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Après les menaces, Broadcom active les audits sur les licences VMware
Selon la presse américaine, une entreprise néerlandaise vient de recevoir une lettre de Broadcom exigeant un audit sur les usages des licences VMware. Un moyen de pression supplémentaire après les mises en demeure des clients en fin de support de ne plus mettre à jour les produits sous peine de poursuites.

Dans les relations commerciales houleuses et compliquées entre Broadcom et les clients VMware, les choses ne vont pas en s’améliorant. En effet, selon Ars Technica, la firme dirigée par Hock Tan a décidé d’activer l’arme des audits. Notre confrère a pu consulter une lettre envoyée à un éditeur néerlandais lui signifiant qu’il était sélectionné pour un audit formel de son usage des offres et services de support de VMware. La société était cliente du spécialiste de la virtualisation depuis plus d’une décennie (avec l'utilisation de vSphere et Cloud Foundation ). Il y a un an, elle a décidé de ne pas souscrire à un nouveau contrat avec Broadcom « en raison des coûts », souligne un employé de l’éditeur batave qui a envoyé sous couvert d’anonymat la lettre d’audit à Ars Technica.
Cette lettre précise qu’un cabinet d’audit, Connor Consulting dont le siège social est à San Francisco, « effectuera un examen du déploiement et des droits VMware de l'entreprise, ce qui peut inclure des travaux sur le terrain ou des tests à distance, ainsi que des réunions avec les membres de vos services de comptabilité, de licences et de systèmes d'information de gestion ». La missive informe par ailleurs le destinataire qu’un membre de Connor Consultat prendra contact et attend une réponse sous trois jours ouvrés.
Des conséquences importantes pour les audités
Pour la société auditée, les conséquences de cette opération sont multiples. Le salarié anonyme estime qu’il y aura des impacts financiers, salariales avec de possibles licenciement à la clé. « Les équipes informatiques et le service juridique sont très stressées » reconnait-il. Si l’audit confirme l’usage hors contrat des solutions VMware, la facture pourrait effectivement être très importante. Le salarié souligne à nos confrères qu’à sa connaissance l’éditeur a simplement fait une mise à jour de sécurité critique depuis la fin du support.
Avant de déclencher l’arme de l’audit, Broadcom a récemment lancé un ultimatum aux clients arrivant en fin de support des licences perpétuelles de VMware. Dans une lettre, il exigeait « l'arrêt immédiat de toute utilisation des services de support associés aux logiciels VMware, y compris les versions de maintenance/mises à jour, les versions mineures, les versions majeures/mises à niveau, les extensions, les améliorations, les correctifs, les corrections de bugs ou les correctifs de sécurité (à l'exception des correctifs de sécurité zero-day) ». Broadcom menace explicitement de poursuite les contrevenants avec « des demandes de dommages et intérêts majorés et des frais d’avocats » pour violation de propriété intellectuelle.
