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Infrastructure & CloudGrand dossier7 articlesPublié le

La sauvegarde à l'heure du cloud hybride

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Le basculement en faveur des architectures cloud est une tendance forte, mais n'est pas synonyme de simplification. Il faut gérer la transformation et l'hybridation des systèmes d'information.

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Article 1 sur 7

Sauvegarde : Le cloud n'est pas synonyme de simplification

Par Patrice DesmedtPublié le 15 février 20193 min de lecture

Le cloud apporte une indéniable agilité et a généré de nouveaux outils pour faciliter la sauvegarde et même permettre de déléguer un plus grand nombre d’actions à l’utilisateur. C’est pour répondre à ces besoins que les spécialistes de la sauvegarde font évoluer leur offre. Souvent le cloud ne substitue pas entièrement à l’ancienne architecture, ce qui rend plus complexe la gestion des données. Pour répondre au phénomène d’hyper-dispersion, des outils vont permettre d’accéder à l’ensemble des environnements, de déplacer les données et de les protéger. « Il est de plus en plus difficile de définir manuellement des règles de protection de données, remarque Stéphane Berthaud, directeur technique de Veeam France, il est de plus en plus nécessaire de s’appuyer sur des outils d’orchestration, d’automatisation. »Les différents éditeurs ont pris en compte cette hétérogénéité. C’est par exemple le cas de Commvault qui décline sa solution Complete Backup and Recovery en différents packages afin de couvrir toutes les sources de données, du poste client au cloud. Ou de Moskitos, qui propose une plate-forme d’intégration pour accompagner la migration des applications dans le cloud. « Nous sommes surtout dans des environnements hybrides, avec du stockage dans des clouds privés et publics, souligne Bertrand Masson, président de Moskitos. Le centre de gravité du système d’information se déplace, du « à demeure » vers le cloud. »

« Ce qui a vraiment modifié le décor de la sauvegarde ces dernières années, c’est l’arrivée en masse des architectures de type cloud. » Le constat est de Daniel de Prezzo, directeur technique Europe du Sud de Veritas. La multiplication des applications tournant dans le cloud oblige à redéfinir les politiques de sauvegarde, à choisir le mode sauvegarde des applications cloud, la manière d’utiliser le cloud comme support de sauvegarde et celle d’envoyer les données qui étaient jusqu’ici enregistrées sur disque ou sur bande. A la lumière de l’expérience, les entreprises ont pu vérifier qu’il n’existait pas de solution magique et que ni le tout privé, ni le tout public ne répondait pleinement à toutes les attentes, d’où le développement du cloud hybride.

Le cloud évolue pour suivre les demandes des entreprises

Dans ce contexte, la manière d’utiliser le cloud évolue. « Le cloud à la base, jusqu’à récemment, a permis de mettre en place des plateformes big data comme on le faisait « on premise », analyse Mohamed Mahdi Benaïssa, big data et cloud solutions architect chez Umanis. Quand on met par exemple un cluster Hadoop sur le cloud, cela ne change rien pour la stratégie gestion des données. Cela s’applique aussi pour les solutions fournies par les fournisseurs cloud. » C’est lors de la mise en place d’une plateforme hybride, avec une partie sur le cloud et une autre « on premise » que les vraies différences vont apparaître puisqu’il faut gérer les données sur les deux plateforme séparément et mettre une place une gouvernance sur la partie canal d’échange des données.

Dans la dernière mouture de son produit phare, Veritas propose ainsi la sauvegarde sans agent, partant du constat que les machines virtuelles apparaissent au fil du temps, sont dupliquées, ce qui rend compliqué la mise à jour des agents, dont le rôle est d’assurer la communication entre le serveur et la machine de sauvegarde. Souvent considérée comme un centre de coût, la sauvegarde commence à être déléguée pour partie à l’utilisateur, une évolution rendues possible par l’évolution des solutions de sauvegarde. « On donne la main à l’utilisateur final pour qu’il soit autonome, remarque Daniel de Prezzo. Il y a donc des délégations à opérer pour donner des droits d’accès particuliers selon le niveau de confidentialité de l’utilisateur, pour lui permettre de réaliser les actions appropriées à son rôle. »

Article 2 sur 7

Le back-up des données Office 365

Par Patrice DesmedtPublié le 15 février 20192 min de lecture

Jusqu’à quel niveau les fournisseurs d’applications cloud assurent-ils la protection des données ? La question mérite d’être posée car le dialogue entre un éditeur comme Microsoft pour sa solution Office 365 et les spécialistes de la sauvegarde montre que diable se cache bien dans les détails. « La perception générale, c’est que le fournisseur fournit un système de sauvegarde, explique Daniel de Prezzo, directeur technique Europe du Sud de Veritas. En fait, ce n’est pas tout à fait cela. Généralement, le fournisseur assure une protection assez basique, la partie reprise après sinistre, c’est-à-dire la remise en service d’une base de données complète. Mais il ne va pas gérer la partie rétention, historisation, versioning, retrouver un élément dans une boîte aux lettres si l’utilisateur l’a perdu. » Même analyse chez Veeam. « Certains clients confondent résilience et protection des données, insiste Stéphane Berthaud, directeur technique de Veeam France. Microsoft assure pleinement la résilience des infrastructures, mais la responsabilité des données incombe au client. »

Les éditeurs de solutions de sauvegarde mettent en avant la partie gouvernance, leur capacité de supprimer individuellement des données utilisateur. De son côté, Microsoft met avant les évolutions d’Office 365 dans le domaine de la sauvegarde en rappelant que la version Entreprise E3 incorpore de nouvelles fonctions de sauvegarde, des outils d'eDiscovery... « Nous n’encourageons pas nos clients à aller chercher un éditeur tiers, reconnaît Matthieu Silbermann, responsable de l'offre Microsoft 365 Entreprise. Dans la grande majorité des cas, cela est inutile, y compris pour les domaines réglementaires et de bonnes pratiques. » Des outils sont disponible pour mettre en place une politique de rétention, répondre aux enjeux IT comme réglementaires sur les données de santés, financières ou personnelles soumises au RGPD (règlement général sur la protection des données personnelles). « Aujourd’hui le versioning est incorporé en standard dans Office 365 Entreprise. Que ce soit dans OneDrive, dans SharePoint, il n’est plus nécessaire de se soucier de la sauvegarde. Office 365 assure une indexation à la volée. »

Microsoft souligne cependant que pour une architecture hybride le recours à une solution partenaire garde tout son sens. Des partenaires qui sont d’ailleurs certifiés par Microsoft. Et, logiquement, les éditeurs de solutions de stockage mettent en avant leur capacité à gérer l’ensemble du stockage de l’entreprise dans des environnements hétérogènes et quel que soit l’endroit et le support où sont stockées les données.

Article 3 sur 7

Le datamanagement pour lutter contre les silos

Par Patrice DesmedtPublié le 15 février 20193 min de lecture

Avec le développement des plate-formes hybrides, il est plus que jamais nécessaire de suivre la donnée. Vérifier qu’elle est bien arrivée, ou détecter son absence, pour mettre en lumière un dysfonctionnement, en centralisant les métadonnées qui indiquent qui a créé la donnée et avec quelle application, qui va utiliser cette donnée et avec quelle autre application. Certaines métadonnées sont liées à la donnée, comme la date de dernière modification ou le nom du fichier, d’autres sont centralisées dans des entrepôts, par exemple celles qui conservent la trace des traitements subits par la donnée. Pour ces dernières qui concernent le cycle de vie de la données, on utilise des plateformes big data et des outils de traçabilité, par exemple pour Hadoop, le Cloudera navigator.

La gouvernance peut se révéler l’un des éléments les plus difficile à mettre en place dans un projet de big data. « Pas à cause de sa complexité en tant que telle, explique Stéphane Hawro, directeur conseil « schémas directeurs, stratégies et data platform analytics » chez Umanis, mais parce que la gouvernance se trouve être souvent la brique que l’on reporte à plus tard. Et lorsque l’on décide de la mettre en place après des années de pratique, cela se révèle beaucoup plus compliqué. La gouvernance est un travail à la fois méthodologique et technique. »

Le monde numérique est aussi un monde où les échanges entres industries se multiplient. « La donnée va occuper un rôle central dans ces processus d'échanges entre industries et c'est pourquoi tant d'importance lui est accordée aujourd'hui, analyse Bertrand Masson, président de Moskitos. Mais l'économie de la data reste encore largement à inventer avec une nécessité d'utiliser de nouveaux outils de stockage, de distribution et d'analyse de la donnée, dont découlent les nouvelles technologies majeures de l'intelligence artificielle. La maîtrise technologique et organisationnelle de la donnée sera donc essentielle, mais au-delà de cela, sa maîtrise éthique va et a déjà commencé à jouer un rôle crucial. »

Un SI capable de s’exécuter partout dans le monde

Au sein de l’entreprise, la multiplication des échanges entre applications oblige à la mise en place de nouvelles solutions techniques. Si l’on conserve une intégration point à point, la multiplication des liens abouti à un schéma très complexe et le système d’information devient très complexe à maintenir. « Les entreprises mondiales doivent avoir un SI capable de s’exécuter partout dans le monde, insiste Bertrand Masson. Ce n’est pas possible de la faire de point à point ». Dans cette optique, Moskitos a conçu son outil Crosscut pour déployer le système applicatif partout dans le monde et offrir une garantie de performance.

« Dans le domaine du datamanagement, il est important d’aller plus loin, insiste Philippe Décherat, directeur technique de Commvault. Nous proposons notre produit Activate qui permet d’indexer les données sauvegardées. » Cela permet de répondre à des problématiques RGPD (règlement général sur la protection des données personnelles), de statistiques, d’analyse de la donnée. L’outil va exemple pouvoir détecter qu’il y a des numéros de téléphone, de carte bancaire, d’adresse e-mail dans telle partie des données.

La gestion de la donnée aide aussi à optimiser le système de stockage. Veeam gère ainsi le cycle de vie secondaire de la donnée indépendamment du cycle de vie primaire. Les données récentes, le plus souvent sollicitées, sont généralement enregistrées sur du stockage rapide. « Nous allons pouvoir réduire la quantité de données enregistrées sur ce stockage rapide et plus coûteux » argumente Stéphane Berthaud, directeur technique de Veeam. Au bout d’un certain temps, ces données seront déplacées automatiquement vers un type de stockage plus économique.

Article 4 sur 7

Le CHU de Nantes privilégie encore le local pour son back-up

Par La RédactionPublié le 15 février 20194 min de lecture

Dans le cadre de l’évolution de sa politique de sauvegarde, la DSI du CHU de Nantes, la sauvegarde sur bandes a été abonnée, principalement pour des raisons d’efficacité et de limitation dans le temps de ce type de média. Le passage à la sauvegarde sur disques durs a effectivement apporté beaucoup de souplesse au niveau de la logistique. « Avec les bandes, il fallait les sortir, les copier au bout d’un certain nombre d’années pour éviter des erreurs dues au vieillissement, précise Cédric Quillévéré, architecte S.I., responsable du service Architecture et Intégration au sein de la direction des services numériques du CHU de Nantes. La réplication sur disque est beaucoup plus efficace, l’automatisation des procédures simplifie la tâche et l’évolution de la volumétrie est plus facile avec des disques. »

La direction informatique a fait un choix totalement « on premise », avec deux sauvegardes dans deux datacenters qui lui sont propres, dans l’enceinte de sites du CHU. Il s’agit d’un choix historique, dicté à la fois pour des raisons comptables pour lesquels les règles d’un établissement public différent de celles d’une entreprise privée, (avec des arbitrages entre Opex et Capex), mais aussi pour des raisons stratégiques : dans le domaine de la santé, les activités d’hébergement de données sont très encadrées et le CHU de Nantes a fait le choix, il y a déjà plus de 5 ans, d’obtenir l’agrément HDS (Hébergement de données de santé) pour devenir lui-même hébergeur.

Le RTO est le fruit d’un compromis

La sauvegarde est réalisée une fois par jour en moyenne puis une réplication modulo 24 heures a lieu vers le système de back-up secondaire, afin de pouvoir disposer d’une copie fiable dans le cas où la première serait victime d’une corruption. Certaines bases de données exigent un niveau de disponibilité inférieur à 24 heures, mais le seuil de 2 heures n’est jamais dépassé. Le RTO (recovery time objective) est le fruit d’un compromis, car plus on s’approche du temps zéro, plus les coûts sont élevés.

« Il est important de faire la distinction entre deux niveaux de sécurisation des données, la sauvegarde et la protection des données, souligne Cédric Quillévéré. L’objectif de la première est de se prémunir contre une perte irréversible de données. Celui de la seconde est de se prémunir d’une perte locale, en temps réel. Il n’existe pas de technologie assurant simultanément ces deux niveaux de sauvegarde. »

Certaines bases de données du CHU évoluent sans cesse et nécessitent une réplication en temps réel. En cas de problème à ce niveau, le risque maximum est de perdre les enregistrements effectués les deux dernières heures. Au-delà de deux heures, les logs de transaction sont sauvegardés afin de pouvoir disposer d’un niveau de pertes de données maximale admissible (RPO) conforme aux engagements.

Le défi de garder l’ensemble des données

Le CHU se conforme bien sûr strictement au RGDP. « Il s’agit d’un règlement qui concerne la façon de traiter les données et non pas la manière dont on sauvegarde, qui est une démarche plus organisationnelle », précise Cédric Quillévéré. Actuellement, le CHU conserve toutes les données qui lui sont confiées, même si légalement, pour certaines données, il existe une date de péremption au-delà de laquelle il n’est pas tenu de conserver les données. Pour le dossier patient lui-même, celui-ci doit être conservé 20 ans après le dernier passage dudit patient (avec une spécificité en cas de décès).

Le fait de garder l’ensemble des données est une contrainte et un défi pour la technologie employée. La sauvegarde qui vise à se prémunir face à des problèmes de production n’a pas les mêmes contraintes que l’archivage à valeur patrimonial. Il y a donc des arbitrages à faire en fonction des types de données. Dans le data management, les décisions humaines gardent une grande importance, car la technologie de sauvegarde, stockage massif ou système plus vivant avec une volumétrie contenue, est dictée par les choix qui ont été décidés.

Les choix techniques du CHU de Nantes

Pour la production classique et son stockage primaire, le service informatique a récemment fait le choix d’un système Dell-EMC VxRail utilisant les principes d’une infrastructure hyper-convergée, qui associent les savoir-faire de Dell EMC et de VMware. La sauvegarde à partir de 2 heures est pour sa part assurée par un système Dell EMC Avamar/Datadomain, qui offre une bon compromis entre souplesse d’utilisation et capacité d’évolution. Le stockage des données pour de longues périodes est réalisé quant à lui sur des baies Dell-EMC Isilon. Au total, les différents systèmes de stockage dépassent les deux péta-octets, dont 1,2 péta-octet pour l’archivage.

La DSI est bien sûr passée par un système strict d’appels d’offres, et Dell-EMC était souvent le mieux disant. « C’est un avantage de n’avoir qu’un seul interlocuteur pour l’ensemble de ses systèmes de stockage et le CHU est un client important, cela pousse le fournisseur à faire des efforts, reconnaît Cédric Quillévéré. Nous sommes aussi un « early adopter », c’est une relation gagnant-gagnant. »

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Stéphane Berthaud, directeur technique chez Veeam Software France/North Africa : « Notre credo est d'apporter une protection et une disponibilité qui englobent tous les environnements »

Proposé par VeeamPublié le 15 février 20194 min de lecture

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La protection des données est un vaste domaine. A quel niveau intervient Veeam ?

Au-delà des environnements SaaS, le métier de Veeam, c’est la protection de la donnée. Lorsque l’on sait où se trouvent les données, assurer leur protection est assez simple. C’est le cas dans les environnements traditionnels. Mais la donne a changé depuis quelques années, avec une double évolution. D’abord une croissance des volumes de données très importante, ensuite une dispersion de ces données. On les trouve en local dans l’entreprise, chez les fournisseurs de solutions cloud, chez les hébergeurs, etc. Protéger ses données est devenu beaucoup plus complexe.

Notre credo de base est d’apporter une protection et une disponibilité qui englobent tous ces environnements et qui prennent également en charge les questions de compliance, de sécurité, etc. Cela inclut la protection des plateformes SaaS, et nous proposons de nombreuses fonctionnalités d’intégration avec Azure de Microsoft, avec une focalisation particulière sur Office 365.

Qu’offrez-vous autour d’Office 365

Nous avons lancé une solution pour Office 365 il y a un an et demi, en commençant par nous concentrer sur Exchange Online. Mais en échangeant avec nos clients, nous nous sommes rapidement rendu compte qu’il était également nécessaire de protéger SharePoint ou OneDrive, en plus de la partie messagerie d’Office 365. Ces fonctions ont été intégrées dans la V2 de Veeam Backup pour Microsoft Office 365 disponible depuis juillet 2018.

Pourquoi est-il nécessaire de protéger Office 365 avec une solution Veeam ?

Il y a une raison principale, commune aux différents aspects de la protection. Microsoft offre des niveaux de protection très élevés essentiellement concentrés sur la résilience de l’infrastructure. En revanche, Microsoft ne prend pas la responsabilité de la protection des données client. Cela est très précisément mentionné dans leur contrat : chez tous les grands fournisseurs de cloud public, le modèle de responsabilité partagée, entre le fournisseur et son client est très clairement expliqué.

La sécurité et les accès sont des responsabilités partagées entre Microsoft et son client. Les infrastructures et la résilience de ces infrastructures sont à 100 % sous la responsabilité de Microsoft, qui assure la redondance des serveurs, des alimentations électriques, la redondance des datacenters entre eux, etc.

Mais certains clients confondent résilience et protection des données. Dans ce modèle, si les données sont perdues, effacées accidentellement par un utilisateur, la responsabilité des données incombe au client et non à Microsoft. La lecture attentive du contrat avec Microsoft est indispensable. Le champ de responsabilité de l’éditeur y est détaillé. Il est donc essentiel que le client détienne une copie de ces données et gère cette sauvegarde avec un outil adapté. Cette dernière peut être réalisée sur un autre cloud, public ou privé, ou au sein de son propre datacenter. Les solutions cloud offrent de nombreux avantages, mais il peut être parfois préférable de ne pas être 100% dépendant du cloud.

Office 365 est capable de restituer l’ensemble des données telles qu’elles étaient à un jour X. Mais il n’est pas possible de restituer la boîte mail d’un utilisateur à un jour X. C’est une grosse différence. Si ce besoin n’existait pas, notre produit ne connaîtrait pas ce succès, en particulier auprès de très grandes entreprises pour des dizaines de milliers de boîtes mail.

La réversibilité est également importante, pour que l’entreprise puisse décider de revenir en arrière, changer de solution ou ré-internaliser la messagerie. Avec notre solution, nous permettons donc cette réversibilité, non proposé par Microsoft. Cette liberté vis-à-vis de la solution choisie est importante, il ne faut pas être amené à garder un outil parce que l’abandonner serait une opération trop difficile ! Là encore, on ne peut que conseiller de lire attentivement le contrat.

Veeam protège Exchange, SharePoint et OneDrive, qu’en est-il des autres briques de d’Office 365 comme la plateforme collaborative Teams ?

La question sur Teams se pose chez certains clients. Des données d’entreprise peuvent se retrouver sur Teams qui s’appuie sur SharePoint. Il est possible de restaurer certaines données dans Teams, comme les documents, en fonction de ce que permettent les API Microsoft.

Vous parlez beaucoup d’hyper-disponibilité ? Qu’est-ce que ça implique pour Office 365 ?

La disponibilité d’Office 365 est liée à l’hyper-dispersion des données que nous avons évoquée. Or les données sont devenues très critiques. Elles acquièrent de la valeur et génèrent plus de revenus. Elles sont devenues le carburant mais aussi « l’or numérique » de la transformation digitale. L’hyper-disponibilité prend en compte ces facteurs de disparité des données. On doit pouvoir redémarrer des images physiques, déplacer les instances (workloads) pour que les reprises de données soient immédiates et qu’elles soient toujours disponibles.

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Les solutions de disponibilité et de protection Veeam se jouent de la complexité

Proposé par VeeamPublié le 15 février 20193 min de lecture

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Veeam s’inscrit dans une démarche globale de sauvegarde pour apporter des services au-delà de la protection des données. L’accompagnement de la migration est un élément important qui fait partie de l’offre. Veeam peut être aujourd’hui à l’origine de ces migrations, avec des outils adéquats, par exemple pour prendre des images d’instances d’un fournisseur et de les basculer sur les solutions d’un autre fournisseur, comme basculer d’une solution de cloud public vers une autre. L’offre de Veeam complète également celle de fournisseurs comme NetApp ou HPE qui concernent les données primaires, en assurant l’équivalent du côté des données secondaires et de l’archivage.

La maturité des entreprises vis-à-vis des politiques de sauvegarde et de la sécurisation des données est inégale. Le travail d’évangélisation concernant les données critiques a été fait et les entreprises ont mis en place des solutions de sauvegarde. Aujourd’hui, il reste à les convaincre d’accorder la même attention aux SaaS, car une infrastructure en mode SaaS est résiliente mais pas permanente.

Les entreprises se trouvent également confrontées au nouveau besoin d’hyper-disponibilité, comme évoqué par Stéphane Berthaud (lire cet article), qui va au-delà du simple besoin de disponibilité reposant sur la sauvegarde dans l’application et la protection des données, pour rendre les données à nouveau disponibles quel que soit l’environnement utilisé.Il s’agit d’une tendance lourde, à côté de l’accroissement des volumes, car les données sont devenues hypercritiques, elles constituent une source de revenus à partir desquelles il devient possible de créer de nouveaux modèles de business.

Une protection des données adaptée au monde nouveau

Il y a enfin le phénomène de l’hyper-dispersion, les données étant désormais réparties dans différents environnements. Même pour une seule application, certains éléments seront hébergés dans le datacenter de l’entreprise, d’autres dans une plateforme Microsoft Azure, d’autres encore dans une plateforme SaaS... Auparavant, un responsable de SI savait où se trouvait la donnée, pouvait la pointer du doigt sur une baie de stockage. Ce n’est plus vrai aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile de disposer d’une cartographie précise. De plus, ces différents environnements ont des techniques, des API, des méthodes de protection qui peuvent être différentes et l’ancienne politique de sauvegarde, conçue pour un seul environnement, n’est plus adaptée.

Veeam fournit les solutions pour gérer la protection de l’ensemble des environnements, pour basculer facilement de l’un à l’autre. Par exemple, mettre à disposition un environnement qui était en local dans un cloud public (comme Microsoft Azure…), prendre une instance dans un cloud public et de la redescendre dans un autre cloud public ou dans son datacenter, avec tous les mécanismes de mise à disposition rapide et de ré-instanciation. L’éditeur offre une protection des données adaptée au monde nouveau, en particulier avec le cloud hybride et les nouvelles plateformes, ainsi que des outils d’automatisation.

Comme il est de plus en plus difficile de définir manuellement des règles de protection de données, il est nécessaire de s’appuyer sur des outils d’automatisation. Un mouvement qui va se développer.« A terme, la vision que nous défendons, c’est l’appel à l’automatisation et au-delà à l’intelligence artificielle, se projette Stéphane Berthaud. Nous fournirons des infrastructures capables de détecter des événements, des comportements, qui pourront en déduire une menace pour lancer automatiquement les actions nécessaires afin de protéger les données : prendre un cliché instantané pour avoir une image saine des données avant qu’une intrusion ait eu le temps de se développer, déplacer les données vers un stockage qui soit distinct, couper l’accès au réseau, etc. »

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Veeam Software assure la sauvegarde des solutions cloud de Microsoft chez un grand opérateur de technologies digitales

Proposé par VeeamPublié le 15 février 20194 min de lecture

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La société de conseil et de gestion de projet Alfun, créée par trois passionnées de technologie dans le domaine des infrastructures, a fait le choix d’un positionnement sur les offres autour du cloud de Microsoft, Azure et Office 365. Elle vient de réaliser un projet de sauvegarde pour le compte d’un opérateur de technologies digitales, spécialisé dans la fourniture de solutions mobiles et telecoms, en choisissant la solution Veeam Backup pour Microsoft Office 365. Ce projet a été décidé dans un contexte que l’on retrouve dans de nombreuses entreprises, qui ont commencé leur migration vers le cloud par la mise en place de la messagerie d’Office 365.

Le client avait tout d’abord cerné des besoins de sauvegarde et de restauration de données issues de la messagerie, puis sur SharePoint et OneDrive. La mise en route a été effectuée avec Veeam Backup pour Microsoft Office 365 v1.5, puis Alfun a assuré la mise à jour et les extensions de périmètre avec la V2 que Veeam venait tout juste de commercialiser. Celle-ci prend en charge SharePoint et OneDrive. La solution Veeam déployée élimine les risques de perte d’accès et de contrôle des données Office 365 en les protégeant contre les suppressions accidentelles, les menaces et aussi apporte toutes les fonctions nécessaires à la mise en application d’une stratégie de rétention. Elle permet de restaurer les objets individuels et fichiers Office 365 et répond aux exigences légales et de mise en conformité.

« Il faut veiller à exploiter les ressources en fonction des besoins »

Le client disposait de ses propres infrastructures et a choisi Office 365. « Il leur fallait sauvegarder l’environnement office 365, explique Loïc Morio, président-fondateur d’Alfun, le choix d’utiliser un cloud public s’est fait naturellement, pour ne pas devoir provisionner de nouvelles ressources pour cette sauvegarde. ».

Dans un déploiement, l’enjeu principal touche à l’initialisation de la sauvegarde, dans un contexte où la volumétrie est importante et où une partie de l’infrastructure se trouve sur un cloud public. « Le modèle de commercialisation d’un cloud public, celui de Microsoft notamment, c’est une facturation en fonction de la consommation, rappelle Loïc Morio. Plus on l’utilise, plus cela coûte cher. Dans le cadre d’une maîtrise des coûts, il faut veiller à exploiter les ressources en fonction des besoins. Chez notre client, il y avait un véritable enjeu dans ce domaine. Il faut donc maîtriser les temps de sauvegarde, les temps d’arrêt et de redémarrage des machines, surveiller les évolutions des fonctionnalités sur le stockage pour toujours optimiser le coût. Cela fait partie de notre métier de conseil d’accompagner nos clients dans ce domaine, avec des réflexions sur l’architecture et des mises en place de scripting. »

Désormais le client gère facilement sa politique de sauvegarde avec Veeam, malgré les nouvelles contraintes liées au cloud. Il n’est par exemple pas possible de sauvegarder vers le cloud et gérer l’hyperviseur. Et si la restauration des données est rapide, celle des systèmes l’est moins, pour des raisons inhérentes aux mécanismes propres à Microsoft, qui approvisionne les instances à la demande.

L’importance de la gouvernance de la donnée

La résilience de l’infrastructure est quant à elle totalement assurée par Microsoft, avec des systèmes redondés trois fois. Il n’y a aucun souci à ce niveau-là. Cependant, Veeam apporte de la valeur autrement.

« La continuité de service est présente dans l’offre de Microsoft, néanmoins, la politique de rétention des données est quant à elle assez limitée, précise Loïc Morio. Il peut arriver que des données soit supprimées, volontairement ou non. Ces données sont alors gardées dans une corbeille, mais pour une durée limitée. Si l’on veut conserver une totale maîtrise des données, il faut faire appel à des solutions complémentaires de sauvegarde et de restauration. Au moment de l’arrivée des systèmes cloud, on a un peu oublié cette notion fondamentale sur les solutions de gouvernance de la donnée. »

La solution de Veeam va continuer à évoluer avec l’arrivée de nouvelles fonctionnalités, notamment la capacité d’exploiter directement des comptes de stockage Azure pour améliorer encore l’optimisation du coût et pas simplement des disques dans une machine virtuelle. « L’exploitation des comptes de stockage dans Azure permettrait une optimisation du coût de stockage très significative par rapport à l’architecture technique actuelle », conclut Loïc Morio.