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Infrastructure & CloudGrand dossier6 articlesPublié le

OpenStack, clef de voûte du cloud Open Source

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

OpenStack est-il la clef de voûte des infrastructures cloud Open Source, comme l'a été Linux, en quelque sorte, pour les systèmes d'exploitation pour serveurs et machines virtuelles ? C'est en tout cas bien parti pour que ce framework de gestion de clouds (aussi bien privés que publics) devienne la référence et le standard de fait face aux solutions propriétaires que sont Amazon Web Services, Microsoft Azure ou encore VMware.

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Article 1 sur 6

La génération OpenStack est en marche

Par La RédactionPublié le 3 octobre 20144 min de lecture

Lors de la dernière conférence OpenStack in Action 5! qui s'est déroulée à Paris en mai dernier, notre rédaction a pu constater l'engouement autour d'OpenStack. A cette occasion, Jonathan Bryce, directeur exécutif de la fondation OpenStack était venu, en personne, présenter Icehouse, la 9ème version du framework développée par la communauté et qui succède à la version Havana. Rappelons qu'aujourd'hui cette dernière compte 16 000 membres individuels (un peu plus de 9 500 l'année dernière), et pas moins de 355 entreprises contribuant à son code (contre 209 en mai 2013). Parmi les plus gros contributeurs, on peut citer HP, Red Hat, le français eNovance (racheté il y a peu par Red Hat) ou encore Rackspace, le fondateur de la communauté. Un succès qui ne se dément donc pas. Dans la dernière mise à jour de son rapport annuel baptisé The OpenStack Pulse 2014, le cabinet d'études américain 451 Research relève, à ce titre, le fort potentiel que représente la pile logicielle OpenStack pour les acteurs de l'industrie IT (développeurs, fournisseurs de services cloud, distributeurs, équipementiers, etc.). D'ailleurs, 451 Research estime que ce marché devrait générer 1,7 milliard de dollars en 2016 dont 73% de ces revenus seraient réalisés par les fournisseurs de services cloud public et privé. Le cabinet précise néanmoins que si les revenus d'OpenStack augmentent assez rapidement, leur progression reste en deçà des technologies propriétaires concurrentes commercialisées par des acteurs comme Amazon Web Services, Microsoft ou VMware.

Tous unis derrière OpenStack !

Parmi les points forts d'OpenStack, tous les sondés de cette étude mettent en avant sa flexibilité, sa modularité, son coût (excessivement compétitif comparé aux solutions VMware par exemple) et l'ouverture de sa plateforme. En effet, l'un des atouts principaux d'OpenStack est de ne pas enfermer les utilisateurs dans une solution propriétaire mono-fournisseur. L'interopérabilité est d'ailleurs la marque de fabrique d'OpenStack, à tel point que même des leaders comme VMware (avec, pour l'heure, une preview de vSphere qui sera disponible en version définitive en 2015) intègrent OpenStack dans leurs solutions. D'autres acteurs comme NetApp avec ses baies de stockage compatibles OpenStack ou HP et sa distribution Helion annoncée lors de HP Discover 2014, en juin dernier à Las Vegas, ont de grandes ambitions autour du framework. « OpenStack nous permet d'avoir une grammaire universelle d'accès et de s'affranchir ainsi de certaines contraintes. Nous disposons désormais d'une distribution OpenStack et d'une vraie stratégie autour de nos solutions Helion », indique d'ailleurs Jean-Marc Defaut, responsable de l'activité cloud chez HP France. La firme de Palo Alto parie aussi sur son important réseau de partenaires (fournisseurs de services, éditeurs, intégrateurs, etc.) pour une unification autour de ses solutions Helion et développe un catalogue d'applications. HP envisage d'ailleurs d'investir un milliard de dollars dans OpenStack dans les deux prochaines années.

La popularité d'OpenStack augmente car les compétences autour de cette technologie émergent sur le marché grâce aux formations qui se multiplient dans les écoles d'ingénieurs, les universités et dans les centres spécialisés et aux certifications de plus en plus nombreuses chez les partenaires/intégrateurs. Il faut dire que le déploiement d'OpenStack, pour certains de nos interlocuteurs, réclame une certaine expertise et une rigueur d'autant que des mises à jour sont proposées tous les 6 mois par la communauté. Pour Al Sadowski, auteur du rapport The OpenStack Pulse 2014 chez 451 Research, sans expertise, cette pile de logiciels Open Source reste encore complexe et difficile à déployer et à gérer.

Eucalyptus désormais dans le giron de HP

Eucalyptus, souvent considérée comme une plateforme alternative à OpenStack, vient de tomber dans l'escarcelle du géant HP. En effet, le groupe a racheté la start-up américaine pour un montant non dévoilé. « Ce rachat est important car Eucalyptus fonctionne dans un système compatible avec l'offre AWS d'Amazon, et chez HP, nous considérons Eucalyptus comme une approche complémentaire à OpenStack. Eucalyptus va clairement nous aider à combiner des ressources internes à des clouds publics », souligne Jean-Marc Defaut, responsable de l'activité cloud chez HP France. Il faut préciser que l'actuel CEO d'Eucalyptus, Marten Mickos, va rejoindre les équipes de HP au poste de senior vice-président et responsable de l'activité cloud. Il prendra donc en charge toutes les activités cloud, notamment les solutions HP Helion.

Article 2 sur 6

Suse et Red Hat, 2 acteurs Open Source fortement impliqués dans OpenStack

Par La RédactionPublié le 3 octobre 20143 min de lecture

« Dans l'ensemble de nos sollicitations Open Source, OpenStack est un mouvement de fond dont Red Hat est l'un des premiers contributeurs. De plus, OpenStack est un outil agnostique. Par conséquent, nous restons dans un monde ouvert fidèle à nos principes », constate Carine Braun-Heneault, directrice générale France de Red Hat. L'éditeur investit énormément sur OpenStack, déjà avec les contributions sur les différentes versions au sein de la communauté, ensuite avec sa suite Red Hat Enterprise Linux OpenStack Platform et plus récemment avec le rachat de l'intégrateur français eNovance.

« eNovance est un contributeur majeur d'OpenStack, le 4e ou le 5e. Il faut bien comprendre que cette acquisition ne remet pas en cause notre stratégie de ventes indirectes. Nous continuons à travailler avec nos partenaires mais nous allons leur apporter encore plus de compétences grâce au savoir-faire d'eNovance. Ce rachat nous permet clairement d'enrichir nos offres de services à leur encontre et de devenir l'un des plus gros centres d'expertises OpenStack dans le monde », tient à préciser Carine Braun-Heneault. A l'instar de Red Hat, Suse est un membre important de la fondation OpenStack. « Nous sommes dans l'oeil du cyclone OpenStack en tant qu'éditeur Open Source. Notre travail consiste à fournir un cycle de vie à l'offre comme nous le faisons pour Linux. Notre rôle est donc de la maintenir, de la rendre pérenne aux yeux des entreprises. Il ne suffit pas simplement de commercialiser une distribution comme nous le faisons avec Suse Cloud OpenStack, derrière, il faut disposer de toutes les briques de services pour construire un système homogène, une sorte de raffinerie de pétrole pour le cloud », détaille Julien Niedergang, ingénieur systèmes chez Suse France. D'abord, assurer la pérennité de l'offre OpenStack en entreprise Pour les deux spécialistes de l'Open Source, l'objectif est effectivement d'assurer la pérennité de la plate-forme dans le temps malgré le rythme des nouvelles versions. « Deux versions par an, je dirais que c'est le rythme standard de tout projet Open Source. Notre métier est de stabiliser le projet pendant une certaine période. Chez Red Hat, nous sommes sur des cycles de support à trois ans sans obliger nos clients à migrer. D'autres acteurs du marché proposent à leurs clients de migrer, car ils n'ont tout simplement pas la capacité à supporter cette pérennité », indique Hervé Lemaitre, business strategy chez Red Hat. A l'instar de Red Hat, Suse travaille en étroite collaboration avec des partenaires intégrateurs. « Nous comptons cinq à six partenaires importants en France autour d'OpenStack. Bien sûr, notre réseau, à terme, va vite s'agrandir, ce n'est d'ailleurs pas si compliqué de trouver des compétences, car la France est un pays très en avance dans l'Open Source en général. Les personnes compétentes autour de Linux comprennent assez vite la structure et la philosophie d'OpenStack », conclut Julien Niedergang. Sans nous communiquer de noms, les deux acteurs nous ont par ailleurs confirmé qu'ils comptabilisaient déjà de nombreux projets OpenStack à différents stades dont certains très avancés. A ce titre, l'OpenStack Summit de Paris, qui ouvre pour 5 jours à partir du 3 novembre prochain, sera sûrement l'occasion de découvrir les premiers retours d'expériences. 

Article 3 sur 6

Numergy et Cloudwatt : Les fréres ennemis d'OpenStack

Par La RédactionPublié le 3 octobre 20143 min de lecture

Cet été, Numergy et CloudWatt, nos deux acteurs du cloud financer par la Caisse des Dépôts, ont annoncé leurs offres respectives autour d'OpenStack. Concernant CloudWatt, il y a déjà deux ans, le patron de l'époque, Patrick Stark, annonçait clairement ses velléités pour une architecture ouverte autour du framework. Depuis, pas mal de rebondissements ont eu lieu, entre l'éviction de Patrick Stark remplacé par Didier Renard et les différentes rumeurs (déclenchement d'un audit par Bercy pour vérifier que le financement consenti par l'Etat via la Caisse des dépôts ait été correctement utilisé, sans oublier le rapprochement éventuel avec Numergy évoqué par un cadre d'Orange). Malgré tout, Cloudwatt dispose aujourd'hui d'une offre commerciale 100% OpenStack complète incluant le stockage (offre stockage lancée il y a 7 mois) et le réseau. Cette offre IaaS s'articule autour de plusieurs briques : serveurs cloud, services de réseau et de sécurité, gestion d'images ainsi que services de stockage bloc et objet. Elle est proposée à un prix très compétitif, la tarification débutant à 0,035 euro par heure pour la plus petite instance de serveur cloud, soit une tarification qui s'aligne sensiblement sur celle d'Amazon Web Services.

Créer un vrai pool de ressources extensibles

De son côté, Numergy a également travaillé, dès 2012, sur une feuille de route pour commercialiser des solutions ouvertes capables de rivaliser aux offres américaines comme Amazon Web Services ou Rackspace. « Notre objectif était d'être dans une vraie notion de self-service tel que le cloud doit être, ce n'est pas le cas avec une solution propriétaire, souvent très onéreuse. OpenStack est la seule plate-forme adaptée à la dimension des datacenters, une plate-forme capable d'aller chercher un pool de ressources incluant CPU, mémoire, réseau et stockage. On ne s'enferme pas dans une logique d'entreprise, au contraire, OpenStack nous permet d'obtenir plus de liberté, d'élasticité et d'évolutivité. Quitte à me répéter, notre volonté est clairement de satisfaire les besoins de nos clients en termes de ressources », indique Patrick Debus-Pesquet, directeur technique chez Numergy. La mise en oeuvre de la plateforme a duré plus d'un an, Numergy s'est d'ailleurs fait épaulé par Bull, son actionnaire qui dispose de solides compétences en Open Source, sans oublier HP, un partenaire technologique de longue date. Numergy a rencontré quelques difficultés qu'il a fallu surmonter. « OpenStack, c'est deux versions par an, il faut donc intégrer les nouveautés sans stopper les plates-formes pour assurer la continuité du service. D'autre part, le module le plus fragile d'OpenStack concerne la partie réseau, nous avons donc travaillé avec Nuage Networks, une filiale d'Alcatel Lucent pour la mise en place d'un SDN compatible OpenStack », reconnaît  Patrick Debus-Pesquet.

2 nouvelles offres commerciales 100% OpenStack chez Numergy

Aujourd'hui, deux types d'offres OpenStack sont disponibles au catalogue de Numergy pour les partenaires. La première nommée Numergy Cloud est une offre 100% multi-tenant permettant de bâtir un déploiement applicatif en 4 minutes. Bien sûr, cette offre se veut multi-hyperviseurs avec le support en natif de KVM, de VMware ESX et, à partir de janvier 2015, de Microsoft Hyper-V. A noter qu'en parallèle de cette offre OpenStack, la plate-forme cloud de Numergy existante sur base VMware est toujours commercialisée et n'a donc, pour l'heure, pas vocation à disparaître, selon Patrick Debus-Pesquet. Quant à la deuxième offre, elle donne la possibilité aux utilisateurs d'urbaniser son propre datacenter virtuel et d'opérer un service multi-tenant. Pour le directeur technique, cette dernière offre marque une véritable rupture technologique. Enfin, concernant le prix, précisons que la plus petite instance pour une VM (0,5 Go de RAM, 1 CPU à 2,2 GHz) débute, chez Numergy, à 0,0120€/heure.

Article 4 sur 6

Interview de Giles Sirett, fondateur de Shapeblue : « CloudStack est un produit unique, OpenStack une boite à outils »

Par La RédactionPublié le 3 octobre 20145 min de lecture

LMI : Peut-on dire que CloudStack cible prioritairement les clouds privés ?

Giles Sirett : Non, CloudStack est certes largement utilisé pour les clouds privés, mais il l'est tout autant par les opérateurs ou les fournisseurs de services pour gérer leurs clouds publics.  Historiquement, CloudStack était même abondamment exploité par ces opérateurs et ces fournisseurs de services. Les deux dernières années, la demande était forte pour bâtir des clouds publics et les technologies concurrentes équivalentes étaient encore immatures. Aujourd'hui, CloudStack cible à 50% les clouds privés et 50% les clouds publics.

Comment positionnez-vous CloudStack par rapport à OpenStack ?

La seule similarité entre CloudStack et OpenStack est qu'ils ont été tous deux conçus pour l'IaaS. C'est sur ce point que s'arrêtent les similitudes. CloudStack est une solution unique (arrivée indirectement dans la fondation Apache) qui est simple à installer et à paramétrer. De son côté, OpenStack est une boîte à outil ou un framework si vous préférez. Ceci explique pourquoi autant d'éditeurs sont intéressés par OpenStack, ils sentent qu'ils peuvent exploiter cette boîte à outils pour créer leur propre solution.

En tant que membre de la fondation Apache autour de CloudStack, comment fonctionne la fondation (diffusion, nombre de versions, nombre de contributeurs, etc.) ?

Déjà, pour clarifier les choses, CloudStack est un projet Apache. Le nom, le code, la documentation, les marques sont la propriété de la fondation (ASF pour Apache Software Foundation). A l'origine, tous ces éléments ont été fournis par Citrix, mais les choses ont évolué depuis. En termes de développement, nous avons des publications trimestrielles. Nous venons d'ailleurs de publier la version 4.4. Comme tous les projets Apache, le code est disponible en téléchargement. Pour information, en 10 mois, 18 000 téléchargements de nos packages ont été effectués. La gouvernance est très stricte au sein de la communauté. Aucun fournisseur ne peut prendre le contrôle d'un projet (les entreprises n'ont pas de statuts au sein de la fondation). Et ce modèle fonctionne, regardez au fil des années les projets à l'instar de Cassandra, Hapood, HTTPd, etc. A titre indicatif, aujourd'hui, la fondation compte 81 comités et 157 contributeurs au code de CloudStack (sur les 12 derniers mois), ce qui représente environ 2,5 millions de lignes de codes au total. De nombreux contributeurs individuels sur CloudStack viennent d'entreprises qui exploitent l'outil en interne. Ce sont des utilisateurs engagés qui travaillent chez Citrix, ShapeBlue, Apple, Oracle, Spotify, Sungard, TrendMicro, etc.

Souvent l'industrie reproche le manque de compatibilité entre CloudStack et OpenStack, est-ce un problème ?

Cela dépend de ce que vous sous-entendez quand vous parlez d'OpenStack. OpenStack est un ensemble de différents projets (qui rassemblés doivent parfaitement fonctionner). CloudStack, de son côté, est un produit unique. Ainsi, si vous prenez par exemple le projet Swift (stockage d'objet) dans OpenStack, CloudStack est compatible, mais il n'a pas besoin de supporter Neutron (gestion des réseaux à la demande) ou d'autres composants. A mon avis, le scope de CloudStack est plus claire, c'est une plateforme IaaS alors qu'OpenStack couvre une plus large palette de choses. Par exemple, CloudStack ne fait pas de stockage, il s'intègre donc avec n'importe quelle plateforme de stockage y compris celle de Swift dans OpenStack. L'objectif de CloudStack n'est pas de tout faire comme le fait OpenStack. Nous suivons simplement notre feuille de route.

De votre point de vue, quelle est la position de Citrix aujourd'hui par rapport à CloudStack et ses ambitions à venir ?

Je ne travaille pas pour Citrix, mais je vais vous donner mon point de vue personnel. Déjà, Citrix n'est pas un contributeur de la fondation, je vous rappelle que les contributeurs sont des individus qui effectivement peuvent, pour certains, travailler chez Citrix. Leur implication se fait donc à titre individuel. En termes de stratégie, Citrix continue la commercialisation de cloudPlatform basé sur Apache CloudStack. D'ailleurs, ses offres XenApp et Netscaler, deux excellentes technologies, fonctionnent parfaitement dans cet environnement cloud.

Certains (journalistes et autres analystes) pensent qu'il est nécessaire de repositionner CloudStack dans une nouvelle direction car la compétition avec OpenStack est perdue d'avance. Qu'en pensez-vous ? 

A l'heure actuelle, si quelqu'un souhaite construire un environnement IaaS, CloudStack est toujours la solution adéquate. Quitte à me répéter, il s'agit d'un produit et non d'une boîte à outils. Et il reste vraiment Open Source. Effectivement, il existe un battage médiatique important autour d'OpenStack, nous verrons... Comme par hasard, cette histoire autour d'un nouveau « repositionnement de CloudStack » s'est répandue suite au départ de trois cadres dirigeants chez Citrix. Ces cadres viennent à l'origine d'une autre société qu'a rachetée Citrix il y a trois ans (avec trois ans de clause d'earn-out* inclus). Une chose est sûre, nous assistons à une croissance de CloudStack, le nombre de téléchargement augmente, les contributeurs également. Je peux vous assurer que CloudStack est en bonne santé.

Vous avez fondé ShapeBlue, pouvez-vous me présenter votre entreprise? Quelle est votre relation avec Citrix et la fondation Apache ?

ShapeBlue est un intégrateur indépendant de la technologie CloudStack avec des bureaux en Angleterre, aux USA, en Inde, au Brésil et en Afrique du Sud. Nous concevons donc des environnements IaaS pour nos clients autour de CloudStack. Comme je vous le disais dans vos précédentes questions, aucune entreprise n'a de relations avec la fondation Apache, ShapeBlue n'échappe pas à la règle. Toutefois, à titre personnel, je suis membre de la fondation en tant que Project Management Committee. D'autre part, ShapeBlue est un partenaire de Citrix (Citrix cloud Advisor Partner) et nous travaillons, en tant qu'intégrateur, autour de leur plateforme cloud (cloudPlatform, cloudPortal Business Manager) et les appliances NetScaler. Bien sûr, nous travaillons également avec d'autres fournisseurs autour du cloud.

* il s'agit d'une clause contractuelle prévoyant un complément de prix payé après l'acquisition. Cette clause implique, entre autres, que le cédant va rester dans l'entreprise et y conserver certaines fonctions pendant un certain temps. Pour plus d'information.

Article 5 sur 6

Juno, la prochaine version d'OpenStack attendue en novembre

Par La RédactionPublié le 3 octobre 20142 min de lecture

En mai dernier, la communauté OpenStack dévoilait à Paris la neuvième version du framework baptisée Icehouse. Cette dernière succède donc à Havana et sera à son tour remplacée par la dixième mouture baptisée Juno le mois prochain. Concernant la version Icehouse, elle s'est enrichie de nombreuses améliorations relatives à des fonctions de bases de données (notamment du module Trove qui permet de déployer des services de bases de données au sein d'un environnement OpenStack), mais surtout à une meilleure optimisation dans les phases de test pour des développeurs. La version Juno qui sera dévoilée, quant à elle, à Paris en novembre au prochain Summit d'OpenStack, mettra toujours l'accent sur la stabilisation du framework (correction de bugs) et une meilleure intégration (plus d'automatisation et d'orchestration). D'autre part, Juno devrait s'enrichir de nouvelles fonctions réseaux sur Neutron pour monter en capacité sur les VM, d'un support complet de VMware, d'un renforcement sur le chiffrement des environnements (trop de VM circulent encore sans chiffrement aujourd'hui) ou encore d'un service de système de fichiers partagé (plan de contrôle de provisionnement) baptisé Manila porté par NetApp.

Qui sont les principaux contributeurs de Juno ?

Un projet déjà en incubation dans la version précédente pourrait directement être intégré à Juno, comme le projet Sahara (Data processing) qui permet de déployer des clusters Hadoop et traiter des gros volumes de données. Enfin, d'autres projets, toujours en incubation, ne seront pas encore intégrés à la version Juno par manque de stabilité. C'est par exemple le cas de TripleO (OpenStack on OpenStack), un service de déploiement de clouds OpenStack via des techniques d'automatisation et d'orchestration ou encore de Marconi, un service de middleware à la demande.

Concernant les contributions à cette version, HP est devenu le premier contributeur (participation de 20% attribuée par HP au nouveau code de Juno). Red Hat qui a été le principal contributeur d'OpenStack au cours des deux dernières versions du code devrait se contenter cette fois-ci d'une deuxième place, avec 17% des contributions. Mirantis suit à la 3ème place devant Rackspace qui reste également un contributeur important. Enfin, IBM, Cisco, VMware et NEC viennent compléter ce top 10.

Article 6 sur 6

Avec Tina OS, Outscale propose une alternative française à OpenStack

Par La RédactionPublié le 3 octobre 20143 min de lecture

Soutenu par Dassault Systèmes, Outscale est aussi, à l'instar de Numergy et de Cloudwatt, un acteur français du cloud public (offres IaaS). Le fournisseur de services cloud se distingue sur plusieurs points par rapport à ses concurrents. Son infrastructure repose uniquement sur des équipements serveurs et stockage d'origine Cisco UCS et NetApp (protocole NFS). De plus, Outscale exploite et contribue au développement de son propre logiciel d'orchestration et de gestion de clouds baptisé Tina OS. « Avant de concevoir cet outil de pilotage en interne par nos équipes de R&D, nous avons testé, en 2010, plusieurs solutions alternatives dont OpenStack. Avec toutes ses briques fonctionnelles, OpenStack est très complexe à mettre en oeuvre. Nous avons d'ailleurs fait l'expérience en interne avec nos équipes qui possèdent de réelles compétences autour d'OpenStack. Six mois d'ingénieurs sont nécessaires pour faire tourner OpenStack, cela coûte très cher, imaginez-vous donc dans un environnement de production, c'est un gros morceau... De mon point de vue, c'est un bon outil pour les clouds privés, mais il n'est pas forcément bien adapté pour faire du cloud public avec de gros volumes (100 000 à 1 000 000 de VM). De même, nous avons testé Eucalyptus, mais nous considérons que c'est un produit de laboratoire non scalable conçu par des développeurs, les fondations et la logique ne sont pas bonnes. Pour toutes ces raisons, nous avons abandonné Eucalyptus », indique Laurent Seror, président de Outscale. Laurent Seror tient d'ailleurs à préciser qu'OpenStack repose sur un consortium d'acteurs et s'interroge sur la présence de certains d'entre eux comme VMware. Il souligne aussi le rôle de l'API vers le cloud d'Amazon Web Services. « Notre offre Tina OS est compatible avec AWS EC2. Quand on sait que le marché de l'IaaS est fortement dominé par Amazon, une API compatible avec le géant américain, c'est la clef. Dans OpenStack, je considère que cette passerelle EC2 est pauvre. »

Une offre d'abord destinée aux clouds providers

Selon Outscale, Tina OS est donc une solution très intéressante pour de très grosses plateformes (à partir d'un demi-téraoctet de stockage et près de 40 machines physiques). « Nous avons le savoir-faire pour exécuter des millions de VM dans un cloud, c'est de la performance brute pour du calcul et du batch. Pour de l'IT, vSphere est effectivement la solution adaptée et si l'on veut faire du VDI, on s'oriente vers CloudStack... », recommande Laurent Seror.

Outscale commercialise d'ailleurs son offre Tina OS auprès d'autres opérateurs cloud mais impose l'infrastructure Cisco/NetApp. « Nous coopérons avec des intégrateurs, des développeurs dans un monde hybride Amazon et Outscale. Nous travaillons sur un modèle franchisé avec un certain nombre d'opérateurs étatiques dans d'autres pays. Notre offre est clairement dédiée pour les nouveaux clouds providers qui désirent avoir une solution clef en main », conclut Laurent Seror.