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Infrastructure & CloudGrand dossier8 articlesPublié le

Communications unifiées : en route vers le cloud

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Si les traditionnels PABX sont encore très présents dans les entreprises de type PME-PMI leurs jours sont désormais comptés. En effet, la fin du RTC...

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Article 1 sur 8

Un marché disputé par les éditeurs, équipementiers et opérateurs

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20183 min de lecture

Pour les fournisseurs, les communications unifiées et leurs services associés (agenda et gestion des contacts, messagerie, transfert sécurisé de documents, localisation d'un collègue - sur place ou en déplacement - pour prévoir un meeting, initier une communication vocale ou visioconférence...) représentent un juteux business à conquérir. Trois écoles s’affrontent : les opérateurs qui mettent surtout en avant leur expertise dans les télécommunications en général et leur maîtrise du réseau, les équipementiers dont les historiques Alcatel-Lucent et Mitel (suite au rachat d’Aastra en 2013) qui misent sur leur base très importante de PABX installés, sans oublier les éditeurs et les pure-players comme 3CX, Centile, Starface, Microsoft ou 8x8 qui proposent des solutions entièrement dématérialisées. L’américain 8x8 vient par exemple de fusionner, en une seule et unique solution appelée X Series, ses offres Virtual Office Editions, une solution UCaaS (présence, messagerie, vidéo, partage, etc.) qui se déploie sur n’importe quel terminal depuis une interface unique et Virtual Contact Center, un outil de centre de contact omnicanal.

En outre, pour Laurent Camus, senior product marketing manager (PMM), intelligent communications & analytics chez Microsoft, les systèmes traditionnels ne répondent plus aux enjeux de la mobilité : « Avec notre plateforme collaborative Teams (ndlr : basée sur Skype Entreprise), nous mettons à la disposition des utilisateurs un espace de travail complet incluant le partage de documents, les communications, la mobilité… Notre volonté est bien d’intégrer la communication et la collaboration dans des offres globales comme Microsoft 365 ou Office 365. En termes d’intégration, une approche software intégrée à une suite bureautique est plus facile à appréhender ». Le porte-parole de Microsoft insiste également sur l’innovation autour de l’intelligence artificielle avec la traduction simultanée en temps réel bientôt portée dans Teams. De son côté, Bertrand Pourcelot, président directeur général de Centile (récemment racheté par l’allemand Swyx), met en avant l’agilité des logiciels : « Les cycles de développement ne sont pas les mêmes, les solutions logicielles sont basées sur des standards ouverts comme le protocole SIP. C’est le cas de notre plateforme multitenante de communication et de collaboration Istra. Elle a été conçue pour être hébergée ; ainsi, quand nous effectuons une mise à jour, tous nos utilisateurs en bénéficient, ce qui n’est pas forcément le cas pour un système traditionnel provenant d’un équipementier, souvent propriétaire ». Les protocoles ouverts, c’est aussi le cheval de bataille de plusieurs acteurs comme 3CX, Avencall ou Wildix qui misent aussi sur le Web RTC permettant de communiquer depuis n’importe quel terminal (smartphone ou PC) via une simple interface Web.

Le cloud, aussi un choix des équipementiers et des opérateurs

Bien sûr, cette agilité, les équipementiers la revendique également aujourd’hui comme Alcatel-Lucent avec son offre Rainbow, une plateforme de collaboration en mode cloud qui offre, entre autres, des fonctions de messagerie instantanée et de gestion de présence, la communication voix et vidéo ainsi que le partage d’écran et de fichiers. A ce titre, Rainbow s’intègre facilement aux applications métiers comme les systèmes de gestion hôtelière (PMS, Property Management Systems), et ce, via des API. Même chose chez Mitel qui séduit tout type d’entreprise avec ses offres MiCloud. Mitel a d’ailleurs récemment nommé Rami Houbby à la tête de son équipe de ventes cloud pour accélérer sa croissance dans ce domaine. Quant aux opérateurs historiques, ils revendiquent déjà la maîtrise du réseau, un réel point différenciant par rapport à leurs concurrents et proposent aussi des solutions de communications unifiées comme en témoigne Bouygues Telecom qui s’est associé avec Broadsoft (propriété de Cisco). De même, pour des opérateurs alternatifs et agrégateurs de services comme Sewan ou OpenIP, leur stratégie est de fournir, via une interface dédiée, une multitude de services de téléphonie, de communication, de collaboration, mais aussi des liens d’accès, des forfaits, etc. L’entreprise souscrit à ces offres généralement dans le cloud selon ses besoins et paient ce qu’elles consomment.

Article 2 sur 8

La fin du RTC vient booster les communications unifiées

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20184 min de lecture

L’Arcep, l’autorité des télécoms en France, estime à 10 millions les utilisateurs qui exploiteraient encore des dispositifs en RTC (Réseau téléphonique commuté). Dans les entreprises, des centaines de milliers d’équipements (alarmes, PABX, appareils de télé relève, fax, etc.) fonctionnent toujours en RTC. Bientôt tous ces systèmes seront obsolètes ; en effet, Orange a annoncé la fin progressive du RTC jusqu’en 2023. Mais dès ce mois de novembre, l’opérateur ne commercialisera plus de nouvelles lignes RTC. D’ailleurs Orange va proposer, dès le 15 novembre, pour ses abonnées des offres de téléphonie fixe en IP. Ainsi, les particuliers et les entreprises qui souhaitant souscrire à une offre de téléphonie fixe (sans Internet) recevront par l’opérateur un boîtier à installer simplement. « La fin du RTC deviendra concrète et s’accélèrera dans un an avec l’arrêt de commercialisation des lignes Numéris encore très présentes dans toutes les entreprises », ajoute Laurent Silvestri, président d’OpenIP et nouveau président du club CDRT (Club des dirigeants réseaux et télécoms).

Dans ces conditions, les organisations, encore adeptes du RTC, n’auront pas d’autres choix que de migrer leurs équipements vers l’IP. « Avec la récente annonce d’Orange d’arrêter la commercialisation des lignes RTC, nous sommes actuellement à l’aube d’une migration globale vers l’IP », confirme Kristel Aszody, responsable marketing France de 3CX, l’éditeur de la solution éponyme de communications unifiées. Pour 3CX, cette occasion représente une réelle opportunité pour déployer des solutions de communications unifiées qu’elles soient en local ou dans le Cloud. « La fin du RTC représente une véritable opportunité de mettre en avant des nouveaux services de communication et de collaboration avec plus de fonctionnalités », reconnaît de son côté David Brette, le co-fondateur et dirigeant de Sewan.

Forte croissance en vue pour les UCaaS

Le cabinet d’études IDC prédit d’ailleurs une croissance annuelle des communications unifiées de 6,5 % d’ici à 2020. En outre, d’après l’enquête Global UCC Industry Outlook réalisée en 2018 par le consultant Frost & Sullivan, la base mondiale d'utilisateurs de communications unifiées en tant que service (UCaaS) affiche l’une des croissances les plus rapides. En effet, cette base a dépassé les 43 millions d'utilisateurs et son taux de croissance annuel composé (CAGR) devrait atteindre les 23 % entre 2016 et 2023. Qu’elles soient dans le Cloud ou en local, les communications unifiées simplifient les usages et permettent aux utilisateurs d’accéder en haute disponibilité à des outils innovants – que n’autorisent pas les systèmes en place depuis des années – pour communiquer avec des groupes en visioconférence, pour partager des informations, pour faire converger les communications vers des terminaux mobiles ou encore pour coordonner le travail des projets collectifs.

Les communications unifiées facilitent aussi la connexion au réseau de l’entreprise même depuis l’extérieur, autorisent les utilisateurs de s’affranchir du téléphone fixe et s’intègrent massivement aux applications de messagerie et métiers (Gmail, Outlook, Salesforce, office 365, etc.). Enfin, des services à la carte peuvent être plus rapidement proposés (approvisionnement de services, intégration de fonctionnalités sur mesure, tarification à l’usage, etc.) depuis un portail Cloud fortement automatisé comme c’est le cas de l’opérateur Sewan qui mise sur son interface Sophia. « Sophia est notre valeur ajoutée, elle permet aux entreprises d’accéder en toute simplicité à tous nos services y compris les communications unifiées », conclut David Brette.

La fibre, le 2e grand booster des communications unifiées

D’ici à cinq ans, tout l’hexagone devrait être éligible à la fibre, c’est du moins la promesse gouvernementale. Sur le terrain, nous en sommes encore loin, de nombreux territoires, surtout ruraux, bénéficient de débits ADSL ne dépassant pas les 2 Mbit/s. Toutefois, les derniers chiffres de l’Arcep sont plutôt encourageants. Ainsi, au cours du deuxième trimestre 2018, le nombre d’abonnements au très haut débit a progressé de 370 000 pour atteindre 7,9 millions, soit 1,7 million d’abonnés supplémentaires en un an ; et cette croissance provient à près de 90 % de l’usage de la fibre optique de bout en bout. Rappelons que la fibre autorise des débits inédits (débits entre 30 Mbit/s et 1 Gbit/s) qui sont largement supérieurs que ceux de la technologie ADSL ou SDSL associée au réseau cuivré. Selon nos interlocuteurs, les demandes de liens ADSL de la part des entreprises se raréfient au profit de la fibre. Il faut dire que la fibre est l’un des principaux boosters pour absorber les charges de travail en ligne des entreprises dont les communications unifiées.

« La fibre est effectivement un accélérateur, les entreprises hébergeant de plus en plus leurs communications », confirme Céline Lazard, responsable marketing produits sur les offres fixes de Bouygues Telecom. En effet, les opérateurs historiques – dont Orange qui domine ce marché de la fibre entreprise et en FTTH, sans oublier les RIP (Réseau d’initiative public) comme Covage ou Axione au niveau local – ont d’ailleurs pris des engagements pour accélérer les déploiements avec de lourds investissements à la clé. Précisons que pour plus d’équité et sous pression des opérateurs alternatifs, l’Arcep a obligé Orange à ouvrir davantage son réseau fibre FTTH. Ainsi, les opérateurs alternatifs nationaux, à l’instar de Nerim, Sewan ou Serveurcom peuvent commercialiser des offres en FTTH suite à l’accord signé il y a un an et demi entre Orange et Kosc Telecom, ce dernier devenant l’un des plus importants fournisseurs de lignes fibre FTTH activées en gros.

Article 3 sur 8

Communications unifiées : un poste téléphonique en sursis ?

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20183 min de lecture

« Sur le long terme, la disparition du poste téléphonique est une réalité surtout pour les jeunes générations. Chez Hub One, nous constatons par exemple que la population dans les centres d’appels préfère de plus en plus communiquer depuis un softphone intégré dans leur poste de travail avec un casque que d’exploiter un poste téléphonique », souligne Nicolas Marchal, business development manager chez HubOne. Cette phrase résume parfaitement la situation actuelle des entreprises sur l’usage des traditionnels postes téléphoniques. Ne généralisons pas mais ce sont surtout les jeunes générations très connectées qui désapprouvent l’usage des téléphones fixes dans les entreprises contrairement à la génération des 45-60 ans. Et ce n’est pas les fabricants de téléphones fixes et DECT comme Polycom (racheté par Plantronics en mars 2018), Snom, Alcatel Phones, Wildix ou Gigaset Pro qui contrediront cette population sénior. Il faut dire que ces fournisseurs font même preuve d’imagination dans la conception de leurs modèles. Citons l’exemple de Wildix rencontré sur le denier salon IT Partners 2018 en mars dernier. Gilles Guiral, le directeur général de Wildix France, et son équipe présentaient la gamme de postes IP Vision fonctionnant sous Android et basée sur la technologie WebRTC. La navigation s’effectue d’ailleurs depuis un large écran tactile de 7 pouces.

Avec un tel équipement, les utilisateurs peuvent aisément recevoir des appels vidéo provenant d’un PC, d’un interphone, d’un smartphone ou d’un autre appareil Vision. Autre exemple, celui de Gigaset Pro avec son Maxwell 10S qui fonctionne, lui aussi, sous Android. Le Maxwell 10S a d’abord été conçu pour mener des visioconférences directement depuis le poste de travail mais aussi pour effectuer des fonctions quotidiennes comme le renvoi d’appel. Techniquement, il ne manque pas d’arguments avec un écran tactile HD 10.1 pouces, une caméra HD, une qualité audio en HD, sans oublier ses 3 haut-parleurs dont un caisson de basse. De même, plus besoin d’un appareil supplémentaire pour effectuer des conférences téléphoniques. Il suffit simplement d’effectuer un « glisser-déposer » sur l’écran tactile afin d’ajouter à une conférence ou mettre en liste d’attente des personnes.

Le smartphone, le centre des communications unifiées

Bien sûr, toutes ces innovations ne doivent pas nous faire oublier que le smartphone reste le terminal de choix de la majorité des utilisateurs concernant les communications unifiées. Aujourd’hui, les fournisseurs portent leurs applications sur les smartphones, c’est notamment le cas de Centile Telecom Applications qui lance son application mobile Mobis connectée à sa plateforme Cloud Istra, de Metaswitch avec Accession Communicator for Mobile (Android et iOS) ou d’Alcatel-Lucent avec Rainbow et ses fonctions accessibles depuis n’importe quel terminal fixe ou mobile. Le smartphone autorise les utilisateurs à accéder en tous lieux à l’ensemble des fonctionnalités que l’on peut retrouver depuis son poste de travail. Comme la visioconférence qui permet aux collaborateurs ou aux dirigeants d’animer et de prendre part aux réunions virtuelles partout où ils se trouvent, mais aussi les services de présence et de messagerie instantanée pouvant être connectés dans le Cloud ou sur un serveur, de voix et de vidéo sur WiFi, d’accès à l’annuaire d’entreprise ou encore aux messages vocaux.

Article 4 sur 8

HubOne porte les communications du groupe ELS dans le cloud

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20183 min de lecture

Le groupe ELS (Editions Lefebvre Sarrut), spécialisé dans la formation et l’édition juridique, est né en 1999 de la fusion entre les Editions Législatives et les Editions Francis Lefebvre. Depuis, le groupe s’est développé par croissance organique et par croissance externe en France et dans le reste de l’Europe (2 200 employés), de ce fait, il a hérité d’un système de téléphonie très hétérogène. « Cette hétérogénéité entrainait un certain nombre de désagréments comme l’impossibilité de communiquer correctement en interne, des coupures intempestives dans leurs centres d’appels, n’oublions pas que le téléphone est aussi leur outil de production, sans oublier la gestion complexe de plusieurs solutions et donc autant de prestataires à gérer », résume Nicolas Marchal, business development manager chez HubOne. Suite à une consultation, HubOne a donc répondu à l’offre en expliquant sa vision de la téléphonie et des communications dans le cloud. Séduit, le groupe ELS a donc choisi l’intégrateur pour deux raisons : il bénéficiait d’un interlocuteur unique et d’une solution de communication globale capable de s’intégrer avec leur CRM.

Une solution flexible et ouverte

Une fois le projet validé et les études terminées, HubOne a déployé plusieurs solutions : téléphonie, centre d’appels-SVI, collaboration et visioconférence. Pour la téléphonie et la collaboration, le choix de la solution s’est porté sur un IPBX d’origine Mitel hébergé dans les datacenters de HubOne et accessible en mode Cloud par des liens MPLS. Concernant la visioconférence, l’intégrateur a installé LifeSize, une application cloud très répandue hébergée directement chez l’éditeur. « LifeSize est aussi un partenaire de Mitel, ce qui facilite son intégration dans l’offre IPBX », note Nicolas Marchal. Enfin, pour la partie centre d’appels-SVI, un gros enjeu pour le groupe ELS, HubOne s’est tourné vers un spécialiste du secteur Consistent, là aussi une application Cloud hébergée chez l’éditeur, cette dernière s’interfaçant aisément avec leur CRM E-Deal. « Nous avons organisé des workshops dans chacun des centres d’appels pour définir les besoins et nous avons formé les utilisateurs pendant une journée », précise Nicolas Marchal.

De son côté, le groupe ELS apprécie cette solution globale pour sa disponibilité assurée par des niveaux de SLA garantis mais aussi pour sa flexibilité ; en effet, il conserve une certaine autonomie. Par exemple, si ELS souhaite ajouter ou supprimer un poste, les équipes peuvent intervenir elles-mêmes en provisionnant leurs besoins depuis une interface Web. Ajoutons à cela que ce nouveau système est compatible avec Teams (Skype for Business) pour Office 365. Enfin, les 1800 postes téléphoniques existants ont été changés pour des équipements Mitel. HubOne n’a pas rencontré de difficultés particulières dans la réalisation de ce projet si ce n’est la gestion de certains accès. « Effectivement, en choisissant la meilleure éligibilité, nous travaillons, de ce fait, avec plusieurs opérateurs, certaines activations prennent donc du temps d’autant plus que pour chaque site bénéficie d’un lien principal en fibre et d’un lien de backup en SDSL », conclut Nicolas Marchal.

Article 5 sur 8

Les expérimentations se poursuivent en 5G

Par La RédactionPublié le 5 novembre 20182 min de lecture

Pour soutenir la montée en charge des applications mobiles dont les communications unifiées et la vidéo, les opérateurs historiques en tête (SFR, Bouygues Telecom et Orange) en partenariat avec des équipementiers (Ericsson, Huawei, Alcatel-Lucent, Nokia Networks, Samsung ou encore Qualcomm) multiplient les expérimentations autour du réseau cellulaire 5G. A ce titre, l’Arcep attribue aux opérateurs plusieurs fréquences dans la bande des 3,5/3,8 GHz afin de faciliter ces tests. Prenons l’exemple de Bouygues Telecom qui a mené au printemps dernier une série de tests en 5G (voitures miniatures commandées à distance, prise en main à distance d’un professionnel de santé et diffusion de 10 flux vidéo simultanés en 4K) dans la ville de Bordeaux dans des conditions idéales. Les premiers résultats sont certes impressionnants avec des débits largement supérieurs à la 4G et une latence très faible, mais pour arriver à ces résultats, Bouygues Télécom en partenariat avec Huawei a déployé les grands moyens avec deux antennes 5G en 3,5 GHz positionnées à quelques centaines de mètres pour la première et à une quinzaine de kilomètres pour la seconde sur le toit de son centre d'exploitation à Mérignac. Le cœur de réseau a également été taillé pour répondre de manière optimale à ces tests. Après Marseille, Orange, de son côté, va mettre en place, dès 2019 dans le quartier Opéra à Paris, un environnement de démonstrations 5G en situation de mobilité. De même, l’attribution de fréquences 5G à Orange sur le site de Linas-Montlhéry va permettre de mener des tests de véhicules connectés. Enfin, SFR s’est vu dernièrement attribuer des fréquences à Nantes et Toulouse par l’Arcep pour mener des tests en 2019 après avoir annoncé une connexion record en France à 1,6 Gbit/s dans ses laboratoires de Vélizy. A en croire les trois opérateurs, le déploiement commercial est bien prévu en 2020. L’Arcep devrait d'ailleurs attribuer les licences des fréquences définitives 5G aux opérateurs d'ici à la fin de l’année 2019, voire début 2020. Les fabricants de téléphones n’attendent même pas l’ouverture de services puisque certains devraient commercialiser des smartphones 5G en France dès 2019 à l’image de Huawei, Sony ou encore Xiaomi.

Pour construire cet écosystème autour de la 5G, les opérateurs s’entourent donc de nombreux partenaires. Dès cet automne, Orange propose de tester des produits et des services dans un laboratoire 5G sur son site Orange Gardens. Enfin, Bouygues Telecom va créer l’incubateur SmartX pour accueillir des compétences autour de la 5G incluant les autres entités du groupe Bouygues (construction, immobilier, médias) mais aussi des start-ups et des partenaires

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La maîtrise du réseau : un atout différenciant

Proposé par Bouygues Telecom EntreprisesPublié le 5 novembre 20184 min de lecture

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Dans un marché des communications d’entreprises fortement concurrentiel, la maîtrise des réseaux fixes et mobiles est un argument décisif des opérateurs dans les choix de leurs clients. C’est le cas de Bouygues Telecom Entreprises qui propose aussi des solutions de convergence entre ces réseaux.

« En tant qu’opérateur, nous sommes garants de la qualité et de la sécurité de toutes les données qui circulent sur nos réseaux fixes et mobiles », affirme Céline Lazard, directrice marketing offres fixes chez Bouygues Telecom Entreprises. En effet, un opérateur comme Bouygues Telecom Entreprises marque sur ce terrain clairement sa différence en maîtrisant de bout en bout les réseaux fixes et mobiles. Ce contrôle permet non seulement d’assurer aux entreprises clientes une haute disponibilité des services et des accès pour une utilisation optimale des outils de collaboration par exemple, mais aussi de disposer d’un interlocuteur unique. « Nous déployons nos réseaux et nos solutions, nous sommes donc le seul responsable de nos services et accompagnons nos clients sur l’ensemble de la chaîne. C’est une attente très forte de la part de nos clients d’avoir ce guichet unique de bout en bout », tient à rappeler Céline Lazard.

En outre, cette maîtrise des réseaux facilite également la convergence fixe et mobile. Par exemple, certaines entreprises situées dans des zones peu denses et parfois mal desservies par l’ADSL peuvent installer un routeur 4G proposé par Bouygues Telecom pour bénéficier, malgré tout, d’un accès en haut débit. Dans ce cas précis, c’est le réseau cellulaire qui vient en aide aux besoins de raccordement fixe.

La convergence n’est pas que technique, elle est aussi fonctionnelle en bénéficiant d’un numéro unique accessible depuis n’importe quel poste. Ainsi, même loin du bureau, un collaborateur peut répondre depuis son portable aux appels reçus sur son téléphone fixe ou vice et versa. A ce titre, Bouygues Telecom Entreprises commercialise un poste fixe équipé d’une carte SIM (poste Fixe GSM Huaweï) capable d’afficher un numéro fixe lorsqu’il passe un appel. Tout est transparent pour l’utilisateur, il ne se rend pas compte que le poste téléphonique en question exploite le réseau mobile.

Enfin, la convergence est économique puisque l’abonné bénéficie d’une facturation unique pour l’ensemble des prestations télécoms.

Cette maîtrise des liens réseaux est essentielle aujourd’hui car les modes de travail changent : au bureau, au domicile, en télétravail, en déplacement, l’utilisateur doit avoir accès à ses données de n’importe où et de n’importe quel terminal sans avoir à se soucier de ses lignes. Aujourd’hui, Bouygues Telecom couvre 99 % de la population française avec son réseau mobile (4G) en attendant les premières applications et services 5G (voir encadré). Il faut dire que l’opérateur a déjà investi plus d’un milliard d’euros en 2017 et continue à investir dans ses réseaux, dont la fibre pour laquelle l’opérateur propose ses propres accès, ceux de ses partenaires RIP (Réseaux d’initiative publique), en complément de ceux d’autres opérateurs pour afficher une couverture de 90 % des entreprises de l’hexagone. « Au-delà de l’éligibilité géographique à la fibre, notre mission est aussi de proposer un accès fibre aux entreprises à un tarif compétitif », indique Céline Lazard. La fibre est, là encore, une nécessité pour les entreprises car les débits (descendants et ascendants) qu’elle procure permettent d’absorber la forte montée en charge des nouveaux usages Cloud dont les communications unifiées.

La 5G, d'abord des usages BtoB

Certains usages professionnels comme ceux liés à la télémédecine ou à la diffusion de multiples flux vidéo simultanés réclament un débit important et une très faible latence, la technologie 5G est une réponse à ces besoins comme l’est aussi la fibre. Pour Céline Lazard, directrice marketing offres fixes chez Bouygues Telecom Entreprises, la 5G, avec ses débits 10 fois plus élevés que la 4G, va révolutionner les usages BtoB, dont nous n’entrevoyons aujourd’hui qu’une partie des applications. Le champ des possibles est immense ! Ce n’est certes pas pour demain mais la démocratisation se poursuit. A ce titre, Bouygues Telecom a mené au printemps dernier une série de tests en 5G dans la ville de Bordeaux. Les premiers résultats ont été concluants notamment pour avoir réussi une diffusion simultanée de 12 flux vidéo en 4K et une prise en main à distance d’un professionnel de santé pour un acte de médecine.

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Franchissez le pas de la téléphonie dans le Cloud !

Proposé par Bouygues Telecom EntreprisesPublié le 5 novembre 20183 min de lecture

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Avec l’arrêt progressif des technologies vieillissantes RTC et RNIS, les entreprises devront moderniser leur système de téléphonie. Le choix d’un service hébergé dans le Cloud apparaît comme la solution la plus avantageuse. Les entreprises gagneront en fonctionnalité, en flexibilité, en agilité et en prix.

Est-ce le bon moment d’externaliser sa téléphonie dans le Cloud ? A cette question, Céline Lazard, directrice marketing offres fixes chez Bouygues Telecom Entreprises, répond par l’affirmative : « Oui, car nous assistons aujourd’hui à une convergence de plusieurs éléments dont l’arrêt de la commercialisation de nouvelles lignes RTC dès ce mois de novembre, l’arrêt des lignes RNIS programmé l’année prochaine, sans oublier un point essentiel : la maturité des offres de téléphonie et des communications dans le Cloud ». La conjonction de ces points va effectivement obliger les entreprises à repenser leur système de téléphonie traditionnelle et, pourquoi pas, d’en profiter pour migrer vers le Cloud. Précisons qu’en France, l’estimation du marché de la téléphonie dans le Cloud varie de 20 à 25 % suivant le recoupement de différentes sources (opérateurs, équipementiers, cabinets d’études), le potentiel est donc énorme. De plus, en adoptant la téléphonie dans le Cloud, les entreprises s’affranchissent de la gestion de leur téléphonie. Le coût supporté d’un tel service est porté dans l’Opex (dépenses d’exploitation) et plus dans le Capex (dépenses d’investissement). « Les entreprises n’ont plus à gérer la maintenance du système ainsi que sa mise à jour. A ce titre, elles bénéficient toujours d’une solution up-to-date ; l’évolutivité est d’ailleurs un autre atout d’un système de téléphonie dans le Cloud. Il est en effet très simple d’ajouter ou de supprimer des utilisateurs suivant les besoins depuis une interface ergonomique et intuitive », résume Céline Lazard. Les professionnels sont effectivement toujours plus nombreux à se tourner vers des outils simples à utiliser quotidiennement comme ils le font déjà avec leurs applications personnelles comme WhatsApp par exemple ou Box pour le partage et l’échange de leurs fichiers.

Une plateforme up-to-date et évolutive

Tous ces avantages, Bouygues Telecom Entreprises les met à la disposition des entreprises au travers de son offre de Communications Unifiées. Basée sur Broadsoft (propriété de Cisco), la plateforme de l’opérateur s’intègre parfaitement dans l’univers mobile d’aujourd’hui, les utilisateurs ayant aisément accès à leurs outils de communication depuis n’importe quel type de terminal (tablette, PC portable, smartphone). « C’est une plateforme leader du marché qui se démarque par sa robustesse, sa flexibilité et sa richesse fonctionnelle comme la possibilité de créer des vidéoconférences unitaires en adjoignant des invités extérieurs. Autour de cette offre, nous avons créé un véritable écosystème avec, par exemple, le groupe Plantronics-Polycom pour les postes téléphoniques et les périphériques associés comme les casques ou encore avec Huawei pour les postes fixe/GSM », ajoute Céline Lazard. Enfin, l’accessibilité de cette offre via le Cloud s’accompagne aussi d’une souscription à l’usage sous la forme du Pay As You Use (vous payez ce que vous consommez) ; c’est-à-dire que les utilisateurs paient ce qu’ils consomment, les forfaits non utilisés sont, par exemple, mis en sommeil et peuvent être réactivés en un simple clic sur l’Espace Client. A ce titre, l’offre de l’opérateur est proposée à un forfait de base unique de 16 € par mois. Lancée au printemps dernier, l’offre de communications unifiées dans le Cloud de Bouygues Telecom Entreprises a déjà séduit de nombreuses entreprises. « Nous doublons le nombre de clients tous les mois depuis son lancement », conclut avec optimisme Céline Lazard.

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Rent A Car modernise sa téléphonie

Proposé par Bouygues Telecom EntreprisesPublié le 5 novembre 20183 min de lecture

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Grâce à l’offre de communications unifiées et au savoir-faire de Bouygues Telecom Entreprises, le groupe Rent A Car est capable d’ouvrir une nouvelle agence et de la rendre opérationnelle en moins de quinze jours.

« L’objectif pour le réseau de location de véhicules Rent A Car est d’ouvrir rapidement des nouvelles agences et de les rendre opérationnelles, c’est-à-dire d’assurer la joignabilité immédiate des personnels sédentaires et itinérants des 300 agences sur le terrain », souligne Céline Lazard, directrice marketing offres fixes chez Bouygues Telecom Entreprises. Actuellement en cours de déploiement, ce projet consiste, en effet, à moderniser le système de téléphonie de la totalité des sites de l’entreprise. « Auparavant, chaque site de Rent A Car disposait d’un IPBX qui ne couvrait pas tous les besoins des personnels, notamment en termes de mobilité pour ceux qui réceptionnent les véhicules », indique Céline Lazard.

Rent A Car a donc fait confiance à Bouygues Telecom Entreprises pour équiper ses collaborateurs de terminaux adaptés, à savoir des postes fixes équipés de SIM (poste Fixe GSM) pour l’accueil et des smartphones pour les personnels itinérants qui gèrent entre autres le retour les véhicules. Tous ces terminaux sont associés à l’offre de Communications Unifiées de Bouygues Telecom Entreprises basée sur une architecture Broadsoft. Entièrement externalisée, cette offre facilite l’agilité de l’entreprise, avec une solution toujours up to date, maintenue par l’opérateur.

Vers une convergence fixe mobile

De plus, les personnels du loueur de véhicules sont joignables sur n’importe quel terminal depuis un simple numéro standard. Ils peuvent ainsi être contactés par des sonneries simultanées, afin de ne pas perdre les appels. La joignabilité est également assurée quand un collaborateur tourne sur plusieurs agences, l’application assurant la gestion du lien entre les différentes agences et le collaborateur. « Les équipes de Rent A Car bénéficient aussi de la numérotation courte et peuvent réaliser des transferts d’appels. Bref d’avoir un accès à toutes les fonctionnalités d’un système standard de téléphonie dans le respect du nouveau plan de numérotation », rajoute Céline Lazard. Quant aux clients de Rent A Car, rien ne change pour eux, ils basculent sur les numéros d’appels de l’agence concernée aux heures ouvrées et sont aiguillés différemment pendant les horaires de fermeture.

La réactivité et l’évolutivité sont les deux atouts essentiels de Bouygues Telecom Entreprises dans ce projet. « Lors de la création d’une nouvelle agence Rent A Car, nous sommes capables de l’équiper en moins de quinze jours tout en supprimant l’existant, de même, de par cette flexibilité offerte par notre service, il est très simple d’ajouter ou de supprimer un compte collaborateur », précise Céline Lazard. C’est d’autant plus important que le siège de Rent A Car connaît en général tardivement l’adresse d’une nouvelle agence et souhaite donc que son prestataire opérateur soit particulièrement rapide.