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ArticleInfrastructure & Cloud

Le fonds britannique L&G entre au capital de Blue

L'opérateur de cloud souverain Blue franchit une nouvelle étape de son développement avec l'entrée à son capital du fonds britannique L&G (LDIF), succédant à Quilvest.

La rédaction

Quilvest, actionnaire majeur de Blue depuis près de six ans, laisse sa place à un nouvel entrant : le fonds LDIF (Legal & General Digital Infrastructure Fund), géré par le britannique L&G. Ce dernier rejoint au capital Nicolas Boittin, fondateur et PDG de l'entreprise qu'il a créée en 2005, et qui conserve une part significative des parts. Le dirigeant ne souhaite pas communiquer la répartition précise du capital entre les différents actionnaires. L’opérateur de cloud souverain breton a également ouvert son capital à une cinquantaine de collaborateurs de la société. Quant à Crédit Mutuel Equity, actionnaire très minoritaire depuis 2018, il cède sa participation. De son côté, Bpifrance, son partenaire historique selon le dirigeant, réinvestit significativement ; là aussi, aucun montant n'a été communiqué.

Ces capitaux vont permettre à Blue d’accélérer sa croissance, avec d'éventuelles acquisitions en dehors de la région Grand Ouest, plus vers l’Est, la région parisienne. Comme nous le précise Nicolas Boittin, un bureau a déjà été créé en Île-de-France, où s’active une dizaine de collaborateurs. Rappelons qu’à l’époque de Quilvest, Blue a réalisé trois rachats : Oceanis en Vendée (expertise IBM i / AS/400), ADMI en Normandie (gestion de parc IT) et Openhost à Nantes (solutions Microsoft).

Son portflio d’offres renforcé

L'autre axe de développement consiste à muscler les offres cloud, notamment autour de l’IA, là encore par voie de croissance externe. Sur ce point, Nicolas Boittin se montre prudent et indique que, face aux évolutions rapides de ces technologies, aucune opportunité n'a encore été formellement identifiée. En parallèle, Blue souhaite investir dans la conteneurisation aux côtés de ses offres de virtualisation (Blue Stack), lesquelles continuent de s’enrichir. Toujours partenaire de VMware, l’opérateur s’est déjà fortement diversifié avec des plateformes fonctionnant sous Microsoft Hyper-V, XCP-ng et, prochainement, sous Proxmox (dont la validation de la dernière version est en cours).

Pour l'ensemble de ses offres, Blue s'appuie sur ses deux datacenters certifiés ISO 27001 et HDS à Rennes (1,5 MW) et Nantes (2 MW), avec plus de 11 000 serveurs en production. L'entreprise vient de franchir le jalon 1 de la qualification SecNumCloud et espère obtenir la certification définitive d'ici la fin de l'année. Enfin, précisons que l’opérateur est également un acteur actif de la cybersécurité, disposant de son propre SOC depuis cinq ans (accessible 24h/7j), sans oublier ses activités historiques dans les télécoms et réseaux (téléphonie mobile, communications unifiées, Centrex, SD-WAN, etc.).

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