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Infrastructure & CloudGrand dossier8 articlesPublié le

Les services s'imposent dans le stockage

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Comme tous les ans, nous vous proposons de retrouver dans un dossier les start-ups que nous avons rencontré cette année en Californie et plus précisément dans le bastion de la Silicon Valley. Pour cette première partie, nous nous concentrons sur les innovations technologiques dans le domaine des infrastructures : du stockage primaire au back-up en passant par la migration de données.

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Article 1 sur 8

Migration, sauvegarde ou archivage, Atempo Miria assure tous les services

Publié le 12 septembre 20193 min de lecture

“Beaucoup d’entreprises sous-estiment la complexité liée à la migration des données”, c’est par ces quelques mots que Luc d’Urso, CEO d’Atempo, résume les qualités de Miria, sa solution de sauvegarde, d’archivage, de déplacement et de synchronisation des données non structurées. Rappelons pour mémoire qu'Atempo a été racheté en 2017 Luc d'Urso, également patron de Wooxo, un éditeur français de solutions de synchronisation et de partage de fichiers d'entreprise, pour se développer sur le marché des grands comptes. Disposant de plus d'une dizaine de bureaux dans le monde, Atempo revendique plus de 4 500 clients manipulant de larges volumes de données, dans différents secteurs d'activités comme notamment l'industrie, l'audiovisuel, la santé, les télécommunications, le secteur public et l'éducation.

Miria permet de préserver des contenus numériques sur le long terme, d'optimiser ses ressources de stockage et de gérer des métadonnées répondant aux besoins de recherche/e-discovery et de conformité réglementaire. Proposé en indirect (Tech Data, Cheops ou Axians) ou via des partenaires à valeur ajoutée comme DDN Storage, Qumulo, Huawei ou encore Dell et Nutanix, Miria repose sur un core engine capable de gérer l’explosion du volume des données non structurés dans des secteurs clefs. La TV et les studios de production, par exemple, peuvent gérer 500 Po en local et 50 Po dans le cloud. C’est donc un nouveau challenge pour les solutions de sauvegarde qui doivent travailler dans un environnement mixte. Voilà pourquoi Miria est la fois : fournisseur de stockage, mais également cloud agnostique grâce à une architecture software defined. Des connecteurs ont été développés pour travailler avec les principaux clouds du marché.

Plusieurs modules pour répondre à tous les besoins

Avec sa solution Miria et sa partie data management, Atempo entend casser les différents silos pour aider les clients à changer leurs habitudes. “Il ne s’agit plus seulement de bouger les données, mais également de les comprendre et de migrer si besoin des données du cloud vers des ressources locales”, nous a expliqué Ferhat Kaddour, vice-président en charge des ventes et alliances chez Atempo. “Tout ce qui a plus de 30 jours peut ainsi passer sur du stockage secondaire”. Atempo utilise un serveur pour découvrir les ressources hébergeant les données - à l’exception des bandes - avant de les analyser. Certains clients cherchent également à migrer d’un cloud à l’autre et c’est une nouvelle complexité à gérer. “Plusieurs entreprises nous demandent de limiter le nombre de copies avec checksum et d’autres veulent 2 copies pour des questions réglementaires”, poursuit Ferhat Kaddour.

 Dans ses projets de développement, Atempo entend supporter l’indexation Lustre, mais également utiliser des ressources IA pour améliorer le déplacement des données considérées comme froides. Pour les tarifs, Atempo calcule le prix de sa licence sur le volume total sauvegardé sur la cible de stockage. Le data mover étant inclus. Déjà bien implanté à l’international avant son rachat par le groupe de Luc d’Urso, Atempo affiche une belle liste de clients : l’Université de Lausanne, LaboParis, Zyxel France, le National Film Board du Canada ou encore la Diriac. 

Article 2 sur 8

Avec Protégé, Hycu affiche ses ambitions au-delà de son association avec Nutanix

Publié le 12 septembre 20193 min de lecture

En direct de Sunnyvale. Le marché de la sauvegarde a connu de très nombreuses évolutions ces dernières années avec l’arrivée d’acteurs spécialisés dans un domaine précis. Veritas avec les bases de données Oracle, Commvault avec Windows, Veeam avec les machines virtuelles de VMware, et désormais Hycu (HYperConverged Uptime) centré sur la sauvegarde et l'archivage des VM Acropolis Nutanix. Hycu est vraiment née pour répondre aux besoins des utilisateurs de la solution hyperconvergée, comme nous vous l’expliquions en juin 2018 lors de notre première rencontre avec l’éditeur, anciennement connu sous le nom de Comtrade Software.

Lors de la dernière convention de Nutanix, en mai dernier à Los Angeles, Hycu avait intégré le programme Mine pour permettre aux clients d’utiliser nativement sa solution de sauvegarde au sein de la plateforme Nutanix Enterprise Cloud. Une simplification bienvenue pour les administrateurs qui peuvent ainsi piloter leur back-up depuis leur console Prism. Hycu entend ainsi développer l’attractivité de sa solution auprès des experts Nutanix qui ne sont par forcément des spécialistes de la sauvegarde, nous a expliqué Simon Taylor, le CEO de l’éditeur. « Nous constatons aujourd’hui un changement de mentalité avec une association plus étroite entre Nutanix et Hycu grâce à un gestionnaire d’applications qui peut également piloter la sauvegarde sans passer par un expert de la sauvegarde ». Les résultats commencent à se faire sentir, nous a indiqué Xavier Stern, directeur en charge de l’Europe du Sud et l’Afrique francophone chez Hycu. « Les clients ont bien compris l’intérêt de cette association ».

Un service de cloud disatser recovery pour la rentrée 

Mais notre rencontre avec les dirigeants de Hycu, spécialement venus à Sunnyvale dans le cadre de l’IT Press Tour organisé par Condor Consulting, ne se limitait pas à cette annonce. L’éditeur prépare en effet pour la rentrée une offre baptisée Protégé (en français dans le texte). Hycu qui a déjà ajouté son service de sauvegarde à la place de marché de Google Cloud, pour sécuriser les applications tournant sur la plateforme californienne, entend proposer avec Protégé un service de protection as a service avec cross cloud disaster recovery, cross cloud data migration, cross cloud applications recovery et un management centralisé.

On l’a bien compris, l’idée est bien de penser multicloud pour suivre les besoins des entreprises qui combinent souvent les ressources de plusieurs fournisseurs cloud. La plateforme sera disponible avec plus de détails à la rentrée 2019, tout comme les prix des différents services, nous a indiqué Subbiah Sundaram, vice président en charge des produits chez Hycu. Nous avons en fait bénéficié d’une avant-première qui en dit long sur les ambitions de l’éditeur. « Ce n’est pas un simple service, car à la fin différents cas d’usages peuvent être couverts », a souligné Subbiah Sundaram.

Article 3 sur 8

Qumulo étoffe sa gamme NAS scale-out avec plus de capacité

Publié le 12 septembre 20193 min de lecture

Fondée en 2012 à Seattle par des anciens d'Isilon (nous avons déjà détaillé les arcanes de la plate-forme), Qumulo s’est tout de suite démarquée sur le marché des baies de stockage avec une plateforme NAS reposant sur une architecture distribuée supportant les modes fichiers et objets. Une extension vers le cloud est également de la partie pour mettre en place une solution hybride. Après AWS, un accord avec GCP vient d’ailleurs d’être noué pour proposer la plate-forme aux clients de Qumulo. « Nous ciblons des partenaires pour répondre à différents usages comme le HPC et les médias notamment », nous a expliqué à Palo Alto Molly Presley, responsable marketing de Qumulo. Avec Cloud Studio, Qumulo propose de stocker des fichiers sur le cloud, mais également de lancer des traitements avec des effets spéciaux assurés par les ressources GPU en ligne.

Si le système de fichiers Qumulo fonctionne sur du matériel standard – HPE est un des fournisseurs proposé - la start-up annonce régulièrement des mises à jour hardware. C’est le cas aujourd'hui avec la baie full-flash P-184T (2U) qui vient se placer au dessus des modèles P-23T et P-92T. Reposant elle aussi sur des contrôleurs Intel Xeon Gold 6126 (12 cœurs à 2,6 GHz), elle apporte une capacité de stockage brute de 184 To avec 24 SSD NVMe (7,68 To) alors que la P-92T plafonne à 92 To brute (24 SSD NVMe de 3,84 To). Coté performances, une mise à jour logicielle de Qumulo Core augmente (jusqu’à 40%) la vitesse d’écriture sur la série P.

La série C s’enrichit avec l’arrivée du modèle C168T (1U) d’une capacité de 168 To brute (12 disques durs de 14 To secondés par 3,8 To de flash pour la partie cache). Cette gamme dite hybride combine donc des disques durs et des SSD pour offrir de la capacité de stockage (DD) sans négliger les performances (SSD) et, ce, à un tarif serré. Pour la partie contrôleurs, Qumulo fait appel à des puces Intel Xeon-D D-1531 (6 cœurs à 2,2 GHz) comme pour le C72T. Enfin, Qumulo complète ses annonces avec le K168T (1U) d’une capacité de 168 To (12 disques durs de 14 To avec 2,8 To de flash pour la partie cache) destiné à l’archivage. Elle exploite elle aussi des contrôleurs Intel Xeon-D D-1531 (6 cœurs à 2,2 GHz).

L'abonnement au stockage Qumulo comprend l'analyse en temps réel et la gestion des quotas, la réplication continue et les snapshots. Si l'analyse en temps réel montre la capacité utilisée par le stockage, elle révèle également les tendances d'utilisation - grâce au recours à des algorithmes prédictifs - et rend visibles les pics d'utilisation. Signalons qu’une fonction d'audit de sécurité permet de savoir quels utilisateurs ont accédé aux fichiers et ce qu'ils ont fait pendant l'accès. Une interface remaniée est proposée aux administrateurs pour mieux suivre tout ce qui se passe et anticiper les besoins. Des API sont également disponibles pour se connecter à des outils analytiques comme Splunk. Les souscriptions et autres options logicielles sont une évolution notable dans le monde du stockage, avec un discours récurrent sur l’abandon du matériel pour se concentrer sur le logiciel. Les ressources hardware étant fournies par de grands acteurs du marché. 

Article 4 sur 8

Des performances flash au service de l'IA chez WekaIO

Publié le 12 septembre 20193 min de lecture

En direct de Sunnyvale. Fondée en janvier 2014 à Tel Aviv, en Israël, WekaIO a développé un système de fichiers haute performance (parallèle et distribué) avec un faible temps de latence sur des systèmes flash x86 pour les besoins HPC, IA et ML. Baptisé Matrix, ce système de fichiers peut fonctionner en mode objets sur des serveurs dédiés, dans un cluster hyper-converti ou dans le cloud (AWS et autres fournisseurs compatibles S3). Liran Zvibel, CEO et cofondateur de la société, nous a accueilli dans ses bureaux californiens pour mettre en avant ses dernières innovations. « La latence sur des baies de stockage flash est jusqu’à 10 fois inférieures à celle des concurrents », nous a indiqué le CEO en avant-propos.

Le système a été conçu pour exploiter les ressources des baies flash. À l’origine, la société ne s’appuyait pas sur le NVMe Over Fabrics mais exploiter des SSD classiques dotés d’un interface SATA ou SAS sur réseau Ethernet sans cartes ou commutateurs spécifiques. Elle est toutefois passée au NVMe Over Fabrics depuis la v3 de Matrix. Travaillant avec son propre gestionnaire mémoire, Matrix parle directement aux SSD du serveur sans passer par le noyau Linux pour fournir une latence très faible. Lorsqu'une application a besoin de ressources fichiers, elle passe simplement des appels système à un pilote Linux, WekaIO VFS, en respectant les exigences POSIX pour assurer un traitement distribué, parallèle et cohérent. Matrix assure des fonctionnalités complémentaires comme les clones snapshots (en local ou sur AWS S3), la gestion du tiering et exploite son propre algorithme d’erasure coding pour réduire les pertes de données et accélérer la reconstruction d’un nœud en cas de défaillance.

Comme Pure Storage ou DDN, WekaIO propose également une solution prêt à l'emploi dédiée à l’IA avec le concours de Nvidia et son serveur DGX-1 dopé avec des accélérateurs GPU Tesla V100. L’idée est de fournir une plateforme prête à l’emploi pour mettre en œuvre des traitements deep learning haute performance. Nvidia, qui vient de racheter Mellanox, développe sans détours tous les partenariats permettant de booster ses revenus issus de l’IA. Les GPU demandent jusqu’à 10 fois plus d’I/O que ce que les systèmes NFS fournissent aujourd’hui, selon Barbara Murphy vice-présidente en charge du marketing chez WekaIO. Les NAS ne peuvent plus suivre les besoins des systèmes IA ce qui profitent à WekaIO, Pure Storage ou DDN. 

Un dernier tour de table de 31,7 M$

WekaIO travaille avec un grand nombre de partenaires dont HPE ou SuperMicro, mais également des revendeurs channel. Récemment, Nvidia est venu rejoindre les investisseurs de la start-up au coté de HPE, Qualcomm, Seagate et Western Digital dans un tour de table de série C d’un montant de 31,7 millions de dollars. WekaIO a jusqu’à présent levé 66,7 millions de dollars pour assurer son développement.

Article 5 sur 8

Stockage as a service chez StorOne

Publié le 12 septembre 20193 min de lecture

Le marché du stockage est toujours partagé entre les fournisseurs historiques qui accaparent une grosse partie des commandes grâce à une politique de rachats leurs permettant de renouveler leurs offres et de nouveaux entrants qui doivent à tout prix se distinguer. La start-up israélienne StorOne lancée en 2011 par Gal Naor, cofondateur de StorWize revendu en 2010 à IBM, fait encore partie des seconds. Jamais, à court d’idées, Gal Naor propose cette fois un modèle de consommation original à tous ceux qui désirent passer en mode OPEX pour leur stockage flash. StorOne, qui a écrit sa propre pile de stockage qui supporte tous les protocoles de stockage (bloc - FC et iSCSI, fichier - NFS, et objet - S3), lance une offre StaaS (Storage as a Service) avec un tarif de 999$ par mois pour 18 To. « C’est la plus basse des offres Capex et Opex avec tous les services inclus » assure le dirigeant. « Et il s’agit d’une véritable souscription sans engagement à long terme ».

Cette offre on-premise, mais en mode abonnement comprend toutes les fonctionnalités qu’on peut attendre d’une baie flash à savoir snapshot, data protection et simplicité dans le management. Des baies de stockage flash développées par l’équipe de StorOne avec une capacité de 360 To max dans 2U et une modularité des performances pouvant atteindre le million d’IOPS. « L’idée est d’apporter aux entreprises la meilleure solution pour des usages multiples comme le cloud avec des systèmes bloc, fichiers et objet dans la même baie », assure le CEO. StorOne exploite le même matériel que les concurrents avec des contrôleurs x86, mais assure faire la différence avec la partie logicielle. « 8 ans de développement ont été effectués contre 18 mois pour les autres. 18 mois ce n’est pas de l’innovation, mais juste de l’intégration. Nous avons travaillé 8 ans en partant de zéro pour arriver à des performances maximales avec un minimum de hardware. Plus de 50 brevets ont été déposés, assure le CEO. C’est pourquoi, nous n’avons besoin que de 64 Go de RAM sans contrôleur RAID. Nous sommes une très petite équipe, mais nous ne voyons pas petit. Nous ne nous voyons toutefois pas entrer en compétition avec Dell EMC, HPE ou NetApp, car ils équipent des entreprises beaucoup plus importantes. Nous ciblons les ETI et les grosses PME avec une offre capable de rivaliser avec les solutions HCI. Un partenariat a d’ailleurs été établi avec IBM dans ce sens », indique Gal Naor.

Des accord avec Dell et Tech Data

Des usages dans les bases de données avec une prédiction des performances, des snapshots modifiables et un environnement de tests pour les codeurs ou encore pour le VDI avec une certification VMware sont envisagés par l’équipe de StorOne. Le NVMe et le FC sont d’ailleurs des options disponibles si le client le demande. L’offre de StorOne est alléchante, mais une petite start-up n’a pas les ressources pour assurer la distribution et le support d’une telle proposition, voilà pourquoi Gal Naor a noué un accord avec Dell pour la plateforme matérielle et un partenariat avec Tech Data et ses partenaires pour assurer la commercialisation de cette offre. « Le matériel n’est pas cheap et le support est celui de Dell pour la partie matérielle », souligne le CEO. Après 60 mois, le matériel appartient aux clients et StorOne s’engage à ajuster les prix chez les clients comme pour le cloud. « Cette fois, l’innovation se situe sur le terrain du business et non pas au niveau technologique comme nos propositions précédentes. Cette décision est un ajustement pour coller au marché ». HPE a d’ailleurs commencé à faire de même, mais à une échelle beaucoup plus importante avec son programme Greenlake.

Pour finir, rappelons simplement que StorOne annonce une cinquantaine de clients dans le monde et qu’un accord OEM est à venir avec un acteur du HCI. « Les partenariats prennent du temps », conclut Gal Naor. 

Article 6 sur 8

TrueNAS muscle l'interface de ses NAS avec TrueCommand

Publié le 12 septembre 20193 min de lecture

En direct de San José. Deux ans après notre visite des locaux d’iXsystems nous sommes de retour chez le spécialiste des NAS reposant sur le système d’exploitation open source TrueNAS (FreeNAS en entrée de gamme), qui arrive dans sa version 12.0. Signalons que parmi les fondations open source de FreeNAS, on retrouve OpenZFS, FreeBSD, TrueOS, Bhyve et désormais Minio pour la partie objet. La start-up lancée par Anand Babu Periasamy est en passe de réussir son pari de devenir une couche de stockage objet compatible S3 disponible sur plusieurs plateformes.

La société a poursuivi son développement avec le lancement en 2018 des TrueNAS M40 et M50 équipés de SSD NVMe pour la partie cache et supportant une connexion aux principaux fournisseurs de cloud pour la partie OS. Aujourd’hui, la principale nouveauté matériel chez IXsystems, c’est l’adoption du NVMe (en lecture) - et du Nadim (en écriture) - pour assurer la fonction de cache sur les TrueNAS all-flash. Les modèles hybrides (flash et disques durs) se contentent de SSD et de NVDimm. Coté logiciel, on note l’arrivée de la compatibilité avec VMware vSphere et le partenariat avec Asigra pour commercialiser les TrueNAS Enterprise Backup capables d’assurer les sauvegardes de solutions SaaS comme Office 365 ou Salesforce.

Une interface plus étoffée

L’interface a également été profondément revue avec TrueCommand 1.0 qui apporte des tableaux de bord plus détaillées sur le matériel en cours d’exploitation, ou encore un provisionnement des volumes iSCSI plus simple. TrueCommand – disponible à partir de TrueNAS 11.2 seulement - permet également de monitorer en temps réel l’activité des systèmes de stockage et de configurer les interfaces réseau. La remontée des tickets s’affiche dans TrueCommand avec la possibilité de les commenter pour partager des informations avec d’autres administrateurs. Le scripting et l’automatisation sont également de la partie avec support de JSON. Il n’est toutefois pas encore possible d’arrêter tous les services sur plusieurs NAS, il est toujours nécessaire de le faire individuellement. TrueCommand gère gratuitement les installations FreeNAS et TrueNAS avec jusqu'à 50 lecteurs par instance ou 50 lecteurs sur plusieurs systèmes. Le prix est ensuite de 10 dollars par drive.

Tout est inclus dans le prix de base chez iXsystems, à savoir compression, think provisionning ou encore snapshots. C’est le propre du modèle open source mais avec un support de niveau entreprise : déploiement, intervention sur site, hotline 24/7, correction des failles… Plusieurs centaines d’entreprises font aujourd’hui confiance à TrueNAS pour héberger leurs données. Mais un des principaux marchés d’iXsystems reste celui des média/entertainment pour assurer la postproduction des films et séries. Le fournisseur annonce plus de 10 millions de téléchargements de son OS FreeNAS (500K annuellement) reposant sur OpenZFS, et une communauté forte de 200 000 membres. Les principaux marchés nationaux restent les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France.

Article 7 sur 8

Data Dynamics, de la migration au management de données

Publié le 12 septembre 20192 min de lecture

Comment mieux exploiter les données résidentes dans les entreprises en les regroupant par utilisateur, groupe ou encore date ? C’est l’éternelle question de la mise au ban des silos à laquelle tente de répondre Data Dynamics que avons rencontré dans la Silicon Valley au début du mois, dans le cadre de l’IT Press Tour. Spécialiste de la migration de données, Data Dynamics ajoute une corde à son arc en faisant évoluer son produit phare vers le data management avec StorageX 8.1.

Quatre approches sont aujourd’hui proposées par StorageX 8.1. La première, Analyse, repose sur Elastisearch pour cataloguer et faciliter la recherche et l’analyse de toutes les données non structurées conservées dans une entreprise. Move est destinée à conserver au mieux les données en fonction des plateformes hétérogènes locales ou cloud disponibles (Azure Blob pour l’instant). Manage permet d'appliquer les politiques de gouvernance afin d’assurer l’optimisation du placement des données – avec une organisation pour les environnements Cassandra - tout en offrant une sécurité optimale. La dernière approche, Modernize, livre une série de recommandations pour mieux exploiter ses ressources de stockage en corrélation avec les données conservées. Signalons encore qu’une version 8.1.1, avec des fonctionnalités de sécurité additionnelles, est attendue en décembre prochain. Et la prochaine déclinaison majeure, la 8.2, devrait passer aux microservices pour accroître la souplesse d’utilisation, avec l’inévitable contribution de l’IA et des API pour mieux s’intégrer aux applications métiers.

Ces différents outils travaillent bien sûr de concert pour accélérer l’adoption des technologies, mais également des meilleures pratiques. Comme par exemple le recours à l’automatisation. Comme nous l’a indiqué Piyush Mehta, CEO de Data Dynamics, « l’automatisation est la clef pour réduire les coûts de gestion […] C’est un mouvement qui a démarré aux Etats-Unis mais également en Europe et notamment en France. L’éditeur compte déjà des clients en France dont deux grandes banques. Interrogé sur la conformité RGPD, le dirigeant nous a étonnement répondu que cela ne concernait que quelques clients qui désirent identifier les propriétaires et les accès aux fichiers. 
« La transformation des logiciels dans les entreprises va s’accompagner d’une hausse des données générées et il sera nécessaire de mieux les gérer », estime le CEO de Data Dynamics. « Le marché est aujourd’hui porteur ». Tout d’abord installé en Grande-Bretagne pour adresser le marché européen, Data Dynamics a recruté une personne en France pour commercialiser son produit et développer un réseau de partenaires à la rentrée.




Article 8 sur 8

ObjectiveFS ajoute le support d'Azure à son système de fichiers

Publié le 12 septembre 20193 min de lecture

Installée au cœur de la silicon valley, ObjectiveFS a été fondée par un couple, Grâce Nordin (CEO) et Thomas Nordin (CTO), avec l’ambition de proposer un système de fichiers distribué reposant sur Posix et capable d'exploiter les ressources du cloud public. L'idée est avant tout de répondre à une problématique devenue courante dans les entreprises : comment exploiter dans le cloud des applications traditionnelles ou des VM travaillant jusqu’à présent en mode bloc ou combiner des ressources bloc avec des instances objet. Par exemple, la mise à l'échelle de serveurs Web pour gérer plus de trafic, la mise en place d'une infrastructure d'hébergement Web redondante ou l’implémentation d'un serveur de messagerie plus robuste sont quelques raisons de partager des fichiers entre instances EC2. ObjectiveFS propose donc un système de fichiers sécurisé et structuré en mode objet, où les logiciels et outils existants peuvent fonctionner de manière transparente avec des ressources cloud (sur S3 ou GCS) ou des serveurs internes. Précisons que la solution supporte uniquement la plateforme x86 avec les systèmes Linux, OSX et Windows. Ce système de fichiers, qui s’exécute en local ou sur des instances, est donc capable de partager des fichiers entre différentes ressources sans faire appel à un cluster de stockage.

Afin de protéger les données au repos et en mouvement, ObjectiveFS dispose également de contrôles d'intégrité de bout en bout. En construisant sur un object store évolutif, les administrateurs peuvent disposer d'un stockage qui s'adapte automatiquement et ne sera plus jamais à court d'espace. Il n’est donc plus nécessaire de décider à l'avance de la quantité d'espace de stockage attribuée. ObjectiveFS utilise l'évolutivité des plateformes objet comme AWS S3 et GSC pour limiter les goulets d’étranglement au niveau des performances. Comme nous l’a expliqué Thomas Nordin lors de sa présentation, « les performances augmentent quand on rajoute des serveurs ».

Uniquement compatible avec AWS S3 à l'origine, ObjectiveFS a ensuite intégré le support de la plateforme GCS de Google et même des solutions objet on-premise via une API compatible S3 (Minio, NetApp ou HGST). Et – un peu plus tard dans l’année selon Grâce Nordin - le support d’Azure Blob devrait arriver avec un mode de management multicloud pour les données. Le support d’Azure est une demande des partenaires de la start-up. « Aujourd'hui, 40% de nos clients sont en Europe et une centaine sont dans le Fortune 500 », a souligné Grâce Nordin. On peut citer Virgin Media, Lamborghini, BAE System ou encore Merck. Pour la partie tarification, ObjectiveFS facture au nombre d’instances - avec une souscription mensuelle ou annuelle – et non pas au volume. La start-up serait aujourd’hui profitable selon la CEO qui désire conserver le contrôle de son entreprise et écarte donc les solutions de financement trop intrusives.