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Infrastructure & CloudGrand dossier11 articlesPublié le

Guide d'achat des clouds de confiance

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Pour contrer l'hégémonie des acteurs américains, les opérateurs de clouds français se renforcent à tous les niveaux : infrastructure, sécurité, écosystème et souveraineté. Ils profitent aussi du label Cloud de confiance (ex SecNumCloud) mis en place par les pouvoirs publics pour revenir sur le devant de la scène avec chacun leurs arguments.

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Article 1 sur 11

Du cloud souverain au cloud de confiance

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20216 min de lecture

Souvenons-nous, il y a presque dix ans, les premiers clouds souverains de Numergy et Cloudwatt (hérités du projet Andromède) avaient vu le jour. Résultat : beaucoup d’argent dépensé pour deux échecs retentissants. A noter que face à eux, des acteurs comme Ikoula, OVH et Outscale étaient déjà implantés sur le territoire national avec des offres d’hébergement évoluant vers le cloud pour les deux premiers, et une offre pure cloud pour le troisième. Bref, à l’époque, l’objectif des deux clouds souverains financés en partie par des fonds publics était de proposer une alternative aux acteurs américains Google, AWS et Microsoft. Depuis, la médiatisation de la souveraineté du cloud était retombée alors que les offres françaises citées précédemment continuaient à se renforcer notamment chez OVH, lequel était, il est vrai, plutôt issu de l’hébergement alors qu’un Outscale est plus considéré comme un pure player du IaaS. Avec Oodrive, pour sa plateforme de collaboration et de partage, tous les deux sont aujourd’hui certifiés SecNumCloud par l’Anssi (l'autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information). Depuis quelques mois, cette souveraineté revient à la charge sous la houlette de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, Cédric O, secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, et Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, qui ont annoncé le label Cloud de confiance, officialisé par une circulaire début juillet. Mais cette fois-ci, les pouvoirs publics ont compris qu’il était devenu très difficile de rivaliser avec les acteurs américains et chinois. Il s’agit dès lors de travailler avec eux en garantissant un haut niveau de sécurité et de protection de données.

S’opposer aux Cloud Act, FISA et autres textes sécuritaires

Par exemple, l’initiative d’Orange et de Capgemini avec Bleu va dans ce sens (lien vers https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-bleu-le-cloud-de-confiance-de-capgemini-et-orange-a-la-sauce-microsoft-83064.html). Même si les offres n’existent pas encore, le but de Bleu est d’exploiter la plateforme Azure Stack de Microsoft. En clair, tous les services cloud, y compris le support client, seront entièrement opérés depuis la France par les ressources de la société et sous son contrôle. Ainsi, les données devraient théoriquement échapper au Cloud Act et au FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) américains. « Il faut garantir la sécurité juridique, un point que ne peuvent pas prétendre garantir les grands faiseurs américains », comme l’a rappelé Guillaume Poupard, DG de l’Anssi, lors de la présentation du rapport d'activité 2020 en juin dernier. Beaucoup sont toutefois très dubitatifs quant à cette interprétation. « Il y a une grosse différence entre ce que l'on prétend faire et ce que l'on fait réellement », prévient Raphaël Peuchot, avocat et membre du Clusir Rhône-Alpes et de l'AFCDP. « Il n'y a qu'en prenant connaissance de l'engagement contractuel entre Bleu et Microsoft que l'on pourra savoir quel niveau de confidentialité sera assuré. » Problème : à ce jour, la société Bleu n'étant pas encore créée, il n'existe pour l'heure aucun document juridique de ce type en vigueur. Ce que l'on a en revanche, ce sont les promesses de ceux qui les tiennent. « Un risque d'accès frauduleux par une puissance étrangère existe. Les outils comme ceux de Microsoft sont très bien connus des services de renseignement américains et connaissaient très bien leurs infrastructures, leurs forces et leurs faiblesses et on ne peut pas complètement écarter un risque de backdoor », rappelle l'avocat Olivier Iteanu, également président d'honneur de l'Internet Society France.

Ce label Cloud de confiance vient toutefois conforter les acteurs français du cloud dont Bouygues Telecom Entreprises et son offre OnCloud qui cible les PME et les ETI. Cet intérêt pour ce label se justifie d’autant plus que le gouvernement va obliger les administrations à héberger leurs données dans un cloud interne ou externe validé par l’Anssi. C’est par exemple le cas du ministère de l’Intérieur qui héberge sa plateforme collaborative et communautaire Osmose dans le cloud 3DS Outscale certifié SecNumCloud. Au-delà de cette souveraineté, l’objectif des acteurs français, face aux hyperscalers, est aussi de proposer des clouds performants en termes de latence comme pour Cheops Technology avec son récent accord avec Equinix, à Bordeaux, mais aussi les garanties des SLA sans oublier la personnalisation comme le reconnaît Nicolas Leroy-Fleuriot, président-directeur général de Cheops Technology. 

Une souveraineté portée à l’échelle européenne

L’enjeu de la souveraineté ne se situe pas seulement au niveau national mais bien européen. Précisons d’ailleurs que d’ici à 2027, le marché du cloud en Europe pourrait atteindre, selon une étude de KPMG, plus de 260 milliards d’euros (contre 53 milliards d’euros aujourd’hui), ce qui le mettrait au même niveau que le marché actuel des télécommunications (environ 250 milliards d’euros en 2020). Et ce projet européen de cloud se nomme aujourd’hui Gaia-X. Comme le rappelle David Chassan, directeur de la stratégie cloud chez 3DS Outscale : « Au sein de Gaia-X, nous discutons de l’offre et de la demande pour utiliser le cloud différemment dans le respect des règles européennes comme le RGPD. » Un avis que partage Cédric Parent, directeur général adjoint des activités cloud d’Orange Cloud for Business, qui identifie déjà Gaia-X comme un espace de rencontres incluant des entreprises et des opérateurs : « Nous arrivons à nous comprendre, à poser les problèmes, à clarifier les demandes. Des data spaces par secteurs d’activités ont été créés pour définir les modèles d’interopérabilité afin d’aider la compétitivité des entreprises européennes. » En outre, Gaia-X n’est pas fermé aux entreprises américaines, Cisco, Microsoft, AWS ou encore Google font d’ailleurs partie de ses membres. Si la France a su effectivement porter quelques grands acteurs du cloud, tout comme d’autres pays européens, de gros efforts restent à faire pour apporter cette fois-ci des offres logicielles cloud européennes capables de supporter des charges colossales. Un exemple : durant le confinement, les entreprises ont dû mettre en place le télétravail et, avec lui, des outils collaboratifs. Le choix des solutions de visioconférence s’est porté essentiellement sur quatre plateformes cloud, toutes américaines (Zoom, Teams, Webex et Meet), les seules capables de gérer des centaines de millions d’utilisateurs chaque jour. Et cet exemple est valable pour bien d’autres usages comme la messagerie, premier espace de stockage de l’entreprise mondialement dominé par Google et Microsoft. Et paradoxalement, les entreprises ne se posent pas autant de questions quant à la souveraineté de leurs données dans l’utilisation de toutes ces solutions.  

L'ESN Safeo séduit par l'opérateur de datacenters Thésée

Pour concurrencer les grands faiseurs de datacenters Telehouse, Interxion et Equinix, Thésée Datacenter vient de construire son premier datacenter dans les Yvelines, à Aubergenville. Financé par la Caisse des dépôts et le constructeur immobilier IDEC à hauteur de 15 millions d’euros, ce datacenter (certifié Tier IV) comprend pour l’heure deux salles IT d’environ 500 m² chacune, à terme six autres structures sont prévues sur ce terrain de trois hectares. Parmi les caractéristiques mises en avant par les deux cofondateurs de Thésée Datacenter Christophe Bouniol, président, et Eric Arbaretaz, directeur technique, citons l’optimisation de la consommation énergétique, le refroidissement étant assuré en free cooling avec des équipements électriques pilotés par l’IA pour un PUE (Power Usage Effectiveness) inférieur à 1,2. Les deux dirigeants défendent aussi la souveraineté de leur datacenter et la sécurité (plusieurs certifications sont engagées dont l’ISO 27001, ISO 14001, ISO 50001 et HDS), sans oublier le réseau fibre. Déjà des clients semblent conquis par les capacités de Thésée Datacenter dont l’ESN Safeo qui va héberger l’un de ses clients grands comptes. Pour Safeo, les avantages de Thésée Datacenter sont nombreux : une situation géographique favorable en Ile-de-France et non loin de Paris, la possibilité d'accueillir des baies de hautes densités électriques, la mise à disposition d'infrastructures certifiées par les normes les plus exigeantes (dont la Tier IV de l'Uptime Institute), la disponibilité du service à 99,99 %, sans oublier la relation de proximité.

Article 2 sur 11

Blue, un acteur en forte croissance dans l'Hexagone

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

Fort de ses huit datacenters en France, Blue (ex-Bretagne Telecom) poursuit son expansion géographique surtout sur l’arc Grand Ouest. Dernière acquisition en date, celle du vendéen Oceanis et de son datacenter (trente-six employés pour quelques 300 clients) ; d’autres rachats devraient intervenir, de l’ordre de deux par an, selon le président fondateur de Blue Nicolas Boittin. Pour soutenir cette croissance, Blue a aussi effectué des levées de fond dont la dernière, en 2020, s’est élevée à plusieurs dizaines de millions d’euros auprès de Quilvest Capital Partners. A titre indicatif, Blue compte désormais 145 salariés pour un CA de 31 millions d’euros (plus de 2500 clients PME et ETI). La sécurité, via l’offre Blue Cyber que le groupe a constituée, est l’un des points forts de Blue qui se veut le château fort des clouds privés de ses clients. Pour cela, Blue travaille avec les principaux leaders de la sécurité (dont IBM QRadar pour son SOC). « Notre engagement est de remettre en état les données (ndlr : GTR pour garantie de temps de rétablissement) de nos clients en moins de quatre heures », confirme Nicolas Boittin. Blue peut aussi se prévaloir d’être certifié ISO 27001 et HDS pour les données de santé, les démarches sont en cours pour SecNumCloud. Au-delà des aspects de sécurité et de SLA, Blue se positionne aussi comme un acteur du sur-mesure qui s’adapte d’abord aux besoins et aux exigences de ses clients. Côté infrastructure, l’offre de Blue repose sur du VMware auquel s’ajoutent des briques et architectures, sécurité bien sûr, mais aussi pour les environnements de conteneurisation, AS-400, etc. « Pour tous nos choix technologiques, nos ingénieurs sont formés et certifiés », précise d’ailleurs Réda Belouizdad, directeur marketing et communication de Blue. Enfin, hybridation oblige, le cloud de Blue est aussi ouvert à d’autres clouds dont celui d’Azure et bientôt d’AWS. 

Article 3 sur 11

BTE en route vers un cloud de confiance

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20211 min de lecture

Bouygues Telecom Entreprises (BTE) ne part pas de zéro mais s’appuie déjà sur le savoir-faire de ses acquisitions, notamment celle de Nerim pour construire son projet de cloud IaaS. Il a d’ailleurs hérité de l’espace datacenter de Nerim situé chez Equinix, lequel vient s’ajouter au datacenter de BTE. De même, comme le rappelle Pierre Amann, directeur de BTE OnCloud, l’entité Cloud bénéficie aussi du modèle commercial de sa maison mère, de ses partenaires revendeurs et de ses infrastructures télécoms. Techniquement, le cloud de BTE repose sur un socle Cisco adossé à une couche hyperconvergée VMware et NSX pour la partie automatisation du réseau. A cela, BTE revendique une approche de security by design, et à ce titre, l’opérateur a entamé plusieurs démarches de certification vers l’ISO 27001 (prévue pour la fin de l’année), mais aussi pour le SecNumCloud, tout comme le HDS. Avec OnCloud, BTE cible les PME et les ETI qui n’ont pas forcément de grandes équipes IT en interne en se focalisant surtout sur leur accompagnement. D’ailleurs Pierre Amann confirme : « Un millier de clients nous font déjà confiance », dont CARL Software (groupe Berger-Levrault), un éditeur de logiciel de GMAO (gestion maintenance assistée par ordinateur). Comme tous les acteurs, BTE s’efforce de doter d’une meilleure empreinte écologique ses datacenters, pour l’opérateur, cela passe déjà par l’usage d’une énergie 100 % renouvelable. 

Article 4 sur 11

Des offres personnalisées et sécurisées chez Cheops Technology

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

« Cheops Technology possède cette capacité de proposer des environnements très personnalisés avec des SLA très engageants », indique Nicolas Leroy-Fleuriot, son président-directeur général. Cette personnalisation se vérifie sur les offres commercialisées par le fournisseur sous la marque iCod : iCod 400, un cloud sur IBMi (AS400), iCod RCO pour une infrastructure basée sur Oracle PCA (Private Cloud Appliance), iCod In-Memory pour héberger les applications sous SAP HANA dans le cloud ou encore iCod Healthcare pour bénéficier d’une plateforme certifiée HDS dans le domaine de la santé. Deux offres (PostgreSQL et VMware Tanzu) devraient voir le jour d’ici peu ; de même, Cheops peut proposer des environnements spécifiques qui, par exemple, font encore appel à Windows Server 12… Concernant les SLA, le dirigeant de Cheops Technology mentionne clairement que les engagements pris par sa société ne peuvent pas être appliqués au même niveau par les hyperscalers du cloud public. A cela, Cheops Technology se veut très impliqué sur la garantie et l’intégrité des données. Hormis la normalisation HDS, le fournisseur de services cloud est certifié ISO 27001, ISO 20000, ISAE 3402 (assurance), il s’est aussi engagé auprès de l’Anssi sur la certification SecNumCloud ainsi que le label Cloud de confiance qui devrait prendre le relais. Cheops Technology se distingue aussi sur deux autres points : la sécurité déjà avec la mise à disposition d’un SOC auprès de ses clients pour lutter contre toutes les formes d’attaques, et l’intégration des dernières technologies (conteneurisation et IA). Cheops a également mis en production ServiceNow pour l’ITSM, Centreon pour mieux superviser les environnements de ses clients et s’engage vers plus d’ouverture aux acteurs du cloud public (Azure et bientôt Google Platform). En outre, le fournisseur peut aussi compter sur ses treize points de présence en France et ses divers datacenters, dont celui de Bordeaux suite à la réservation d’une salle chez Equinix. « Cet accord va nous permettre de nous interconnecter avec les plaques américaines et de bénéficier d’un très faible taux de latence », précise d’ailleurs Nicolas Leroy-Fleuriot. Rappelons enfin que Cheops Technology accélère son internationalisation notamment en Suisse à la suite du rachat de DFI Service, le PDG confirme sa volonté de se développer en Europe avec pourquoi pas d’autres acquisitions.  

Article 5 sur 11

Ikoula s'engage pour une offre alternative

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20211 min de lecture

« Je voudrais alerter le monde d’un risque systémique lorsque vous constatez que quelques grands acteurs concentrent 70 % des machines virtuelles dans le monde », insiste Jules-Henri Gavetti, CEO d’Ikoula. Ikoula, présent dans l’hébergement cloud depuis 1998 en France, n’hésite d’ailleurs pas à mettre en avant son offre de messagerie alternative basée sur Zimbra et bien d’autres solutions. Sa place de marché compte d’ailleurs de nombreuses applications parmi lesquelles une quarantaine en one clic dont le service Kubernetes. De même, le fournisseur parie sur un large catalogue d’hyperviseurs (VMware, Proxmox ou encore XCP-ng) et fournit de la machine virtuelle mixte à la machine physique en très haute disponibilité depuis ses deux sites (Reims et Laon). « Aujourd’hui, nous enregistrons une demande croissante de ressources physiques serveurs notamment de la part des start-up », indique Jules-Henri Gavetti. Les start-up françaises et européennes sont, à cet égard, une cible privilégiée pour Ikoula qui va jusqu’à mettre à leur disposition du serveur dédié sur Raspberry Pi pour répondre à des besoins d’IO. En outre, Ikoula revendique son expertise en infrastructures (serveurs, prises électriques et réseaux) et l’ensemble de la stack, sans oublier l’infogérance (en 24/7). « Un client qui vient chez nous dispose d’un seul interlocuteur », tient à préciser Jules-Henri Gavetti. Enfin, côté certification, plusieurs démarches sont en cours.

Article 6 sur 11

Orange fait front sur plusieurs clouds

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

Chez Orange, Christian Eychene, directeur marketing Shared & Public Cloud, et Cédric Parent, directeur général adjoint des activités cloud, préfèrent aborder le cloud par la confiance numérique plutôt que par la souveraineté jugée trop simpliste ; une confiance numérique qui doit être assurée de bout en bout, des données à l’infrastructure en passant par le management des applications. Et pour y répondre, Orange propose plusieurs clouds dont Flexible Computing Advanced (FCA), un cloud partagé sous une architecture VMware, ou encore Flexible Computing positionné en cloud privé et toujours sous VMware. A noter que les clouds sous VMware devraient fusionner d’ici peu en une offre commune pour soutenir le multicloud. En parallèle, l’opérateur mise sur Flexible Engine, un cloud public sous OpenStack se positionnant comme une alternative aux hyperscalers. Flexible Engine, qui enregistre une forte croissance de son activité selon les porte-parole d’Orange, s’enrichit aussi de technologies avancées comme par exemple ModelArts pour développer des modèles IA autour de divers usages (reconnaissance d’image, vidéo, voix, détection d’objets, scoring, recommandations et détection d’exceptions). A ces clouds existants viendra s’ajouter à terme Bleu, le cloud commun à Orange et Capgemini. Parmi les points différenciants, les clouds d’Orange s’appuient sur les nombreux investissements réalisés par l’opérateur dans les services digitaux, la cybersécurité, l’orchestration des clouds ou encore le réseau comme Cloud Connect. Ce dernier est un réseau privé intercloud permettant de provisionner à la demande des liaisons performantes et sécurisées entre les différentes régions. Orange peut aussi compter sur sa puissance dans le grand public avec ses 280 millions d’utilisateurs. Enfin, les clouds d’Orange sont ouverts à d’autres écosystèmes comme les clouds américains Google et AWS, l’opérateur travaille aussi sur certains projets avec Outscale et OVHcloud.

Article 7 sur 11

Le cloud de 3DS Outscale pour un haut niveau de certification

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

Certifié SecNumCloud depuis septembre 2019, le cloud de 3DS Outscale (filiale de Dassault Systèmes) n’a pas la velléité de devenir une commodité comme le sont les acteurs américains. « Il faut être réaliste, nous n’avons pas les moyens financiers d’un AWS, ce n’est donc pas notre volonté d’être un cloud de commodité. 3DS Outscale peut, en revanche, rivaliser avec eux sur des spécificités et des usages dits sensibles. Et c’est aux entreprises de qualifier ces usages particuliers. Par exemple, le ministère de l’Intérieur exploite la plateforme collaborative et communautaire Osmose qui est hébergée dans notre SecNumCloud », affirme David Chassan, directeur de la stratégie chez 3DS Outscale. Le porte-parole d’Outscale met en avant les données critiques (personnelles ou financières par exemple), qui sont par usage sensibles. Etant déjà certifié SecNumCloud, le cloud d’Outscale bénéficiera aussi du nouveau label de confiance mis en place par l’Etat il y quelques semaines, un label qui viendra s’ajouter à d’autres déjà obtenus comme le HDS et les normes ISO 27001, ISO 27017 et ISO 27018. Hormis cette conformité au plus haut niveau, le cloud de 3DS Outscale se distingue par sa forte automatisation assurée par TINA OS et par son ouverture et son interopérabilité. « Dès le départ, nous avons rendu notre cloud interopérable, via des API, avec AWS », donne en exemple David Chassan. De même, le cloud 3DS Outscale propose désormais une offre souveraine de stockage objet avec Scality, laquelle vient renforcer d’autres services comme Scalingo (une plateforme de développement de projets Web et IoT en NoOps) ou encore Jalios dans le digital workplace. Pour renforcer son écosystème, 3DS Outscale a d’ailleurs créé une place de marché qui regroupe une vingtaine de solutions pour une dizaine d’éditeurs (Stormshield, Opendatasoft, LockSelf, Vianeo, Aucae, Yogosha, Scille, Jamespot...) disponible en mode SaaS ou en mode Image Machine (machine virtuelle sur mesure). Point important : chez 3DS Outscale, il n’y a aura plus de surcoût pour le trafic réseau à partir de cette rentrée. Enfin, il est possible pour les clients d’Outscale d’héberger depuis le deuxième trimestre de cette année leurs appliances de sécurité dans les datacenters du fournisseur.

Article 8 sur 11

OVHcloud pour une alternative européenne aux hyperscalers

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

Avec ses trente datacenters sur douze localisations et ses quarante-huit points de présence sur un réseau en propre, OVHcloud apparaît clairement comme l’alternative européenne des acteurs américains. Sa présence mondiale et son expansion géographique vers l’Asie, notamment l’Inde, confirme ses ambitions. La force d’OVH réside aussi dans son écosystème logiciel. « Plusieurs centaines de solutions sont accessibles depuis notre place de marché », confirme ainsi Caroline Comet Fraigneau, directrice du développement d’OVHcloud en France et au Benelux. Citons le service Web PaaS créé en partenariat avec l’éditeur français Platform.sh pour faciliter la création d’application, ou encore la solution de gestion des clouds Anthos suite au partenariat il y a presque un an avec Google. Des accords ont aussi été signés avec IBM/Atempo dans le domaine du stockage ou MongoDB pour proposer une offre de Database-as-a-service. Parmi les points différenciants, OVHcloud met en avant son modèle industriel. « Nous construisons nos propres serveurs depuis nos deux sites avec un cycle de recyclage assez avancé », précise Caroline Comet Fraigneau. Environ 395 000 serveurs physiques sont déployés dans les datacenters d’OVH, le nombre de datacenters devrait, à ce titre, croître en France sur le site de Strasbourg où a eu lieu l’incendie, mais aussi en Ile-de-France. En outre, pour afficher un PUE (Power Usage Effectiveness, indice pour mesurer l’efficacité énergétique) moyen de ses datacenters très faible, au-dessous des 1,1, OVHcloud exploite la technologie de refroidissement à eau, water cooling. Selon Caroline Comet Fraigneau, 1,5 milliard d’euros ont été investis depuis 2016. Résultat : le fournisseur compte en 2021 plus de 1,6 million de clients.

Article 9 sur 11

Scaleway, un fournisseur encore méconnu mais offensif

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

Pionnier dans les serveurs bare metal sous ARM, Scaleway, du groupe Iliad, connaît une croissance mensuelle à deux chiffres, selon Yann Lechelle, son CEO, pour afficher un CA d’environ 100 millions d’euros. Scaleway est à la fois positionné sur le cloud privé et sur le cloud public : « Nous sommes un mini AWS et disposons de toutes les qualités et fonctionnalités pour répondre à 80 % des usages », confirme le directeur général. La filiale cloud d’Iliad défend aussi sa souveraineté face aux américains. Un exemple : Wimi, éditeur français d’une plateforme collaborative (drive, messagerie instantanée, visio, partage de documents, tâches, agendas…), s’est associé à Scaleway pour apporter une réponse collaborative souveraine de confiance. Scaleway revendique d’ailleurs quarante solutions accessibles depuis sa place de marché. Serveless, conteneurisation, compatibilité S3, etc., Scaleway a beaucoup travaillé sur l’intégration de ces technologies et standards ; le fournisseur a récemment déployé des instances Enterprise sous AMD Zen 3 (mémoire encryptée par défaut). De même, en mars dernier, Scaleway a lancé des instances Cloud GPU dédiées à tarif compétitif basées sur des processeurs graphiques Nvidia Tesla P100, dans le but de favoriser l’adoption de l’IA et du deep learning. A noter que Scaleway est engagé dans des processus de certification exigeants. Plusieurs offres sont d’ores et déjà qualifiées ISO 27001 et HDS, Scaleway est également engagé sur une démarche de certification européenne ENISA qui s’apparente au SecNumCloud français. A tout cela, le fournisseur met aussi en avant son empreinte écologique notamment avec son datacenter DC5 de dernière génération affichant un PUE de 1,15. A noter enfin que Scaleway met à disposition des 18 000 agents IT de l’État français 3 millions d'euros de crédit valable jusqu’à fin 2022 pour se familiariser et se former sur ses offres. 

Article 10 sur 11

Cheops accompagne Ceva Santé Animale dans sa stratégie cloud

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

« C’est un partenariat historique que nous avons avec Cheops Technology puisque nous hébergeons, depuis 2013, notre ERP JD Edwards chez eux », se réjouit Eric Thareau, DSI de Ceva Santé Animale. En effet, cette ETI spécialisée, comme son nom l’indique, dans la santé animale (environ 6 000 salariés présents dans une cinquantaine de pays) poursuit la migration de ses workloads dans des clouds, notamment chez Cheops. Hormis l’application JD Edwards, sont également concernées les applications métiers du groupe comme la gestion des équipements de laboratoires, les applications liées à des aspects financiers, bref, toutes les applications stratégiques pour lesquelles, comme le rappelle Eric Thareau, des problématiques règlementaires et de souveraineté entrent en jeu. Ces applications sont hébergées chez Cheops Technology soit dans un environnement partagé (au travers de la gamme iCod), soit dans un cloud privé où les serveurs appartiennent à Ceva Santé Animale, soit dans un cloud dédié dont les serveurs sont la propriété du fournisseur. 

Des infrastructures sécurisées

Dans sa stratégie d’externalisation, Ceva Santé Animale est particulièrement attentif à la sécurité. « Cheops Technology a effectivement mis en avant, et ce, depuis longtemps, la sécurisation de leurs infrastructures. Nous sommes, à ce titre, en cours d’évaluation du SOC proposé par Cheops pour JD Edwards », donne en exemple Eric Thareau, qui précise aussi l’importance des audits de sécurité régulièrement opérés par leurs soins ou par des agences réglementaires sur les infrastructures. De même, la gouvernance des SLA a permis à l’entreprise libournaise d’assurer avec professionnalisme la gestion opérationnelle de ses infrastructures. D’autres avantages sont listés par le DSI de Ceva Santé Animale dont le support du HDS (hébergement des données de santé) mais aussi la proximité. Ces deux entreprises résident non seulement dans la région bordelaise, mais elles entretiennent aussi une vraie relation de proximité entre les différentes équipes. « Nous sommes très satisfaits de leur réactivité en cas d’incident, ou d’une croissance de nos projets et activités », relève d’ailleurs Eric Thareau et d’ajouter pour terminer : « Nous échangeons régulièrement avec le management, les commerciaux et les chefs de projets sur le suivi des projets et sur les axes possibles d’amélioration. » 

Article 11 sur 11

Cecurity.com et GRTgaz font confiance aux clouds d'OBS

Par La RédactionPublié le 10 septembre 20212 min de lecture

« En tant que tiers de confiance, Cecurity.com accorde une importance toute particulière aux enjeux de souveraineté numérique ainsi qu’aux certifications de sécurité et de protection des données de ses partenaires. Le cloud de confiance d’Orange Business Services répond entièrement à nos attentes », résume Alain Borghesi, président et directeur général de Cecurity.com, un éditeur spécialisé dans les solutions de coffres-forts numériques. En effet, Cecurity.com héberge ses solutions d’archivage et de dématérialisation électroniques sur Flexible Engine, le cloud public IaaS sur base d’OpenStack d’OBS. L’objectif pour Cecurity.com était de choisir l’hébergement de ses solutions via un contrat de droit français afin de protéger ses utilisateurs contre les législations extraeuropéennes et donc de bénéficier de l’expertise d’OBS en matière de services de données et de cybersécurité. C’est d’autant plus important que Cecurity.com gère plus de 10 millions de coffres-forts numériques. Le choix d’OBS se justifie aussi par la volonté de l’éditeur de renforcer sa présence à l’international. Pour cela, les équipes d’Orange Business Services opèrent et administrent Flexible Engine depuis plusieurs régions dans le monde, dont Paris et Atlanta. 

OBS, un acteur souverain de confiance pour GRTgaz

GRTgaz, un acteur européen important du transport de gaz, a, de son côté, également choisi le cloud, privé cette fois-ci, d’OBS pour proposer un système d’information cyber-résilient pour ses installations sensibles. Baptisée Flexible Safety, cette offre conjointe permet donc de mutualiser et de standardiser les systèmes de sûreté numérique (contrôle d’accès, gestion de l’intrusion et vidéosurveillance) facilitant ainsi l’application d’une politique de sûreté homogène pour tous les sites de l’entreprise. En clair, elle renforce le niveau de protection des personnes, des installations sensibles et des données tout en respectant les réglementations en vigueur. A noter que ce dispositif repose donc sur une plateforme d’hébergement de cloud privé sécurisée par Orange Business Services. Le pilotage est assuré, quant à lui, depuis un centre de surveillance centralisé par Orange Cyberdefense, l’objectif étant de contrôler l’ensemble des sites à distance et de maîtriser les coûts opérationnels.