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Administrez vos infrastructures conteneurisées
D’ici à 2020, plus de 50 % des entreprises mondiales exploiteront des applications conteneurisées dans la production, contre moins de 20 % aujourd'hui. Gartner et d’autres cabinets comme Forrester insistent, à juste titre, sur les avantages des architectures orientées microservices comme les technologies de conteneurisation pour moderniser les infrastructures et, in fine, délivrer des applications et des services plus rapidement. Sur le terrain, l’adoption de ces technologies s’est fortement démocratisée depuis l’arrivée de Docker, ces technologies connaissent également un intérêt croissant grâce aux démarches DevOps initiées dans de nombreuses entreprises. Preuve en est : selon 451 Research, les revenus dédiés au marché des conteneurs s’affichaient à 762 millions de dollars en 2016 et devraient même dépasser les 2,5 milliards de dollars fin 2020, soit une croissance annuelle de 40 %. Si l’objectif affiché est clair, à savoir de diffuser de l’agilité dans la création des applications, l’écosystème actuel reste globalement immature pour faire fonctionner ces technologies en production, essentiellement dû à un manque de savoir-faire opérationnel. En effet, le rôle des équipes opérationnelles ou celles des développeurs est essentiel, les équipes se doivent d’assurer la sécurité, l'isolation des conteneurs dans les environnements de production tout en maintenant la continuité de service, les performances des applications et l'intégrité des différents environnements.
Plus d’outillage pour les opérationnels
Ces équipes opérationnelles ont donc besoin d’outillage de gestion à grande échelle pour ne pas répéter, il y a quelques années, les mêmes erreurs liées à la virtualisation dans l’administration et la gestion des machines virtuelles, sachant que le cycle de vie d’un conteneur est bien plus court que celui d’une machine virtuelle. Fort de ce constat, il est important d’avoir des outils capables d’orchestrer dynamiquement les conteneurs mais aussi des solutions permettant de monitorer et de superviser ces nouvelles infrastructures conteneurisées. En quelque sorte, tous ces outils représentent les « cerveaux » d'un système distribué, capables d’analyser le comportement des applications conteneurisées, de détecter les incidents et de les anticiper, d’équilibrer les charges de travail (workloads), de provisionner et de déprovisionner des composants en fonction des demandes, de dimensionner des clusters et de distribuer des applications, et ce, dans de multiples environnements. A l’heure actuelle, l’adoption de ces outils est encore timide. Selon une étude menée par cloud Foundry, seulement 25 % des entreprises utilisent, en 2017, des outils d’orchestration de conteneurs autogérés et 53 % des sociétés utilisatrices de conteneurs confient leur gestion à un service dédié comme AWS EC2, GCE (Google Container Engine) ou à des plateformes PaaS telles qu’IBM Bluemix, Microsoft Azure ou encore Red Hat OpenShift Container Platform.