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Infrastructure & CloudGrand dossier6 articlesPublié le

Décarbonation et paiement à l'usage façonnent le datacenter de demain

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Si les datacenters se doivent d'être plus économes en énergie, les constructeurs innovent en intégrant des systèmes de refroidissement inédits, en apportant de nouveaux services pour réduire l'empreinte carbone des entreprises mais aussi en proposant des serveurs plus modulaires qui s'adaptent aux multiples exigences. Les achats dans le domaine des infrastructures évoluent avec une plus grande part donnée à l'abonnement.

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Article 1 sur 6

Les points clés d'un datacenter agile

Par La RédactionPublié le 8 novembre 20213 min de lecture

« Nous constatons deux types de projets de modernisation du datacenter d’un client. Le premier concerne le cas traditionnel d’infrastructures obsolètes qui ne répondent plus aux besoins de performances et de volumétrie. Quant au deuxième, nous intervenons sur des projets d’hybridation cloud, de sauvegarde et de gestion des conteneurs », explique Gabriel Ferreira, directeur technique chez Pure Storage. Bien sûr, d’autres besoins s’expriment dans cette modernisation des infrastructures comme une ouverture et une interopérabilité plus importante vers l’extérieur permettant aux entreprises de basculer plus facilement certains de leurs workloads dans un cloud public par exemple. Enfin, la création de clouds privés revient souvent dans les demandes avec l’objectif d’avoir du self-service, de disposer finalement de tous les bénéfices du cloud public pour son cloud privé dont cette forte automatisation

Automatisation et hybridation, toujours en vogue…

Pour Vincent Barbelin, CTO ambassadeur de Dell Technologies France, l’automatisation reste toujours une étape essentielle dans cette vision d’un datacenter moderne. De la gestion des conteneurs au matériel sous-jacent en passant par la mise en œuvre d’un débordement vers des clouds, l’automatisation est largement plébiscitée à tous les niveaux par les entreprises. HPE partage aussi cet avis et a ainsi présenté, lors du dernier Discover, HPE GreenLake Lighthouse pour faciliter le déploiement de charges de travail sur site où les administrateurs pourront configurer les workloads en quelques minutes. L’objectif est d’automatiser au maximum les tâches manuelles de configuration et de déploiement. De plus, Lighthouse se sert de l’IA pour ajuster le provisionnement du matériel pour une charge de travail particulière et ainsi optimiser les coûts. De son côté, VMware enrichit vRealize de nouvelles fonctionnalités, notamment suite au rachat de SaltStack. Ainsi, dans sa version 8.4, la solution intègre des capacités accrues dans la gestion de la configuration logicielle, l'automatisation du réseau et l'automatisation de l'infrastructure. L’objectif est bien d’aider les entreprises à mieux planifier leur environnement cloud VMware sur site ou dans plusieurs clouds publics, tels que VMware Cloud on AWS, Azure VMware Solution (AVS) et Google Cloud VMware Engine (GCVE), sans oublier tous les partenaires Service Providers du programme VCPP (VMware Cloud Provider Program). Si VMware s’ouvre toujours plus vers le cloud public, Nutanix fait de même, vers AWS, Azure et OVHcloud. « C’est désormais en production chez OVHcloud sous du bare metal. Nous pouvons par exemple stopper un cluster Nutanix chez eux sans problème », illustre Bruno Picard, CTO de Nutanix France. De même, avec Microsoft Azure, l’intégration est très avancée comme le support d’Azure Arc-enabled Kubernetes par la plateforme HCI de Nutanix pour faciliter le déploiement hybride des charges de travail conteneurisées.

…sans oublier la sécurité

L’agilité du datacenter s’accompagne bien sûr d’une politique de sécurité rigoureuse, les fournisseurs enrichissent d’ailleurs leurs offres à l’image de VMware qui sécurise nativement les workloads avec Carbon Black intégré à vSphere. Suite au rachat de Mesh7, VMware renforce également la sécurisation des conteneurs via Tanzu. HPE s’est aussi emparé de ce sujet lors du Discover 2021 en présentant son projet Aurora. « Avec Aurora, nous visons à optimiser la sécurité en nous appuyant sur le contexte de Zero Confiance, et ce, à toutes les étapes, de la conception du serveur jusqu’aux workloads », admet Aurore Duchanois, chef de produits hyperconvergence chez HPE. Cette chaîne de confiance s’appuie notamment sur la technologie Silicon Root of Trust, reconnue comme un modèle par les assureurs.

Article 2 sur 6

Des solutions et des initiatives pour réduire l'empreinte carbone des datacenters

Par La RédactionPublié le 8 novembre 20212 min de lecture

Après la sécurité, la consommation d’énergie est une préoccupation majeure pour les opérateurs de datacenters qui misent sur un PUE (Power Usage Effectiveness) le plus faible possible (le PUE moyen en France se situe entre 1,7 et 2), mais aussi pour les éditeurs et les fournisseurs de serveurs qui s’engagent à réduire la consommation de leurs machines et des ressources en général. Cette problématique énergétique était d’ailleurs au cœur du dernier Discover de HPE. En effet, le groupe américain a mis l’accent sur plusieurs sujets dont le recyclage des déchets électroniques, la réduction de l’empreinte carbone avec HPE GreenLake (réduction de 30% de consomation d’énergie en moyenne) ou encore l’évolution des ressources (calcul, stockage, etc.). « Un exemple : notre offre de Silicon on Demand, présentée au Discover 2021, permet aux entreprises d’ajouter des capacités au niveau du cœur (processeur et mémoire) en quelques clics sans à avoir à acquérir et déployer de nouveaux processeurs », indique Olivier Petit, chef de produits Solutions Compute chez HPE.

Un mélange air-liquide pour refroidir les serveurs

Lenovo est aussi un acteur engagé et avancé sur ces aspects énergétiques. Comme le constate, à juste titre, Nicolas Mahé, expert solutions chez Lenovo ISG, la consommation en watts des composants ne cessent d’augmenter face aux charges croissantes même si des efforts technologiques sont réalisés par les fondeurs pour l’optimiser. « Nous avons ainsi lancé notre première machine hybride, le SR670V2, refroidi par l’air et par le liquide », présente-t-il. Le ThinkSystem SR670V2 est, en effet, un puissant serveur modulaire qui répond aux besoins d’IA, de calculs complexes et de tâches graphiques, et, pour refroidir cette machine, Lenovo a intégré sa technologie de refroidissement hybride liquide-air à son autre technologie de refroidissement liquide baptisée Neptune. En parallèle, Lenovo teste en Europe une offre visant à aider les entreprises dans leur engagement carbone. « Notre offre CO2 Offset Services, qui est pour l’heure testée sur les PC et peut-être bientôt sur les serveurs, consiste à compenser les émissions de CO2 provenant de la fabrication, de l'expédition et de l'utilisation de certains produits Lenovo pendant une période pouvant aller jusqu'à cinq ans par le paiement d’une redevance à notre partenaire associatif Clim’Eco, lequel va, par la suite, financer de la reforestation ou bien des projets d’énergies renouvelables », détaille Nicolas Mahé. Et d’ajouter : « En retour, les entreprises clientes reçoivent une certification de compensation carbone éditée par la société Clim’Eco. »

Article 3 sur 6

Des disques durs toujours très sollicités dans les datacenters

Par La RédactionPublié le 8 novembre 20213 min de lecture

Par définition, lorsque l’on aborde le SDDC, le focus se porte, à juste titre, sur le logiciel. Toutefois, les composants jouent un rôle essentiel dans cette modernisation globale des datacenters, notamment les disques SSD mais aussi les disques durs, ces derniers étant toujours, d’un point de vue économique, la première option à l’explosion de la volumétrie des données dans les datacenters. « Face à la hausse de la volumétrie, le HDD est actuellement très prisé dans les datacenters de par son prix attractif contrairement aux SSD », indique d’ailleurs Philippe Vaillant, directeur technique de Seagate France. Pour ces HDD, l’innovation demeure prospère et elle se fait, elle aussi, souvent par du logiciel embarqué. 

Western Digital (WD) reste également un acteur clef dans le domaine du stockage de classe entreprise avec différentes gammes de produits et « des innovations verticales depuis les composants jusqu’aux systèmes », explique Marc Bonnet, technologist, EMEA field engineering chez Western Digital. « Nous avons, par exemple, un brevet Artic Flow pour l’optimisation et la réduction de la température moyenne des disques durs. » Cette innovation apporte deux flux d’air dans le châssis pour éviter une zone d’air chaud autour du disque dur. Dans la gamme disques durs pour les entreprises, WD propose les Ultrastar à 7200 t/m pour les datacenters avec des modèles hélium et classique en SAS à 12 Gbit/s et SATA à 6 Gbit/s offrant jusqu’à 20 To (SMR). « Nous ajoutons 15% de capacité tous les ans”, précise Marc Bonnet.

Bientôt du NVMe sur des HDD 

« Chez Seagate, nous travaillons à la fois sur la partie composants et sur la partie système », explique de son coté Philippe Vaillant, le directeur technique de Seagate France. Autoréparation des données, baisse de la consommation des disques durs avec l’hélium, augmentation des capacités ou encore doublement des performances, c’est sur tous ces critères que le fournisseur innove avec diverses technologies. Par exemple, un disque dur au format 3,5 pouces est aujourd’hui capable de stocker 18 voire 20 To, des projections à 50 To sont déjà en cours. Pour atteindre de telles capacités, Seagate parie sur le HAMR (Heat Assisted Magnetic Recording), un procédé d’enregistrement magnétique assisté thermiquement.

Le disque dur est d’autant sollicité que ses performances évoluent, elles aussi. « Le problème avec les disques durs de 20 To, c’est le nombre d’IOPS où, sans innovation, nous arrivons à certaines limites. Pour résoudre ce problème, Seagate a lancé, il y a plusieurs années maintenant, la technologie Mach.2 qui double la performance. Nous pensons que cette technologie sera intégrée à tous les disques chez tous les fabricants à partir de 25 To », explique Philippe Vaillant. Autre innovation qui pourra accélérer encore plus la demande du HDD dans les datacenters, c’est le portage de l’interface NVMe vers les disques durs. Pour rappel, cette interface a été spécialement développée pour les SSD. C’est donc avec la spécification NVMe 2.0 que les disques durs exploiteront l’interface NVMe.

Article 4 sur 6

Des architectures serveurs composables pour mieux coller aux besoins des entreprises

Par La RédactionPublié le 8 novembre 20213 min de lecture

En soi, l’infrastructure composable qui consiste, en quelque sorte, à faire du sur-mesure au niveau des ressources (calcul, stockage et/ou structure réseau) dans du rack standard existe déjà depuis quelques années, mais la demande s’est accélérée à en croire nos interlocuteurs. Comme le rappelle Olivier Petit, chef de produits Solutions Compute chez HPE, ce succès s’explique par la praticité de ces plateformes qui ajustent la demande des ressources aux besoins de l’entreprise tout en réduisant le câblage. Chez HPE, la gamme, qui se nomme Synergy, permet donc de composer des pools de ressources que l’on gère via une interface unique, cette gamme prend en charge les environnements physiques (bare metal), virtuels, sans oublier les conteneurs. « HPE Synergy est également complémentaire à GreenLake, laquelle va se positionner comme une couche opérationnelle pour mesurer la consommation. Bien sûr, HPE Synergy peut aussi se déployer en mode on premise », précise Olivier Petit. Cette architecture composable, on la retrouve dans la gamme ThinkSystem de chez Lenovo qui peut être associée à TruScale, l’approche Infrastructure-as-a-service de Lenovo dont le mode de facturation est basé sur la consommation en kilowatts/heure. « Plus de puissance processeur, plus de calcul, moins de capacités de disques, ou vice-versa, le client peut configurer sa machine de diverses manières selon ces besoins, tout en bénéficiant d’un environnement standardisé », reconnaît Nicolas Mahé, expert solutions chez Lenovo ISG. 

Une gamme plus diversifiée 

De son côté, l’architecture composable Kinetic de Dell Technologies s’est imposée dans la gamme PowerEdge MX dotée d’un châssis modulaire 7U. « Le client peut affecter des pools de ressources partagées à des charges de travail spécifiques à la volée », détaille Vincent Barbelin, CTO ambassadeur chez Dell Technologies France. Là aussi, cette plateforme est disponible en mode abonnement via l’interface Apex de Dell Technologies basée sur la consommation. Enfin, n’oublions pas les serveurs modulaires UCS M-Series de Cisco, mais surtout les derniers serveurs UCS X-Series qualifiés de plus flexibles et adaptés au cloud hybride grâce au logiciel de gestion Intersight. Aux côtés de ces grands fabricants de serveurs, certaines start-up se sont lancées dans les architectures composables à l’image de Liqid qui fournit dynamiquement des pools avec CPU (et RAM), GPU, SSD NVMe flash et Optane, et du réseau pour délivrer à la demande des serveurs bare metal en mode composable.

Un sérieux coup de boost dans les échanges entre les composants

Deux technologies vont donner un sérieux coup de fouet aux performances des serveurs x86 : Gen-Z et CXL. Déjà le protocole CXL (Compute Express Link) est une norme d’interconnexion à haut débit et très faible latence entre les composants (processeur vers la mémoire par exemple). Porté par Intel, le protocole CXL est basé sur celui du PCIe 5.0 mais amélioré pour accélérer les accès directs à faible latence. D’ores et déjà, Samsung a annoncé il y a quelques mois un module mémoire DDR5, designé sous la forme d’un boitier, qui se connecte à une interface CXL. Quant à Intel, il promeut le support du CXL et du PCIe 5.0 dans ses derniers processeurs Xeon Sapphire Rapids (jusqu’à 80 cœurs).  En avril 2020, le consortium CXL a annoncé son rapprochement avec celui qui supporte la technologie Gen-Z, à savoir les principaux fabricants de serveurs comme HPE, Dell Technologies, Lenovo ou encore Huawei. Gen-Z est aussi un protocole d’interconnexion rapide et à faible latence entre les composants. Derrière ce rapprochement se trame à terme une unification des deux technologies.

Article 5 sur 6

Les consoles et les services en mode SaaS se généralisent

Par La RédactionPublié le 8 novembre 20213 min de lecture

Pour plus de simplicité et pour faciliter l’ouverture, l’intéropérabilité et la verticalisation, la mode est actuellement aux consoles en mode SaaS. C’est par exemple le cas chez Nutanix, qui propose désormais un certain nombre de ses services en mode SaaS pour cibler des nouveaux clients non équipés d’un cœur Nutanix. Ainsi, Calm, pour la gestion de vie des applications, et Flow Security Central, pour le service de microsegmentation, sont disponibles en mode SaaS. D’autres services comme le pilotage des bases de données Era seront aussi, à terme, proposés en mode SaaS. « Nous avons de plus annoncé Nutanix Central, une console en SaaS pour piloter l’ensemble des services SaaS Nutanix », indique Bruno Picard, CTO de Nutanix France. Nutanix Central vient ainsi compléter la console Prism Central qui prend, elle, en compte tous les environnements Nutanix. Chez HPE, plusieurs consoles, via GreenLake, sont désormais proposées en mode SaaS, dont Aruba-as-a-service pour la gestion des services réseau ainsi que Data Services en mode SaaS pour administrer les baies de stockage de la gamme HPE Alletra ou encore la console Cloud Compute pour la partie services compute. Enfin, le fournisseur  décline aussi GreenLake vers certains secteurs d’activité avec des systèmes préconfigurés (matériels et logiciels), dans le domaine de la santé par exemple avec GreenLake for Electronic Medical Records (EMR) ou dans le secteur de la finance, GreenLake for Core Payment Systems. Face à GreenLake, Dell Technologies répond désormais avec la plateforme Apex basée sur la consommation.

Une demande accrue des entreprises et des MSP 

Dell Apex comprend des services de stockage et de cloud computing, ainsi qu'une console pour une gestion simplifiée, Apex Console Cloud. Cette dernière est désormais le point d'ancrage du pilotage des environnements multicloud et de la gestion de l'ensemble du portefeuille de services de Dell. De son côté, Pure Storage fait figure de pionnier dans le mode as-a-service et de consommation à la demande avec Pure-as-a-service, sans oublier Pure1 pour piloter la gestion de son stockage par l’IA. Preuve de son succès en France, les MSP en sont friands, selon Gabriel Ferreira, directeur technique de Pure Storage : « Nous apportons de la simplicité dans la gestion du stockage, de la richesse fonctionnelle ; les MSP nous font confiance car nous leur proposons un niveau de services irréprochable. En quelque sorte, nous avons cassé ce modèle qui consistait à acheter du stockage sans avoir une réelle visibilité. Désormais, nos clients investissent selon leurs besoins et ils peuvent commencer modestement, à leur rythme ».  Ce mode as-a-service a également gagné VMware, l’éditeur a d’ailleurs enregistré une forte croissance grâce au SaaS. VMware propose plusieurs offres en SaaS dont, depuis trois ans déjà, sa Cloud Management Platform (CMP). «  En parallèle, nous conservons pour la CMP le mode licence perpétuelle et fournissons, depuis un an, un mode de souscription (licence en mode locatif) pour tous nos clients qui veulent passer en mode Opex sans avoir à souscrire l’offre en mode SaaS », précise Eric Marin, directeur technique de VMware France.

Contrer la gestion anarchique des clusters Kubernetes et assurer leur sauvegarde

Avec Tanzu Mission Control, VMware espère bien donner un coup d’arrêt à la gestion anarchique des clusters Kubernetes dans certaines entreprises. « Tanzu Mission Control permet de gérer le cycle de vie des clusters Kubernetes et d’en assurer également la sécurité. C’est une solution complémentaire à notre offre Tanzu, nous enregistrons déjà quelques ventes sur cette offre », souligne Eric Marin, directeur technique chez VMware. De même, les entreprises utilisatrices de Kubernetes sont toujours plus nombreuses à réclamer plus de protection de leurs environnements conteneurisés, et les solutions de sauvegarde qu’ils disposent en interne ne sont pas forcément bien adaptées à ces environnements. « Nos clients nous contactent car ils s’aperçoivent effectivement que Kubernetes n’a pas été conçu pour stocker les données. Chez Pure Storage, nous répondons à cette demande par notre solution Portworx (lien vers », indique Gabriel Ferreira, directeur technique de Pure Storage.

Article 6 sur 6

L'architecture OpenStack perdure grâce à Canonical et à Red Hat

Par La RédactionPublié le 8 novembre 20212 min de lecture

« Le groupe de transport et de logistique danois DSV a fait appel à nos compétences pour mettre en place un cloud privé basé sur des technologies open source (Ubuntu, OpenStack, conteneurisation). Nous avons aussi déployé Juju pour gérer leurs environnements multiclouds (ndlr : support des conteneurs au sein de Juju) », indique Reg Deraed, directeur commercial pour l’Europe du Sud chez Canonical, l’éditeur de la distribution Ubuntu. A l’instar de DSV, le groupe automobile Daimler a aussi choisi Canonical pour construire des clouds privés sous OpenStack afin de supporter ses applications modernes. Le directeur commercial de l’éditeur revendique d’ailleurs une croissance des migrations vers OpenStack principalement pour des raisons de coûts et une adoption importante des projets de conteneurisation. Red Hat contribue également beaucoup à cette démocratisation de l’OpenStack mais surtout aux environnements conteneurisés, sa plateforme OpenShift constitue d’ailleurs le premier pilier de la stratégie de l’éditeur, une plateforme accessible  en on premise sous OpenStack, serveurs cloud dédiés bare metal, dans les clouds publics Azure, Alibaba, Google, AWS, etc.

Des mises à jour chez les deux éditeurs

Désormais disponible en version 4.8, OpenShift apporte toujours plus de fonctionnalités (support de la virtualisation avec OpenShift virtualization, et plus récemment du serverless et une meilleure sécurisation et gestion des clusters Kubernetes via OpenShift Platform Plus). En mars, la division Digital Industries de Siemens a même conclu un accord avec Red Hat pour utiliser sa solution d'orchestration de containers Kubernetes OpenShift. Le but étant d'étendre les fonctions de sa plateforme IoT Mindsphere taillée pour répondre aux besoins du secteur industriel dans un contexte d'usage cloud hybride. (lien vers ). Chez Canonical, les solutions s’enrichissent également. En décembre, l’éditeur a présenté la version 20.10 de OpenStack Charms qui apporte notamment OpenStack Victoria sur Ubuntu 20.04 LTS et Ubuntu 20.10 avec une prise en charge complète par Canonical jusqu'en avril 2022. Telefonica Brazil, le premier opérateur brésilien a ainsi choisi de migrer l'intégralité de son système de facturation en ligne (OCS) sur un cloud privé basé sur OpenStack Charms de Canonical. Plus récemment, Canonical a annoncé le support de la version Kubernetes 1.21 et répond toujours à une demande croissante d’automatisation dans la gestion du hardware via MaaS (Metal-as-a-service, pour provisionner des serveurs bare metal rapidement et simplement). Enfin, l’éditeur promeut Kubeflow, une pile qui exploite l’IA pour faciliter le déploiement de workflows sous Kubernetes.