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Infrastructure & CloudGrand dossier5 articlesPublié le

Le cloud tient-il toutes ses promesses ?

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

A l'occasion de sa conférence annuelle Amazon Web Services Summit 2014 à Paris, le géant du cloud avait confirmé que les entreprises françaises, principalement celles qui ne sont pas spécialisées dans l'IT et le numérique, manquaient d'accompagnement pour adopter des solutions cloud, surtout dans l'IaaS et dans le PaaS. Ce discours intervient alors que les entreprises hexagonales restent effectivement très frileuses à s'orienter dans le cloud public, dans un premier temps, elles sont, en effet, plus enclines à aller vers du cloud privé ou hybride.

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Article 1 sur 5

Les promesses du cloud : le débat se déplace sur des considérations stratégiques

Par La RédactionPublié le 5 juin 20146 min de lecture

« Ce n'est plus une question de savoir si le cloud tient ses promesses en termes de sécurité, de fiabilité ou de disponibilité, les solutions existent et deviennent matures même si des efforts restent à réaliser pour les acteurs français, si l'on compare les offres hexagonales à celles d'Amazon par exemple. L'adoption du cloud est surtout liée à une problématique de maturité et d'organisation des entreprises clientes. Je dirais que ces dernières ne sont pas encore totalement prêtes à y aller», indique Serge Masanovic, fondateur de VCM Conseil, une société de conseil en IT, qui travaille sur une solution de pilotage des coûts informatiques en mode SaaS. Et de temporiser : « Toutefois, Il faut bien le reconnaître, les mentalités évoluent. De plus, les DSI ne sont plus les seuls décisionnaires dans les choix IT, les métiers s'y intéressent et deviennent, eux aussi, des décisionnaires, ils n'hésitent plus à souscrire à des offres dans le cloud qui répondent à leurs besoins. D'ailleurs, ces changements vont avoir un impact réel sur le rôle que devra tenir la DSI. Si elle est encore considérée, à juste titre, comme une fonction de support par excellence, demain, je peux vous assurer que la DSI sera aussi positionnée comme un  service de production et un centre d'innovation ».

Un avis que partage Nicolas Allonce, responsable de la BU cloud chez l'intégrateur SCC : « Nous constatons qu'il n'y a pas forcément une demande naturelle des services cloud de la part des entreprises. Les freins organisationnels et psychologiques sont bien plus importants que les freins techniques. Cela peut se comprendre car la DSI va devoir gérer des nouveaux processus. »   

Des clients encore timides dans l'adoption des services cloud

En effet, malgré tous les chiffres très optimistes des cabinets d'analystes, comme Gartner ou IDC, sur l'adoption massive du cloud par les entreprises, sur le terrain, les choses sont bien différentes, du moins en France. Les entreprises françaises sont rares à avoir défini un plan de route, de ce fait, la demande reste finalement assez faible. La rédaction du Monde Informatique a d'ailleurs pu le constater avec les thématiques cloud abordées lors de l'IT Tour dans les principales villes françaises. En effet, pour l'heure, encore peu de DSI font appel à des services professionnels avancés dans le cloud. Il faut dire qu'au fil des années, ces mêmes entreprises ont énormément investi dans leur propre système d'information, cet héritage est aussi à prendre en compte.

De plus, si les DSI ne contestent pas, en soi, la maturité technique de certaines offres, elles relèvent une trop grande profusion et disparité de celles-ci et des fournisseurs. Il ne faut pas oublier que le modèle du cloud a d'abord été adapté au consommateur final et que les exigences des entreprises ne sont bien sûr pas les mêmes en termes de sécurité, de stabilité technologique, de qualité de support ou de volatilité des prix. Résultat : les quelques projets, que nous avons pu relever, concernent essentiellement l'usage de la messagerie dans le cloud, d'une application CRM de type Saleforces.com, de la suite bureautique Office 365 et, dans une moindre mesure, d'une solution de PRA ou d'une solution de téléphonie en mode cloud. Dans un premier temps, les entreprises ont plutôt tendance à se focaliser sur leur système d'information en le faisant lentement évolué vers un cloud privé, et, comme nous vous le disions précédemment, vers un cloud hybride pour y mettre une sauvegarde, un PRA ou une solution de téléphonie. Le paiement à l'usage de l'IT généralisé, ce n'est pas encore pour demain....

Un discours à réorienter et une guerre des prix qui s'annonce

Surpris ou pas par cette faible demande française, les fournisseurs font face, dans tous les cas, à un défi de taille, c'est de remplir leurs datacenters dont le nombre ne cesse de croître. Christian Comtat reconnaît qu'il y a trop de datacenters en France, mais pour lui, le discours général est très mal orienté. « La promotion du cloud ne doit pas uniquement se faire par l'électricité ou l'énergie, elle se fait aussi par les nouveaux usages et l'innovation. Par l'innovation, je pense aux systèmes d'engagement pour améliorer la satisfaction des clients, qui vont aller chercher les informations au travers du web et des réseaux sociaux par exemple. Le SaaS permet de faire ces choses-là. Et pour les nouveaux usages, je pense notamment aux objets connectés, comme les voitures, qui vont aller puiser des informations dans le cloud, par exemple pour vérifier la conformité des assurances des usagers », résume le porte-parole d'IBM.

A en croire nos interlocuteurs, il y aura, quoi qu'il en soit, de la place pour tout le monde, même en comptant l'inévitable rationalisation du marché du cloud. Car cette dernière se fera d'abord sur les prix. « Souvenez-vous de ce qui s'est passé dans la téléphonie avec Free, qui a créé des forfaits 3G tout illimités à moins de 20 €, soit plus de 3 fois moins cher que les offres des opérateurs historiques, il se produit actuellement la même chose dans le cloud. La guerre des prix que mène notamment Amazon va dramatiquement tuer certains concurrents. Ce sont des considérations stratégiques à prendre en compte pour les fournisseurs de services cloud, d'autant que les marges dégagées seront de plus en plus faibles », explique Serge Masanovic. En France, selon le fondateur de VCM Conseil, les clouds souverains sont capables de s'aligner au niveau des prix pratiqués par Amazon.

Prenons l'exemple de Numergy avec son programme start-up, qui permet aux jeunes entreprises innovantes de bénéficier de tarifs préférentiels très avantageux pendant 18 mois (voir le témoignage client). Pour Nicolas Allonce, les offres françaises dans le cloud, contrairement à leurs homologues américaines, manquent d'industrialisation. « Nous n'avons pas les mêmes moyens financiers pour mettre en production nos offres cloud et pourtant, je peux vous assurer que les bonnes idées dans notre pays ne manquent pas. Nos entreprises pèchent sur l'approche commerciale et par le manque d'engouement général. Heureusement, elles peuvent aussi se tourner vers nous ou vers d'autres acteurs comme Numergy ou CloudWatt. »

T-Systems lance son portail Cloud Broker en France

Après sa restructuration, T-Systems France, aujourd'hui dirigée par Jean-Paul Halibert, s'est recentrée sur les problématiques d'infrastructures avec des solutions sécurisées et industrialisées autour de l'infogérance, des postes de travail, du workspace, du cloud et bien sûr de l'optimisation des ressources SAP. Jean-Paul Halibert nous a indiqué les deux outils fondamentaux de la filiale IT de Deutsch Telecom : Un Innovation Center agrégeant les compétences de Deutsch Telecom et de T-Systems autour de start-ups, de partenaires mais également de clients. Et le portail Cloud Broker pour gérer de manière centralisé tous les clouds - publics, privés ou hybrides - d'une entreprise. Cette plate-forme connecte les environnements cloud existants afin de coordonner la consommation des ressources informatiques par les différents départements de l'entreprise, et de tenter de maitriser les coûts. Cloud Broker ambitionne également d'aider les utilisateurs (direction informatique, directions métiers) à trouver la meilleure solution cloud et de basculer, si nécessaire, entre des offres et des fournisseurs différents.

Article 2 sur 5

Le défi permanent de la sécurité à relever et l'importance des « partenaires »

Par La RédactionPublié le 5 juin 20144 min de lecture

Bien sûr, d'autres freins subsistent à l'adoption du cloud par les entreprises, nous les avons d'ailleurs largement déjà développés dans nos dossiers et nos actualités, les freins liés, par exemple, à la cybercriminalité mais aussi à la confidentialité et la pérennité des données, sans oublier l'inévitable interopérabilité des solutions pour faire dialoguer les plateformes entre elles, même si des efforts sont réalisés par les fournisseurs. Ces derniers étant plus enclins à déployer des solutions ouvertes comme OpenStack. Concernant la sécurité, là aussi, des efforts importants ont été réalisés par les fournisseurs. « La sécurité est toujours un sujet à traiter, il y a et il y aura toujours des dispositifs et des outils à mettre en place, il faut surtout mettre de l'intelligence dans la sécurité pour contrer les nouvelles menaces », rappelle Christian Comtat.

Non seulement les fournisseurs ont mis en place tous les outils de sécurité informatiques nécessaires (des firewalls aux systèmes de détection d'intrusion logicielle en passant par des solutions d'automatisation et de surveillance du réseau) pour garantir la sécurisation des données, mais certains vont plus loin, comme Numergy, qui a récemment inauguré son SOC (Security Operation Center). Aujourd'hui, un fournisseur de services cloud doit aussi être prêt à répondre aux nouvelles menaces, notamment celles que l'on qualifie de « persistantes » menées par des groupes organisés. Ces derniers exploitent, en effet, des systèmes très sophistiqués et sont ainsi capables de repérer, et de manière répétée, toutes les failles des équipements et des applications existants dans le cloud.

Le rôle clé des partenaires et du maillage international

« SCC est un intégrateur, nous cherchons donc les meilleurs partenaires pour construire et adapter une solution cloud qui correspond aux besoins de nos clients. Notre objectif est de proposer une offre de qualité et pérenne dans le temps », résume Nicolas Allonce, responsable de la BU cloud chez SCC. Un avis que partage Laurent Lacroix, directeur général de Yacloud. En effet, pour le fournisseur de services de stockage dans le cloud, la distribution et les partenaires jouent un rôle très important concernant les promesses du cloud dans les entreprises. « De mon point de vue, les intégrateurs et les prestataires de services ont un rôle clé dans la démocratisation du cloud, c'est eux qui sont en contact personnalisé avec leurs clients et sont capables de comprendre leurs besoins. De même que les places de marché portées par les grossistes, comme Arrow avec ArrowSphere, une plateforme européenne de courtage et d'agrégation de services cloud, elles représentent un excellent moyen pour toucher les clients. Numergy, de son côté, fait aussi un peu la même chose en créant, avec ses partenaires, l'alliance Team, un réseau européen de fournisseurs », souligne Laurent Lacroix.

En effet, Numergy, qui a déjà signé avec Belgacom, Portugal Telecom et KPN Wholesale, souhaite proposer aux entreprises un accompagnement au niveau européen avec ses partenaires. Son objectif est clairement de proposer un réseau de cloud public européen, pour répondre aux besoins des entreprises internationales ou multi-sites. Et que dire d'IBM sur son maillage cloud, cette fois-ci à l'échelle mondiale. En effet, avec le rachat de Softlayer, IBM a fortement renforcé sa position sur les trois continents, Etats-Unis, Europe et Asie. « Avec Softlayer à Paris en 2014, nous disposons désormais de 30 sites dans le monde avec le même catalogue de services, sans oublier la dizaine de sites d'IBM. Je tiens à préciser que nous sommes d'ailleurs capables d'assurer une interopérabilité totale de nos clouds grâce au développement de notre passerelle Jumpgate, qui permet de faire dialoguer des services conçus initialement pour OpenStack sur nos clouds Softlayer », indique Christian Comtat. Quant à OVH, n'oublions pas que l'acteur nordiste tisse aussi sa toile en Europe et au Canada en multipliant les grands datacenters.

Vers un rapprochement des clouds souverains ?

Depuis quelques mois les deux clouds souverains, Numergy et CloudWatt, font souvent la une de la presse spécialisée, surtout depuis les mouvements récents à la tête de CloudWatt (arrivée du nouveau patron Didier Renard) et le désir de certains cadres chez Orange, partenaire financier de CloudWatt, de rapprocher ces deux clouds souverains. Pour Serge Masanovic, fondateur de VCM Conseil, il est fort à parier que les deux acteurs fusionneront, cette combinaison représenterait d'ailleurs une très bonne alternative à Amazon. Un avis que partage Laurent Lacroix, directeur général de Yacloud, pour qui la présence de deux clouds souverains n'a pas de sens quand on voit les millions qui ont été investis. A cette question éventuelle de rapprochement, Philippe Tavernier, président de Numergy, dit ne pas avoir de jugement à prononcer et n'est pas demandeur de cette démarche, il se focalise d'abord sur sa feuille de route.  

Article 3 sur 5

La promesse de garantir des accès fiables et sécurisés ?

Par La RédactionPublié le 5 juin 20143 min de lecture

Comment voulez-vous accéder à des services cloud lorsque les accès à très haut débit sont quasiment inexistants ou à des prix exorbitants là où nous sommes situés, c'est-à-dire au coeur de la forêt des Landes ? Nous avait répondu, lors du premier IT Tour en 2012 à Bordeaux organisé par le Monde Informatique, un DSI d'une scierie dont l'activité n'est, bien sûr, pas délocalisable. Au-delà de cette problématique particulière, cette question soulève toutefois une interrogation plus globale sur la garantie des accès aux applications critiques dans le cloud.

« Sur les accès réseau, nous avons de vrais problèmes techniques, les débits ne sont pas suffisants pour certaines entreprises non alignées sur les points fibres. Il est donc impossible pour ces sociétés de faire, par exemple, du PRA dans le cloud et vu la croissance des données, ce n'est pas prêt de s'arranger. Il faut être réaliste, quand un client doit rapatrier 30 à 50 machines virtuelles dans un environnement cloud, quelle est la solution ? C'est d'aller chercher les serveurs et les disques chez le client physiquement. C'est l'envers du décor... Au fil des années, le réseau a moins évolué que les serveurs et le stockage, cela fait peu de temps que l'on parle de réseaux virtuels et de SDN », précise Nicolas Allonce, responsable de la BU cloud chez l'intégrateur SCC. Laurent Lacroix, directeur général de Yacloud, précise même qu'Amazon a mis en place un service de shipping, une équipe de coursier qui vient chercher les équipements chez le client.

Vers des accès privés sécurisés

Schneider Electric, de son côté, ne s'est pas posé la question longtemps. En effet, l'entreprise spécialisée dans la gestion de l'énergie, qui exploite la solution de relation client Salesforce.com et un réseau social privé hébergé sur Amazon Web Services, a fait appel aux services d'Intercloud pour sécuriser ses accès aux plateformes Salesforce.com et Amazon Web Services. C'est notamment grâce à la solution cloudGate d'Intercloud, qui permet de contourner le réseau Internet, que le groupe bénéficie d'une garantie de performance et d'une visibilité de bout en bout sur son trafic cloud.

« Chez Intercloud, nous considérons que l'accès fait partie intégrante du service. Les entreprises doivent pouvoir accéder à leurs applications critiques sans interruption, car notre client ne sait pas si c'est l'application ou le réseau qui fait défaut », indique Jérôme Dilouya, CEO d'Intercloud. Comme peut le faire Orange, Intercloud opère et supervise lui-même son réseau privé global, spécifiquement conçu pour les flux applicatifs du cloud, l'opérateur ne transite, néanmoins, pas de flux voix et de données grand public. Pour Jérôme Dilouya, avoir un accès privé et sécurisé pour des applications critiques est essentiel pour une entreprise.

Avoir une visibilité des accès

« Soyons clair, le taux de disponibilité n'est pas garanti en dehors des datacenters des fournisseurs, les pénalités sur les accès sont inexistantes, les accès dépendent des opérateurs, c'est donc aux entreprises de trouver les bonnes autoroutes et la majorité sont publiques. Prenons l'exemple de Box qui utilise massivement le réseau Internet. Pour nous, c'est assez difficile à expliquer aux clients car il faut une bonne ingénierie, nous modifions les couches dans le coeur du réseau du client. Ce qui choque également nos clients, c'est de ne pas avoir de visibilité sur les accès, Intercloud leur fournit une interface, via laquelle, ils peuvent visualiser le réseau en temps réel », détaille Jérôme Dilouya.

Pour Schneider Electric, Intercloud fournit des tableaux de bord sur les performances réseau permettant de contrôler le respect des niveaux de qualité de service. D'autre part, Schneider Electric voulait pouvoir utiliser ses équipements d'optimisation WAN existants afin d'optimiser le flux Salesforce.com. Pour réponde à ce besoin, Intercloud a donc combiné ces équipements avec son service cloudGate. Schneider Electric, de son côté, a également pu installer, au sein du réseau Intercloud, un boîtier d'analyse réseau pour surveiller la qualité de son réseau et garantir une bonne visibilité sur les flux métiers cloud.

Article 4 sur 5

Le groupe Luxottica conquis par les promesses du cloud

Par La RédactionPublié le 5 juin 20144 min de lecture

« Lorsque je suis arrivé au service client chez Luxottica, j'ai constaté que chaque filiale du groupe disposait de sa propre solution IT pour gérer le service client. Il n'y avait pas d'uniformisation. Nous avons donc cherché une offre permettant de disposer d'une plateforme de contact unifiée pour permettre aux utilisateurs d'améliorer leur performance opérationnelle et d'offrir un meilleur service clients en Europe. Et notre choix s'est naturellement tourné vers une solution accessible en mode cloud », résume Alain Galceran, directeur service clients Europe de Luxottica. Précisons que Luxottica est une entreprise italienne spécialisée dans la construction de montures de lunettes, dont le siège est basé à Milan. La société, qui embauche 70 000 personnes dans le monde dont 250 en France, fournit à des marques connues comme Ray-Ban ou encore Oakley. Afin de libérer les managers du service client européen des contraintes techniques, le groupe Luxottica a donc déployé la solution Customer Interaction Center (CIC) de l'éditeur Interactive Intelligence en mode cloud. D'un point de vue fonctionnel, cette solution permet de réaliser toutes les tâches inhérentes aux centres de contacts, de la configuration des menus SVI (reconnaissance vocale intelligente) au déploiement d'e-services, en passant par la définition de règles de routage pour les appels entrants, avec une ouverture sur des fonctionnalités de type e-mails et chats. Cette application (appelée ININ en interne chez Luxottica) sera, d'ici à septembre 2014, utilisée par une quinzaine de pays européen. Il faut savoir que la très grosse filiale américaine du groupe exploite déjà cette plateforme ININ, ce qui explique, en partie, le choix de celle-ci pour l'Europe. « Concernant le déploiement, nous avons commencé par la Suisse, qui était pour nous la plus petite plateforme, elle nous a servi de site pilote pour l'Europe. Ensuite, nous l'avons déployée en France mi-2012, puis dans les pays nordiques en décembre 2012, aux Pays-Bas en 2013... et nous finirons par les pays germanophones d'ici à septembre 2014. En moyenne, un déploiement nécessite deux à trois mois d'études par pays », indique Alain Galceran. Aucune interruption de service signalée Pourquoi le choix du cloud ? Une évidence pour Alain Galceran, qui insiste, à la fois, sur le fait de disposer d'une plateforme unifiée et de ne pas perdre de temps à gérer les aspects techniques de cette solution (maintenance, mises à jour, etc.). « Les gains sont perceptibles sur le temps mais aussi sur les coûts. Nous ne faisons plus appel aux techniciens pour gérer la maintenance de cette application, cette tâche en revient à l'éditeur. De plus, nous sommes rassurés sur la disponibilité de cette plateforme. En quelques années d'exploitation, nous n'avons jamais connu d'interruption de service, j'ai d'ailleurs, moi-même, visité, à Londres, le datacenter sécurisé qui héberge la plateforme ININ », déclare Alain Galceran. De plus, si une défaillance intervenait sur l'une des plateformes européennes, un système de « Business Continuity » permet de router l'activité sur d'autres plateformes opérationnelles. Parmi les autres bénéfices que met en avant Luxottica, c'est l'interopérabilité de l'application cloud avec l'ERP SAP exploité dans le groupe. Cet interfaçage a d'ailleurs permis d'augmenter sensiblement la productivité du service client. Pour la direction, le gain de productivité des équipes est conséquent : l'équipe dédiée aux appels entrants a ainsi pu être réduite tout en conservant un très haut niveau de qualité. Un contrat évolutif et revu régulièrement D'autre part, l'entreprise a aussi gagné en fonctionnalités qu'apporte cette nouvelle plateforme et en visibilité. « Nous récupérons des données et des tableaux de bord qui nous aident à prendre des décisions, ce qui n'était pas forcément possible avec nos solutions précédentes », relève le directeur du service clients. Globalement, Alain Galceran constate que les économies, en termes de réduction de coûts, réalisées avec cette solution cloud avoisinent les 15 à 20%. D'autre part, le manager est bien conscient qu'Interactive Intelligence est un éditeur américain soumis aux lois américaines, donc potentiellement au Patriot Act qui permet aux autorités américaines de consulter les données dans les datacenters. Il admet que le contrat signé mondialement est revu régulièrement tous les trois ans, c'est un contrat évolutif qui prend aussi en charge les nouvelles fonctionnalités pour répondre aux besoins du groupe italien. Au final, Alain Galceran semble totalement conquis par l'apport d'une application en mode cloud, il n'hésite d'ailleurs pas à promouvoir les avantages de ce mode de distribution via l'AFRC  (Association Française de la Relation Client) dont il est membre.

Article 5 sur 5

Current exploite les services IaaS de Numergy

Par La RédactionPublié le 5 juin 20142 min de lecture

« Tous les flux vidéo de nos clients sont hébergés et gérés sur les serveurs mutualisés de Numergy, c'est notamment le cas de ceux de l'émission Taratata produits par la société Air Productions appartenant à Nagui », résume Cyril Zajac, co-fondateur de Current dont l'activité est double. En effet, Current est spécialisé dans la fabrication de contenu et édite également le player vidéo Omnilive, capable de prendre en charge une multitude de sources vidéo et de les synchroniser sans latence. Par exemple, à partir de ce lecteur vidéo, l'utilisateur peut visualiser ou choisir un seul angle d'un concert filmé par 4 caméras, il en capte avant tout l'émotion.

« Aujourd'hui, avec Omnilive, on se positionne comme un éditeur de logiciel, une start-up qui s'adresse aux producteurs de contenu, pouvant être un label de musique ou un groupe industriel. Nous sommes sollicités par des clients qui veulent faire du live, du streaming... », résume Cyril Zajac. Selon le co-fondateur de cette petite entreprise de 4 personnes, le choix des services cloud de Numergy s'explique par les atouts du programme start-up créé par le fournisseur sous la houlette d'Alexandre Steiner, le directeur du développement chez Numergy.

Des bénéfices quantifiables

 « Avec ce programme start-up, nous bénéficions de tarifs préférentiels très avantageux pendant plus d'un an. Nous disposons d'infrastructures cloud sécurisées pour la gestion des contenus vidéo de nos clients et, bien sûr, localisées en France, ce qui les rassure. Enfin, nous disposons aussi de plateformes de test pour faire des mises en production rapides », indique Cyril Zajac. Current apprécie aussi d'avoir un interlocuteur de Numergy dédié, de même, grâce au programme start-up mis en place par le fournisseur de services cloud, la jeune entreprise innovante a un accès privilégié à tous les partenaires de Numergy, ce qui lui permet d'améliorer fortement sa communication et son relationnel.

Précisons aussi qu'en choisissant les infrastructures cloud de Numergy, Current a clairement limité ses investissements (Capex), par exemple, pas d'achats de serveurs, de commutateurs ou encore de dispositifs de sécurité pour protéger les données. Aujourd'hui, si Current exploite les services IaaS de Numergy uniquement pour de la gestion de contenu, l'entreprise réfléchit à porter son application Omnilive en mode SaaS et, dans ce cas, elle pourrait aussi faire appel au fournisseur français. Mais pour l'heure, la décision de proposer Omnilive en SaaS n'a pas encore été prise.