qu’elle appelle le « travail connecté » pour les employés de bureau, qui ont désormais la possibilité de travailler au bureau ou à domicile. « Nous aimons dire que les gens ont le choix. Ils peuvent travailler de l’endroit où ils donnent le meilleur d’eux-mêmes chaque jour », explique M. Masney. La mise en place d’un environnement de travail hybride à l’échelle mondiale a nécessité une manière différente de penser le réseau, la sécurité et les performances pour les employés, où qu’ils se trouvent, explique le DSI.

Mais la transformation numérique a constitué un facteur encore plus important. L’objectif était de fournir des performances accrues à des coûts réduits, tout en maintenant des normes élevées en matière de sécurité. « Tout professionnel de l’informatique qui ne se réveille pas la nuit en s’inquiétant de la cybersécurité ne fait probablement pas assez attention », ajoute M. Masney. Il décrit l’approche d’O-I de la manière suivante : « Nous ne sommes pas une entreprise cloud-first. Nous sommes une entreprise qui opte pour le cloud là où cela a du sens. Cela signifie que cela a un sens financier et un sens pour notre entreprise. Nous utilisons les services Azure lorsque cela a du sens, et SaaS lorsque cela a du sens, et sur site lorsque cela a du sens. » La plus grande charge de travail cloud est Office 365, précise M. Masney, avec 25 000 employés sur Outlook, Teams, SharePoint, OneDrive, etc. L’entreprise est une vitrine SAP pour ses principaux modules ERP et utilise diverses autres applications SaaS, telles que Success Factors pour les fonctions liées aux ressources humaines. Il ajoute : « Cela nous conduit encore plus vers une solution SASE comme Cato, dont nous pouvons exploiter les capacités, que les choses soient sur site ou hors site, ou que votre personnel soit sur site ou hors site. »

Si la production de verre est un art ancien, la fabrication moderne de récipients en verre est un processus hautement sophistiqué et automatisé. Le verre connaît un regain de popularité en tant qu’alternative durable et recyclable au plastique, et la stratégie d’O-I consiste à stimuler la croissance en passant à une ligne de production de verre modulaire qui offre la flexibilité et l’agilité nécessaires pour répondre rapidement aux commandes personnalisées.

Comment O-I Glass a choisi son fournisseur SASE

M. Masney a expliqué que son équipe a effectué des tests de validation de concepts avec plusieurs fournisseurs de plateforme SASE. Il cherchait un équipementier capable de fournir le service rapidement, d’assurer la sécurité à la périphérie du réseau et de réaliser des économies. Il recherchait également un acteur dont la stratégie et la vision correspondaient aux objectifs à long terme d’O-I. SASE est un service qui englobe plusieurs technologies, telles que SD-WAN, Zero Trust Network Access (ZTNA), firewall-as-a-service (FWaaS), cloud-access security broker (CASB) et secure web gateway (SWG). Selon M. Masney, l’offre de Cato remplit toutes ces conditions.

Selon ses premières estimations, le déploiement à l’échelle mondiale devait prendre de 12 à 18 mois, mais O-I a été en mesure de déployer la plupart des sites en six mois. Son équipe a commencé la transition du service VPN d’AT&T en juillet et a terminé cette partie du projet en septembre. « Je suis du genre à aller vite. Cette technologie permet vraiment d’accélérer le déploiement », explique M. Masney. Le DSI a fait appel à un prestataire de services tiers pour installer le matériel SD-WAN de Cato (que l’équipementier appelle sockets) sur les sites d’O-I dans le monde entier. M. Masney dit avoir commandé deux appareils par site pour des raisons de redondance. Ce prestataire de services a travaillé avec l’équipe interne du DSI et Cato pour s’assurer que tout était correctement configuré et documenté.

Dans le cadre de la transition de MPLS à SASE, O-I a dû trouver un FAI pour assurer la connectivité du dernier kilomètre entre ses usines et le cloud de Cato. Il est intéressant de noter que M. Masney a pu continuer à travailler avec AT&T, qui fournit désormais ce transport Internet à large bande passante dans la plupart des sites, sauf là où O-I avait déjà des contrats avec des fournisseurs d’accès locaux. « Nous avons entretenu de bonnes relations avec AT&T », explique le DSI. « Les solutions SASE sont l’avenir de la façon dont les entreprises vont travailler, qu’il s’agisse de Cato ou de ses concurrents. Mais nous avons géré cela de manière très professionnelle avec AT&T et ils ont toujours la possibilité de gagner des affaires, car il y a d’autres choses dans leur portefeuille que nous pouvons exploiter. » O-I fait appel à AT&T pour ses services de téléphonie fixe, mobile et autres.Le DSI ajoute que sa stratégie globale consiste à entretenir des relations solides avec un nombre limité de fournisseurs stratégiques. Et il n’a pas débranché toutes ses liaisons MPLS. Sur certains sites clés, le MPLS est encore utilisé pour assurer la redondance du trafic critique. La migration est maintenant terminée à plus de 90 %. Et dans les cas restants, il n’attend plus que la mise en place de la liaison Internet à large bande passante. « Ce n’est pas une limitation de Cato, c’est la disponibilité de la bande passante », explique-t-il.

SASE permet l’utilisation de casques de réalité augmentée

M. Masney a exploré la réalité augmentée il y a plusieurs années, lorsque les Google Glass sont apparues, mais il affirme que l’O-I n’avait pas l’infrastructure nécessaire pour la prendre en charge. « Avec l’aide de Cato, nous nous sommes donné les moyens de faire des choses que nous n’aurions pas pu faire par le passé. » Actuellement, O-I utilise des casques HoloLens pour connecter des ingénieurs qui peuvent se trouver dans différentes usines ou sur différents continents. « Vous pouvez avoir un ingénieur à Toledo, dans l’Ohio, qui aide quelqu’un en Europe dans une usine de fabrication », explique-t-il. Chaque ingénieur porterait un casque et l’ingénieur sur place en Europe déploierait la caméra frontale HoloLens pour envoyer une vidéo en temps réel à l’ingénieur de l’Ohio. Ce dernier est alors en mesure de voir ce que l’autre ingénieur voit et de lui fournir des conseils en temps réel. « Par le passé, il fallait passer des appels téléphoniques ou se rendre sur place, ce qui prenait du temps et coûtait cher. Cette solution permet d’éviter les délais de résolution, explique le DSI.

« Nous utilisons le WiFi dans nos usines, puis nous autorisons les flux vidéo à traverser le WAN pour être utilisés à l’autre bout. Il est très important qu’ils puissent voir les choses en temps réel. Avec notre technologie précédente, c’était difficile à faire. [SASE] nous permet de le faire d’une manière que nous n’aurions pas pu faire très facilement ou de manière rentable avec les télécommunications traditionnelles. » La prochaine étape consiste à étendre l’utilisation d’HoloLens à des applications telles que la maintenance des usines, les simulations et la formation. Un facteur important qui entre en jeu dans un scénario de fabrication est la sécurité du travailleur qui porte un casque. « Nous voulons nous assurer que nous n’obstruons pas la vue d’un employé dans une usine de fabrication où beaucoup de choses bougent en même temps », explique M. Masney. Mais au-delà de cela, « je vois le potentiel presque illimité de cette technologie », dit-il.

Les avantages de SASE

Le DSI cite plusieurs avantages liés au passage à SASE. En déplaçant ses dépenses WAN MPLS vers la bande passante Internet, il a pu non seulement augmenter la bande passante globale, mais aussi créer de la redondance et de la flexibilité. L’appliance SD-WAN de Cato peut se connecter à Internet, au MPLS et aux réseaux cellulaires. De plus, il peut plus facilement augmenter la bande passante, si nécessaire.bM. Masney ajoute : « Je considère que cette solution permet de réaliser d’autres actions en matière de cybersécurité afin d’améliorer la détection, l’identification, la réponse et la remédiation en cas d’événement de cybersécurité. Cela vous libère pour penser à des choses que vous pouvez faire et qui étaient historiquement un obstacle. » Outre le SASE de base, O-I a également acheté à Cato un service de dernier kilomètre dans lequel le fournisseur assume la responsabilité du suivi et du dépannage des problèmes de performance du côté du FAI. Par exemple, s’il y a un problème, c’est l’équipementier qui ouvre des tickets de dépannage auprès de l’opérateur et qui assure le suivi pour veiller à ce que le problème soit résolu.

Le déploiement de SASE vient juste de se terminer, et M. Masney n’a pas encore de chiffres sur la façon dont le service va libérer ses employés internes pour qu’ils puissent s’attaquer à d’autres projets, mais il affirme : « Je pense que nous allons pouvoir libérer des capacités pour d’autres projets importants qui requièrent notre attention ». Dans l’ensemble, « c’est un résultat assez exceptionnel au bout du compte », déclare M. Masney.

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