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Infrastructure & CloudGrand dossier3 articlesPublié le

Windows Serveur 2012 : un écosystème cloud pour les entreprises

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Cloud computing, gestion du BYOD (Bring Your Own Device), virtualisation, informatique orientée vers les usages, ... Toutes ces tendances, selon Microsoft, ont fortement influencé le développement et le positionnement de Windows Serveur 2012.

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Article 1 sur 3

Plus de maturité pour « l'OS cloud » de Microsoft

Par La RédactionPublié le 4 octobre 20126 min de lecture

« Windows Serveur 2012 est très attendu dans les entreprises, en effet, nous avons constaté un nombre important de demandes d'évaluation. Cette nouvelle plateforme se distingue par la maturité de ses outils, notamment l'intégration de la solution de virtualisation Hyper-V 3.0 », déclare Nicolas Bellanger, responsable avant-ventes Microsoft et Citrix chez SCC. En effet, l'intérêt et la curiosité de l'industrie pour Windows Serveur 2012 ne se dément pas surtout pour les 60 % d'entreprises qui sont toujours équipées de Windows Serveur 2003 dont le support devrait prendre fin en juillet 2015. « 500 000 versions d'essai de Windows Serveur 2012 ont été téléchargées depuis la mise en ligne de l'OS par Microsoft, tous les types d'entreprises, de la TPE au grand compte, sont potentiellement visés », indique Pauline Maillard, chef de produit Windows Server chez Microsoft France.

À en croire nos interlocuteurs, Windows Serveur 2012 est la version la plus ambitieuse du système d'exploitation pour serveurs. En quoi cet « OS cloud » est-il révolutionnaire ? Avec cette version, il faut le dire, Microsoft a pris en compte l'évolution du système d'information et du datacenter vers le cloud computing, et donc, son positionnement en tant que fournisseur de services à la demande avec plus d'automatisation. Pour ce faire, les équipes de développement de Windows Azure ont beaucoup travaillé sur Windows Serveur 2012. « Avec Windows Serveur 2012, nous avons un vrai middleware pour le cloud qui abolit un peu plus la fracture du datacenter, contrairement aux versions précédentes de Windows Serveur qui étaient encore considérées comme des systèmes d'exploitation à part entière », reconnaît Philippe Rullaud, directeur de la division ISS chez HP France. Pour offrir aux entreprises la possibilité de bâtir des clouds privés, Windows Serveur 2012 avance plusieurs avancées majeures : des capacités améliorées en termes de virtualisation, des meilleures performances dans la haute disponibilité, une administration simplifiée des infrastructures multi-serveurs sans oublier une montée en charge des applications accrues.

Virtualisation : la réponse de Microsoft à VMware « La plateforme de virtualisation proposée par la version 2012 représente le socle de référence pour faire du cloud dans l'entreprise », indique Philippe Rullaud. En effet, Microsoft ne cache pas ses ambitions de reprendre le leadership à VMware et son vCloud (aujourd'hui en version 5.1) . Quelques chiffres donnent les capacités surprenantes de la version 3.0 de Hyper-V, l'hyperviseur bare-metal de Microsoft (voir encadré) :  il est désormais possible de paramétrer 64 processeurs dans une machine virtuelle avec 1 To de mémoire contre 4 processeurs et 64 Go par machine virtuelle dans Hyper-V 2.0 la précédente version intégrée à Windows Server 2008 R2. Ce nouvel hyperviseur prend aussi en charge 160 processeurs logiques par noeuds (contre 64 dans Windows Server 2008 R2) et un maximum de 4 000 machines virtuelles dans un seul cluster. Notons, à ce titre, que la taille maximale du cluster est de 63 noeuds contre 16 noeuds auparavant. Enfin, un nouveau format de disque virtuel, VHDX, devrait autoriser des volumes de 64 To (contre 2 To dans la version précédente). Une foule de nouveautés Hormis Hyper-V 3.0, Windows Serveur 2012 renferme une multitude de nouvelles fonctionnalités (voir Partie II). « Plus de 300 nouveautés ont été intégrées à Windows Serveur 2012 », reconnaît Stanilas Quastana, architecture infrastructure division plateforme et écosystème chez Microsoft France. On peut déjà citer la mise à jour du protocole de communication réseau Server Message Block (SMB 3.0) pour gérer plus rapidement les transferts de données sans interruption de service. Ensuite, le gestionnaire de serveur de l'OS a fortement été optimisé et simplifié pour prendre en charge plusieurs serveurs à la fois, l'administrateur dispose d'une vue globale depuis une console unique d'administration. La virtualisation réseau a aussi été améliorée pour agréger la bande passante de cartes Ethernet (NIC Teaming) pour le fail-over sans oublier la fonction « Serveur cible iSCSI » qui permet à d'autres serveurs et applications sur le réseau de prendre en charge le stockage en mode blocs via le protocole iSCSI. D'autre part, l'interface en ligne de commande PowerShell (v3.0) a été renforcée par l'ajout de 2 300 applets de commande (commandlets) supplémentaires. De ce fait, Windows Server peut être totalement contrôlé à distance avec des lignes de commande. PowerShell fournit désormais des fonctionnalités similaires à celles que proposent depuis très longtemps les systèmes Unix. PowerShell se permet même d'ajouter quelques astuces, comme la capacité de manipuler des objets logiciels, qui sont issus des travaux sur les limites des systèmes Unix.   En plus de PowerShell, Windows Server 2012 dispose également d'un outil de déploiement plus convivial pour les datacenters, baptisé Server Core, qui fournit un moyen d'installer le système d'exploitation via le réseau. Du côté de l'Active Directory, des modifications ont été apportées pour simplifier et accélérer le déploiement des contrôleurs de domaine et faciliter l'audit, l'autorisation de l'accès aux fichiers et l'exécution des tâches administratives en local ou à distance. Windows Server 2012 met aussi en place de nouveaux outils de mesure de l'utilisation des ressources (CPU, mémoire,...), ce qui permet de faciliter la refacturation interne ainsi qu'un outil pour gérer les adresses IP (IPAM), une gestion qui se faisait auparavant depuis une simple feuille Excel. Le serveur Web IIS (Internet Information Server) a également été mis à jour (version 8) de façon à fournir une meilleure sécurité en termes d'isolation. Il sait aussi gérer plus de sites par serveur et plusieurs certificats SSL sur une IP (support du SNI pour Server Name Indication ce qui n'était pas le cas pour les versions précédentes de IIS).

Signalons enfin que Microsoft a simplifié le nombre de versions de son Windows Server en passant de 8 à 4. On retrouve donc deux éditions pour les PME (Essentials et Foundation pour 15 à 25 utilisateurs), attendues fin 2012, et deux autres pour les grands comptes, Standard et Datacenter. Principale différence entre ces deux dernières moutures : deux machines virtuelles maximum pour la première et un nombre illimité de VM pour la seconde.   Encadré : Hyper-V 3.0, plus exigeant grâce à ses fonctions avancées Microsoft passe à la vitesse supérieure avec la troisième version d'Hyper-V intégrée dans Windows Server 2012. Déjà, il est possible de déplacer une ou plusieurs machines virtuelles en cours d'exécution sans passer par un cluster et  de répliquer en temps réel une machine virtuelle sur une autre pour redémarrer à chaud. Pour aider les partenaires « réseau » dans la virtualisation, Microsoft apporte aussi avec cette troisième mouture un modèle de commutateur virtuel doté d'une base de développement avancée. Les partenaires pourront ainsi créer plus de fonctionnalités réseau autour de l'inspection, la surveillance et la modulation du trafic via les supports de VN-Tag et d'OpenFlow. La virtualisation réseau a aussi été améliorée et simplifiée pour agréger la bande passante de cartes Ethernet (NIC Teaming). Côté stockage, Hyper-V 3.0 supporte des fonctions de migration du stockage SAN (Live Storage Migration). Ainsi, les administrateurs peuvent déplacer des copies de machines virtuelles (VM) d'un serveur de stockage à un autre sans arrêter la VM. Ils ont aussi la possibilité de transférer des données lors d'un remplacement d'un disque défectueux ou d'un changement de baies de stockage. D'autre part, cette version s'enrichit d'une fonction originale de migration de stockage en attachement direct entre deux serveurs distincts, une solution idéale pour les TPE et PME ne souhaitant pas investir dans une infrastructure SAN.

Article 2 sur 3

Les principales nouveautés de Windows Serveur 2012

Par La RédactionPublié le 4 octobre 20123 min de lecture

1-    Interface Metro en standard  

À l'instar de Windows 8, l'OS cloud de Microsoft adopte l'interface Metro, très dépouillée et dotée de tuiles. Ces dernières permettent d'accéder aux applications et aux différents outils de Windows Serveur par un simple clic de souris.

2- Performances accrues du PowerShell  L'interface en ligne de commande PowerShell a été renforcée par l'ajout de 2 300 applets de commande (cmdlets, commandlets) supplémentaires. Ainsi, Windows Server peut être totalement contrôlé avec des lignes de commande. De même, dans un souci de simplicité pour les utilisateurs, PowerShell, via Service Manager, porte toutes les opérations effectuées depuis l'interface graphique en scripts exploitables.

  3-    Automatisation des espaces de stockage Windows Serveur 2012 offre des fonctionnalités avancées de gestion du stockage indépendamment des types de disques (SAS, USB, SATA, iSCSI, Fiber Channel...) comme la création d'espaces de stockage (création de pool de stockage qui permet de simuler des baies d'entrée de gamme) avec un redimensionnement automatique de l'espace, l'ajout et le retrait de disques physiques à chaud, sans oublier la gestion des niveaux d'agrégat et de redondance.  4-    Gestion de serveurs et partage de fichiers améliorés  Windows Serveur 2012 intègre un nouveau protocole réseau SMB (Server Message Block) 3.0 qui permet de gérer plus rapidement les transferts de données. Quant au gestionnaire de serveur du système d'exploitation, il a été renforcé pour gérer plusieurs serveurs à la fois. Précisons que la virtualisation réseau a aussi été améliorée et simplifiée pour agréger la bande passante de cartes Ethernet (NIC Teaming).  5-   Simplification du VDI 

Microsoft a simplifié l'installation et la configuration des Remote Desktop Services (RDS) grâce à un assistant centralisé. Ainsi, Windows Serveur 2012 dispose d'une console d'administration unifiée pour les bureaux virtuels (VDI), les bureaux de sessions et les Remote Apps, ce qui permet de faciliter la gestion des bureaux virtuels personnels ou en pools. De plus, RemoteFX propose une expérience graphique plus riche sur différents périphériques et une gestion optimisée des liens réseau. 

 

6-    Reprise d'activité assurée avec Hyper-V et Migration à chaud de VM

Avec Hyper-V 3.0, il est possible de répliquer en temps réel une machine virtuelle (VM) sur une autre pour redémarrer à chaud, et ce, grâce à Live Replica. De plus, un système de snapshots permet de répliquer que les blocs modifiés. Avec Live Replica, l'hyperviseur permet de gérer à la fois le failover (tenir un service malgré l'arrêt d'un noeud du cluster) et le failback (remettre en place un noeud du cluster après une panne). Hyper-V 3.0 supporte des fonctions de migration du stockage avec Live Migration.  Ainsi, les administrateurs peuvent déplacer des copies de machines virtuelles (VM) d'un serveur de stockage à un autre sans arrêter la VM, tout en utilisant une simple connexion Ethernet. Ils ont aussi la possibilité de transférer des données lors d'un remplacement d'un disque défectueux ou d'un changement de baies de stockage. Parmi les nouveautés, on note aussi le support du Fiber Channel dans la MV, l'exploitation du jeton ODX qui permet de transférer le travail sur la baie de stockage et une exploitation matérielle plus forte des processeurs intégrés sur les cartes réseaux (transfert de tâches).  7-    Contrôle d'accès dynamique Pour plus de sécurité, Windows Serveur 2012 via Dynamic Access Control, offre un contrôle de l'accès aux fichiers avec des règles déclaratives (définition des rôles de chacun), une nouvelle génération d'autorisations et d'audits et des droits indissociables des fichiers.

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Plus d'automatisation avec System Center 2012

Par La RédactionPublié le 4 octobre 20124 min de lecture

D'un côté, Windows Server 2012 qui prend en compte l'évolution vers le Cloud avec des outils de virtualisation matures, une mesure des performances accrue et une mutualisation des ressources. De l'autre côté, System Center 2012 offre une vue directe et en temps réel sur les infrastructures informatiques physiques et virtuelles. Ensemble, Windows Serveur 2012 et System Center 2012 et son Service Pack 1 sont présentés par Microsoft comme une solide plateforme d'automatisation pour gérer la complexité des infrastructures clouds privés, publics et hybrides.

Intégration d'une palette d'outils System Center 2012 se compose donc d'une palette d'outils (App Controller, Configuration Manager, Data Protection Manager, Endpoint Protection, Operations Manager, Orchestrator, Service Manager et Virtual Machine Manager) intégrée dans les deux versions de System Center (Datacenter pour les clouds privés haute densité et Standard pour des clouds privés à faible densité). Déjà, System Center 2012 permet aux administrateurs de déployer des machines virtuelles, soit sur des serveurs locaux, soit sur des plateformes hébergées sur Windows Azure. L'administrateur pourra configurer différentes machines virtuelles afin de constituer des ensembles de serveurs dédiés à des tâches spécifiques ou à certains types d'activités. Précisons que le SP1 de System Center autorisera la migration de VM vers d'autres plateformes IaaS (Amazon, Rackspace ou autres). Ces dernières devront simplement implémenter le Service Provider Framework de Microsoft pour travailler avec System Center.  Une prise en compte des environnements hétérogènes Autre outil inclus dans System Center 2012, Operations Manager contrôle le datacenter et les ressources dans le Cloud et apporte une supervision approfondie des environnements hétérogènes composés de serveurs, d'applications et de postes de travail sous Windows, mais aussi sous Unix et Linux. Toujours pour répondre à plus d'interopérabilité et d'hétérogénéité, le module Orchestrator, issu du rachat d'Opalis en décembre 2009, assure l'automatisation de certaines tâches, et ce, avec une bonne capacité d'intégration avec les principaux outils d'administration du marché (CA, BMC, IBM, HP ou Symantec) grâce à des packs d'intégration. Une ouverture vers le cloud public et une forte automatisation System Center 2012, via App Controller, s'ouvre au cloud public en permettant d'afficher les services et les machines virtuelles des clouds privés et publics. Par exemple, il est possible de copier la configuration de Windows Azure, les fichiers des packages et les disques virtuels VHD entre abonnements Windows Azure, mais aussi de copier des modèles de services et des ressources d'un serveur vers un autre. System Center 2012 facilite l'automatisation dans le déploiement des machines virtuelles et physiques via l'outil d'orchestration Orchestrator (voir encadré). Avec System Center 2012, l'administrateur grâce à l'outil dédié Operation Manager, peut effectuer des diagnostics et des contrôles de performances aux applications stratégiques .NET et JEE. En effet, Operation Manager (grâce aux fonctions héritées du rachat de la société AVIcode en 2010 par Microsoft) jauge l'activité des applications .Net en inspectant le code et peut scruter ainsi les causes d'une éventuelle baisse des performances.  Création de catalogues de services En adoptant le cloud privé, le rôle de la direction des services informatiques d'une entreprise change. En effet, la DSI tente à devenir un véritable centre de services avec des responsabilités accrues. Elle définit ainsi un catalogue de services accessible par un portail en libre-service, qu'elle facture aux différentes parties de l'entreprise, en respectant les niveaux de garantie (SLA). Cette fourniture standardisée de services est envisageable grâce à System Center 2012 via l'outil Service Manager. En effet, ce dernier propose un catalogue de services qui donne aux propriétaires d'applications et aux utilisateurs un accès à des prestations de services standardisées. Pour ce faire, Service Manager standardise les processus du datacenter au moyen de flux de travail basés sur les méthodes recommandées.   Encadré : L'apport des technologies Microsoft vu par la solution de déploiement VDI de Osiatis La SSII Osiatis, partenaire de Microsoft, a démontré l'apport des technologies de Windows Server et System Center 2012 au travers d'une démonstration VDI (virtualisation du poste de travail) au sein du Microsoft Technology Center d'Issy-les-Moulineaux. L'objectif est de montrer comment l'entreprise (les ressources humaines dans cet exemple précis) met rapidement à la disposition de ses nouveaux collaborateurs ou employés un accès aux ressources informatiques internes via un bureau virtualisé. Et, il est possible de personnaliser chaque bureau avec les applications nécessaire à l'utilisateur : adresse email, suite bureautique... Ainsi, les utilisateurs peuvent accéder où qu'ils se trouvent et quel que soit leur terminal, à leur environnement de travail.   Au premier regard, cette application qui semble faussement basique, se présente par une interface extrêmement dépouillée accessible depuis une interface web. En revanche, cette application fait appel en arrière-plan à un processus de workflow (création et gestion de machines virtuelles) très sophistiqué mais fortement automatisé et donc simplifié, baptisé Orchestrator 2012 et intégré à System Center 2012. Par exemple, cet outil propose un certain nombre d'objets « flux de travail » qui permettent de bâtir des guides d'exploitation (runbooks) complexes, par le biais d'une interface visuelle de création et de test facile à utiliser. Pas besoin d'écrire de scripts compliqués, il suffit d'appliquer des règles intelligentes et de les adapter à son cloud privé. System Center Orchestrator 2012 déclenche l'exécution automatique de runbooks et utilise une fonctionnalité sophistiquée de « bus de données » pour des échanges bidirectionnels d'informations entre les activités des différents guides d'exploitation. Orchestrator 2012 permet ainsi d'automatiser les tâches répétitives et, de ce fait, assure une réelle économie du temps pour les équipes qui se consacrent alors à des tâches plus importantes.