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L'heure de la sauvegarde dans le cloud a sonné
A l’heure où le RGPD est officiellement entré en vigueur, une gouvernance de la gestion des données, sans être obligatoire, est fortement recommandée dans les entreprises. Et ce pilotage des données ne fera en aucun cas l’impasse sur leur sauvegarde. « Aujourd’hui, 90 % des consommateurs prévoient d’utiliser leur droit par rapport au RGPD, il est donc primordial pour l’entreprise de pouvoir supprimer rapidement des données mais comment le faire sur une bande par exemple ? », souligne Daniel De Prezzo, directeur technique de Veritas Technologies pour l’Europe du sud et l’Israël. La bande, un support encore très largement utilisé dans les entreprises pour la sauvegarde des données, est effectivement rassurante car les données sont souvent à proximité, mais être capable d’identifier très précisément les données pour un administrateur est une autre histoire…
Dans ce contexte, les équipes IT sont plus enclines à envisager l’externalisation de leur sauvegarde (Backup as a Service ou BaaS), d’autant qu’elles-mêmes sont de plus en plus sollicitées par d’autres projets. « Les décideurs IT recherchent de la simplicité, ils ne veulent plus gérer les infrastructures du stockage et de la sauvegarde », confirme Olivier Morel, co-fondateur et CEO de l’intégrateur Asema.
Du BaaS, mais uniquement via des partenaires
Sur le terrain, moins de 20 % des entreprises auraient franchi le pas du BaaS. « Le premier pas de l’externalisation pour les entreprises commence souvent par une réplique de la sauvegarde locale dans le Cloud », admet Rodolphe Barnault, directeur Europe du sud chez Cohesity, la startup américaine qui, avec Rubrik, s’impose comme les nouveaux challengers (voir Partie 2) des historiques du secteur comme Dell EMC (DataDomain), Commvault, Veeam ou encore Veritas.
En 2020, le cabinet IDC estime que 60 % des workloads de backup sont externalisés. La tendance est bien là, Veritas Technologies, Veeam, Cohesity, etc., tous ces fournisseurs de solutions de backup proposent, via des partenaires intégrateurs ou hébergeurs, des offres en Backup as a Service. « Nous avons signé avec Asema, notre premier partenaire de services managés en France », dévoile Rodolphe Barnault. Idem pour Veritas Technologies qui indique que certains de ses intégrateurs comme SCC ou Antemeta intègrent une offre de Backup as a Service dans leur datacenter. Rubrik travaille également avec des partenaires pour proposer du BaaS. « Certains comme S-Cube ou Odroa proposent une offre BaaS hébergée chez eux, d’autres préfèrent adhérer à notre programme MSP (ndlr : approche du pay as you go auprès des fournisseurs de services Cloud) », explique de son côté, Lionel Méoni, responsable technique de Rubrik France.
Demande croissante pour aller sur le cloud public
Quant à Commvault, une quinzaine de partenaires propose d’ores et déjà des offres de Backup as a Service selon Philippe Décherat, directeur technique de Commvault : « Notre offre est nativement multi-tenant donc prête pour le mode as a service. Bien sûr, nous sommes d’abord éditeur, et de ce fait, nous nous appuyons sur un réseau d’intégrateurs certifiés qui nous choisissent pour la robustesse de notre offre mais aussi pour les marges générées. Sur le terrain, nous constatons effectivement que la demande de Backup as a Service est de plus en plus importante, surtout intégrée dans des offres plus globales dont la sauvegarde fait partie. »
En outre, selon nos interlocuteurs, la demande est aussi de plus en plus forte pour faire du backup directement dans Azure ou dans AWS. « Notre offre Cloud Edition, disponible dans toutes les marketplaces, Amazon S3, Amazon Glacier, Microsoft Azure, est par exemple capable de transformer à la volée des clients VMware et les envoyer vers le Cloud public », conclut Rodolphe Barnault de Cohesity.