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Infrastructure & CloudGrand dossier10 articlesPublié le

SD-WAN : un marché bouillonnant

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Les réseaux MPLS, longtemps et toujours utilisés pour interconnecter les différents sites de l'entreprise, doivent aujourd'hui cohabiter avec la technologie SD-WAN qui agrège tout type de liens sur un site distant ou central. Toutefois, face aux augmentations rapides de la bande passante et des services cloud, le SD-WAN pourrait supplanter à terme les liens MPLS ; les opérateurs ne s'y trompent d'ailleurs pas en proposant tous des offres SD-WAN, souvent via des partenariats avec des spécialistes. En outre, les entreprises qui n'avaient aucune maîtrise de leurs liens MPLS pourraient reprendre en partie la main sur la gestion de leur réseau WAN avec la technologie SD-WAN. Enfin, le trafic Internet de plus en plus important oriente naturellement les entreprises à aller vers le SD-WAN. Pour toutes ces raisons, le SD-WAN commence à décoller en France, la bataille entre les fournisseurs (pure players, équipementiers, opérateurs, spécialistes de la sécurité) s'est d'ailleurs déjà engagée. La rédaction du Monde Informatique réalise, via cette enquête, un point complet sur la technologie SD-WAN.

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Article 1 sur 10

Le SD-WAN en mode d'industrialisation progressive dans l'hexagone

Par Benoît HuetPublié le 8 novembre 20194 min de lecture

A en croire les prévisions des cabinets d’études, le décollage du SD-WAN est aujourd’hui bien réel, du moins au niveau mondial où 94 % des entreprises, selon Frost et Sullivan, envisagent de déployer le SD-WAN au cours des deux prochaines années. Si le SD-WAN a d’abord décollé aux Etats-Unis, premier marché mondial pour cette technologie à la fois pour des raisons économiques et du manque de fiabilité des réseaux existants, la première motivation de l’Europe concernant l’adoption du SD-WAN n’est pas uniquement économique. En effet, les entreprises européennes recherchent avant tout une certaine flexibilité dans la gestion de leurs réseaux WAN surtout avec l’explosion des services cloud, de l’IoT et donc de l’augmentation exponentielle du trafic que le réseau MPLS seul ne suffira pas. « 60 à 80 % des flux circulent désormais sur Internet, pourquoi ne pas profiter de tous ces liens en créant un réseau modulable par logiciel et y véhiculer les flux sur les meilleurs liens en fonction des usages. Par exemple, je prends le lien qui a la plus faible latence pour la téléphonie IP. C’est dans cette approche que le SD-WAN prend tout son sens », explique Christophe Auberger, directeur Systems Engineering chez Fortinet. C’est donc dans ce contexte que les projets se multiplient dans l’hexagone. « D’importants déploiements de projets SD-WAN sont actuellement en cours en France. Bien sûr, ces projets, très structurants pour les organisations, rallongent les prises de décision mais la demande se confirme », note, pour sa part, Christophe Perrin, Head of SD-WAN and SD-Campus Sales and Technical Operations chez Cisco France. Un avis que partage Pierre Ardichvili, Director Network and Security Business chez VMware France : « Nous sommes très sollicités par le SD-WAN, de plus en plus d’appels d’offres aboutissent. En France, nous comptons déjà des déploiements de quelques dizaines de sites dans le retail au plus gros de près de 2 000 sites. »

L’application cloud, un déclencheur dans un projet SD-WAN

Comme nous le précisions, le SD-WAN a pour objectif principal aujourd’hui d’améliorer les usages et les expériences d’utilisateurs dans les environnements multi-clouds. Comment ? En agrégeant divers liens (filaires et sans fil) et en priorisant mieux les flux selon l’importance des besoins. « En effet, les entreprises veulent une certaine agilité dans l’administration de leurs réseaux WAN vers leurs sites distants, vers les applications hébergées dans le datacenter ou vers leurs fournisseurs de services cloud. Beaucoup de projets SD-WAN arrivent d’ailleurs par le cloud comme Office 365 par exemple afin d’obtenir des performances optimales en SaaS », relève Christophe Perrin. Pour Laurent Pison, chef de produit SD-WAN chez Bouygues Telecom Entreprises, ce qui drive le marché européen est souvent lié à la transformation numérique. Il est ainsi devenu nécessaire de proposer un accès direct et optimisé aux applications cloud - chez Azure ou AWS par exemple - afin d’offrir une meilleure expérience pour les utilisateurs. « De même pour l’IoT, là aussi, les entreprises réclament des SLA spécifiques, plus généralement, les flux métiers ont besoin d’être segmentés sur toute la chaîne », ajoute aussi Christophe Perrin. De son côté, pragmatique, Benoit Huard, CEO et co-fondateur de Sayse (voir encadré – article suivant), un pure player français du SD-WAN, met en avant deux autres points dans la demande de plus en plus importante du SD-WAN : des contrats MPLS qui arrivent à échéance et qui permettent aux entreprises de revoir leur stratégie WAN et deuxièmement, la saturation des liens MPLS face à l’augmentation de la bande passante, les liens Internet devenant d’ailleurs de plus en plus performants face aux MPLS, surtout vrai en Europe. « Aujourd’hui, si le trafic est partagé à 50-50 entre le MPLS et l’internet, dans les trois à quatre ans, la tendance va s’inverser à 30-70 même si la croissance du MPLS perdure par rapport à l’augmentation du trafic », confirme même Frank Morales, vice président Connectivity Services chez Orange Business Services.

Bien sûr, face à cette diversité des demandes, les entreprises souhaitent aussi faire des économies sur leurs réseaux en adoptant du SD-WAN, du moins sur l’exploitation à long terme. Enfin, elles envisagent également de reprendre la main sur la gestion de leurs réseaux WAN, un élément important qu’elles n’avaient plus avec leurs liaisons MPLS gérées par leurs opérateurs. « L’entreprise veut effectivement retrouver cette visibilité et être plus proactive dans ses choix de priorisation des flux », admet Pierre Ardichvili. En reprenant la main, l’entreprise doit aussi disposer de compétences réseaux WAN dédiées en interne ou, dans le cas contraire, faire directement appel à son prestataire (opérateur ou intégrateur) ; les fournisseurs proposant d’ailleurs souvent un portail ou un orchestrateur unique qui s’adresse à la fois au client final et au partenaire.

Un SD-WAN pour quoi faire

Les raisons d'adopter le SD-WAN lui-même sont assez claires : flexibilité, agilité, efficacité, gestion centralisée et meilleure sécurité. Grâce à la surcouche SD-WAN, les entreprises peuvent réduire les coûts de leurs réseaux MPLS (MultiProtocol Label Switching), optimiser le trafic WAN par application et permettre aux succursales de se connecter directement aux services cloud, avec pour effet une meilleure expérience utilisateur et des processus métier plus efficaces.

Article 2 sur 10

La sécurité, le point essentiel dans l'adoption du SD-WAN

Par Benoît HuetPublié le 8 novembre 20192 min de lecture

26 % des entreprises indiquent avoir augmenté la sécurité du réseau après un déploiement de SD-WAN . Etant donné que le SD-WAN agrège aussi des liens Internet, parfois peu sécurisés, il est primordial d’apporter cette composante pour mener à bien un projet de ce type. « Impossible d’aborder les projets SD-WAN sans sécurité. En effet, à partir du moment où l’on introduit dans le WAN de l’entreprise des liens Internet de délestage pour faire transiter des flux métiers, il est primordial d’intégrer, par exemple, des solutions de firewall et de filtrage d’url, nous en bénéficions avec notre partenaire Versa Networks qui propose ses propres solutions de sécurité », souligne Laurent Pison, chef de produit SD-WAN chez Bouygues Telecom Entreprises. Sayse, le pure player français du SD-WAN, propose aussi dans son offre ses propres solutions de sécurité (UTM embarqué) mais tient aussi à rappeler, à la demande de ses clients, l’interopérabilité de son offre avec des solutions tierces.

Des fournisseurs de sécurité dans les starting blocks du SD-WAN

De plus en plus d’acteurs de la sécurité viennent aussi sur le terrain du SD-WAN à l’instar de CheckPoint Software ou de Fortinet avec son offre Fortigate SD-WAN. Ce dernier a d’ailleurs été reconnu comme un sérieux challenger dans le Magic Quadrant for WAN Edge Infrastructure du Gartner. « Fortinet est un acteur de la sécurité, nous avons donc un certain savoir-faire dans ce domaine mais nous avons aussi apporté de l’intelligence dans notre solution afin de donner un minimum d’autonomie aux sites distants dans la gestion de leur WAN. De même, avec SD-Branch, nous intégrons la partie LAN depuis un point unique », indique Christophe Auberger, directeur Systems Engineering chez Fortinet. Barracuda Networks, de son côté, s’est positionné très tôt sur le SD-WAN. « En 2009, Barracuda Networks a acquis la société autrichienne Phion AG qui avait déjà cette approche SD-WAN dans ses solutions », se souvient Eric Heddeland, directeur EMEA de Barracuda Networks. Dix ans plus tard, la société propose nativement le SD-WAN dans ses CloudGen Firewall avec, ce qui fait sa force, une approche ZTD (Zero Touch Deployment) en mode distribué depuis sa console centrale et l’intégration de son savoir-faire dans la sécurité. Plus récemment, Barracuda a ajouté une couche de reporting et de tableaux de bord pour disposer d’une vision globale de la gestion des flux.

Article 3 sur 10

Paroles d'opérateurs sur le SD-WAN

Par Benoît HuetPublié le 8 novembre 20194 min de lecture

L’approche logicielle dans la gestion des réseaux WAN a également gagné les grands opérateurs. Orange avec Flexible SD-WAN (basé sur l’offre Cisco/Viptela), Iliad avec, par exemple, l’offre SD-WAN de Jaguar Network (sur du Versa Networks) depuis sa prise de participation majoritaire dans l’opérateur, Bouygues Telecom et son récent partenariat avec Versa Networks sans oublier SFR Business, tous commercialisent des solutions SD-WAN et, ce, même s’ils sont également les principaux fournisseurs de lignes MPLS. « Les entreprises, de la PME au grand compte, réclament de l’agilité et des performances pour faire face au défi de l’augmentation très forte de la bande passante.Qui plus est, si je propose une technologie plus économique, la recette ne peut que fonctionner », résume Frank Morales, vice président Connectivity Services chez Orange Business Services. C’est dans ce contexte qu’OBS va relier, avec son offre SD-WAN, plus de 500 sites de Sony dans plus de 50 pays sur cinq continents afin d’optimiser la performance, la sécurité et l’évolutivité des opérations. A noter qu’OBS a déjà équipé 1500 sites de l’entreprise Siemens en SD-WAN sur 94 pays. Si ces grands clients choisissent OBS, c’est qu’ils sont séduits, selon Frank Morales, par ses capacités de fournir des liens dans 130 pays, d’interconnecter les plus grands acteurs du cloud dans le monde et d’assurer en parallèle des services de sécurité évolués jusqu’au service provider, notamment via Orange Cyberdefense. Aux côtés de ses grands clients, OBS souhaite aussi accentuer ses efforts sur le marché des PME déjà avec son offre actuelle SD-WAN Meraki, toujours en partenariat avec Cisco, mais bientôt avec une nouvelle offre dédiée. Pour l’heure, OBS ne souhaite pas communiquer son nom, des pourparlers ont lieu avec plusieurs acteurs dont la startup américaine CloudGenix.

Bouygues Telecom, de son côté, a récemment officialisé son accord avec Versa Networks, l’offre SD-WAN de l’opérateur est désormais disponible depuis peu. Comme le précise Laurent Pison, chef de produit SD-WAN chez Bouygues Telecom Entreprises, l’offre est déjà en test dans plusieurs entreprises (des ETI et des PME multisites), le plus souvent sur quelques sites. Parmi les avantages de ce service SD-WAN mentionnés par le porte-parole de Bouygues Telecom Entreprises, citons une solution indépendante et multi-tenante, ce qui a fait la différence avec l’autre offre concurrente lors du choix final par l’opérateur. Citons aussi une fonction permettant d’assurer une qualité de service sur un lien dégradé, une sécurité native ou encore une interface de gestion intuitive en ligne. A ce titre, l’opérateur propose deux possibilités d’administration, soit via la console de l’opérateur, soit via un portail dédié SMB plus simple et plus visuel hérité de Versa qui répond aussi aux besoins des utilisateurs moins techniques. Bien sûr, Bouygues Telecom Entreprises joue, à l’instar de ses nombreux concurrents, la carte de la co-exploitation en accompagnant les entreprises qui n’ont pas les compétences en interne. Un autre opérateur français a été conquis par Versa Networks, c’est Jaguar Network qui opère entièrement sa solution SD-WAN. « Nous disposons d’un positionnement Premium par rapport à notre offre SD-WAN, celle-ci se démarquant par sa robustesse et son côté multi-tenant, sans oublier les services associés en termes de disponibilité et de sécurité », résume Fabrice Levy, directeur régional IDF ventes grands-comptes de Jaguar Network. De plus, depuis une prise de participation majoritaire du groupe Iliad dans Jaguar Network, l’opérateur renforce sa position dans les accès avec désormais 130 000 km de fibre sans oublier la 4G. Enfin, Jaguar rassure aussi ses clients en respectant un certain nombre de certifications en vigueur (agrément hébergeur de données de santé, ISO 27001, PCI-DSS, etc.).

Sayse, un pure player français du SD-WAN

Face aux 4 grands acteurs des télécoms, de nombreux challengers veulent se faire une place sur ce juteux marché à l’image des opérateurs internationaux comme ATT et T-Systems qui s’appuient sur l’offre SD-WAN de VMware by Velecloud et celle de Silver Peak, mais aussi des intégrateurs et opérateurs alternatifs et/ou nationaux comme Hub-One (en partenariat avec Interdata et Versa Networks), Adista et NXO (tous deux sur du Versa Networks) ou du pure player Sayse arrivé très tôt sur le SD-WAN en France avec ses propres développements et qui a déjà conquis plus de 200 clients français ETI, grosses PME et grands comptes dont Vinci Construction, l’Arcep ou encore CRH France Distribution. « Sayse est l’un des rares acteurs mondiaux, pures players du SD-WAN à l’instar des sociétés Viptela et Velocloud avant leurs rachats, à s’engager dès 2015 sur le SD-WAN. Mais Sayse est surtout un opérateur et a donc cette capacité, grâce à des accords multi-opérateurs, de fournir des accès à Internet opérés par nos soins », précise Benoit Huard, CEO et co-fondateur de Sayse. Avec son offre SD-WAN, Sayse se positionne d’emblée comme un concurrent des opérateurs MPLS natifs : « Les atouts du MPLS ont été récupérés par le SD-WAN, donc au-delà des engagements contractuels, il n’y a plus aucune raison de conserver son MPLS. Une seule exception existe néanmoins pour quelques destinations dans le monde, afin d’interconnecter des établissements inter-continents, par exemple, et où il peut s’avérer nécessaire d’emprunter certains chemins historiques, non pas grâce à la technologie MPLS mais plutôt à la façon dont avait été bâties les interconnexions entre les continents à l’époque », tient à préciser Benoit Huard. Sayse va même, pour certains besoins, jusqu’à proposer du full SD-WAN sans fil (en 4G) en passant d’un opérateur à un autre. Précisons enfin que l’Institut des Mines Télécom (IMT) propose même des formations sur le SD-WAN de Sayse.

Article 4 sur 10

Des offres SD-WAN en nombre

Par Benoît HuetPublié le 8 novembre 20194 min de lecture

Tout le monde le sait désormais, le SD-WAN permet depuis une simple console d’administration logicielle d’agréger des liens WAN de type Internet haut débit, LTE/4G, MPLS et même satellites pour appliquer, par la suite, une priorisation des flux plus intelligente. Le SD-WAN se justifie surtout aujourd’hui avec la multiplication des services cloud pour laquelle le réseau MPLS seul ne pourra pas répondre aux besoins exponentiels. Dans ce domaine, les offres sont nombreuses et abouties. Le Gartner cite dans son Magic Quadrant 2019 plus d’une vingtaine d’acteurs principaux dont trois leaders : Cisco, Silver Peak et VMware. Cisco déjà, avec ces deux offres distinctes : la première, Cisco SD-WAN, issue du rachat de Viptela il y a deux ans, est une offre disponible en mode On Premise et dans le cloud et managée via Cisco vManage. Elle se distingue surtout par ses aspects liés à la sécurité (firewalling, filtrage d’url, etc.) physiquement sur site ou déportés avec la plateforme Umbrella. Cisco enrichit également sa solution de machine learning sur la partie analytique pour effectuer plus de prévisions sur la consommation du WAN à court et à moyen terme. A noter qu’une offre de SD-WAN fullstack simplifiée autour des équipements filaires et sans fil de Meraki (Meraki SD-WAN) entièrement manageable dans le cloud est également disponible. Chez VMware, qui a fait l’acquisition de Velocloud il y a deux ans, Pierre Ardichvili, director network and security business chez VMware France, insiste sur une véritable solution logicielle SD-WAN agnostique permettant de se décolérer du sous-jacent physique. « Notre offre se distingue aussi sur d’autres points comme la gestion rigoureuse de la qualité de service même sur un lien de mauvaise qualité grâce à des algorithmes évolués. De même, notre offre est cloud design depuis le début, enfin, le déploiement est très simple (ndlr : méthode zero touch) », ajoute le porte-parole de VMware. Notons qu’à l’occasion du dernier VMWorld 2019 à San Francisco, l’éditeur a annoncé l’intégration progressive entre les plateformes Velocloud et NSX et une gestion via vRealize Network Insight. Ont été aussi annoncés le support dans le cloud de Google, en plus de ceux d’Azure et d’AWS et une commercialisation de l’offre en OEM par Dell-EMC permettant ainsi d’accélérer les parts de marché de VMware.

Enfin, chez Silver Peak, arrivé vers 2015 sur le marché du SD-WAN, le fournisseur se considère comme l’un des derniers indépendants qui a su conquérir une place de leader, tout comme il l’a fait pour l’accélération WAN. « A l’heure actuelle, plus d’un millier de clients dans le monde nous font confiance et ce ne sont pas des POC mais bien des déploiements en production, nous sommes même dans une phase de renouvellement, cela prouve la valeur de notre offre SD-WAN Unity EdgeConnect », décrit Pierre Langlois, country manager France de Silver Peak. Vendue en indirect, cette offre a déjà conquis plusieurs opérateurs (ATT, GTT Communications, T-Systems, etc.) et intégrateurs comme Axians. Techniquement, Pierre Langlois avance plusieurs marqueurs différenciants de l’offre SD-WAN Unity EdgeConnect : « C’est déjà une offre que je qualifie de best of breed conçue, dès l’origine, avec une approche orientée vers les enjeux métiers et non vers les routeurs. Notre plateforme automatisée s’adapte aussi au réseau par des technologies comportementales par exemple sur les nouvelles plages des adresses IP mais aussi sur la nature des applications pour mieux prioriser les flux. De même, nous proposons une console de gestion unifiée et donc une vue globale de ce qui se passe en temps réel. En termes de sécurité, nous fournissons nativement des fonctions de firewalling périmétrique et de segmentation mais, pour des fonctions plus avancées, nous sommes ouverts à des solutions tierces plus évoluées. »

Aux côtés de ces trois leaders, il existe une multitude d’autres acteurs dont Nuage Networks (une solution notamment exploitée par l’opérateur e-Qual sous la forme d’un service managé appelé Mandala SD-WAN https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-un-service-de-sd-wan-manage-signe-equal-73017.html), Juniper Networks, Citrix, Barracuda, Fortinet ou encore Riverbed. Riverbed a d’ailleurs récemment conclu un accord avec Versa Networks et va donc enrichir son offre Cloudfirst de SD-WAN actuelle SteelConnect (faisant suite au rachat d’Ocedo). « Notre objectif est bien sûr d’ajouter cette nouvelle offre SD-WAN à notre catalogue et d’y adjoindre un certain nombre de services », explique Frédéric Kunegel, directeur des ventes pour la zone Sud EMEA de Riverbed, et d’ajouter : « Riverbed et Versa Networks, ensemble, nous valorisons déjà une centaine de projets dans le monde ». A terme, Riverbed devrait fournir, via la plateforme unique SteelHead, les deux offres ainsi que d’autres services, les entreprises se serviront dans ce kiosque selon leurs besoins en mode souscription.

Article 5 sur 10

Le Club Med s'affranchit de ses lignes MPLS

Par La RédactionPublié le 8 novembre 20193 min de lecture

« L’objectif de notre équipe réseaux et sécurité est d’assurer une connectivité fiable et sécurisée pour tous les utilisateurs et les collaborateurs du groupe sur tous les continents », tient à rappeler Xavier Albira, responsable réseaux et sécurité au sein du Club Med. Et d’ajouter : « Face à une augmentation importante de nos charges de travail en interne mais aussi en externe (accès à des services cloud), la bande passante produite par notre réseau MPLS ne suffisait plus. » De même, le télétravail en vigueur au sein du groupe (3 fois par semaine) entrainait aussi une surcharge du réseau MPLS. Bien sûr, le Club Med avait la possibilité de souscrire à des débits MPLS plus importants mais pour des raisons économiques, le centre de vacances a décidé de s’orienter vers le SD-WAN, notamment l’offre SteelConnect de Riverbed. « Riverbed est un partenaire de longue date du Club Med, nous utilisions déjà leurs solutions pour optimiser nos réseaux MPLS. Lorsqu’ils ont sorti leur service SD-WAN, nous nous sommes dits que c’était la solution pour améliorer nos temps de réponses », précise Xavier Albira. Aujourd’hui, si le Club Med a conservé des lignes MPLS pour certains de ses sites, en Chine par exemple, de nombreuses autres implantations (villages de vacances, bureaux administratifs, agences de voyage) ont progressivement basculé en SD-WAN. « En utilisant le SD-WAN, nous exploitons les lignes Internet avec des opérateurs locaux sur tous les continents », indique Xavier Albira. Cette liberté de choix vient s’ajouter à bien d’autres bénéfices relevés par le porte-parole du Club Med sur le SD-WAN de Riverbed. Déjà l’installation très simple du boîtier SteelConnect : peu de préparation en amont est en effet nécessaire. « Nous préparons préalablement la configuration depuis la console très intuitive et nous l’envoyons sous la forme d’un fichier à la personne concernée sur le site qui la transfère à l’appliance via une clé USB, laquelle le détecte automatiquement et met à jour les paramètres », explique Xavier Albira. La console (hébergée sur Amazon dans le cas du Club Med) est d’ailleurs un avantage non négligeable relevé par le Club Med puisqu’elle est simple à appréhender même pour un non spécialiste.

En outre, la facilité de créer automatiquement des tunnels VPN IPSec a été aussi l’une des raisons du choix dans cette solution, tout comme la gestion de la QoS (politique de trafic). La sécurité n’a pas non plus été négligée, un SIEM en production au sein du groupe remonte d’ailleurs toutes les informations. « Avec le SD-WAN, nous avons énormément gagné sur l’expérience des utilisateurs, ces derniers ne cachant d’ailleurs pas leur satisfaction au quotidien pour accéder à leur environnement, à l’Internet et à leurs applications dans les meilleurs conditions », admet Xavier Albira. Dernier point, le Club Med bénéficie désormais de tableaux de bord fournissant un certain nombre de statistiques en fonction des sites fréquentés, ce qui permet de mieux prioriser les flux. A noter enfin que les POC ont été menés, à l’origine, en direct avec les équipes de Riverbed, puis pour faire face à la montée en charge des déploiements d’appliances SteelConnect, le Club Med s’est tourné vers son prestataire intégrateur Nomios.

Article 6 sur 10

Lyreco gagne en maturité avec le SD-WAN

Par Benoît HuetPublié le 8 novembre 20192 min de lecture

Comment connecter les différents sites de l’entreprise dans les meilleures conditions en supprimant les coûteuses lignes dédiées MPLS ? A cette question, Lyreco, le groupe distributeur français de fournitures de bureaux et, plus généralement, de produits pour l'environnement de travail, a répondu par le SD-WAN. « Au-delà du coût élevé des lignes MPLS, nous souhaitions également mieux exploiter les liens Internet (fibre, DSL ou encore réseau cellulaire de type 4G) disponibles sur nos différents sites », indique Cédric Voisin, CISO (Chief Information & Security Officer) de Lyreco.

C’est donc dans ce contexte que l’entreprise a choisi la solution SD-WAN de Fortinet, un choix qui avait été initié bien avant l’arrivée de Cédric Voisin. Toutefois, le CISO du groupe ne regrette pas ce choix : « Avant le SD-WAN de Fortinet, la gestion des flux s’effectuait au travers des routeurs, pas simple à gérer au quotidien. Aujourd’hui, nous profitons des fonctions d’automatisation que nous propose Fortinet via l’interface de gestion FortiManager ». Cette approche a permis au groupe de reprendre la main sur la gestion de ses flux et pour bien l’exporter vers ses sites, Lyreco a formé des collaborateurs, via des workshops présents dans chaque filiale. Et ça marche puisque Cédric Voisin nous avoue que les équipes sont plutôt séduites à l’idée d’opérer les boîtiers.

Gestion plus fine des flux

Sur une période de 9 mois, de la configuration à l’envoi des appliances SD-WAN, 36 clusters ont été mis en place. « Nos premières migrations ont été faites dans nos filiales asiatiques en profitant du renouvellement des baux », précise Cédric Voisin et d’ajouter : « Notre but était bien de supprimer nos lignes MPLS dans ces filiales. Désormais, avec le SD-WAN, nous priorisons les flux sur tel ou tel lien Internet en fonction des usages applicatifs d’autant plus que nous bénéficions de liens Internet fiables avec un débit et une latence garantis. En SD-WAN, nos filiales gagnent en autonomie. »

Concernant la France, Lyreco conserve pour l’heure ses liens MPLS dû à une forte concentration des flux. De plus, le groupe mène une réflexion plus globale de SDN (Software Defined Network) dans l’hexagone pour soutenir sa transformation digitale. « Nous disposons en France d’une entité qui développe des logiciels, et dans ce cadre, nos équipes ont besoin d’agilité, d’automatisation et de vélocité du réseau, en aucun cas, celui-ci doit être synonyme de goulot d’étranglement », souligne Cédric Voisin. Le SDN permet justement d’assurer les performances dans la mise en œuvre de logiciels.

Article 7 sur 10

Polypore International en cours de migration de ses sites

Par Benoît HuetPublié le 8 novembre 20192 min de lecture

Le groupe industriel Polypore International, spécialisé dans la conception de membranes microporeuses pour la fabrication de batteries, est en train de migrer le réseau de ses différents sites en SD-WAN. « Après avoir réalisé avec succès un PoC avec la solution Viptela de Cisco sur quelques datacenters et sites, nous sommes actuellement en cours de migration sur une trentaine de nos sites », confirme François Tetard, network team manager au sein de Polypore International. D’ici à deux ans, l’objectif serait même de migrer une cinquantaine de sites hors Polypore (suite au rachat de Polypore par le groupe conglomérat japonais Asahi Kasei en 2015) puis à terme, suivant le succès du projet à l’échelle et des ressources engagées, tous les sites du groupe nippon. « Nous souhaitons faire de ce projet interne à Polypore un succès afin qu’il soit généralisé au sein du groupe en plusieurs étapes », admet François Tetard.

Historiquement, Polypore disposait de la technologie MPLS qui lui coûtait très cher aux dires de François Tetard, puis des solutions DMVPN de Cisco complexes à maintenir et à automatiser pour un passage à l’échelle. « Nous nous sommes également posés la question du choix d’IWAN de Cisco puis nous avons testé la solution SD-WAN Viptela que nous avons finalement retenue. Cisco nous a accompagné dans ce PoC avec du prêt de matériels et l’envoi d’ingénieurs dédiés », indique François Tetard. Le choix de Cisco s’explique aussi par une relation étroite avec l’entreprise (signature d’un accord de licensing et routeurs d’origine Cisco chez Polypore). « Cisco porte son code Viptela sur nos routeurs, c’est plus simple et l’investissement est moindre, bien sûr, n’oublions pas les achats de licences », ajoute François Tetard. En attendant les résultats d’un passage à l’échelle, Polypore a pu observer, au travers du PoC, les avantages du SD-WAN. Déjà au niveau du déploiement automatisé sur les sites, ensuite par la standardisation (templates plus faciles à gérer et orientation Software Defined), sans oublier une meilleure visibilité des flux sur le réseau ainsi que leur priorisation. Cependant, la migration reste complexe pour François Tetard : « Nous mettons en place de nouveaux protocoles et passons par des interfaces cloud généralisées, nos ingénieurs ont du se former. C’est compliqué de définir les templates car on change de paradigmes, il y a un gros travail d’ingénierie de savoir comment fonctionne les applications… C’est pour toutes ces raisons que nous conservons en parallèle notre architecture actuelle pour assurer le bon fonctionnement. » Une fois ce passage à l’échelle, il est fort probable que l’avenir du MPLS chez Polypore soit menacé.

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Sans sécurité, pas de SD-WAN !

Proposé par Bouygues Telecom EntreprisesPublié le 8 novembre 20193 min de lecture

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Pour bénéficier de tous les avantages du SD-WAN, la sécurisation de l’accès Internet local des entreprises doit être considérée comme une composante native. La sécurité a d’ailleurs été l’un des éléments déclencheurs dans le choix technologique de Versa Networks par Bouygues Telecom Entreprises. En effet, l’opérateur s’est associé, en avril 2019, au pure-player du SD-WAN Versa Networks pour construire une offre professionnelle de service SD-WAN gérée de bout en bout. « Dès la conception de notre solution SD-WAN en 2012, nous avons perçu la sécurité comme un point stratégique contrairement à nos concurrents », souligne Hector Avalos, VP Sales Europe du Sud chez Versa Networks. N’oublions pas que les deux fondateurs (Kumar et Apurva Mehta) de Versa Networks ont fait leur classe chez Juniper Networks, ce qui explique aussi leur attachement à fournir des solutions sécurisées ; ensemble, ils ont développé le commutateur Juniper MX de bout en bout, l’un des plus vendus au monde.

Le but de Versa Networks n’était pas d’attaquer frontalement les spécialistes de la sécurité mais d’apporter une réponse adaptée, de manière centralisée et automatisée, dans le déploiement d’un SD-WAN afin de rendre les succursales plus autonomes. « Depuis notre plateforme logicielle d’orchestration et management centralisée, nous pilotons et activons les fonctions de SD-WAN (comme la priorisation des flux applicatif) et les différents services de sécurité dans les sites distants », relève Hector Avalos. Sans cette gestion automatisée du SD-WAN, la configuration et les paramétrages des comportements, des règles et des priorités du trafic et de sécurité sur une grande infrastructure distribuée seraient une tâche immense.

Une visibilité accrue du trafic

Hébergée chez Bouygues Telecom Entreprises (dans le cadre du partenariat), la plate-forme fournit également une visibilité du trafic. « L’analytique est très importante pour accompagner les mécanismes de sécurité, elle permet de suivre les comportements du trafic en fonction des usages et de constater ainsi les situations anormales », poursuit Hector Avalos. Dans le détail des fonctions de sécurité, Bouygues Telecom Entreprises propose avec Versa Networks des fonctions de filtrage, de prévention DDoS, d’IPS, d’antivirus, de proxy http (avec introspection SSL), de gestion unifiée des menaces (UTM), de routage dynamique des flux et des fonctionnalités critiques avec l’intégration du pare-feu de nouvelle génération (NextGen FW). « Tous nos développements sur la sécurité ont été réalisés en interne, nos équipes disposant d’une très bonne expertise dans ce domaine. Concernant les bases de signatures, nous utilisons nos propres bases mais aussi celles de fournisseurs tiers », précise Hector Avalos.

Un niveau de sécurité récompensé

Ce niveau très élevé de sécurité a d’ailleurs permis à Versa Networks d’obtenir une recommandation dans le rapport 2019 Next Generation Intrusion Prevention du NSS Labs. Ce dernier, via une série de tests, a mis en évidence plusieurs atouts de l’offre de Versa Networks : le TCO le plus faible par Mbps, une qualité garantie en VoIP ou encore une protection très élevée contre les menaces au sein d’une succursale. In fine, le NSS Labs mentionne la solution SD-WAN de Versa Networks comme l’une des plus sécurisées et des plus économiques, tout en mettant aussi en avant la simplification des opérations et des tâches (approche Zero Touch Provisioning), l’amélioration de la résilience du réseau et les performances des applications. Dans une recherche constante d’efficacité, la sécurité devrait d’ailleurs continuer à évoluer chez Versa Networks, notamment grâce à l’IA : « Avec l’IA appliquée à la sécurité et routage dynamique applicatif, notre objectif est de faire de la corrélation entre tous les événements pour détecter les problèmes avant qu’ils n’arrivent », anticipe Hector Avalos.

Cette approche sécurisée du SD-WAN a déjà permis à Bouygues Telecom Entreprises de faire la différence sur plusieurs projets dont l’un dans le domaine du retail où le groupe concerné disposant de franchises ne maîtrisait pas tous ses accès, ce qui exposait l’entreprise à de multiples attaques potentielles. En déployant l’offre SD-WAN de l’opérateur, la société cliente a pu enfin maîtriser ses flux en toute sécurité, et ce, depuis une unique plate-forme centralisée.

Article 9 sur 10 · Contenu Partenaire

Videlio acquis au SD-WAN

Proposé par Bouygues Telecom EntreprisesPublié le 8 novembre 20193 min de lecture

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« Il y a deux raisons pour lesquelles nous avons choisi la technologie SD-WAN. La première est économique en raison du coût d’exploitation du réseau MPLS, et la deuxième est technologique afin de disposer d’une redondance via un accès Internet data simple », explique Renaud Lequenne, DSI du groupe Videlio spécialisé entre autres dans l’intégration audiovisuelle, le montage vidéo et la location de matériels audio-vidéo. A titre indicatif, Videlio emploie 950 personnes dans 18 agences en France pour un chiffre d’affaires d’environ 250 M€. Historiquement, tous les flux y compris les appels téléphoniques remontaient sur le site central via un lien MPLS d’opérateur, au sein duquel Videlio n’avait aucune maîtrise et visibilité. En partant de ce constat, la DSI de Videlio a décidé de souscrire à un lien Internet data en fibre tout en conservant son lien MPLS historique puis de coupler l’ensemble dans un boîtier SD-WAN. « Nous nous sommes posés la question de supprimer notre lien MPLS mais nous souhaitions conserver deux opérateurs, un lien de secours en quelque sorte », admet Renaud Lequenne. Le lien MPLS servant surtout aujourd’hui à faire transiter l’ERP de l’entreprise, le reste des flux (comme l’outil servant à réaliser des devis) circule via l’accès classique Internet data. « Avec le SD-WAN, nous sommes désormais capables d’identifier les flux qui transitent vers Internet sans avoir besoin de les remonter en central et de les prioriser en fonction des usages applicatifs. C’est bien plus rapide, et cette approche directe que nous n’avons pas avec le MPLS nous apporte une grande qualité de service, surtout au niveau des agences. Bien sûr, pour tirer parti au maximum des possibilités du SD-WAN, un travail d’affinage est nécessaire agence par agence », relève Renaud Lequenne. Cette disponibilité et cette fiabilité se vérifient aussi avec tous les accès vers les partenaires fournisseurs cloud de Videlio comme Office 365, Azure ou encore Salesforce.

Flexibilité, transparence et sécurité

En outre, Videlio n’a plus à se poser la question du choix d’un opérateur, le boîtier SD-WAN étant agnostique, il est donc facile de changer de fournisseur et de multiplier les liens en toute transparence sans rien modifier. Le SD-WAN procure non seulement cette flexibilité, mais facilite aussi une reprise en main du WAN par l’entreprise cliente. A terme, Videlio pourrait étudier de supprimer le MPLS pour les petites agences du groupe et de déployer à la place un réseau cellulaire en 4G. De même, pour les grosses agences, le groupe n’écarte pas l’idée de conserver les deux liens physiques et d’y ajouter un lien sans fil de type 4G. L’objectif est bien d’offrir plus de résilience et d’optimiser les coûts. En choisissant le SD-WAN, les équipes IT de Videlio ont également bénéficié de fonctions de sécurité natives embarquées dans le boîtier pour protéger les informations, c’est d’autant plus important pour des liens Internet parfois peu fiables et aléatoires en termes de disponibilité et de performances. De même, il est aisé de remonter un VPN par agence en disposant d’une infrastructure SD-WAN, l’agence jouit ainsi d’un même niveau de sécurité avec un lien classique par rapport à un accès MPLS. Toutes ces fonctions de sécurité sont paramétrables, à l’instar de la qualité de service et des règles réseaux, depuis une console unique de management. Dernier point et non des moindres, le déploiement d’un SD-WAN est simple. « Nous effectuons nos installations à distance sur tous nos sites, il suffit d’expédier le boîtier et de le raccorder, toute la configuration est descendue automatiquement. Aucun déplacement de techniciens télécoms n’est nécessaire », conclut Renaud Lequenne.

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Les 7 points clés d'un projet SD-WAN

Proposé par Bouygues Telecom EntreprisesPublié le 8 novembre 20193 min de lecture

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C’est un fait, les entreprises ont désormais besoin de réseaux modernes capables de supporter leur montée en charge vers le cloud. Pour ce faire, elles sont toujours plus nombreuses à se tourner vers le SD-WAN ; une technologie qui agrège plusieurs types de liens (liens Internet, lignes dédiées, sans fil) provenant parfois de différents opérateurs, afin d’optimiser l’usage de la bande passante et de la latence et, in fine, de réduire la dépendance aux liens MPLS, plus coûteux. Si la technologie SD-WAN apparaît sur le papier comme la solution idéale, en pratique, sa mise en œuvre réclame une certaine rigueur. « Mieux vaut un bon MPLS qu’un mauvais SD-WAN », tient d’ailleurs à rappeler Julien Gourdon, ingénieur avant-ventes et référent sur le SD-WAN chez Bouygues Telecom Entreprises. Voici donc les 7 points à prendre en compte dans un projet SD-WAN :

1 - Identification des besoins

C’est une étape clé qui va conditionner la réussite du projet. Assurer par exemple la garantie de fonctionnement du service Office 365 peut être l’élément déclencheur du projet SD-WAN. Toutefois, à cela, il faut peut-être voir plus loin en prenant aussi en compte les demandes futures autour du stockage par exemple ou de la téléphonie. Une phase d’audit doit être réalisée et, dans ce contexte, le dialogue entre les équipes de l’opérateur SD-WAN et la DSI est essentiel pour identifier au mieux les besoins.

2 - Qualité des liens et dimensionnement des appliances SD-WAN

Dans un projet SD-WAN, il faut mesurer la qualité des liens et procéder à des ajustements afin de garantir au mieux la disponibilité des services. Comment ? Soit en augmentant le nombre de liens et/ou en mixant diverses technologies (4G/5G, fibre, xDSL, MPLS, etc.). De même, un juste dimensionnement des boîtiers SD-WAN en fonction du nombre de liens et des usages permet d’éviter des coupures intempestives.

3 - Pas de SD-WAN sans sécurité

Si le SD-WAN connecte les sites distants à Internet, il est toutefois nécessaire de sécuriser ces connexions, lesquelles sont plus exposées aux attaques par rapport à un réseau d’opérateur MPLS. Aujourd’hui, la majorité des offres SD-WAN embarque nativement des fonctions de sécurité jusqu’au niveau 7 et s’ouvre également à des applications de sécurité tierces.

4 - Exploitation des liens SD-WAN

Avec le SD-WAN, l’exploitation des liens est optimisée, ainsi si l’entreprise souscrit deux liens physiques, ils ne seront plus dans un mode actif/passif comme auparavant mais seront bien utilisés, tous deux, pour la circulation des flux. En parallèle, la priorisation des flux en temps réel est mieux définie par les boîtiers notamment pour les sites distants.

5 - Reprise en main de son WAN et orchestration

Le SD-WAN donne, via un orchestrateur, une visibilité du réseau WAN que l’entreprise ne disposait pas. Plus besoin de se relier à chaque équipement, l’orchestrateur collecte l’ensemble des éléments qui transitent et propose ensuite une vue synthétique à l’administrateur.

6 - Déploiement simplifié

Le SD-WAN renferme, pour la majorité des offres, des fonctions Zero-Touch Provisioning (ZTP) qui facilitent le déploiement des boîtiers sur les sites distants. Plus besoin d’envoyer un technicien sur place à chaque installation, ces fonctions natives permettent d’automatiser cette procédure. Ainsi, lorsque le site distant reçoit le boîtier, l’utilisateur le connecte et le boîtier récupère automatiquement la configuration, une approche idéale pour un déploiement à l’échelle. Des templates sont générés spécifiquement en amont pour les différents sites concernés.

7 - Formations et transfert de compétences

Une étape décisive car c’est le moment de confier l’exploitation du projet aux équipes de la DSI, le transfert de compétences. Pour cela, l’accompagnement s’avère indispensable en proposant des formations mais également des services managés pour faciliter l’utilisation de la solution au quotidien.