Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser
Infrastructure & CloudGrand dossier8 articlesPublié le

Cloud hybride : le meilleur des deux mondes ?

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Les entreprises ont bien compris qu'elles ne pouvaient pas gérer toutes leurs charges de travail en interne au sein de leur système d'information ou dans leur datacenter comme la messagerie ou la reprise après sinistre (disaster recovery), il est peut-être aujourd'hui plus judicieux de déporter ces usages dans un cloud public. À l'opposé, la réglementation et les données critiques imposent parfois de conserver des applications on premise. Tout cela pour dire qu'un environnement hybride se dessine pragmatiquement dans l'entreprise. De ce constat, les éditeurs apportent plus d'ouvertures et d'interopérabilité à leurs solutions vers le cloud public afin de faciliter cette tendance du « move to...» entre les différents clouds privés et publics. Les éditeurs apportent aussi plus de conteneurisation pour améliorer l'agité des applications et leur portage vers les clouds. Enfin, si cette couche d'intermédiation logicielle est indispensable à la réussite d'un projet hybride, la partie matérielle, notamment les serveurs, joue aussi son rôle. Comment ? Par l'innovation apportée par les constructeurs.

Aller au sommaire

Article 1 sur 8

Le cloud hybride s'installe progressivement dans les entreprises

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20203 min de lecture

Selon IDC qui a réalisé une enquête en 2019 intitulée « l’enjeu du multicloud », 50 % des dépenses des entreprises en solutions d’infrastructures s’orienteront majoritairement vers le cloud public en 2021 contre 35 % en 2019. Pour le cabinet d’études, 2021 sera même l’année du basculement vers le cloud public. Ce basculement ne signifie pas pour autant la fin du cloud privé, bien au contraire, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à construire un environnement hybride qui permet de mixer les solutions on premise et celles dans le cloud public en fonction de leurs activités, leurs usages et leurs exigences (réglementaires, criticité et sécurité des données, etc.).

Sur le terrain, le cloud hybride est déjà à un certain niveau de maturité dans les entreprises françaises. « Nos entreprises ne sont pas en retard, la crise sanitaire a d’ailleurs accéléré cette approche, nombreuses d’entre elles ont étendu leurs capacités vers des ressources dans le cloud public. Prenons l’exemple du Desktop as a service où l’entreprise va instancier assez rapidement des nouveaux postes depuis un cloud public pour répondre au télétravail », donne en exemple Bruno Picard, CTO de Nutanix France. Le directeur technique de Nutanix relève du reste deux autres cas d’usages dans cette stratégie de cloud hybride des entreprises. Le premier, la reprise après sinistre pour lequel le client a la capacité de redémarrer dans un cloud public en cas d’incident, et le deuxième concerne l’accès à des ressources d’intelligence artificielle (services de machine learning) pérennes dans le temps chez AWS ou Google par exemple.

Réussir l’intégration des clouds dans son SI

Pour Xavier Perret, directeur de l’entité Azure chez Microsoft, les entreprises sollicitent l’éditeur surtout pour améliorer les performances économiques de leur IT, cela se traduit par des nombreux projets de migration de SAP ou d’Oracle vers Azure. Cette réflexion autour du cloud hybride est aussi l’occasion de revoir son SI, de réaliser un audit de son patrimoine et de migrer peut-être une partie dans le cloud public. Hervé Oliny, directeur avant-vente et spécialiste des infrastructures hyperconvergées chez VMware France, est catégorique : « Le multicloud et le cloud hybride permettent aux entreprises d’avoir des solutions qu’elles n’auraient pas forcément les moyens de mettre en œuvre. »

En partant de ces différents usages, le but du cloud hybride n’est donc pas de commander des ressources dans un cloud public pour les utiliser en parallèle de celles disponibles sur site. Dans un cloud hybride, les infrastructures sont complémentaires, de plus elles travaillent ensemble grâce à l’automatisation et à l’apéisation mises en œuvre par les fournisseurs, le tout piloté depuis une console centrale. Si c’est simple à dire sur une feuille de papier, en pratique c’est un peu plus compliqué. C’est d’ailleurs l’un des challenges relevés par l’étude d’IDC ; en effet, 55 % des entreprises françaises sondées estiment qu’elles doivent réussir cette intégration entre leur infrastructure on premise et le cloud public. Comme nous allons le découvrir dans ce dossier, même s’il n’existe pas de solution universelle, les principaux fournisseurs multiplient malgré tout leurs efforts pour améliorer cette interopérabilité entre les différents services privés et publics.

Article 2 sur 8

Zoom sur l'approche cloud hybride des 3 principaux éditeurs

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20203 min de lecture

Comme le mentionne Hervé Oliny, directeur avant-vente et spécialiste des infrastructures hyperconvergées chez VMware France, la stratégie cloud hybride de l’éditeur repose sur la liberté de choix ; cette dernière s’appuyant d’ailleurs sur les cinq R (Retire, Retain, Rehost, Replatform, Refactor) identifiés dès 2011 par le cabinet Gartner. Déjà Retire avec l’accès en SSO aux applications SaaS via l’offre WorkspaceOne. Retain ensuite où VMware propose des solutions de modernisation comme VMware Cloud Foundation associée à vRealize Automation pour créer son cloud privé et offrir la possibilité d’ouvrir des services vers des clouds publics. Puis le Rehost, premier vrai pilier vers le cloud hybride qui permet la mobilité des workloads dans différents clouds et leur réversibilité via des solutions comme VMware Cloud on AWS, Azure VMware Solutions, Google VMware Services ainsi que tous les partenaires Service Providers du programme VCPP. Ces derniers implémentent la couche d’abstraction VMware Cloud Foundation pour bénéficier d’un stack SDDC complet (compute, réseau et stockage). Quatrième R le Replatform d’application avec la famille Tanzu en exploitant les architectures micro-services ainsi que vSphere où la version 7 autorise désormais la possibilité de faire tourner des VM et des conteneurs (exécution des workloads Kubernetes) dans différents clouds. Enfin le Refactor pour récrire les apps en cloud native avec Tanzu Application Services.

Chez Nutanix, l’approche de cloud hybride a consisté à se désolidariser progressivement du matériel pour ajouter des services de stockage, d’infrastructure, de desktop, etc, à sa plateforme hyperconvergée. Et ce, toujours agnostique d’un point de vue localisation, c’est-à-dire dans un cloud privé ou public ; et parmi ces services, citons le déploiement de poste de travail Frame, la gestion de vie des applications Calm, le pilotage des bases de données Era, le service Kubernetes Karbon ou encore la reprise après sinistre Xi Leap. De plus, Nutanix autorise depuis quelques mois d’instancier, via ses offres Cloud Clusters On…, l’ensemble des services Nutanix chez Azure ou AWS. « Avec nos offres Cloud Clusters, l’entreprise peut bouger en toute transparence ses clusters on premise vers les clouds publics Azure, AWS et OVHCloud ou l’inverse. Ce que je construis en on premise, je sais le faire déborder dans un cloud public », précise Bruno Picard, CTO de Nutanix France. La gestion des clusters et des services associés Nutanix s’opère par la console Prism Central, laquelle s’intègre désormais avec le contrôleur Microsoft Arc afin de monitorer l’ensemble des ressources Azure. Enfin, Nutanix assure, en parallèle, une meilleure interopérabilité avec les solutions tierces. Prenons l’exemple du CMDB ServiceNow ou l’ensemble des assets Nutanix est désormais pris en charge par l’éditeur ITSM.

L’approche de cloud hybride chez Microsoft repose sur deux axes. Le premier, désormais bien connu, concerne la famille Azure Stack, une extension du cloud public d’Azure permettant de bénéficier en local d’infrastructure as a service, d’infrastructure hyperconvergée (Azure Stack HCI), de PaaS (Azure App Service on Azure Stack Hub) pour créer et déployer des applications, sans oublier Azure Stack Edge pour exécuter des charges de travail en périphérie (mini cloud local). Au-dessus des solutions Azure Stack, vient se greffer la solution Azure Arc, capable de monitorer les clouds publics ou privés et ordonnance aussi les ressources (Windows, Linux, clusters Kubernetes ou encore les services de données Azure). « Arc gère en effet les ressources, le mix associé et la compliance », résume Xavier Perret, directeur de l’entité Azure chez Microsoft. Précisons aussi que Arc prend désormais en charge les serveurs SQL et PostSQL

Article 3 sur 8

La réponse à l'hybridation passe aussi par l'innovation dans les serveurs

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20205 min de lecture

Les constructeurs de serveurs comme Dell Technologies, Fujitsu, HPE, Huawei, IBM, ou encore Lenovo mènent aussi des projets d’hybridation afin de faciliter, in fine, la mobilité des workloads entre les clouds ; ils le font bien sûr en proposant de nombreux services autour du cloud hybride - qu’ils soient managés, verticalisés ou pas - autour de l’orchestration, de la gestion et de la surveillance des clouds privés et publics, de la gouvernance, de la performance, du data management ou encore du respect de la conformité sans oublier la flexibilité financière (paiement à l’usage par exemple).

Et, ils le font aussi avec leurs partenaires éditeurs. Chez Dell Technologies, cette approche passe surtout par son partenaire fusionnel VMware. « Bien que les stratégies de Dell et de VMware soient indissociables, nous travaillons également en étroite collaboration avec Microsoft autour d’Azure Stack, nous sommes également un acteur majeur de l’OpenStack », tient aussi à réaffirmer Sébastien Verger, CTO de Dell France. De son côté, Lenovo s’appuie indifféremment sur ces trois partenaires VMware, Microsoft et Nutanix. Et pour ce faire, le constructeur a créé des appliances et systèmes intégrés, la gamme ThinkAgile, certifiés pour les trois fournisseurs. De son côté, Fujitsu fait aussi partie de ces constructeurs agnostiques. Par exemple, la gamme Primeflex for VMware vSAN s’appuie sur l’architecture x86 des serveurs Primergy de Fujitsu et fournit un tremplin vers le SDDC avec la plateforme VMware Cloud Foundation. De même, Fujitsu apporte aussi une réponse aux environnements HCI de Nutanix avec le serveur Fujitsu Primeflex pour Nutanix Entreprise Cloud, là aussi, ce serveur est construit à partir d’une architecture x86 de la gamme Primergy.

Le serveur : socle du Software Defined

C’est un fait, il n’existe pas d’approche hybride sans cette couche d’intermédiation ou d’abstraction fournie par des éditeurs comme Microsoft, Nutanix ou VMware. Cela dit, n’oublions pas que cette approche de software defined s’appuie sur des ressources serveurs. Et l’innovation autour de ces briques technologiques, comme l’indique Sébastien Verger, CTO de Dell France, participe aussi à la réussite du projet. A ce titre, la recherche et développement de Dell Technologies, investit sur plusieurs axes comme la densité et l’ultra densité des serveurs avec, par exemple, le PowerEdge XE7100 au format 5U qui embarque jusqu’à 100 disques durs haute capacité. La densité se traduit aussi chez Dell par la puissance de calcul utile aux environnements IA, à l’analyse de données et au HPC, citons par exemple les Dell EMC PowerEdge R7525 associés aux GPU A100 Tensor Core de Nvidia ou le serveur DSS 8440, toujours associé aux GPU Nvidia pour le Deep Learning qui intègre 25 % d'accélérateurs en plus dans un seul châssis (+ 10 % de TFLOPS supplémentaire à densité de rack identique). Également investi dans la puissance de calcul, Huawei a, pour sa part, annoncé, lors de sa cinquième édition de Huawei Eco-Connect Europe, le dernier né de la famille des FusionServer, le FusionServer Pro 2488H V6. Techniquement, ce serveur intègre donc quatre processeurs Intel Xeon Scalable de troisième génération dans un espace 2U et 48 DIMM DDR4 ainsi que 11 emplacements PCIe pour le stockage local. Il est équipé des derniers modules d’apprentissage et d’inférence basés sur l’intelligence artificielle qui autorisent une puissance de calcul de 560 téraflops sur un seul noeud.

Des serveurs durcis pour les environnements edge aux systèmes de refroidissement par eau

En outre, les constructeurs misent aussi le cloud edge, c’est notamment le cas de Dell Technologies avec sa nouvelle gamme Dell EMC VxRail D durcie pour les environnements industriels, pétroliers et gaziers où les conditions techniques sont critiques et l'espace restreint. Idem chez Lenovo qui présente, via son serveur edge ThinkSystem SE350, une machine durcie au format A4 idéale pour les environnements difficiles. « C’est un serveur compact qui résiste à des températures de 0 à 50°C dans des environnements poussiéreux ainsi qu’aux vibrations, il est alimenté en courant continu et peut embarquer nativement les réseaux 4G et 5G, sans oublier des fonctions de sécurité avancées », résume Nicolas Mahé, chef de produits serveurs chez Lenovo DCG. A noter qu’il est déjà certifié pour Azure Stack HCI, il le sera aussi pour VMware VSan et Nutanix. En outre, à l’heure où la consommation électrique devient le point critique dans les datacenters et que le refroidissement par air a atteint ses limites, Lenovo investit aussi dans les systèmes de refroidissement par eau, et ce, depuis des années (héritage d’IBM), Neptune, le nom de cette technologie représente ainsi la troisième génération et est capable de refroidir à l’eau chaude tous les composants. Comme le note Cyril Fakiri, directeur technique de Lenovo DCG Neptune refroidit d’ailleurs le centre de calcul allemand LRZ à Munich. Résultat : le LRZ peut fonctionner à son maximum sans incident, la labo a même pu réduire son PUE (taux d’efficacité énergétique) de 2 à 1,1. Le Barcelone Supercomputing Center utilise aussi un système de refroidissement par eau conçu par Lenovo.

NetApp s'engage aussi dans le cloud hybride

NetApp a progressivement adapté son offre de stockage à l’hybridation, comment ? Déjà par OnTap, comme le rappelle Mathias Robichon, directeur technique, ce service de gestion du stockage a été porté pour les clouds publics (AWS, Azure et Google Cloud) via l’offre Cloud Volume OnTap. « Avec Cloud Volume OnTap, nous avons pris OnTap que nous faisons tourner sur des VM dans le cloud public », précise Mathias Robichon. Ensuite, NetApp, avec Virtual Desktop Service, répond aussi au déploiement des postes de travail dans le cloud public suite au rachat de CloudJumper. « Avec ce service, nous allons instancier des postes de travail dans les clouds publics AWS, Azure et Google Cloud », souligne Mathias Robichon. Citons également l’offre de stockage cloud entièrement opérée, nommée Cloud Volumes Service, disponible chez AWS, Google Cloud Platform (GCP) et Azure (Azure NetApp Files). NetApp s’engage également sur l’optimisation des coûts avec le rachat de Spot.io en juin dernier, l’objectif étant de mieux maîtriser les coûts dans la gestion des instances réalisées dans le cloud public. Enfin, NetApp investit dans la conteneurisation autour de Kubernetes via le projet Astra qui devrait déboucher sur une solution de gestion du cycle de vie des applications Kubernetes dans tout type de cloud d’ici la fin de l’année.

Article 4 sur 8

Le choix de l'open source pour le cloud hybride

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20203 min de lecture

L’alternative open source dans cette approche de cloud hybride et multicloud prend également une place importante auprès des entreprises. Par exemple, Scania, le constructeur de camions ou encore Docapost, la branche numérique du groupe La Poste, utilisent Canonical Juju, un opérateur capable d’orchestrer des services (déploiement, configuration, gestion et mise à l’échelle d’applications) sur n'importe quel cloud, voire même sur des serveurs bare metal (directement sur des serveurs physiques non préinstallés), sur du kubernetes ou des VM. Pour Reg Deraed, directeur des ventes grands comptes pour l’Europe du sud, Juju se concentre sur la notion de service, il abstrait la notion de machine ou de serveur et définit les relations entre les services qui se configurent automatiquement en fonction des liens créés.

« Les entreprises viennent nous voir car elles veulent rapatrier des workloads qui étaient dans le cloud public dans leur cloud privé, l’inverse est vrai aussi », indique de son côté Thibaut Rouffineau, VP Marketing monde chez Canonical. Pour argumenter les propos de Thibaut Rouffineau, reprenons l’exemple de Scania qui exploite Juju, principalement pour des raisons économiques, dans le cadre d’un environnement HPC (High Performance Computing) dont les ressources sont managées par Slurm (un ordonnanceur des tâches). En effet, le constructeur peut ainsi en cas de pics d’activité (toutes les machines sont au maximum de leurs ressources) déborder sur les clouds publics Azure et AWS via du MaaS (Metal as a service) pour provisionner les infrastructures physiques ; Slurm, quant à lui, est déployé dans ces deux clouds publics par Juju. Docapost, pour sa part, a fait le choix d’un rapatriement, via Juju, de l'ensemble de ses workloads qui étaient dans un cloud public vers un cloud privé OpenStack entièrement opéré par Canonical. En outre, Juju se veut aussi actif dans l’edge computing, le mini cloud comme le mentionne Thibaut Rouffineau en prenant l’exemple du secteur du retail : « Si les retailers souhaitent être compétitifs face à Amazon, ils doivent traiter la technologie directement dans le magasin de la même manière que dans le cloud et avoir un déploiement identique entre les sites.

Red Hat en pointe sur l’ouverture et la modernisation des environnements clouds

De son côté, la stratégie de cloud hybride chez Red Hat repose sur trois piliers dont l’objectif est d’apporter une couche d’intermédiation entre l’infrastructure et la partie applicative afin de réduire le lock-in (enfermement propriétaire) et donc l’indépendance à un acteur. Et le sous-jacent de cette approche repose sur Linux et Kubernetes (Red Hat, deuxième contributeur à Kubernetes derrière Google) qui est le fer de lance de la plateforme OpenShift comme le rappelle Yacine Kheddache, Specialist Solution Architect Manager chez Red Hat. La plateforme OpenShift constitue d’ailleurs le premier pilier de la stratégie de l’éditeur, une plateforme accessible en on premise sous OpenStack, serveurs cloud dédiés bare metal, dans les clouds publics Azure, Alibaba, AWS, etc., et plus récemment le support de la virtualisation (OpenShift virtualization) et du serverless. Le deuxième pilier concerne le management ou comment je gère le cycle de vie des clusters Kubernetes sous OpenShift, via la solution Advanced Cluster Management, mais aussi des clusters Kubernetes tiers. Enfin, la partie applicative, le dernier pilier, regroupe la communauté (lien vers https://operatorhub.io/) et l’écosystème partenaires de Red Hat comme l’offre Cloudera certifiée sous OpenShift pour instancier à la demande. « La Banque Postale et Airbus ont par exemple choisi la plateforme Caas et Paas OpenShift car ils ont compris l’apport de la conteneurisation. Airbus décommissionne des applications VM pour de la conteneurisation », indique Yacine Kheddache. OpenShift devient même une plateforme XaaS (Everything as a service) ; à ce titre, Red Hat CodeReady Workspaces, qui dématérialise le poste de travail, tourne sous OpenShift, idem avec l’offre de gestion du stockage Ceph Storage.

Article 5 sur 8

La FDSEA 51 migre vers Gmail et les outils collaboratifs de Google

Par Benoît HuetPublié le 5 novembre 20202 min de lecture

Après avoir fait le choix de l’hyperconvergence en déployant l’offre VMware vSAN pour moderniser son datacenter, la FDSEA 51, le syndicat agricole qui rayonne sur le département de la Marne via ses 9 entités, s’ouvre un peu plus vers le cloud public en migrant la messagerie existante Lotus Notes des 350 collaborateurs du groupe vers Gmail et les outils collaboratifs de Google (Docs, Meet, Contact, Agenda, etc.) hébergés dans les datacenters européens de Google. « Nous avons réalisé cette migration en janvier dernier juste avant le confinement, je dois vous avouer que cette migration nous a aidé pour accéder à davantage de ressources pour répondre au télétravail », admet Pierrick Delhaye, responsable sécurité et infrastructures au sein du Groupe FDSEA 51. Les utilisateurs se sont d’ailleurs vite adaptés à leur nouvel environnement après avoir été formés, une première session de formation d’une demi-journée a été nécessaire pour les usages de base de la messagerie puis, un mois après, une deuxième session sur les outils bureautique et collaboratifs. En outre, le RSI apprécie le gain sur l’activité support par rapport à la gestion de la messagerie et des outils bureautiques et collaboratifs. « Nous enregistrons clairement moins d’appels au support, ce temps gagné nous permet de faire autre chose », reconnaît Pierrick Delhaye. Ainsi, d’autres projets sont en cours de réalisation comme le déploiement d’un réseau SD-WAN au premier semestre 2021 pour les 9 sites du groupe et qui va s’architecturer autour des solutions Cisco Meraki ; pour cela, la FDSEA 51 a validé, il y a peu, le choix de l’opérateur SFR et son partenaire Thym Business. Enfin, un projet d’ITSM devrait aussi voir le jour en 2021, des tests autour de la solution open source GLPI ont déjà commencé.

Article 6 sur 8 · Contenu Partenaire

Comment moderniser l'environnement de travail des collaborateurs ?

Proposé par Dell Technologies et VMwarePublié le 5 novembre 20203 min de lecture

Contenu Partenaire

La crise sanitaire, avec le télétravail, oblige les entreprises à accélérer leur transformation numérique en modernisant l’environnement de travail de leurs collaborateurs et en leur apportant ainsi une meilleure expérience aussi bien au bureau qu’à leur domicile. Et cela grâce à la mise en place d’un espace de travail numerique. En parallèle, il est essentiel d’apporter plus d’agilité et de souplesse aux équipes de la DSI dans la gestion, la maintenance et la sécurité des multiples appareils liés à l’environnement de travail. Enfin, la mise en place de cet espace de travail numérique est désormais perçue par les responsables des ressources humaines comme un atout dans le recrutement des nouveaux candidats. « L’entreprise doit être capable de délivrer un environnement de travail à l’utilisateur avec les bonnes règles de compliances et le package d’applications nécessaire à son onboarding dans l’entreprise avant même sa rentrée officielle. Rentrée faite, il accède naturellement à travers ce même espace à son environnement et à toutes ses applications professionnelles, ce processus d’onboarding est devenu un critère différenciant pour les RH », indique Charles Comlan, Systems Engineer VMware chez Dell Technologies.

Aujourd’hui, il est possible de répondre à toutes ces exigences grâce à l’offre Workspace ONE de VMware. Workspace ONE est une plateforme qui fournit et gère simplement et en toute sécurité n'importe quelle application sur n'importe quel appareil en intégrant le contrôle d'accès, la gestion des applications et la gestion des devices multi-OS depuis n’importe quel réseau. « Cette plateforme constitue la pierre angulaire pour apporter ce modern management dans l’entreprise et faciliter également le travail à distance, et ce, quel que soit le terminal professionnel ou personnel », souligne Charles Comlan.

Des services de configuration avancés

A cette plateforme s’ajoutent les services de Dell Technologies, notamment Dell Provisioning for VMware Workspace ONE qui consiste justement à livrer un PC DELL à l’utilisateur final avec le bon package de configuration, et d’application directement depuis les usines DELL. « Avec Dell Provisioning for VMware Workspace ONE, nous nous affranchissons des étapes entre la commande du poste et la remise à l’utilisateur, comme la création d’un master, configuration des GPO et de toutes les tâches fastidieuses de paramétrages que l’on faisait auparavant », admet Charles Comlan. De plus, Dell Technologies propose des fonctions avancées de sécurité (Zero Trust, protection contre les vols, mises à jour des applications, etc.). Historiquement, une forte collaboration existe entre les équipes de Dell Technologies et celles de VMware dans la gestion du poste de travail, cette collaboration ayant aboutie à des fonctions inédites. Par exemple, manager le bios d’une machine au travers de Workspace ONE ou bien de monitorer le cycle de vie des batteries (anticipation d’une commande avant que la batterie arrive en fin de vie).

Le débord vers le cloud public

Pour absorber la montée en charge des entreprises surtout durant la crise sanitaire, l’espace numérique proposé par Workspace ONE permet, via la solution Horizon, de mettre à disposition des postes virtualisés (VDI) et des applications publiées à la fois sur un socle on premise hébergé sur une infrastructure Dell VxRail ou directement vers un cloud public (AWS, Azure, Google Cloud, etc.). « Avec Horizon, il est en effet aussi simple de provisionner des postes de travail ou des applications on-premise ou dans un cloud public notamment pour répondre aux pics de charges », confirme Charles Comlan.

Pour conclure, la plateforme Workspace ONE et les services associés évitent aux entreprises de souscrire à de multiples solutions. De même, comme le mentionne Charles Comlan, Workspace ONE est une plateforme qui fédère les différentes équipes de l’entreprise liés à cette transformation numérique ; en effet, les techniciens en charge de la gestion et de la sécurité des postes et des terminaux et ceux qui supervisent les applications exploitent la même plateforme.

Article 7 sur 8 · Contenu Partenaire

Une transformation numérique passe aussi par la modernisation du développement applicatif

Proposé par Dell Technologies et VMwarePublié le 5 novembre 20203 min de lecture

Contenu Partenaire

Dell Technologies intègre VMware Tanzu et vSphere 7 dans son offre Dell EMC VxRail, autorisant ainsi aux entreprises de créer, d’exécuter et de gérer des workloads Kubernetes dans une solution d’infrastructure hyperconvergée. « Tanzu est un portefeuille de solutions (voir encadré) et de services qui permet aux entreprises de réaliser trois grandes étapes : construire des modern apps (Build), les exécuter (Run) et les gérer (Manage). Avec Tanzu, nous apportons un environnement de développement moderne qui simplifie fortement le travail au quotidien des développeurs mais aussi celui des opérationnels IT », résume Ilann Valet, VMware Technology Lead chez Dell Technologies. Tanzu s’inscrit en effet dans cette démarche Devops qui bénéficie à la fois aux développeurs et aux opérationnels. Pour les développeurs déjà, Tanzu leur apporte un environnement on premise complet et simplifié clés en main ; quant aux opérationnels qui connaissent déjà l’environnement VMware, ils ne seront pas dépaysés car ils vont déployer Kubernetes sur des infrastructures VMware. Dans les deux cas, le gain de temps est non négligeable. VMware annonce ainsi 37 % d’amélioration dans la productivité des développeurs car ils se concentrent sur le code et non sur les aspects liés à l’infrastructure. De même, VMware constate une accélération de 82 % dans la mise en production, un chiffre fortement lié à l’approche micro-service de l’architecture. Enfin, 92 % de réduction de temps a été constatée dans les mises à jour, et ce, grâce à l’utilisation de librairies et de conteneurs très peu gourmands en ressources.

Des bénéfices significatifs pour les métiers

Cette offre aide donc les entreprises à se transformer via le prisme de la modernisation des applications comme le rappelle Ilann Valet, en rendant ainsi leur infrastructure plus agile et scalable. Une demande pressante de la part des DSI constate pour sa part le cabinet d’études Forrester. Ainsi, 78 % des DSI considèrent l'amélioration et la modernisation des applications comme une priorité mais 48 % d’entre eux reconnaissent n’avoir engagé aucun projet dans ce sens depuis un an. « Ces chiffres s’expliquent par la complexité de choix technologiques dans le vaste écosystème des Cloud Native Apps, les entreprises ont dû sélectionner des solutions très spécifiques en open source mais aussi parfois dans le domaine privé », explique Ilann Valet. Fort de ce constat, il est important de construire un portfolio cohérent, global, simplifié et reconnu d’où le soutien fort de VMware à la Cloud Native Computing Foundation (CNCF). Fort de plus de 400 membres, la CNCF a pour objectif de gérer et valider les projets autour des technologies de conteneurs. « VMware est d’ailleurs l’un de principaux contributeurs en développements et en termes financier », conclut Ilann Valet.

Zoom sur l'offre Tanzu

VMware a construit Tanzu suite à des développements internes et à de nombreux rachats comme Bitnami, Pivotal ou encore Heptio et Wavefront. Tanzu s’architecture donc sur trois grandes étapes : Build, Run et Manage. Build déjà pour construire des applications, on retrouve ainsi des services PaaS et diverses fonctionnalités as a service pour s’affranchir des infrastructures. Dans la partie Run, les deux solutions vSphere 7 with Kubernetes (également intégrée à l’offre VxRail) et Tanzu Kubernetes Grid permettent donc d’exécuter des workloads Kubernetes on premise et de les faire déborder éventuellement sur des clouds publics. Quant à la partie Manage, VMware propose l’outil Tanzu Mission Control pour déployer et manager des workloads sur n’importe quel type de plateforme (cloud privé ou public, serveurs bare metal, etc.), sans oublier Tanzu Observability qui agit comme une solution APM (Application Performance Monitoring) pour mesurer la performance des applications en micro-services au travers des clouds.

Article 8 sur 8 · Contenu Partenaire

Apporter en priorité un modèle opérationnel aux entreprises !

Proposé par Dell Technologies et VMwarePublié le 5 novembre 20203 min de lecture

Contenu Partenaire

« Cloud is not the destination, it’s an operating model. Pour Dell Technologies et VMware, cette approche de cloud hybride n’est pas le fait de choisir entre un cloud privé ou public, mais plutôt un modèle opérationnel cohérent unique ou comment proposer le meilleur service adapté aux besoins acuels et futurs », indique Nassima Benaissa, VMware Lead Technology and Cloud chez Dell Technologies. Et d’ajouter : « Le challenge le plus important est d’avoir de la consistance ». C’est donc dans cette optique que Dell Technologies et VMware répondent à la transformation numérique des entreprises et l’un des prérequis indispensable est d’effectuer une analyse très fine de la situation, c’est-à-dire de bien définir ces critères de choix en analysant son patrimoine. Faut-il migrer complètement son infrastructure vers le cloud public ? Faut-il opérer du replatform vers les technologies de conteneurisation ? Faut-il réécrire les applications ? Quel est le niveau de criticité et le profil de mes données ? Autant de questions nécessaires à se poser pour définir la bonne zone d’atterrissage comme le mentionne Nassima Benaissa.

Les solutions de Dell Technologies et de VMware ont pour but de proposer aux entreprises une seule expérience cloud qui combine le cloud privé, le cloud public et le cloud edge. « Cette expérience de cloud unifié qu’on propose avec différentes options de déploiement que les entreprises opèrent seuls ou avec l’un de nos 4500 services providers permet aussi d’assurer la réversibilité, un élément primordial à prendre en compte pour les responsables IT », précise Nassima Benaissa. De même, le modèle opérationnel prôné par Dell Technologies et VMware s’appuie sur un unique portail qui couvre tous les clouds (privé, public et edge) ; depuis ce portail, l’utilisateur peut par exemple provisionner ses ressources, migrer ses workloads, gérer ses environnements et de bénéficier ainsi d’une optimisation de ses coûts.

Des solutions technologiques pour répondre au modèle opérationnel

Bien sûr, ce modèle opérationnel s’appuie sur des solutions technologiques dont les infrastructures Cloud Platform de Dell Technologies associées à la plateforme automatisée VMware Cloud Foundation (VCF) qui permettent de déployer un stack SDDC (Software-Defined Data Center). Cette solution fournit donc un ensemble complet de services software-defined de calcul, stockage, réseau, sécurité et gestion Cloud pour exécuter les applications d’entreprise (traditionnelles ou conteneurisées) dans des environnements de clouds privés et publics (VMC on AWS, Azure VMware Solutions, Google Cloud VMware Engine, sans oublier les 4500 partenaires cloud de Dell Technologies/VMware). A partir de ce socle, Dell Technologies identifie trois chemins pour consommer du cloud suivant les besoins des entreprises : déjà une consommation clé en main à la demande ou en mode traditionnel en s’appuyant sur les offres convergées (PowerOne) ou hyperconvergées (VxRail) compatibles avec VCF et les solutions de modernisation des applications Tanzu, ce qui permet de standardiser les environnements et déléguer ainsi le risque lié au cycle de vie, et de réduire d’une façon significative le temps et le coût opérationnel. Ensuite, le deuxième chemin, Validated Designs, emprunte celui de la flexibilité en sélectionnant les meilleurs composants stockage, réseau et compute, citons en exemple les châssis modulaires Dell PowerEdge MX. Enfin, Dell Technologies préconise le datacenter as a service avec l’offre VMware Cloud on Dell EMC entièrement managée et opérée par Dell Technologies et VMware ; l’utilisateur peut ainsi commander ses ressources au travers d’un portail et consommer directement du SDDC VMware as a Service.

Dans cette approche globale de modèle opérationnel, il est important d’accompagner les entreprises vers la mise en œuvre de ces différents chemins vers le cloud. « Dell Technologies et VMware disposent d’ailleurs d’un large écosystème de partenaires pour mettre en place ces architectures et accompagner les entreprises vers le cloud. D’une manière générale, ensemble, nous nous adaptons aux contraintes et aux exigences de nos clients tout en apportant la meilleure expérience à l’utilisateur peu importe ce qu’il y a derrière », conclut Nassima Benaissa.