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La déduplication : des bénéfices fortement identifiables pour les sauvegardes
Dans le cas des opérations de sauvegarde, la déduplication reste un enjeu majeur pour réduire les volumes de stockage. « L'objectif de la déduplication est d'abord financier, les entreprises achètent moins d'espace de stockage, donc moins de disques pour stocker la même quantité d'information. Car, on sauvegarde et on compresse aussi les données en mettant des pointeurs sur les données qui existent déjà », résume Marc-Audic Landreau, commercial spécialisé dans la protection au sein de la division stockage d'IBM.
En effet, la déduplication ou l'art et la manière d'éliminer les doublons dans un système de fichiers est en vogue. « La déduplication est un argument de poids, 25 % des nouveaux clients d'Arkeia achètent notre solution de sauvegarde avec l'option déduplication de données », reconnaît Frédéric Renard, responsable de la région EMEA pour Arkeia. L'adoption massive des solutions de déduplication en entreprise s'explique par l'explosion des coûts liés au stockage. Déjà, le fait que davantage de données soient créées impose une augmentation de la capacité du stockage principal et donc du budget qui lui est dédié. À ce titre, l'ESG (Enterprise Strategy Group) estime que la croissance annuelle de la capacité totale archivée est de 56 % jusqu'en 2015. De plus, les coûts opérationnels liés au stockage (besoins en alimentation et en refroidissement, infrastructures réseau supplémentaires, composants assurant la redondance et logiciels de gestion des ressources) augmentent aussi au fur et à mesure que de la capacité est ajoutée. Il devient donc urgent pour les entreprises d'adopter des solutions de déduplication.
Une analyse granulaire fine pour réduire la taille des sauvegardes
Techniquement, la déduplication permet d'identifier et d'éliminer les données redondantes. « Si pendant longtemps, la déduplication s'effectuait au niveau du fichier, aujourd'hui, elle se fait au niveau du bloc ou d'un ensemble d'octets. Plus l'analyse est granulaire, plus les chances de détecter et d'éliminer les informations en double sont élevées » indique Frédéric Renard. D'ailleurs, le taux de déduplication (ou le degré de réduction de la capacité qu'elle permet d'obtenir) varie de 10x à 20x selon les entreprises utilisatrices. Par exemple, 10x (10 :1) signifie que l'entreprise a pu réduire la taille d'une sauvegarde de 200 Go à seulement 20 Go. « Il faut faire attention, car sur des données déjà compressées ou cryptées, le ratio de déduplication est nul. Il est donc important d'effectuer une analyse des données pour calculer le ratio voulue », indique Joseph Szczodry, responsable avant-ventes BU Data Protection de Quest Software.
Dans le cas d'une déduplication idéale, le résultat probant se mesure aussi sur le ROI (retour sur investissement). Selon une étude IDC commandée par EMC en octobre 2011, en moyenne, les entreprises sondées (ayant pour l'essentiel adoptées les solutions DataDomain et Avamar d'EMC) ont amorti leur nouvelle solution en moins de 7 mois et devraient afficher des ROI de l'ordre de 450 % sur 3 ans. D'après l'étude, les entreprises ont aussi réduit leurs Capex (dépenses d'investissements) associés à l'achat des supports de sauvegarde et de l'infrastructure associée de près de 24 000 € par an pour 100 utilisateurs (soit 72 % de l'économie totale réalisée). Ce n'est pas tout, car en réduisant le temps consacré aux activités de sauvegarde et de restauration par le personnel informatique, les entreprises ont économisé 4 201 € par an pour 100 utilisateurs en coûts de main-d'oeuvre informatique (soit 13 % de l'économie totale réalisée).
Des gains sur les temps
Enfin, l'étude stipule que les utilisateurs subissent moins d'interruptions liées aux sauvegardes prolongées et profitent de délais de restauration plus courts, ce qui se traduit par une économie de 5028 € par an pour 100 utilisateurs (soit 15 % de l'économie totale réalisée). L'impact de la déduplication va au-delà de l'aspect financier pur. « La vitesse d'exécution est un bénéfice important de la déduplication, le fait d'envoyer des octets uniquement répertoriés réduit de manière considérable les flux à envoyer au travers de la bande passante, ce qui explique les performances remarquables », souligne Marc Audic Landreau. En rationalisant la gestion du stockage, la fenêtre moyenne des sauvegardes quotidiennes est passée de 11 à 3 heures selon IDC. Le constat est identique pour la restauration des données, un constat partagé par l'étude d'IDC qui indique que les entreprises interrogées ont réussi à réduire de 91 % les délais de restauration des fichiers de données : moins de deux heures, contre un à trois jours en moyenne auparavant. Quant aux erreurs de sauvegarde, elles ont été réduites de 53 %.