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L'hyperconvergence pour moderniser son système d'information
Lors de nos différents IT Tour, nous avons pu constater l’inquiétude grandissante des DSI face à la complexité de leur infrastructure qui ne cesse de croître. A leur décharge, il faut bien le reconnaître, l’empilement des technologies hétérogènes dans leur datacenter depuis plusieurs années a créé un système d’information difficile à maintenir mais surtout à faire évoluer pour répondre aux nouveaux usages d’aujourd’hui comme l’adoption rapide de services Cloud, la mise en production de nouvelles applications, la VDI (virtualisation du poste de travail) ou encore un accès plus simple à la mobilité. En parallèle, les DSI font aussi face à plusieurs problématiques dont la volumétrie des données qui explose. Selon le cabinet d’études IDC, pour l’année 2015, 134 000 serveurs ont été livrés pour alimenter des projets de Big Data, et ce, pour 764 Po de stockage. En 2019, cette volumétrie passerait à 20 Exaoctets.
Une organisation qui a peu évolué
Ajoutons à cela, une organisation au sein de DSI qui ne correspond plus aux nouveaux besoins. En effet, une équipe est souvent composée de spécialistes et d’administrateurs du SAN, du LAN, de la sécurité, etc. qui ne se comprennent pas toujours car les technologies sont complexes et souvent très propriétaires. Bref, tout le contraire d’une approche Devops. Résultat : ils ne sont pas en mesure de pouvoir créer et détruire à la demande, et en quelques minutes, des environnements de test par exemple. Certes, pour remédier à une partie de ces problématiques, les entreprises ont mis en œuvre des projets de virtualisation de serveurs afin d'améliorer l'agilité de leur SI. Effectivement, cette virtualisation a permis aux entreprises de consolider leur parc de serveurs avec à la clef un réel gain sur les achats de matériels et une réduction sur les espaces et la consommation d’énergie. Mais par manque d’outils d’automatisation, de gestion et d’orchestration, le nombre de machines virtuelles s’est multiplié anarchiquement avec les problèmes de gestion du stockage qui en découlent. Au final, la complexité s’est intensifiée et les coûts d’exploitation ont explosé.
Des appliances hyperconvergées pour résoudre les problématiques du SI
Face à ces défis, il était donc devenu nécessaire de simplifier l’administration de cette virtualisation. C’était, dans un premier temps, l’objectif de l’alliance VCE qui regroupait dans un châssis unique les solutions de VMware, Cisco et EMC. C’est à ce moment précis qu’est née l’approche de la convergence. Rapidement, les startups créées il y a moins de cinq ans comme Nutanix et Simplivity, considérées comme les vrais pionniers de ce marché de l’hyperconvergence dans les environnements virtualisés, ont emboité le pas en allant plus loin, à savoir de proposer, dans une appliance unique, des pools de ressources de calcul, de stockage et réseau, l’ensemble piloté depuis une seule console d’administration. Leurs avantages : de la simplification pour casser les silos, une intégration assez aisée dans l’existant (sous condition d’un bon audit d’urbanisation du SI), des compétences réduites, plus besoin de spécialistes du stockage par exemple, et des économies sur les coûts de maintenance (en divisant le nombre de fournisseurs). Quatre arguments qui ont fait mouche auprès des entreprises, très enthousiastes à adopter ce type de solutions. D’ailleurs, selon 451 Research, près de 86 % des entreprises américaines et européennes interrogées prévoient d’augmenter leurs dépenses dans les systèmes hyperconvergés pour cette année 2016. Aujourd’hui, ces deux startups ont été rejointes par une multitude d’autres start-ups et de fournisseurs historiques comme Scale Computing, Atlantis Computing, HP, Cisco, Dell et EMC/VMware (via VCE). Pour IDC, la croissance mondiale du marché de l’hyperconvergence a atteint les 116 % entre 2014 et 2015.