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ArticleInfrastructure & Cloud

ADP modernise ses infrastructures et s'ouvre au cloud public

Le groupe aéroportuaire mise en particulier sur une modernisation de ses infrastructures vers des systèmes hyperconvergés et un stockage intégrant des baies 100% Flash.

· 2 min de lecture

Exploitant des aéroports Charles de Gaulle, d'Orly et du Bourget - sans compter une trentaine d'aérodromes d'aviation générale en France (Toussus-le-Noble, Saint-Cyr-L'Ecole, Pontoise...) et à l'étranger -, le Groupe ADP s'est lancé dans un vaste programme de modernisation de ses infrastructures IT. En particulier de ses systèmes de stockage en déployant des baies 100 % Flash avec, pour priorités, la recherche de performance, une plus grande facilité d'administration, une réduction de l'empreinte énergétique et des coûts électriques de ses datacenters.

Après une période Covid ayant frappé de plein fouet toutes ses activités, ADP a lancé le renouvellement de ses infrastructures de stockage, reposant pour partie sur des baies Hitachi. « Notre stockage primaire a été monté avec des clusters redondés qui disposent de toutes les technologies nécessaires pour assurer robustesse et continuité de fonctionnement », explique Nicolas Apchié, directeur des infrastructures et des opérations au sein de la direction informatique du Groupe ADP. Dans le cadre de sa stratégie de modernisation, le groupe aéroportuaire s'est montré particulièrement vigilant à générer des baisses de consommation de ses infrastructures IT en cherchant notamment une solution pour densifier ses baies sans perdre en performance. Avec un objectif bien défini : « Sur l'aéroport de Paris-Orly, nous travaillons à réduire la consommation énergétique de nos datacenters avec, en ligne de mire, l'objectif d'une diminution de 30 % à horizon 2025 », poursuit Nicolas Apchié.

ADP modernise ses infrastructures et s'ouvre au cloud public — Voir l'image sur cio-online.com (nouvel onglet)

  • Nicolas Apchié, directeur des infrastructures et des opérations au sein de la DSI du Groupe ADP : « le stockage flash apporte des gains de consommation et d'espace dans nos datacenters » (Photo : ADP)*

Le recours au cloud pour la data

La réflexion sur l'évolution des infrastructures ne se limite pas au stockage. Un important programme de bascule vers le cloud, afin de réduire le time to market applicatif, a aussi été opéré, avec le recours à plusieurs fournisseurs comme Microsoft Azure et AWS comme socles de la stratégie data. « Il n'est pas question de mettre toutes les données dans le cloud des hyperscalers, car nous sommes vigilants quant aux enjeux d'extraterritorialité », prévient Nicolas Apchié. Cette modernisation des infrastructures a aussi eu pour objectif de répondre à un besoin d'automatisation des tâches. Dans le cadre de son projet, ADP a séparé une grande partie de ses workloads et données. D'une part, un cloud interne basé sur un environnement hyperconvergé VMware Cloud Foundation, regroupant stockage, compute et réseau, et, d'autre part, un stockage primaire avec des baies redondées où les ressources NAND Flash trouvent désormais bien sa place. « Cette technologie apporte des gains de consommation et d'espace dans nos datacenters », complète Nicolas Apchié.

Après analyse du marché, ADP s'est tourné vers Pure Storage, ses sous-systèmes FlashArray répondant à ses contraintes de résilience, de performance, de redondance et de sécurité des données. « Ces baies nous permettront demain d'assurer les snapshots de données dans un contexte de volume de haute densité, aussi bien pour du stockage froid que chaud », poursuit Nicolas Apchié. Le groupe aéroportuaire n'a cependant pas remplacé toutes ses baies par de la NAND flash, la technologie disque dur étant encore largement présente pour les données vidéo issues des caméras de surveillance par exemple. A titre de comparaison, les volumes des baies avec disques durs d'ADP dépassent les 2 Po alors que ceux des FlashArray atteignent seulement 260 To. Dans les mois qui viennent, ADP va poursuivre le chantier de migration de son back-up et de ses données, avec la volonté de choisir ses prochains systèmes pour les 5 ans à venir au minimum.

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