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Plus de maturité pour « l'OS cloud » de Microsoft
« Windows Serveur 2012 est très attendu dans les entreprises, en effet, nous avons constaté un nombre important de demandes d'évaluation. Cette nouvelle plateforme se distingue par la maturité de ses outils, notamment l'intégration de la solution de virtualisation Hyper-V 3.0 », déclare Nicolas Bellanger, responsable avant-ventes Microsoft et Citrix chez SCC. En effet, l'intérêt et la curiosité de l'industrie pour Windows Serveur 2012 ne se dément pas surtout pour les 60 % d'entreprises qui sont toujours équipées de Windows Serveur 2003 dont le support devrait prendre fin en juillet 2015. « 500 000 versions d'essai de Windows Serveur 2012 ont été téléchargées depuis la mise en ligne de l'OS par Microsoft, tous les types d'entreprises, de la TPE au grand compte, sont potentiellement visés », indique Pauline Maillard, chef de produit Windows Server chez Microsoft France.
À en croire nos interlocuteurs, Windows Serveur 2012 est la version la plus ambitieuse du système d'exploitation pour serveurs. En quoi cet « OS cloud » est-il révolutionnaire ? Avec cette version, il faut le dire, Microsoft a pris en compte l'évolution du système d'information et du datacenter vers le cloud computing, et donc, son positionnement en tant que fournisseur de services à la demande avec plus d'automatisation. Pour ce faire, les équipes de développement de Windows Azure ont beaucoup travaillé sur Windows Serveur 2012. « Avec Windows Serveur 2012, nous avons un vrai middleware pour le cloud qui abolit un peu plus la fracture du datacenter, contrairement aux versions précédentes de Windows Serveur qui étaient encore considérées comme des systèmes d'exploitation à part entière », reconnaît Philippe Rullaud, directeur de la division ISS chez HP France. Pour offrir aux entreprises la possibilité de bâtir des clouds privés, Windows Serveur 2012 avance plusieurs avancées majeures : des capacités améliorées en termes de virtualisation, des meilleures performances dans la haute disponibilité, une administration simplifiée des infrastructures multi-serveurs sans oublier une montée en charge des applications accrues.
Virtualisation : la réponse de Microsoft à VMware « La plateforme de virtualisation proposée par la version 2012 représente le socle de référence pour faire du cloud dans l'entreprise », indique Philippe Rullaud. En effet, Microsoft ne cache pas ses ambitions de reprendre le leadership à VMware et son vCloud (aujourd'hui en version 5.1) . Quelques chiffres donnent les capacités surprenantes de la version 3.0 de Hyper-V, l'hyperviseur bare-metal de Microsoft (voir encadré) : il est désormais possible de paramétrer 64 processeurs dans une machine virtuelle avec 1 To de mémoire contre 4 processeurs et 64 Go par machine virtuelle dans Hyper-V 2.0 la précédente version intégrée à Windows Server 2008 R2. Ce nouvel hyperviseur prend aussi en charge 160 processeurs logiques par noeuds (contre 64 dans Windows Server 2008 R2) et un maximum de 4 000 machines virtuelles dans un seul cluster. Notons, à ce titre, que la taille maximale du cluster est de 63 noeuds contre 16 noeuds auparavant. Enfin, un nouveau format de disque virtuel, VHDX, devrait autoriser des volumes de 64 To (contre 2 To dans la version précédente). Une foule de nouveautés Hormis Hyper-V 3.0, Windows Serveur 2012 renferme une multitude de nouvelles fonctionnalités (voir Partie II). « Plus de 300 nouveautés ont été intégrées à Windows Serveur 2012 », reconnaît Stanilas Quastana, architecture infrastructure division plateforme et écosystème chez Microsoft France. On peut déjà citer la mise à jour du protocole de communication réseau Server Message Block (SMB 3.0) pour gérer plus rapidement les transferts de données sans interruption de service. Ensuite, le gestionnaire de serveur de l'OS a fortement été optimisé et simplifié pour prendre en charge plusieurs serveurs à la fois, l'administrateur dispose d'une vue globale depuis une console unique d'administration. La virtualisation réseau a aussi été améliorée pour agréger la bande passante de cartes Ethernet (NIC Teaming) pour le fail-over sans oublier la fonction « Serveur cible iSCSI » qui permet à d'autres serveurs et applications sur le réseau de prendre en charge le stockage en mode blocs via le protocole iSCSI. D'autre part, l'interface en ligne de commande PowerShell (v3.0) a été renforcée par l'ajout de 2 300 applets de commande (commandlets) supplémentaires. De ce fait, Windows Server peut être totalement contrôlé à distance avec des lignes de commande. PowerShell fournit désormais des fonctionnalités similaires à celles que proposent depuis très longtemps les systèmes Unix. PowerShell se permet même d'ajouter quelques astuces, comme la capacité de manipuler des objets logiciels, qui sont issus des travaux sur les limites des systèmes Unix. En plus de PowerShell, Windows Server 2012 dispose également d'un outil de déploiement plus convivial pour les datacenters, baptisé Server Core, qui fournit un moyen d'installer le système d'exploitation via le réseau. Du côté de l'Active Directory, des modifications ont été apportées pour simplifier et accélérer le déploiement des contrôleurs de domaine et faciliter l'audit, l'autorisation de l'accès aux fichiers et l'exécution des tâches administratives en local ou à distance. Windows Server 2012 met aussi en place de nouveaux outils de mesure de l'utilisation des ressources (CPU, mémoire,...), ce qui permet de faciliter la refacturation interne ainsi qu'un outil pour gérer les adresses IP (IPAM), une gestion qui se faisait auparavant depuis une simple feuille Excel. Le serveur Web IIS (Internet Information Server) a également été mis à jour (version 8) de façon à fournir une meilleure sécurité en termes d'isolation. Il sait aussi gérer plus de sites par serveur et plusieurs certificats SSL sur une IP (support du SNI pour Server Name Indication ce qui n'était pas le cas pour les versions précédentes de IIS).Signalons enfin que Microsoft a simplifié le nombre de versions de son Windows Server en passant de 8 à 4. On retrouve donc deux éditions pour les PME (Essentials et Foundation pour 15 à 25 utilisateurs), attendues fin 2012, et deux autres pour les grands comptes, Standard et Datacenter. Principale différence entre ces deux dernières moutures : deux machines virtuelles maximum pour la première et un nombre illimité de VM pour la seconde. Encadré : Hyper-V 3.0, plus exigeant grâce à ses fonctions avancées Microsoft passe à la vitesse supérieure avec la troisième version d'Hyper-V intégrée dans Windows Server 2012. Déjà, il est possible de déplacer une ou plusieurs machines virtuelles en cours d'exécution sans passer par un cluster et de répliquer en temps réel une machine virtuelle sur une autre pour redémarrer à chaud. Pour aider les partenaires « réseau » dans la virtualisation, Microsoft apporte aussi avec cette troisième mouture un modèle de commutateur virtuel doté d'une base de développement avancée. Les partenaires pourront ainsi créer plus de fonctionnalités réseau autour de l'inspection, la surveillance et la modulation du trafic via les supports de VN-Tag et d'OpenFlow. La virtualisation réseau a aussi été améliorée et simplifiée pour agréger la bande passante de cartes Ethernet (NIC Teaming). Côté stockage, Hyper-V 3.0 supporte des fonctions de migration du stockage SAN (Live Storage Migration). Ainsi, les administrateurs peuvent déplacer des copies de machines virtuelles (VM) d'un serveur de stockage à un autre sans arrêter la VM. Ils ont aussi la possibilité de transférer des données lors d'un remplacement d'un disque défectueux ou d'un changement de baies de stockage. D'autre part, cette version s'enrichit d'une fonction originale de migration de stockage en attachement direct entre deux serveurs distincts, une solution idéale pour les TPE et PME ne souhaitant pas investir dans une infrastructure SAN.