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La génération OpenStack est en marche
Lors de la dernière conférence OpenStack in Action 5! qui s'est déroulée à Paris en mai dernier, notre rédaction a pu constater l'engouement autour d'OpenStack. A cette occasion, Jonathan Bryce, directeur exécutif de la fondation OpenStack était venu, en personne, présenter Icehouse, la 9ème version du framework développée par la communauté et qui succède à la version Havana. Rappelons qu'aujourd'hui cette dernière compte 16 000 membres individuels (un peu plus de 9 500 l'année dernière), et pas moins de 355 entreprises contribuant à son code (contre 209 en mai 2013). Parmi les plus gros contributeurs, on peut citer HP, Red Hat, le français eNovance (racheté il y a peu par Red Hat) ou encore Rackspace, le fondateur de la communauté. Un succès qui ne se dément donc pas. Dans la dernière mise à jour de son rapport annuel baptisé The OpenStack Pulse 2014, le cabinet d'études américain 451 Research relève, à ce titre, le fort potentiel que représente la pile logicielle OpenStack pour les acteurs de l'industrie IT (développeurs, fournisseurs de services cloud, distributeurs, équipementiers, etc.). D'ailleurs, 451 Research estime que ce marché devrait générer 1,7 milliard de dollars en 2016 dont 73% de ces revenus seraient réalisés par les fournisseurs de services cloud public et privé. Le cabinet précise néanmoins que si les revenus d'OpenStack augmentent assez rapidement, leur progression reste en deçà des technologies propriétaires concurrentes commercialisées par des acteurs comme Amazon Web Services, Microsoft ou VMware.
Tous unis derrière OpenStack !
Parmi les points forts d'OpenStack, tous les sondés de cette étude mettent en avant sa flexibilité, sa modularité, son coût (excessivement compétitif comparé aux solutions VMware par exemple) et l'ouverture de sa plateforme. En effet, l'un des atouts principaux d'OpenStack est de ne pas enfermer les utilisateurs dans une solution propriétaire mono-fournisseur. L'interopérabilité est d'ailleurs la marque de fabrique d'OpenStack, à tel point que même des leaders comme VMware (avec, pour l'heure, une preview de vSphere qui sera disponible en version définitive en 2015) intègrent OpenStack dans leurs solutions. D'autres acteurs comme NetApp avec ses baies de stockage compatibles OpenStack ou HP et sa distribution Helion annoncée lors de HP Discover 2014, en juin dernier à Las Vegas, ont de grandes ambitions autour du framework. « OpenStack nous permet d'avoir une grammaire universelle d'accès et de s'affranchir ainsi de certaines contraintes. Nous disposons désormais d'une distribution OpenStack et d'une vraie stratégie autour de nos solutions Helion », indique d'ailleurs Jean-Marc Defaut, responsable de l'activité cloud chez HP France. La firme de Palo Alto parie aussi sur son important réseau de partenaires (fournisseurs de services, éditeurs, intégrateurs, etc.) pour une unification autour de ses solutions Helion et développe un catalogue d'applications. HP envisage d'ailleurs d'investir un milliard de dollars dans OpenStack dans les deux prochaines années.
La popularité d'OpenStack augmente car les compétences autour de cette technologie émergent sur le marché grâce aux formations qui se multiplient dans les écoles d'ingénieurs, les universités et dans les centres spécialisés et aux certifications de plus en plus nombreuses chez les partenaires/intégrateurs. Il faut dire que le déploiement d'OpenStack, pour certains de nos interlocuteurs, réclame une certaine expertise et une rigueur d'autant que des mises à jour sont proposées tous les 6 mois par la communauté. Pour Al Sadowski, auteur du rapport The OpenStack Pulse 2014 chez 451 Research, sans expertise, cette pile de logiciels Open Source reste encore complexe et difficile à déployer et à gérer.