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Computershare migre 24 000 VM sur Nutanix AHV

Opérateur financier australien, Computershare a décidé de délaisser VMware, suite à la révision à la hausse des bundles logiciels, pour se tourner vers les solutions de Nutanix.

La rédaction

Lors de la keynote de clôture de la conférence. Next 2024 de Nutanix à Barcelone (du 21 au 23 mai), Kevin O'Connor, directeur technique de l’entreprise financière australienne Computershare, est revenu par la bande sur la récente acquisition de VMware par Broadcom. À son arrivée dans l’entreprise, il y a 18 mois en novembre 2022, M. O'Connor a constaté que le service informatique utilisait deux hyperviseurs : Nutanix AHV et un autre bien connu… ESXi de VMware bien sûr, mais sans le citer nommément. « J'ai regardé et j'ai trouvé un grand domaine Nutanix sur lequel tournait un hyperviseur d'un concurrent bien connu, alors qu'il y en avait un gratuit dans l'offre [Nutanix] », a déclaré M. O'Connor. Le directeur technique a estimé que deux hyperviseurs étaient un de trop et a envisagé une consolidation, mais n’a pas reçu le budget pour réaliser cette opération. « J'ai alors reçu un appel téléphonique et découvert que le coût [pour l'autre hyperviseur] allait être multiplié par 10 ou 15 en l'espace de 12 mois, ce qui nous a poussés à procéder à une migration ».

Le projet a pris un an avec 24 000 machines virtuelles à migrer vers AHV. « Computershare est sorti de cette affaire beaucoup plus fort et allégé, avec une base de coûts plus faible qu'auparavant. « Nous sommes très réglementés, nous avons des données très sensibles, qui concernent nos clients. Elles doivent être conservées sur site », a expliqué le responsable de Computershare. « Nous avons besoin d'une combinaison de cloud public et local et, avec One Platform [de Nutanix], nous pouvons déplacer les charges de travail entre les deux environnements, à partir d'une seule interface, sans avoir à les gérer. C’est vraiment essentiel pour nous ».

Muscler les migrations de VM

Le rachat de VMware par Broadcom semblait être une belle aubaine pour un grand nombre d’acteurs. Nutanix, comme Red Hat, Citix, Scale Computing, Atlantis Computing ou encore Proxmox ont fourbi leurs armes pour se substituer à VMware, mais il s’agit souvent de projets à long terme. Certaines migrations sont particulièrement complexes et demandent des développements additionnels pour s’épanouir dans d’autres environnements virtualisés comme nous l’ont expliqué deux clients de Nutanix à Barcelone, BBL et Bruneau. Nous reviendrons plus longuement sur ces deux témoignages. « Beaucoup de clients ne savaient pas ce qui se passait, ce qui allait se passer après l'acquisition. Et depuis la clôture de l'acquisition en novembre dernier, ils ont vu tous les changements qui ont été apportés », nous a expliqué le CEO de VMware Rajiv Ramaswani. « Ils changent les prix de la feuille de route, de l'innovation ou du support. Et cela a un impact à la fois sur les clients et sur la communauté des partenaires. Mais pour ce qui est de la migration proprement dite, nous avons discuté avec de nombreux clients et tout le monde est inquiet. Il y a donc beaucoup d'inquiétudes ». Reste à transformer cette inquiétude en chiffre d’affaires et là les délais peuvent être longs avec des migrations étalées sur trois ou cinq ans. Il est également nécessaire de muscler le réseau de partenaires intégrateurs, nous a confié Sammy Zoghlami, SVP Sales EMEA chez Nutanix. Des certifications sont en cours pour accompagner les migrations avec les équipes informatiques des clients.

Computershare migre 24 000 VM sur Nutanix AHV

CEO de Nutanix depuis décembre 2020, Rajiv Ramaswani a musclé les propositions de l'éditeur afin de miaex coller aux attentes des entreprises à la recherche d'alternative dans le domaine de la virtualisation. (Crédit S.L.)

Le second facteur mis en avant par Rajiv Ramaswani pour les migrations de VMware vers Nutanix est lié au rafraîchissement du matériel. « Si une entreprise a acheté une baie de stockage ou un bataillon de serveurs, avec un cycle de dépréciation de trois à cinq ans. Ce cycle doit donc s'aligner sur la migration. Aujourd'hui, nous essayons de faciliter les choses, nous essayons de dire que nous pouvons fonctionner sur du matériel existant, nous pouvons fonctionner sur des nœuds prêts à l'emploi. Et avec le temps, nous commencerons à supporte des baies de stockage externes avec notre hyperviseur ». « VMware était une grande entreprise avec une excellente technologie, ou j’ai passé de nombreuses années de ma vie. C’était des gens formidables, une entreprise formidable. Mais c'est aujourd’hui une entreprise avec une philosophie très différente, sous un autre propriétaire », a conclu sans nostalgie le CEO de Nutanix

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