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Infrastructure & CloudGrand dossier4 articlesPublié le

L'hyperconvergence pour assurer souplesse et innovation

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

L'attrait des entreprises pour les solutions d'hyperconvergence ne fait aucun doute, celles-ci ont d'ailleurs immédiatement perçu les bénéfices qu'elles pouvaient en tirer : des coûts de maintenance réduits, de la simplification, des gains de performances et moins de compétences. Nous avons pu le constater avec les témoignages de la Communauté d'Agglomération Melun Val de Seine et de la CRT Services qui traite, entre autres, les titres restaurant.

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Article 1 sur 4

L'hyperconvergence pour moderniser son système d'information

Par La RédactionPublié le 8 mars 20163 min de lecture

Lors de nos différents IT Tour, nous avons pu constater l’inquiétude grandissante des DSI face à la complexité de leur infrastructure qui ne cesse de croître. A leur décharge, il faut bien le reconnaître, l’empilement des technologies hétérogènes dans leur datacenter depuis plusieurs années a créé un système d’information difficile à maintenir mais surtout à faire évoluer pour répondre aux nouveaux usages d’aujourd’hui comme l’adoption rapide de services Cloud, la mise en production de nouvelles applications, la VDI (virtualisation du poste de travail) ou encore un accès plus simple à la mobilité. En parallèle, les DSI font aussi face à plusieurs problématiques dont la volumétrie des données qui explose. Selon le cabinet d’études IDC, pour l’année 2015, 134 000 serveurs ont été livrés pour alimenter des projets de Big Data, et ce, pour 764 Po de stockage. En 2019, cette volumétrie passerait à 20 Exaoctets.

Une organisation qui a peu évolué

Ajoutons à cela, une organisation au sein de DSI qui ne correspond plus aux nouveaux besoins. En effet, une équipe est souvent composée de spécialistes et d’administrateurs du SAN, du LAN, de la sécurité, etc. qui ne se comprennent pas toujours car les technologies sont complexes et souvent très propriétaires. Bref, tout le contraire d’une approche Devops. Résultat : ils ne sont pas en mesure de pouvoir créer et détruire à la demande, et en quelques minutes, des environnements de test par exemple. Certes, pour remédier à une partie de ces problématiques, les entreprises ont mis en œuvre des projets de virtualisation de serveurs afin d'améliorer l'agilité de leur SI. Effectivement, cette virtualisation a permis aux entreprises de consolider leur parc de serveurs avec à la clef un réel gain sur les achats de matériels et une réduction sur les espaces et la consommation d’énergie. Mais par manque d’outils d’automatisation, de gestion et d’orchestration, le nombre de machines virtuelles s’est multiplié anarchiquement avec les problèmes de gestion du stockage qui en découlent. Au final, la complexité s’est intensifiée et les coûts d’exploitation ont explosé.

Des appliances hyperconvergées pour résoudre les problématiques du SI

Face à ces défis, il était donc devenu nécessaire de simplifier l’administration de cette virtualisation. C’était, dans un premier temps, l’objectif de l’alliance VCE qui regroupait dans un châssis unique les solutions de VMware, Cisco et EMC. C’est à ce moment précis qu’est née l’approche de la convergence. Rapidement, les startups créées il y a moins de cinq ans comme Nutanix et Simplivity, considérées comme les vrais pionniers de ce marché de l’hyperconvergence dans les environnements virtualisés, ont emboité le pas en allant plus loin, à savoir de proposer, dans une appliance unique, des pools de ressources de calcul, de stockage et réseau, l’ensemble piloté depuis une seule console d’administration. Leurs avantages : de la simplification pour casser les silos, une intégration assez aisée dans l’existant (sous condition d’un bon audit d’urbanisation du SI), des compétences réduites, plus besoin de spécialistes du stockage par exemple, et des économies sur les coûts de maintenance (en divisant le nombre de fournisseurs). Quatre arguments qui ont fait mouche auprès des entreprises, très enthousiastes à adopter ce type de solutions. D’ailleurs, selon 451 Research, près de 86 % des entreprises américaines et européennes interrogées prévoient d’augmenter leurs dépenses dans les systèmes hyperconvergés pour cette année 2016. Aujourd’hui, ces deux startups ont été rejointes par une multitude d’autres start-ups et de fournisseurs historiques comme Scale Computing, Atlantis Computing, HP, Cisco, Dell et EMC/VMware (via VCE). Pour IDC, la croissance mondiale du marché de l’hyperconvergence a atteint les 116 % entre 2014 et 2015.

Article 2 sur 4

Hyperconvergence : les forces en présence

Par La RédactionPublié le 8 mars 20164 min de lecture

Simplivity Omnicube, Nutanix NX, HP HC-250, VCE VxRail, Dell XC-Series, Atlantis Computing Hyperscale, etc., les solutions hyperconvergées se multiplient sur ce marché fortement convoité. Toutes ces offres se présentent sous la forme d’appliance (ou, pour les partenaires, sous la forme de logiciel à intégrer dans des serveurs dédiés) que l’on ajoute, suivant les besoins, comme des briques de Lego en toute simplicité et rapidement, souvent en moins de 30 minutes. Commençons par Nutanix considéré comme l’un des pionniers leaders de l’hyperconvergence. Selon Sylvain Siou, responsable systems engineering chez Nutanix, l’idée des ingénieurs (venus de chez Google) était de réaliser un système de stockage distribué pour la virtualisation. L’architecture Nutanix intègre donc les mêmes technologies de conception que le Google File System qui garantit à toutes les VM l’accès au stockage partout dans le cluster depuis n’importe quel nœud. Les ressources de stockage de chaque nœud sont virtualisées et convergent pour former un système de distribution de fichiers unique et donc un espace de stockage unique. Il n’est plus nécessaire de définir des volumes, des LUNs, des groupes RAID comme l’exigent les SAN.

La solution de Nutanix se présente donc comme un service de stockage positionné au-dessus de l’hyperviseur. A ce titre, Nutanix se veut agnostique avec le support des hyperviseurs de VMware, d’Hyper-V de Microsoft et d’Acropolis hypervisor (basé sur un KVM). Il faut savoir que dans la dernière version de sa plateforme (v 4.6), Nutanix projette, à l’instar du stockage, de rendre invisible la virtualisation. En effet, l’application autorise désormais des transferts de VM d’un hyperviseur à un autre en toute transparence. L’objectif de Nutanix est toujours de rendre plus d’indépendance aux entreprises vis à vis de leur infrastructure. Dell, de son côté, s’appuie entre autres sur Nutanix pour son offre XC-Series. Le constructeur se distingue surtout sur la partie matérielle avec ses appliances Dell XC-Series au format 1U ou 2U, lesquelles procurent la puissance de calcul (processeurs Intel Xeon) et l’espace de stockage (SSD et HDD) nécessaires aux entreprises qui souhaitent virtualiser leur datacenter sans utiliser de baie de stockage en réseau (SAN ou NAS) annexe. De plus, elles offrent les mêmes fonctions qu’une infrastructure de stockage classique (hiérarchisation, déduplication, réplication intersites, etc.) mais aussi de la disponibilité grâce à la solution Nutanix qui fonctionne sous forme de cluster.

Simplivity pour contrer Nutanix

Face à Nutanix, Simplivity joue d’abord la carte VMware avec son offre Omnicube (pour l’appliance) et Omnistack (pour le logiciel exploité par les serveurs Cisco UCS et les System x3650 de Lenovo) même si Jean-Baptiste Grandvallet, ingénieur solution chez Simplivity, assure qu’un support d’Hyper-V est en réflexion sans donner, pour l’heure, de date précise. Pour Simplivity, plusieurs points différenciant illustrent les avantages de l’Omnicube dont la partie opérationnelle avec une administration globale depuis vCenter et ses solides fonctions de la protection de la donnée, de sauvegarde et de déduplication. « La déduplication s’effectue très rapidement grâce à notre carte accélératrice intégrée qui permet de générer moins d’I/O et d’améliorer la latence », tient à préciser Jean-Baptiste Grandvallet. De ce fait, les entreprises utilisatrices apprécient effectivement la rapidité des mécanismes de restauration.

L’expérience de HP et le retour de VCE

Hewlett Packard Enterprise, quant à lui, supporte les environnements VMware et Hyper-V avec ses solutions Hyper Converged 250. Selon Christian Laporte, chef de produit chez HPE, ces appliances haute densité, basées sur les châssis Apollo 2000, renferment jusqu’à 12 cœurs et 24 disques (HDD SAS et/ou SSD). Elles répondent parfaitement aux charges de travail sensibles à la capacité, aux performances et à la latence. Précisons que HPE fournit le logiciel OneView InstantOn qui renferme de nombreuses fonctions avancées au niveau de l'adressage IP, du clustering de serveurs et de stockage, sans oublier le démarrage du système pour pourvoir démarrer très rapidement en moins de 15 minutes. Enfin, avec les services de Software Defined Storage de HP StoreVirtual entièrement intégrés à VMware et à Microsoft System Center et gérés via les stratégies VM, les entreprises utilisatrices améliorent sensiblement les performances, la résilience face à des situations critiques et la sécurité des données. Par exemple, les administrateurs peuvent provisionner des disques réels et créer sur ceux-ci des sauvegardes à moindre coût. D’autre part, avec HP StoreVirtual, ils bénéficient d’un certain nombre de technologies d’optimisation du stockage comme le Thin Provisionning et le Thin Deduplication. Concernant VCE, la joint-venture de EMC et de VMware a récemment annoncé, en février dernier, la gamme VCE VxRail. VCE n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il disposait déjà d’une offre d’hyperconvergence, la VxSpex Blue (sur base EVO:rail). A l’instar de ses concurrents, VCE promet bien sûr une gestion simplifiée, une évolutivité plus facile et un coût réduit avec ses solutions VxRail packagées et préconfigurées par rapport aux serveurs traditionnels et à une infrastructure de stockage classique. Enfin, la startup Atlantis Computing, implantée en France depuis un an, a fait le choix de VMware et de Citrix pour son offre logicielle USX et matérielle Hyperscale (un boîtier fourni par des partenaires comme Lenovo, HP, Cisco et Supermicro) 

Article 3 sur 4

La Communauté d'Agglomération Melun Val de Seine simplifie son infrastructure

Par La RédactionPublié le 8 mars 20163 min de lecture

« Grâce au déploiement de nos quatre Simplivity Omnicube, nous avons réduit nos coûts de maintenance. De plus, nous bénéficions d’une réelle simplification sur l’administration des VM et du stockage, puis nous n’avons plus besoin de faire appel à des experts du stockage comme c’était le cas auparavant », indique très satisfait Emmanuel Chadoutaud, responsable du pôle systèmes et sécurité au sein de la direction mutualisée des systèmes d’information pour la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine. En effet, pour faire face à sa croissance, la collectivité, qui administre désormais 14 communes (bientôt 16 d’ici à la fin de l’année), a choisi de faire évoluer son infrastructure surtout pour assurer une continuité de service de son SI. Il faut savoir qu’auparavant, la Communauté d’Agglomération disposait d’une infrastructure serveurs (physiques et virtualisés sous VMware) et de stockage (baies en iSCSI) qui assurait parfaitement le PRA mais pas la continuité d’activité. De surcroît, un support rigoureux sur le stockage était nécessaire.

De la simplicité dans l’administration

« Au départ, l’idée n’était pas de faire de l’hyperconvergence, nous souhaitions juste disposer d’un solide plan de continuité d’activité pour répondre à notre croissance, un critère que nous avions déjà avec certaines solutions standards du marché. Toutefois, après avoir testé l’offre de Simplivity, non seulement nous bénéficions de ce plan de continuité, mais nous avions aussi gagné sur bien d’autres services notamment la simplification de la gestion du stockage et de la virtualisation qui, plus est, avec des temps de réponses très faibles. vCenter est désormais notre unique interface pour tout administrer », explique Emmanuel Chadoutaud. Aujourd’hui, Il ne faut plus que 20 secondes à l’équipe IT pour redémarrer une VM, contre 2 ou 3 minutes auparavant. D’autre part, la déduplication proposée en natif dans les nœuds par Simplivity et sa facilité de prise en main ont également fait la différence. A ce titre, grâce à la déduplication, 24 To physiques suffisent pour un besoin réel de 50 To. Cette économie au niveau du disque dur laisse donc une marge de manœuvre intéressante au niveau de l’espace disque et permet d’envisager des évolutions sans investissement supplémentaire. D’une manière générale, la sauvegarde telle que la propose Simplivity a permis de rationaliser les cinq logiciels qui existaient auparavant. Autre bénéfice, la collectivité locale pointe la réduction de la consommation électrique (6210 W consommés avec l’ancienne solution de stockage contre 1500 W avec la solution Simplivity).

8 000 € d’économies par an

D’un point de vue financier, le service IT a clairement réalisé des bénéfices sur ses coûts de maintenance qui se limitent à VMware et à Simplivity, soit 8000 € d’économies par an. Fini les multiples coûts de maintenance liés au stockage, au matériel pour les hôtes ESX et à l’applicatif. Emmanuel Chadoutaud insiste aussi sur les compétences des équipes en interne chez Simplivity et leur disponibilité. A terme, la Communauté d’Agglomération anticipe également un projet de virtualisation de postes de travail (VDI) qui s’appuiera sur l’infrastructure Simplivity, reconnue pour ses hautes performances dans les environnements à forte densité de postes de travail, son évolutivité linéaire, ainsi que pour ses fonctions de sauvegarde et de récupération pour toute l'infrastructure VDI.

Article 4 sur 4

La CRT traite deux fois plus vite les titres restaurant

Par La RédactionPublié le 8 mars 20162 min de lecture

« Nous avons réduits nos coûts de maintenance d’un tiers depuis la mise en place de nos quatre appliances Nutanix et nous avons multiplié nos performances », relève Arlette Quillere, directrice des systèmes d’information de CRT Services, une association qui traite entre autres les titres restaurant des émetteurs adhérents (Le Chèque Déjeuner, Ticket Restaurent, Sodexo Pass France, etc.) pour un montant de 7,5 Mds d’euros. Il faut savoir que la CRT dispose de deux sites distants (primaire et secondaire) et le problème entre ces deux sites est qu’un complément de firmware de l’architecture Cloud (serveurs blades et baies de stockage dans un environnement VMware) bloquait la bascule automatique vers le site de secours. Comme tient à le préciser Arlette Quillere, ce composant qui ne pouvait plus évoluer a obligé la CRT à repenser son infrastructure. L’objectif était d’avoir cette bascule automatique mais aussi de simplifier l’architecture. De ce fait, le choix de Nutanix conseillé par l’intégrateur de l’entreprise paraissait la bonne solution puisqu’il limitait aussi le nombre d’intervenants. « L’approche de Nutanix, c’est la simplicité. Nous avons donc déployé quatre appliances Nutanix – un nœud par appliance- ce qui nous permis, dans un premier temps, d’augmenter notre résistance, de supprimer notre outil d'automatisation de plan de reprise informatique et donc de réaliser des économies sur la maintenance », résume Arlette Quillere.

Des économies sur les licences et des gains sur les traitements

Dans un second temps, la CRT réalise aussi des économies sur ses coûts de licences puisque l’entreprise exploite désormais le logiciel d’administration livré par Nutanix au détriment de son outil historique. De plus, la CRT réalise des gains de 50% sur le traitement des titres grâce aux performances des disques SSD et maitrise bien mieux la réplication grâce au mécanisme de Snapshot. D’autre part, la DSI apprécie aussi l’évolutivité de l’offre de Nutanix, il suffit d’ajouter de nouveaux boitiers dans l’existant pour faire face à un gain d’activité et, de ce fait, d’avoir un seul interlocuteur. En réflexion, la CRT regarde également de très près l’hyperviseur Acropolis supporté par l’offre de Nutanix et des mises à jour à venir dans la prochaine version pour corriger son manque d’outillage. Enfin, pour Arlette Quillere, le déploiement de cette nouvelle architecture a également eu pour impact de libérer certaines équipes de la DSI de la technique et de les réorienter vers les métiers à plus forte valeur ajoutée.