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Infrastructure & CloudGrand dossier8 articlesPublié le

Suite au Covid-19, les entreprises musclent leurs infrastructures

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

La crise provoquée par le virus Covid-19 a obligé de nombreuses entreprises françaises à muscler dans l'urgence leurs infrastructures pour maintenir la production à flot et assurer la continuité de l'activité via le télétravail. Et ce, à plusieurs niveaux : déjà des réseaux avec une augmentation de la bande passante disponible pour répondre aux besoins des télétravailleurs ; ensuite des ressources, des serveurs au stockage, pour suivre la montée en puissance de certaines entreprises et/ou secteurs comme la santé et l'agroalimentaire qui ont joué un rôle majeur pendant cette crise. Enfin, au niveau de la sécurité pour contrer la multiplication des menaces en parallèle à cette crise. Par ailleurs, cette pandémie et le confinement qui s'en est suivi ont mis à mal de nombreuses entreprises liées à l'événementiel, la restauration, l'hôtellerie et le tourisme. Un certain nombre de fournisseurs ont pris les devants en insistants, à juste titre, sur la résilience financière, un enjeu pour la survie des nombreuses entreprises touchées par la crise.

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Article 1 sur 8

Covid-19 : les clouds privés aussi agiles que les clouds publics ?

Par Benoît HuetPublié le 2 juillet 20204 min de lecture

Comme le notent nos interlocuteurs, certaines entreprises ont dû redimensionner l’infrastructure de leur datacenter pour absorber leur charge de travail pendant la crise. « Nous concernant, les deux urgences des entreprises étaient d’une part, de rajouter de la capacité pour connecter en VPN plus d’utilisateurs aux applications et d’autre part, un besoin de renforcer les infrastructures serveurs des datacenters notamment pour supporter le VDI et assurer ainsi la continuité de service. Enfin, n’oublions pas également une forte demande des outils de communication en temps réel », souligne Bruno Caille, directeur technique chez Cisco France. Bien avant la crise, de nombreuses entreprises avaient déjà franchi le pas de la modernisation de leurs infrastructures et n’ont pas rencontré de grandes difficultés à monter en puissance. Un avis que partage Bruno Caille en rappelant certains faits : « Il ne faut pas oublier qu’une grande entreprise, qui a investi dans un cloud privé avec toutes les briques, du portail de gestion automatisée au Cisco Workload Optimization Manager pour la performance applicative et qui, plus est, dispose des ressources en interne, n’a pas forcément la velléité de mettre toutes ses applications dans un cloud public. Dans ce contexte, c’est aussi simple d’ajouter des serveurs dans ce cloud privé que dans un cloud public, l’entreprise n’a pas besoin de compétences particulières ». Et d’ajouter : « Même pour nos clients de plus petites tailles qui ont modernisé leur infrastructure en déployant la plateforme hyperconvergée Hyperflex et les outils associés, c’est assez simple d’ajouter de la capacité. » De son côté, Philippe Dosset, Vice President Sales Infrastructure chez Dell Technologie, reconnaît que si les entreprises qui étaient déjà dans un mode cloud ont certainement été avantagées, celles qui sont en multicloud l’ont été encore plus. « L’offre multicloud avec nos solutions VMware nous permet d’apporter de la flexibilité et de l’agilité dans la gestion mixte clouds privés/publics. Certains clients ont même accéléré le retour de leurs datas du cloud public vers le cloud privé. Les raisons de ce retour : le contrôle et l’explosion des coûts qui sont difficiles à gérer sur les cloud publics mais aussi de l’inquiétude autour de la sécurité des environnements cloud ; les cyberattaques ayant fortement augmenté pendant la période du confinement. Dans le même temps, la demande de cloud privé a continué à être très forte et l’IT transformation s’est accélérée, nos offres d’hyperconvergence et gestion multicloud ont connu une très forte croissance. »

Un retour vers le cloud privé ? Michel Mounir Reguiai, directeur des solutions datacom chez Huawei EBG, préfère plutôt parler de renfort vers les clouds privés : « Bien sûr, toutes les entreprises disposent d’applications dans le cloud, notamment celles qui dépendent des relations avec l’extérieur (ndlr : l’usage de Salesforce par exemple). Mais le cloud ne répond pas à tout, les entreprises doivent conserver un noyau en interne qui leur apporte cette capacité à bouger et à réagir sans être dépendantes, c’est dans ce contexte que nous avons conçu nos solutions hybrides cloud (avec l’interface unifiée FusionSphere). » Quant à HPE, avec GreenLake, il donne aussi les moyens aux entreprises de bénéficier de tous les avantages d’un cloud public pour leur cloud privé via un catalogue complet de services et de solutions et en parallèle, GreenLake propose aussi les outils pour gérer les clouds publics.

La flexibilité du cloud public citée en exemple

Il ne s’agit pas, en toile de fond, d’opposer le cloud privé au cloud public mais bien de répondre aux besoins des entreprises en fonction de leur maturité dans leur transformation IT. Stephan Hadinger, Head of Technology chez AWS France, met donc, de son côté, tout logiquement les avantages du cloud et surtout de sa flexibilité : « Pendant la crise, nous avons enregistré deux types de demandes : des entreprises qui devaient faire face à une forte montée en charge et celles, au contraire, qui ont dû faire face à une baisse drastique de leur activité comme les secteurs de la restauration/hôtellerie et du tourisme. Prenons l’exemple de TUI qui a pu diviser sa facture Cloud par deux. A l’opposé, le site d’informations 20 minutes ou encore le jeu de plateau Asmodee.net ont vu leur fréquentation fortement augmenter. » Hébergée chez AWS, la plateforme Asmodee.net repose sur une très grande automatisation des configurations de tous les nœuds du cluster (infrastructure as code) et utilise massivement les technologies comme Kubernetes, Docker, Terraform, Puppet, etc. Quant au site de 20 minutes, d’une prévision à 120 000-130 000 connexions simultanées pour l’épisode des élections municipales le 15 mars au soir deux jours avant le confinement, le site a finalement enregistré 700 000 connexions, soit en termes AWS : 57 instances Amazon EC2 (contre 2 en rythme de croisière). Très satisfait, Aurélien Capdecomme, le CTO du site 20 Minutes, a d’ailleurs répondu dans le blog d’AWS à Stephan Hadinger que le cloud apportait autant de souplesse quel que soit le contexte et surtout que les services numériques du site étaient toujours opérationnels malgré cette forte sollicitation. D’autres entreprises ont su s’aider à la fois du cloud privé et du cloud public à l’instar du centre d’appels WebHelp pour faire face à leur montée en charge. En effet, en l’espace de 2 semaines, WebHelp a basculé 36 000 collaborateurs en télétravail dans les 35 pays et s’est fortement orienté vers des architectures de type Contact Center As A Service (CCAAS) délivrées à partir de clouds privés et publics (notamment l’offre Amazon Connect pour le cloud public).

Article 2 sur 8

Covid-19 : Garantir la continuité de service face au boom du télétravail

Par Benoît HuetPublié le 2 juillet 20204 min de lecture

Comment assurer la montée en charge du télétravail ? Cette phrase résume à elle seule la demande récurrente des entreprises vécue par les fournisseurs IT durant le confinement à en croire toutes les personnes que nous avons interviewées dans ce dossier. « Il fallait effectivement poursuivre la continuité d’activité en toute sécurité avec le télétravail, les entreprises, qui avaient déjà mis un pied dans le télétravail, avaient surtout une problématique de mise à l’échelle à presque tous les collaborateurs, est-ce que leur infrastructure le supporterait ? Pour les entreprises qui avaient déjà fait un grand pas vers le cloud, elles paraissaient, de leur côté, plus favorisées pour supporter cette montée en charge. Bien sûr, certaines entreprises ont pu facilement monter des instances VM en interne car leur propre datacenter était taillé pour cela et disposait de toute la flexibilité et de l’outillage nécessaire », explique Christophe Auberger, Cyber Evangelist chez Fortinet. Stéphane Padique, Solutions Engineering Manager Espace de Travail Numérique chez VMware, indique de son côté que les débords de charge ont aussi été absorbés par le cloud pendant cette période. Et il faut bien le reconnaître, les acteurs du cloud ont plutôt bien géré cette montée en charge, il n’y a pas eu d’indisponibilité ou d’incident majeur. « Notre cloud public a très bien répondu à cette consommation supérieure à la moyenne. Notre architecture cloud fortement conteneurisée nous a permis de fournir la forte demande de services de streaming vidéo et d’assurer la continuité de service pour les utilisateurs travaillant à distance », confirme Ouafaa El Moumouhi, IBM Public Cloud Director chez IBM France.

Vive le modèle hybride !

En clair, le constat a permis à tous les acteurs d’observer un modèle d’hybridation qui fonctionne et qui est déjà très avancé dans les entreprises, ces dernières misant à la fois sur leur legacy et le cloud public notamment pour des accès à Office 365, à Salesforce ou encore à des outils de visioconférence comme Zoom par exemple. « Le cloud a vraiment pris tout son sens dans les entreprises avec le Saas. Toutefois, pour des applications métiers interne, l’équation économique se pose : est-il plus avantageux de les porter dans un cloud public avec tous les enjeux que cela engendre (resizing des VM, routages, etc.) alors que de nombreux clouds privés dans les datacenters sont aujourd’hui aussi flexibles que les clouds publics ? », explique Bruno Caille, directeur technique chez Cisco France.

Continuons dans la transformation numérique

Qui dit hybridation ne signifie pas pour autant que la transformation numérique des entreprises est terminée, elle est et sera toujours en cours car l’innovation pousse à aller plus loin pour proposer une meilleure expérience aux clients et aux utilisateurs. Et cette transformation des infrastructures se passe à plusieurs niveaux. Au niveau des ressources (serveurs et stockage), comme nous le mentionnons précédemment avec le porte-parole de Cisco, pour suivre par exemple la montée en puissance du VDI et du Desktop as a Service. Au niveau des réseaux pour garantir la disponibilité des services Cloud et des capacités réseau avec une augmentation de la bande passante disponible pour répondre aux besoins des télétravailleurs. Enfin, au niveau de la sécurité pour protéger les données et les applications. Cette pandémie a peut-être eu pour effet de convaincre certains dirigeants d’entreprises, les plus réticents, que la transformation numérique, l’innovation IT et la sécurité ne sont plus un luxe mais déterminent aujourd’hui la survie même de leurs activités surtout si le télétravail est amené à devenir un nouveau standard.

Des mécanismes et des aides financières aux entreprises les plus démunies

« Cette crise sanitaire a eu des impacts très négatifs au niveau financier pour des pans entiers de l’économie française comme le tourisme, l’hôtellerie, l’événementiel, etc. HPE a réagi rapidement et mis en place, via sa division affiliée, des dispositifs de financement adaptés (financements gratuits, décalage de trésorerie, consommation à l’usage, etc.) », tient à préciser Charles Henry, Hybrid IT Division Leader chez HPE France. A l’instar de HPE, les fournisseurs comme Dell ou encore Lenovo ont multiplié les aides financières auprès de leurs clients et de leurs partenaires revendeurs. Par exemple, la première mesure de Lenovo a été la suspension des objectifs des partenaires. Ainsi, ils ont pu bénéficier d’une remise fixe dès le premier euro de vente sans qu’elle soit astreinte à l’atteinte de l’objectif fixé antérieurement. De même, Lenovo a mis en place des solutions adaptées à toutes les tailles d’entreprises : du buyback (valorisation et rachat du parc existant et l’établissement de nouveaux contrats sur base d’un leasing et d’un paiement du premier loyer à six mois) pour les grandes entreprises et les ETI, du leaseback (possibilité de rachat des factures de moins de 6 mois, avec paiement immédiat et mise en location des matériels) pour les PME et les TPE, etc. De son côté, Dell Technologies a créé un taux d'intérêt à 0 % sur 24 ou 36 mois pour toutes les solutions de serveur, de stockage et de réseau ou encore un report des premiers paiements jusqu'à 180 jours sur toutes les infrastructures et services en lien avec les datacenters afin de soulager la trésorerie des clients. Bref, il est difficile d’énumérer toutes ces aides tant elles sont nombreuses chez les éditeurs et les fournisseurs mais elles existent, les entreprises ne doivent pas hésiter à se rapprocher de leurs fournisseurs et prestataires.

Article 3 sur 8

Covid-19 : Des réseaux à renforcer pour répondre aux enjeux du télétravail

Par Benoît HuetPublié le 2 juillet 20204 min de lecture

Cette longue période de télétravail forcée n’a pas toujours été aussi simple à appréhender, entre les enfants, la solitude pour certains, le manque d’espace pour d’autres. A cela, de nombreux utilisateurs éparpillés sur tout le territoire ont dû faire face à des connexions pas toujours fiables (manque de débit car connexion partagée avec toute la famille, faible bande passante, indisponibilité, etc.) pour accéder à leur environnement de travail. « La connexion réseau, c’est aussi l’une des problématiques qui nous a été fréquemment remontée par nos clients. La seule solution que beaucoup d’entreprises ont trouvé a été de fournir des accès 4G », constate Christophe Auberger, Cyber Evangelist chez Fortinet. C’est aussi le constat de Bruno Caille, directeur technique chez Cisco France, qui avoue que Cisco a enregistré de nombreuses demandes de routeurs 4G dans la gamme Cisco Meraki pour couvrir l’absence de bande passante et appliquer aussi de la priorisation suivant l’applicatif. Par exemple, la solution WebEx passe par le boîtier Meraki et non le VPN. Idem pour l’opérateur Bouygues Telecom Entreprises qui a vendu 10 fois plus de routeurs et galets 4G durant cette crise. « Nous avons même temporairement ouvert les commandes depuis l’espace client et livré par La Poste à domicile étant donné les difficultés logistiques à livrer sur les sites des entreprises », indique Pierre-Antoine Thiebaut, en charge du marketing opérationnel digital pour Bouygues Telecom Entreprises. Du côté des infrastructures réseaux dans les entreprises, étant donné que les différents sites étaient souvent vides ou fonctionnaient avec un personnel réduit, il n’y pas eu d’impacts significatifs, les flux n’ont pas été plus importants mais déplacés vers l’extérieur. « Certaines entreprises qui disposent de liaisons MPLS ne sont pas suffisamment dimensionnées pour supporter la capacité, le SD-WAN peut être une réponse encore faut-il prévoir les liens, les entreprises qui ont fait le choix du SD-WAN sont souvent celles qui ont déjà externalisé une partie de leur infrastructure dans le cloud. Et donc pour les autres, il faut parfois changer du matériel ou la taille des liens et cela nécessitait donc une intervention physique, une tâche difficile pendant le confinement », souligne toutefois Christophe Auberger, Cyber Evangelist chez Fortinet. En effet, le confinement a gelé les déploiements SD-WAN sur site mais, selon Aliette Mousnier Lompré, directrice Customer Service and Operations (CSO) chez Orange Business Services, les installations redémarrent déjà fortement. Indirectement, cette crise a aussi révélé l’importance d’agir à distance. « Il faut donner des moyens aux entreprises pour mieux opérer à distance, c’est ce que nous faisons chez Huawei avec Cloud Campus qui permet d’avoir cette gestion uniforme des assets », déclare Michel Mounir Reguiai, directeur des solutions datacom chez Huawei EBG.

Des liens opérateurs renforcés

Du côté des opérateurs, les efforts ont été importants pour faire face à l’augmentation de la charge : +50 % constaté chez Bouygues Telecom. « Tout s’est bien passé, nous avons répondu à la demande, le plus délicat a été finalement de gérer les équipes opérationnelles, entre celles en présentiel et les autres qui restent chez elles, et opérer ainsi un roulement de toutes ces équipes », reconnaît Pierre-Antoine Thiebaut. A l’instar de Bouygues Telecom Entreprises, OBS (Orange Business Services) a enregistré une très forte demande en termes de connectivité : « nous avons doublé nos capacités transatlantiques », admet Aliette Mousnier Lompré, et de poursuivre : « Nous étions prêts à absorber cette charge, des signaux faibles nous avaient été parvenus de la Chine. L’enjeu est d’établir des priorités en servant d’abord les opérateurs d’importance vitale, les établissements de santé, sans oublier les entreprises indispensables notamment dans le secteur agroalimentaire. Nous gérons les sites internet de certains grands groupes agroalimentaires mais aussi des call-centers du secteur de la santé comme le Samu de la Gironde qui a multiplié par 20 ses appels. Il faut être aussi capable de gérer de la capacité physique pour rajuster les canaux voix du client. Enfin, au-delà de la priorisation, la décentralisation des prises de décision est essentielle surtout lorsque nous faisons face à une logistique très compliquée en cas de crise comme celle-ci. » Pour Franck Morales, directeur marketing des services de connectivité chez OBS, les entreprises disposant d’architectures cloudifiées ont peut-être su s’adapter plus facilement à l’instar de l’expert en assurance Saretec. Ainsi, OBS a réussi à multiplié par 2 la capacité de travail de son client Saretec grâce au cloud : le nombre de serveurs virtuels est passé de 90 à 150 et l’espace de stockage de 20 To à 40 To. De plus, le maintien en conditions opérationnelles des applications métiers, stockées dans le cloud Orange (Flexible Workspace IaaS Factory), est assuré par un plan de reprise d’activité (PRA). Les collaborateurs de Saretec peuvent ainsi continuer à travailler, en toute sécurité, en se concentrant sur l’essentiel : la relation client.

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Covid-19 : La crise sanitaire met à mal la sécurité IT

Par Benoît HuetPublié le 2 juillet 20202 min de lecture

« Orange Cyberdefense a enregistré une augmentation de 200 % des attaques les deux premières semaines du mois de mai, des malwares, des usurpations d’identité, du phishing avec 4000 noms de domaine déposés autour du Covid, cette période a été très active », relève Aliette Mousnier Lompré, directrice Customer Service and Operations (CSO) en France et à l’international chez OBS. Orange a d’ailleurs déployé son arsenal (SOC, accompagnement pour des opérations de sensibilisation, etc.) via Orange Cyberdefense et a mis en place un numéro vert pour les hôpitaux, ces derniers étant souvent des cibles prioritaires pour les hackers durant cette période. Souvenons-nous de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) victime d'une attaque en déni de service qui a paralysé les systèmes pendant une heure seulement grâce à la bonne maîtrise du prestataire. De son côté, Cisco a rajouté 9 millions d’utilisateurs à sa plateforme Cloud de sécurité Umbrella pour protéger les postes durant la période de confinement à en croire Bruno Caille, directeur technique chez Cisco France. « Paradoxalement, nous constatons que le taux de clic pour le phishing est moins élevé en télétravail qu’au bureau et pourtant la surface d’attaque est plus importante. Seulement, les comportements à risque des collaborateurs sont plus mesurés chez eux alors qu’au bureau ils se sentent davantage protégés », tempère toutefois le porte-parole de Cisco.

Retour du shadow IT avec le télétravail

Pour Christophe Auberger, Cyber Evangelist chez Fortinet, le problème réside surtout dans la sécurité des terminaux personnels, lesquels ont massivement été utilisés par les télétravailleurs : « Une étude du CESIN mentionnait que 20 % des travailleurs à domicile s’effectuaient avec des postes personnels. Ces équipements sont peu sécurisés (mises à jour aléatoires, manque d’outillage de sécurité, etc.), les données d’entreprises peuvent s’éparpiller, c’est un retour vers le shadow IT. » Pour l’expert de Fortinet, les attaques et les arnaques IT sont surtout concentrées autour de messages ayant trait au Covid. Comment ajouter de l’angoisse à une situation sanitaire qui génère déjà beaucoup d’anxiété sur les populations. Fortinet a notamment enregistré une recrudescence des attaques sur le mois de mars, des groupes russes et chinois très actifs sur les laboratoires travaillant sur la recherche d’un vaccin contre le Covid-19. Bien sûr, les éditeurs ont répondu à la majorité des demandes en termes d’outillage notamment l’usage des VPN. D’après les statistiques du fournisseur NordVPN, l’usage des VPN professionnels a augmenté de 165 % dans le monde entre le 11 mars et le 27 mars, date à laquelle notre rédaction a publié cet article : Une progression que nous confirment d’ailleurs tous nos interlocuteurs sur le terrain.

Article 5 sur 8

Covid-19 : Et pour l'après-crise, quels changements ?

Par Benoît HuetPublié le 2 juillet 20203 min de lecture

Le changement le plus important qui se profile après cette crise sanitaire concerne la flexibilité du travail ou comment trouver le bon équilibre entre le télétravail et le travail au bureau. C’est la perception de bon nombre de nos interlocuteurs dont celle d’Aliette Mousnier Lompré, directrice Customer Service and Operations (CSO) en France et à l’international chez OBS. « Le virus a et va accélérer un peu plus la transformation digitale et, d’un point de vue managérial, les entreprises devraient donner plus de flexibilité dans la façon de travailler de leurs collaborateurs. C’est par exemple dans ce contexte que nous travaillons avec notre client expert en assurance Saretec. » Si le télétravail devient ce nouveau standard dans la façon de travailler, il convient toutefois d’apporter aux utilisateurs une expérience de qualité selon Bruno Caille, directeur technique chez Cisco France : « Pendant le confinement, il y a effectivement eu un mode d’urgence qui n’est pas acceptable en temps normal. Disposer de matériel de meilleure qualité, d’accessoires qui ne deviennent plus des options, d’un bon niveau de sécurité, les entreprises se doivent d’engager une vraie réflexion pour apporter la meilleure expérience utilisateur possible. Enfin, il est important de prendre aussi en compte la dimension sociale du télétravail. »

Toujours plus d’agilité au cœur des infrastructures

La flexibilité doit aussi se jouer sur les infrastructures en apportant de la simplicité. L’hyperconvergence, la conteneurisation, la virtualisation ou encore une meilleure gestion des clouds privés et publics participent à ce que le datacenter gagne en agilité. Rappelons que les entreprises qui étaient déjà engagées dans cette transformation numérique et le télétravail s’en sont bien sûr mieux sorties lors de cette crise. Pour Michel Mounir Reguiai, directeur des solutions datacom chez Huawei EBG, la transformation digitale doit surtout s’accélérer au niveau de la production : « jusqu’à présent, la transformation numérique s’est surtout focalisée sur les processus de digitalisation des ventes mais les outils de production ne sont pas encore ou très peu concernés, il est nécessaire d’aller plus loin dans l’interface numérique de production. » Idem pour les infrastructures réseaux, les rendre plus performantes est une nécessité, comment ? En engageant leur transformation vers le SD-WAN, en misant sur la performance applicative afin d’adapter le dimensionnement de manière proactive et automatisée…, bref, il faut redonner aussi aux entreprises le contrôle de leurs réseaux WAN. Comme le rappelle Christophe Auberger, Cyber Evangelist chez Fortinet, il est également important d’intégrer la cybersécurité by design dans tous ces environnements de modernisation, d’avoir cette approche zero trust mais aussi dans la conception des solutions logicielles et matérielles des éditeurs et des constructeurs. Cela nécessite de disposer de compétences et de ressources humaines dans la sécurité à tous les niveaux. Un exemple, celui de Zoom qui a rencontré des failles majeures de sécurité, certes l’éditeur, réactif, a réglé ces problèmes avec une mise à jour mais cet événement a révélé une fois de plus ce manque de sécurité by design.

Enfin, cette période a mis un peu plus en lumière l’intelligence artificielle permettant aux entreprises de déployer des modèles prédictifs et ainsi de mieux anticiper lors des crises majeures comme celle du Coronavirus. « Nous travaillons dans le secteur du retail avec certains magasins sur des modèles mathématiques en prenant en compte des données publiques pour comprendre les audiences, cela s’avère très utile durant cette période sanitaire compliquée pour mieux répondre aux attentes des clients et de les servir au mieux », conclut Aliette Mousnier Lompré.

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Comment supprimer les problèmes de connexion avec les technologies WiFi 6 et 5G ?

Proposé par HuaweiPublié le 2 juillet 20205 min de lecture

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Comment assurer une continuité du service en télétravail quand certains de vos collaborateurs éprouvent des difficultés à se connecter au réseau et à l’Internet de chez eux ? Cette problématique a maintes fois été relevée durant ce confinement, elle l’était aussi au sein même de nombreuses entreprises bien avant la pandémie due à une augmentation importante des usages (cloud, visioconférence, streaming vidéo, réalité augmentée, etc.). Et pourtant, il existe des solutions pour améliorer les connexions. Pour Osama Aboul Magd, qui représente le groupe de travail en R&D des réseaux sans fil chez Huawei, la norme WiFi 6 (802.11ax) en est une puisqu’elle permet non seulement de multiplier les débits par 4 mais aussi d’améliorer les performances WiFi dans les environnements denses avec un grand nombre d'utilisateurs en utilisant plus efficacement le spectre disponible. Imaginons si dans les campus universitaires avec plus de 30 000 étudiants ou dans les stades avec 80 000 fans, tous essayaient de se connecter en même temps, un goulet d’étranglement se formerait avec le WiFi 5, ce qui n’est pas le cas avec le WiFi 6 ; la norme WiFi 6 atténue ce problème en autorisant à d’avantage d’utilisateurs de se connecter à un seul point d'accès simultanément, et permet même aux périphériques voisins de transmettre en même temps à condition que les niveaux d'interférence soient acceptables. Idem en télétravail, le WiFi 6 élimine également ce goulet d'étranglement qui se forme lorsque tous les ordinateurs familiaux et les dispositifs (objets connectés par exemple) se connectent simultanément à la box Internet.

Pour répondre à ces besoins, Huawei propose une gamme complète d’équipements WiFi 6 nommée AirEngine. Cette famille de points d’accès se distingue par le support de 16 flux spatiaux (16 antennes sur 2,4 GHz et 5 GHz), soit le plus grand nombre de l'industrie et offre ainsi une vitesse de 10,75 Gb/s. Huawei apporte aussi de nombreux procédés d’optimisation inédits sur le marché comme la technologie Dynamic Turbo qui permet de mettre en œuvre une hiérarchisation de la qualité de service (HQoS) ou encore la technologie SmartRadio qui assure la continuité des services. Huawei apporte aussi une vue centralisée des équipements sans fil mais aussi filaire (voir encadré). Au vu de ses avancées, Huawei était positionné au troisième trimestre 2019 comme le leader mondial de la technologie WiFi 6 (hors Amérique du Nord) selon le cabinet d’études Dell’Oro.

Le WiFi 6 complémentaire à la 5G

Comme le rapporte Jason Ding, directeur du marketing produit du réseau Campus, gamme de produits Huawei Datacom, le WiFi 6 est une technologie sans fil courte distance qui convient le mieux à la couverture intérieure ; en revanche, cette technologie ne fonctionne pas forcément correctement pour des zones longue distance en extérieur où les signaux sont sujets aux interférences. Dans ce cas, la solution idéale et complémentaire au Wifi 6 est la technologie 5G, laquelle devrait exceller pour fournir une vitesse inégalée et une faible latence. La 5G n’est toutefois pas sans faiblesses, à savoir une mauvaise compatibilité des terminaux et surtout une couverture intérieure coûteuse. En effet, l’installation des réseaux 5G nécessite une planification et une simulation réalisées par des ingénieurs professionnels, ce qui augmente considérablement les coûts d'investissement, de déploiement et de maintenance.

Fort de ce constat, la complémentarité entre le WiFi 6 et la 5G ne fait aucun doute. D’ailleurs, leur point commun est d’être tous deux basés sur la technologie OFDMA (Orthogonal Frequency Division Multiple Access) issue du LTE, et facilite ainsi la mise en place de réseaux globaux sans fil à très haut débit pour les entreprises et le secteur public. C’est d’autant plus vrai chez Huawei où la gamme AirEngine intègre les technologies 5G et de nombreuses fonctionnalités comme par exemple un algorithme de formation de faisceaux optimisé par la 5G. Par conséquent, selon Jason Ding, pour les entreprises, les réseaux WiFi 6 et 5G doivent être déployés ensemble pour créer un réseau rentable optimal qui peut gérer un large éventail de scénarios. Le porte-parole de Huawei cite en exemple des entreprises spécialisées dans l’énergie comme les champs pétrolifères ou les mines, mais aussi dans les endroits très fréquentés comme les aéroports, les gares ou les stades qui utiliseraient le Wifi 6 en indoor et la 5G pour un accès au réseau public par exemple.

Pour une gestion centralisée des réseaux

« Pendant la crise, nous avons pu constater l’importance de la gestion à distance. C’est incontournable, les entreprises ont besoin de disposer d’un contrôle centralisé sur leurs réseaux sans fil et filaire et de pouvoir ainsi intervenir rapidement à distance sur tous les équipements en cas d’incident par exemple », prévient Michel Mounir Reguiai, directeur des solutions datacom chez Huawei EBG. Avec CloudCampus, Huawei apporte cette vue centrale et cette agilité dans la gestion des réseaux LAN et WLAN sans oublier l’IoT. Hébergée dans un cloud privé ou public, cette plateforme ouverte agit de la planification au déploiement en passant par l'optimisation du réseau jusqu'à l'inspection, réduisant ainsi les coûts opérationnels de 80 %. Un exemple celui du Jing Jiang Hôtel situé dans le centre de Shanghai qui a mis en place la solution CloudCampus. En effet, cet hôtel de luxe de 440 chambres et de 30 000 mètres carrés de jardins luxuriants et d’espaces de loisirs verts rencontrait des difficultés an niveau de son système de gestion de réseau ; le serveur de contrôle, le système de facturation et la plateforme d'analyse des données ont été installés de manière indépendante, ce qui entraînait des difficultés de fonctionnement et d'entretien et des coûts élevés de gestion professionnelle. Avec CloudCampus, l’établissement hôtelier y remédie, par exemple, en localisant plus facilement les périphériques réseaux grâce à un dispositif de cartographie de type SIG et ainsi en raccourcissant les temps de dépannage. L’hôtel a non seulement gagné en efficacité dans les diagnostics mais a aussi réduit ses coûts opérationnels (optimisation des coûts de main-d’œuvre).

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Le stockage bascule en full flash

Proposé par HuaweiPublié le 2 juillet 20204 min de lecture

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Les données sont certes une source de croissance pour les entreprises mais leur volume ne cesse de croître dû aux différents usages, du cloud computing à l’IA en passant par l’IoT, la 5G et désormais la progression du télétravail suite au Covid 2019. Huawei estime même que d’ici à 2025, ce volume atteindra les 180 Zo. Ajoutons à cela, une très forte progression des données non structurées dans les entreprises provenant des réseaux sociaux et de l’Internet qu’il faudra aussi prendre en compte. Pour traiter et analyser ces big data, les baies de stockage équipées des traditionnels disques durs ne suffisent plus d’autant qu’ils pêchent par leurs performances moindres, ils sont progressivement remplacés par des disques full flash de type SSD capables de traiter des millions d'IOPS, une solution donc idéale pour les applications citées précédemment très gourmandes en performances. Par le fait, les utilisateurs doivent pouvoir accéder à leurs données en temps réel ou presque, sans anicroche. Ces SSD, qui procurent non seulement de la capacité mais surtout une très faible latence, équipent la gamme full flash OceanStor Dorado (Dorado 8000 V6 et Dorado 18000) V6 de Huawei, laquelle procure jusqu’ à 20 millions d’IOPS ainsi qu’un temps de latence inférieur à 0,1 ms. En outre, Huawei apporte aussi dans ses baies de stockage son architecture de dernière génération qui participe à l’amélioration des performances comme ses processeurs incluant la puce d'interface multiprotocole intelligente Hi1822, le processeur multicœur Kunpeng 920, la puce AI Ascend 310, la puce de contrôleur SSD Hi1812e et la puce de gestion BMC Hi1710 ; tous ces processeurs intelligents permettent aussi de supprimer les goulots d'étranglement à tous les niveaux et donc d’absorber de très importants flux de données. De même, avec l’architecture SmartMatrix, la fiabilité est garantie car les systèmes de stockage de 8 contrôleurs sont capables de résister à des pannes de 7 contrôleurs sans provoquer d'interruption de service. En plus des capacités techniques des baies OceanStor Dorado, Huawei apporte aux entreprises un réel avantage économique grâce à son programme Flash Only+, dont le but est d’aligner le prix des baies full flash sur celui des baies hybrides de même capacité. Avec cette gamme, Huawei a été reconnu en 2018 comme un leader dans le Magic Quadrant du cabinet Gartner pour la troisième année consécutive. Le fabricant chinois a d’ailleurs séduit de nombreuses administrations et entreprises privées dans les secteurs de l’automobile et des finances dont la Banque du Pirée en Grèce (voir encadré).

Cas client : La Banque du Pirée accélère sa modernisation

La Banque du Pirée (Piraeus Bank), fondée en 1916 et considérée comme une institution financière en Grèce, s'est engagée à jouer un rôle de premier plan dans le redémarrage et le développement de l'économie grecque via ses plus de 5 millions de clients. Pour ce faire, la banque a accéléré sa transformation numérique en modernisant drastiquement son système d’information pour répondre plus efficacement aux besoins d’aujourd’hui. Cette transformation passe bien sûr par l’adoption du cloud, de l’IA, des architectures conteneurisées tout en conservant un legacy hérité de technologies plus anciennes. L’un des éléments clés du changement fût la partie stockage. Auparavant, le système de stockage de la banque rencontrait divers problèmes (obsolescence des équipements, manque de performances et de capacité, évolutivité limitée). Fort de ce constat, l’équipe IT de la banque du Pirée a fait appel à Huawei pour refondre et moderniser son stockage. Il a donc été décidé, suite à un audit, de déployer un système de stockage 100 % flash OceanStor Dorado V3. Un PoC (Proof of Concept) a été mis en place et achevé avec succès en octobre 2018. « Ces tests ont duré plus de six mois au cours desquels Huawei a couvert 100 % de nos besoins. Nous avons eu l'opportunité de l'utiliser non seulement dans un environnement de test, mais également dans une production à forte charge de travail », indique Haris Voutsas, Assistant General Manager, Group IT Operations, au sein de la Banque du Pirée. Parmi les avantages relevés de ce nouveau dispositif de stockage, citons des performances multipliées par 3, une disponibilité du service en continu 24h/7j, sans oublier une réduction de 75 % du TCO (coût total de possession). Depuis ce déploiement, la banque a progressivement migré les services de production et les données vers le système tels que les serveurs virtuels, les bases de données ou encore les serveurs d'applications.

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Vers un datacenter écologique et intelligent !

Proposé par HuaweiPublié le 2 juillet 20204 min de lecture

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Selon le rapport intitulé « La face cachée du numérique » réalisé par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et du Ministère de la transition écologique et solidaire, le numérique serait responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et plus de la moitié de ces émissions sont dues aux datacenters et aux infrastructures réseaux. De même, les datacenters, selon le CNRS (extrait du Journal du CNRS), représenteraient entre 3 et 5 % de la consommation électrique mondiale. A titre indicatif, la consommation totale d'énergie du centre de données atteindra plus de 1 000 TWh d'ici 2025. Face à ce constat alarmant, il est primordial de diminuer l’impact énergétique des centres de données. Pas si simple surtout face à une demande croissante de calcul haute performance, d’une augmentation des serveurs haute densité, de l'utilisation de GPU ainsi que de puces de traitement IA spécialisées de plus en plus gourmandes en ressources énergétiques. Il existe, malgré tout, des solutions pour réduire ce fameux indicateur d'efficacité énergétique PUE (Power Usage Effectiveness) qui, dans le meilleur des cas, doit être proche de 1 mais reste acceptable pour les entreprises dont la valeur est à 1,5.

L’engagement fort de Huawei

Comment réduire ce PUE et économiser la facture électrique d’un centre de données tout au long du cycle de vie ? Huawei propose plusieurs approches et solutions efficaces et intelligentes pour rendre un datacenter écologique dont un savoir-faire de plus de 20 ans dans le secteur des onduleurs, alimentations sans interruption (UPS).

Par exemple, avec les nouvelles générations d’UPS, plus précisément la solution SmartLi à base de batteries lithium-ion. En effet, les hauts rendements supérieurs à 97% associé à la solution batterie au Lithium Ion Smart LI de Huawei permet :

- une réduction des frais d’électricité sur le cycle de vie de l’appareil pouvant aller jusqu’à 72 000 $ pour chaque 1 % d’amélioration de l’efficacité énergétique, - un gain sur le TCO de l’installation de par la durée de vie de la solution Smart LI.

De même, Huawei dispose à son portfolio des systèmes intelligents de refroidissements par air (NetCol5000A) et par eau réfrigérée (NetCol5000C, NetCol8000C) ainsi que des datacenters optimisés énergétiquement sous des formats modulaires (préfabriqués, conteneurs).

En outre, avec l’application DCIM (DataCenter Infrastructure Management) iManager NetEco6000, Huawei sait aussi gérer, manager les équipements en matière d'optimisation et de reporting de la consommation électrique et du refroidissement.

Le géant chinois va plus loin en apportant aussi de l’intelligence artificielle grâce à son système iCooling. Ce dernier embarque ainsi une plateforme basée sur du deep learning dont le but est d’établir, via des données récoltées, des corrélations entre les équipements de refroidissement avec les charges informatiques réelles et les variables d'environnement. La technologie iCooling est notamment utilisée par le Huawei Cloud Data Center situé à Langfang dans le nord de la Chine (voir encadré). Enfin, Huawei est un acteur partie prenante des solutions photovoltaïques de plus en plus exploitées pour alimenter les datacenters dans certaines régions du monde. Ainsi, avec son offre Fusion Solar associée à d’autres composants comme des capteurs et de l’intelligence artificielle, Huawei est par exemple capable de réduire les pertes de puissance à l'intérieur des centrales photovoltaïques et améliorer ainsi la production d'énergie de plus de 2 %.

Le datacenter de Langfang réduit sa facture énergétique

Langfang est le lieu où se situe le principal centre de données de Huawei dans le nord de la Chine. A titre indicatif, 4 500 racks d'une capacité prévue de 36 MWatts ont été déployés, une telle installation engendre une consommation annuelle électrique de plus de 20 M$ pour un PUE de 1,42. Selon les prévisions de Huawei, sa capacité sera multipliée par 10 dans les 10 années à venir avec pour conséquence une facture d’électricité colossale de plusieurs dizaines de millions de dollars. Conscient de cela, Huawei a bien sûr déjà installé un certain nombre de solutions pour améliorer l'efficacité énergétique de son datacenter avec la gestion des équipements, de l'alimentation et de la distribution d'énergie à haut rendement ou encore du refroidissement basé sur le confinement de la chaleur des allées. Le free-cooling à évaporation indirecte (Indirect evaporate free-cooling ou AHU) est même en cours d’installation. En soi, le géant chinois répond aussi aux exigences de son pays en matière d’environnement et d’efficacité énergétique comme le font bien d’autres pays dans le monde comme en Europe. Mais pour aller plus loin dans la réduction de sa consommation d’énergie, Huawei s’est appuyé sur sa plateforme technologique intelligente iCooling et construit ainsi un modèle prédictif à partir des données collectées sur plus de 700 points depuis une solution DCIM. iCooling a été testé pour la première fois sur 1 500 racks au Huawei Langfang Cloud Datacenter en mai 2018. Résultat, le PUE moyen annuel dans la zone pilote est passé de 1,42 à 1,304, ce qui représente une économie de 8,17 % sur la consommation d'électricité, soit plus de 1,5 M$ sur un an.