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Infrastructure & CloudGrand dossier14 articlesPublié le

Sauvegarde : la résilience passe par le cloud

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Les coûts liés à la cybercriminalité explosent dans les entreprises. Dans le rapport 2020 du spécialiste de l'assurance Hiscox sur la gestion des cyber-risques, réalisé en collaboration avec le cabinet Forrester, l'impact financier pour les entreprises attaquées (dans huit pays concernés par l'étude) a presque été multiplié par six, pour s'établir à un coût médian de plus de 50 000€.

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Article 1 sur 14

La sauvegarde, une règle d'or pour lutter plus efficacement contre les attaques

Par La RédactionPublié le 10 mai 20223 min de lecture

Les coûts liés à la cybercriminalité explosent dans les entreprises. Dans le rapport 2020 du spécialiste de l’assurance Hiscox sur la gestion des cyber-risques, réalisé en collaboration avec le cabinet Forrester, l’impact financier pour les entreprises attaquées (dans huit pays concernés par l’étude) a presque été multiplié par six, pour s’établir à un coût médian de plus de 50 000€. Le total des pertes par les entreprises ciblées s’élève d’ailleurs à 1,6 milliard d’euros ; à titre de comparaison, l’année précédente, ce chiffre s’établissait à 1,1 milliard d’euros. Les pertes les plus importantes ont même été rapportées par une entreprise britannique de services financiers pour un total de 79,9 millions d’euros. Concernant la France, d’après l’étude, c’est le pays qui enregistre les plus faibles pertes liées aux cyber-événements toutefois près d’une entreprise sur cinq (18%) qui a subi une attaque a malgré tout versé une rançon. 

Le principe des 3-2-1 toujours en vigueur

Pour éviter d’en arriver là, les entreprises doivent bien sûr adopter une politique rigoureuse de gestion des risques et mettre en place l’outillage nécessaire. Et, dans cette stratégie, la sauvegarde (associée à la restauration) des données reste l’une des meilleures pratiques pour lutter contre les ransomwares. Pour Stéphane Berthaud, directeur technique de Veeam France et Afrique, l’idéal est de réaliser trois copies : une en interne et deux copies sur deux sites externes différents (en garantissant aussi l’immuabilité d’une copie) et sur au moins deux médias différents. Comme le rappelle à juste titre Pascal Potier, vice-président software engineering et global services chez Atempo, si cette règle des 3-2-1, conseillée et portée par l’Anssi, est du bon sens, de nombreuses entreprises perçoivent encore la sauvegarde comme un coût et pas forcément nécessaire au fonctionnement normal de la production. Quel que soit le choix opéré par les entreprises, les logiciels de backup et de restauration autorisent aujourd’hui ces sauvegardes pluridimensionnelles, sur site, chez un prestataire ou dans les clouds qu’ils soient privés ou publics pour tous les environnements et architectures techniques. De leur côté, les services providers multiplient aussi les offres de service dédiées en les rendant plus prédictibles, plus performantes et peut-être plus abordables aujourd’hui.

Des freins, surtout liés aux mauvaises pratiques

Avec tous ces outils existants, les freins liés à la sauvegarde ne sont pas technologiques, mais méthodologiques. Selon le rapport publié par l’éditeur Acronis et intitulé Cyber Protection Week Report 2022, il subsiste surtout des lacunes dans les pratiques. Chiffres à l’appui puisqu’un tiers des responsables informatiques ne font que des sauvegardes hebdomadaires, tandis que 25 % font des sauvegardes mensuelles. Toujours selon cette étude, l'utilisation des meilleures pratiques de sauvegarde est même en baisse dans l'ensemble de l'entreprise - seulement 15 % des équipes informatiques des organisations y adhérant. Pour Thierry Souche, CTO chez OVHCloud, ce précédent constat est très variable d’une entreprise à l’autre : « Nous observons néanmoins une prise de conscience chez nos clients sur l’activation d’un DRP (Disaster Recovery Plan) notamment après l’incendie de Strasbourg chez [OVH]; nous concernant les pratiques sont plutôt en hausse. Il faut aussi du temps d’autant que les entreprises évoluent de plus en plus dans un environnement multi-cloud natif ».

Article 2 sur 14

Les éditeurs jouent la carte du multicloud

Par La RédactionPublié le 10 mai 20225 min de lecture

Derrière les offreurs de services de sauvegarde de type BaaS (voir partie guide d’achat des services providers) se cachent très souvent les technologies d’éditeurs comme Atempo, Commvault, Cohesity, Rubrik, Veaam ou encore Veritas. « Les fournisseurs de services de backup et de restauration des données exploitent nos solutions et celles de nos concurrents. Nous assistons à ce titre à un développement des places de marché chez les clouds providers et chez les grossistes », souligne d’ailleurs Jean-Pierre Boushira, vice-président South, Benelux & Nordics de Veritas Technologies. Citons pêle-mêle, Cyllene (via le rachat d’Asema en 2019) qui utilise l’offre de Cohesity, Dsnty qui vient de lancer son BaaS sous Veeam Cloud Connect, Antemeta qui exploite la plateforme de Veritas, Sungard celle de Commvault, BeCloud avec Atempo ou encore plus récemment Sopra Steria qui offre des capacités de sauvegarde pour les environnements kubernetes avec Veeam Kasten (Kasten racheté par Veeam en octobre 2020). Au-delà des partenariats technologiques avec les services providers, les éditeurs agissent surtout comme des orchestrateurs et poussent plus encore leurs solutions vers les environnements multi-clouds. C’est le cas de la version 10 de Veritas NetBackup qui se démarque par l’intégration de CloudScale, une architecture conteneurisée, automatisée et alimentée par l'IA. « Avec cette version, nous sommes très novateurs, nous allons fournir des services de gestion autonomes et unifiés dans n’importe quel cloud », admet Jean-Pierre Boushira. En parallèle, Veritas a aussi renforcé son offre de Backup en mode SaaS avec le rachat en 2021 de HubStor.

Grâce à Miria, Atempo a, de son côté, fait un grand pas vers la gestion multicloud des données non structurées. « Nous avons débuté cette orientation multicloud pas à pas ; d’AWS, nous supportons aujourd’hui Google, Azure, Scaleway, OVHCloud, Wasabi et autres environnements OpenStack », précise d’ailleurs Pascal Potier, vice-président software engineering et global services chez Atempo. À noter que dans la prochaine version de Miria est prévue le support des différentes classes de stockage S3. Miria a notamment creusé son sillon dans le monde du HPC (recherche génomique, automobile, etc.) grâce entre autres au support du système de fichiers Lustre et de la technologie brevetée d'analyse du système de fichiers parallélisé FastScan. Miria est par exemple commercialisé en marque blanche par DDN sous l’offre DataFlow. Aux côtés de Miria, Atempo fait toujours évoluer son offre Tina permettant de sauvegarder les environnements structurels (physiques et virtuels) sans oublier la solution Lina dédiée aux postes de travail. Parmi les évolutions à venir, Pascal Potier planifie déjà une future consolidation des solutions sous une architecture bas niveau unifiée. « Nous conserverons néanmoins les interfaces dédiées pour chacune de nos solutions ».

Une ouverture marquée des éditeurs vers le stockage objet

Chez Veeam France, Stéphane Berthaud, son directeur technique, parle même de mobilité cloud : « Le cloud public, c’est un environnement que l’on maîtrise déjà de différentes façons depuis notre console centrale ou d’une place de marché. Nous sommes, par exemple, capables de faire de manière native des snapshots EC2 [en mode blocs chez AWS avec Elastic Block Store ou EBS] et de les pousser vers de l’objet ». Veeam prend aussi en charge le tiering vers AWS S3 Glacier, le cloud est bien vu comme une extension et un réceptacle du logiciel de sauvegarde. Si la version 11 de Veeam Backup & Replication offre déjà toutes ces passerelles entre les environnements, la version 12 va introduire le transfert direct vers le stockage objets sans passer par un stockage intermédiaire. « Avec la V12 prévue cet été, nous pourrons construire des architectures 100% stockage objets et gérer le tiering encore plus simplement », admet Stéphane Berthaud.

Chez Commvault, comme le rappelle Xavier Bourdelois, son responsable avant-vente, le support des différentes classes d’AWS S3 Glacier date d’il y a 10 ans. « Nous optimisons le traitement pour plus de fluidité et de flexibilité, nous positionnons par exemple des métadonnées sur des données chaudes, nous rapatrions les bonnes données à partir de Glacier ou encore nous sommes capables de répliquer le stockage objets, de transformer un NAS vers du stockage objets, ou encore de restaurer les workloads vers Azure et ce de façon native ». Commvault revendique une architecture cloud native permettant de bénéficier de tous les modèles du cloud (en gestion dynamique des ressources) et le support de multiples environnements, de l’AS400 à la conteneurisation ; l’ensemble est piloté depuis l’interface Command Center. N’oublions pas qu’en rachetant Hedvig en 2019, Commvault s’est largement renforcé dans cette prise en charge de l’environnement Kubernetes et du multicloud de manière plus générale.

Le stockage objet, une commodité dans le cloud public

« Le stockage objets est en train de devenir le standard du stockage cloud, je ne dis pas pour autant que les autres technologies vont disparaitre » projette Stéphane Berthaud, directeur technique de Veeam France et Afrique. Rappelons que le stockage objets sert avant tout de repository et n’a pas cette logique de backup métier comme le proposent les éditeurs avec leurs applications dédiées ou les services providers via leurs solutions de type BaaS. Le stockage objets est notamment bien adapté pour le cloud public et les gros volumes de données non structurées ; cette technologie est même devenue la plateforme de choix des grands fournisseurs de cloud public comme Azure, AWS ou OVH et des challengers comme Scaleway ou Wasabi Technologies. « Le stockage objet est le stockage par défaut d’Internet, il fait partie des piliers du cloud public. C’est un stockage facilement accessible aussi bien pour un développeur, qu’un utilisateur souhaitant backuper des NAS ou des données SaaS », admet Gaspard Plantrou, VP PaaS product line chez Scaleway. Et pour Richard Czech, VP EMEA de Wasabi Technologies : « Contrairement au système de fichiers ou tout est plat, avec le stockage objets, nous assurons la durabilité avec de multiples copies sur divers serveurs, c’est un système résilient ». Bien sûr, les autres technologies ont toujours leur place, la sauvegarde par bloc comme le propose Carbonite permet de gagner un temps précieux en termes de latence et de bande passante, car seuls les blocs modifiés sont envoyés. Quand la sauvegarde en mode fichiers, elle trouve toujours sa place dans le partage et la collaboration.

Article 3 sur 14

Une restauration des données plus complexe en environnement multicloud ?

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

Comme le stipule Jean-Pierre Boushira, la difficulté des entreprises est surtout de restaurer les données dans un délai le plus court possible, cette restauration est d’autant plus complexe avec l’adoption massive du multi-cloud. « Les entreprises font face à une exponentialité de leurs données dans le cloud. Il est impératif que l’IT collabore avec les équipes de management pour assurer cette gestion des données. De plus, les équipes IT étant de plus en plus réduites, l’outillage est primordial pour reconstituer les données, et ce quel que soit l’environnement ». De son côté, Stéphane Berthaud ne nie pas cet éparpillement des données, mais relativise à partir du moment où des outils comme Veeam One qui permettent cette visibilité sont utilisés à bon escient. « Une fois que l’on sait où sont situées les données, notre outil est capable de sauvegarder n’importe quelle charge de travail et la restaurer à n’importe quel autre endroit ». Un point que partage Pascal Potier, Executive VP Software Engineering et Global Services chez Atempo qui observe toutefois une mise en place de solutions par projet ce qui alimente, in fine, une problématique sur les coûts avec la multiplication des projets, le ROI n’étant pas celui que l’entreprise espérait. Pour Xavier Bourdelois, responsable avant-vente chez Commvault, la difficulté est effectivement réelle si l’entreprise fait face à un outillage hétéroclite, un seul outil permet une rationalisation plus aisée des ressources. L’éditeur met également en avant ses outils de cartographie et de classement des données comme File Storage Optimization, mais aussi de gouvernance comme Data Governance (indexation de contenu pour les données sensibles) et eDiscovery & Compliance pour collecter et analyser les sources. Toutes ces étapes de data management sont d’autant plus importantes qu’il faut savoir quelle valeur l’entreprise donne à ses données. Le porte-parole de Commvault parle d’ailleurs d’architecture financière dont le but est bien d’optimiser les coûts sur tous les clouds.

Article 4 sur 14

Zoom sur les fournisseurs de services de backup cloud

Par La RédactionPublié le 10 mai 20221 min de lecture

Dans ce guide d’achat, la rédaction du Monde Informatique a listé deux types d’acteurs : les fournisseurs de services de sauvegarde managés qui s’appuient sur leur technologie ou sur des partenaires éditeurs comme Veeam, Atempo, Commvault, etc. pour commercialiser ensuite des offres de type Baas (Backup as a service). À cela, nous avons ajouté quelques services providers cloud qui ne font pas de backup à proprement parlé, mais qui proposent des offres de stockage objets faisant office de repository (ou dépôt en français), notamment pour les données non structurées. Dans ce dernier cas, les éditeurs cités précédemment jouent le rôle d’orchestrateurs en supportant de plus en plus cette technologie de stockage objets basée sur le service S3 d’AWS. À noter que certains services providers de cette liste ci-dessous commercialisent à la fois des offres de Backup, mais aussi des services de stockage objets.

Article 5 sur 14

AWS, la référence du marché

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

« Depuis 2019, nous proposons un service de backup qui s’enrichit continuellement. Par exemple, AWS Backup est officiellement disponible pour Amazon S3 depuis le mois de février 2022. Ainsi, il sera plus simple d’automatiser et de centraliser les sauvegardes et les restaurations des données d'application stockées dans Amazon S3 avec d'autres services d’AWS (calcul, stockage, base de données) », indique Sébastien Stormacq principal developer advocate chez AWS. Plus généralement, AWS exploite S3 de façon sous-jacente pour sauvegarder les instances EC2, les bases de données, les workloads VMware ou encore les autres systèmes de fichiers comme Windows par exemple. Tout s’opère depuis la console d'AWS Backup et les kits SDK ou la CLI en créant une politique de protection des données centralisée, puis en y assignant les compartiments S3 à l'aide des identifications ou des identifiants de ressources. « Bien sûr, les données sont chiffrées soit par des clés gérées par nos clients, soit par nos propres services », ajoute également Sébastien Stormacq. Parmi les points différenciant, AWS propose, depuis plus d’un an, Vault Lock, un dispositif comparable à une protection de type Worm permettant de bloquer l’effacement sur une longue durée, ce dispositif qui existait déjà sur Glacier a été transposé à l’offre AWS Backup.

Le succès grandissant de S3

En outre, le service de stockage objets en ligne Amazon S3 poursuit son expansion avec l’intégration de 200 000 milliards d’objets (800 millions en 2006 peu après sa création) et un traitement de 100 millions de requêtes par seconde en vitesse de croisière comme l’a dévoilé Sébastien Stormacq lors du dernier AWS Summit le 12 avril dernier. Pour réduire les coûts de son service ou plutôt l’adapter en fonction de la durabilité, AWS propose toujours plusieurs classes de stockage. « L’idée est bien de payer le juste prix et le temps d’accès au fichier. Par exemple, nos clients sont nombreux à utiliser Amazon S3 Intelligent Tiering (la seule classe de stockage dans le cloud qui offre des économies de coûts de stockage automatique lorsque les modèles d'accès aux données changent). Avec cette classe, ils économisent plus de 250 millions de dollars en coûts de stockage par rapport à Amazon S3 Standard », conclut Sébastien Stormacq.

Article 6 sur 14

Un service BaaS chez Blue qui a déjà fait ses preuves

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

« Lancée il y a quatre ans, notre offre VCC Backup (basée sur Veeam Cloud Connect) répond à une attente de nos clients PME et ETI d’externaliser leur backup. Quant au choix de Veaam, il s’est naturellement imposé, c’est une technologie mature, aboutie, simple d’utilisation et leader du marché, de plus, nous disposons d’un partenariat fort avec l’environnement VMware qui est, lui-même, très lié à Veeam. Depuis deux ans, avec la vague des ransomwares, nous enregistrons une forte demande sur la protection des données » explique Andy Lebrun, responsable infrastructure hébergement chez Blue. Deux versions de VCC Backup sont proposées, la première accessible aux revendeurs leur permettant de commander en ligne et de mettre en place rapidement du repository et la deuxième portée en interne par les commerciaux avec des services d’accompagnement. Selon le porte-parole de Blue, 250 comptes clients exploitent VCC (souvent associé à d’autres services), ce qui correspond à 1 Po de données. Parmi les points différenciants de l’offre, Blue met en avant sa souveraineté avec des datacenters et points de présence situés dans l’hexagone notamment dans la région Ouest (Après Châteaubourg, Blue compte installer un deuxième datacenter en propre à Nantes) sans oublier l’accompagnement dans la configuration et la supervision de son service. À cela, Blue propose aussi en complément des notions d’accélérateurs pour la backup (avec des baies full flash), mais aussi du snapshot pour garantir un retour d’activité en moins de 4 heures.  

Article 7 sur 14

Carbonite a su profiter de son héritage pour s'imposer

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

Carbonite (groupe OpenText) a su se faire une place dans l’hexagone dans la sauvegarde cloud (Backup Server) grâce à sa plateforme multitenante et optimisée. Il faut dire que l’éditeur exploite la technologie brevetée de delta-processing héritée du rachat d’EVault en 2015. Rappelons que le delta-processing implique un mode de sauvegarde de fichiers par blocs, ce qui, contrairement aux anciennes méthodes traditionnelles (sauvegarde pleine ou incrémentale), permet à la fois de gagner un temps précieux dans le processus de sauvegarde et donc de diminuer ce besoin en bande passante. « Nous divisons par 100 le ratio d’envoi d’informations en backup au quotidien grâce à notre technologie de delta-processing », reconnait Alexandra Lemarigny, responsable de la division cyber résilience d’OpenText pour l’Europe du Sud et des pays du Benelux. En soi, cette technologie existe depuis 1989, mais ce qui fait la différence aujourd’hui, ce sont surtout les débits élevés qu’offrent aujourd’hui les réseaux. Cette économie de temps et de bande passante est donc significative, car techniquement seuls les blocs modifiés sont envoyés, le delta-processing agit donc à la source. En outre, Carbonite propose diverses options de déploiement dont l’installation sur site (version Backup Server On premise) - là aussi c’est un héritage d’Evault – avec également la possibilité d’une réplication dans le datacenter de Carbonite grâce à un mini-intelligence. Il est également possible de sauvegarder ses endpoints (même architecture que Backup Server), ses services Microsoft 365, MS Dynamics et Salesforce.)

Une sécurité renforcée

Depuis la fin de l’année dernière, Carbonite a ajouté une fonction de détection des ransomwares qui génère des alertes automatiques précoces sur les systèmes Windows (sous HyperV), avec la possibilité d'examiner ensuite les sauvegardes signalées. À noter qu’une version pour les environnements VMWare est également prévue un peu plus tard dans l’année. La sécurité fait partie intégrante de l’ADN de Carbonite, tous les systèmes sont dupliqués et répliqués. Ajoutons à cela l’encryption (avec un chiffrement AES 256 bits associé au protocole TLS à la volée) qui s’effectue au niveau des jobs et non du stockage contrairement à d’autres solutions, les données transitent ainsi de manière sécurisée. En cas de perte de la clé d’encryption, un niveau supplémentaire d’encryption est opérationnel entre les agents et les serveurs. De même, la partie multitenante va automatiquement masquer les données, sans la clé, le pirate ne pourra ni naviguer, ni restaurer. Un point qui séduit d’ailleurs ses partenaires MSP.

Article 8 sur 14

Dstny créé une offre BaaS

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

Le belge Dstny, via IPLine (entreprise rachetée en juin 2021 par Dstny), lance une offre BaaS (Backup-as-a-Service) en s’adossant à la solution Veeam Cloud Connect. « Nous souhaitions proposer une offre sur-étagère qui répond à 95% des besoins et la promesse de patrimoine numérique. Avec cette nouvelle offre, nous nous positionnons comme un tiers de confiance souverain certifié NF ISO/IEC 27001 (version 2017) et HDS », note Franck Dunière, associé chez Dstny France. À noter que l’entreprise vient aussi de déposer un dossier pour devenir expert cybersécurité et obtenir cette nouvelle labélisation dans les plus brefs délais. Pour répondre aux enjeux de souveraineté, cette offre BaaS est disponible sur l’ensemble des six datacenters du fournisseur en France situés en région Auvergne Rhône-Alpes et en Île-de-France.

Une solution de sauvegarde immuable

 Parmi les points différenciants de l’offre, cette solution, externalisée et gérée, propose des fonctions de protection contre les rançongiciels, notamment grâce à l’immuabilité des environnements de stockage, qui interdit toute modification des sauvegardes. « Nous limitons ainsi les pertes de données en cas d’attaque de type ransomware et nous garantissons une sauvegarde propre pour les restaurations. Cette offre est rapidement opérationnelle avec la mise à disposition d’un espace de stockage pour externaliser les données en moins d’une heure pour les clients Veeam », souligne Franck Dunière. D’autre part, le porte-parole de Dstny France met en avant l’accompagnement et le conseil portés par des équipes internes bien préparées. Point important, cette offre sera revendue en direct (stratégie toujours portée anciennement par IP Line avant son rachat par Dstny France), mais aussi désormais via le portail MyOpenIP (de OpenIP rebaptisé depuis Dstny France) qui a déjà séduit 1 300 distributeurs.

Article 9 sur 14

Google Cloud en amélioration continue

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

Les services managés de Google Cloud comme Cloud SQL ou Cloud Spanner peuvent proposer nativement des fonctions de sauvegardes automatiques. De même, le stockage persistant en mode blocs exploité pas les machines virtuelles Google Cloud Compute Engine intègre des fonctionnalités de snapshot et de réplications (locale ou multirégionales) sur lesquelles les entreprises peuvent s'appuyer pour mettre en place des plans de reprise d'activités. Enfin, Google Cloud commercialise Actifio Go, une solution pour la sauvegarde des charges de travail de type IaaS hébergées aussi bien sur Google Cloud Compute Engine ainsi que sur les environnements VMware vSphere, on premise ou managés par Google Cloud. En plus des machines virtuelles et des fichiers, Actifio Go est aussi capable de sauvegarder nativement les bases de données les plus répandues (SAP HANA/ASE/IQ/MaxDB, Oracle, SQL Server, PostgreSQL, MySQL, Db2, and MongoDB) en utilisant leurs interfaces natives. Actifio Go s'appuie sur le service de stockage Google Cloud Storage pour la conservation des sauvegardes, et permet le montage immédiat des sauvegardes depuis ce dernier pour un accès immédiat aux données en cas de restauration, sans besoin de transfert vers du stockage tiède. Concernant le service de stockage objet Google Cloud Storage, (disponible sur 4 classes de stockage, Standard, Nearline, Coldline et Archive), une fonctionnalité, Turbo Réplication, pour les buckets bi-régionaux autorise une réplication asynchrone entre deux régions avec un RPO réduit à 15 minutes. Plus généralement, Google Cloud Storage, le concurrent d’AWS S3 continue d'évoluer pour répondre aux contraintes économiques et de process des entreprises.

Article 10 sur 14

Microsoft Azure assure une couverture complète

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

Selon Xavier Perret, directeur de l’entité Azure chez Microsoft France, Azure Backup assure, depuis la console backup Center, la protection d’un large éventail de charges de travail, notamment les machines virtuelles Azure exécutées sur Windows et Linux, des lecteurs managés Azure, des serveurs locaux SQL Server et SAP HANA sur des machines virtuelles Azure ainsi qu’Azure Files et Azure Database pour PostgreSQL sans oublier le stockage objets dans Blob Azure. En fonction des besoins de l’entreprise, Azure Backup est basé sur 4 composants dont l’agent à installer sur les machines à protéger, le DPM (System Center Data Protection Manager) supporté nativement par Azure, Azure Backup Server qui est bien adapté pour sauvegarder les environnements complexes dans Azure et la sauvegarde des machines virtuelles IaaS dans Azure. Pour Fabien Medat, directeur développement marché Azure chez Microsoft France, trois points différencient Azure Backup. Déjà cette notion de localisation des données avec le choix des régions comme LRS (stockage local redondant) pour répliquer les données trois fois dans la même région (deux en France) et GRS (stockage géo-redondant) qui assure en plus une réplication des données vers une région secondaire distante de plusieurs centaines de kilomètres de l’emplacement principal des données sources.  Ensuite, le porte-parole de Microsoft met en avant cette capacité de choisir le compute et la partie stockage au sein de la même région garantissant de meilleurs accès.

Une sécurité unifiée et un monitoring centralisé 

Enfin, le troisième point se place sur le bénéfice d’une offre groupe unifiée à la fois sur la sécurité et le monitoring centralisé. Azure Backup fournit des fonctionnalités intégrées de supervision et d’alerte dans un coffre Recovery Services. De plus, l’intégration récente de la partie Vault (Standard et/ou Archive) à Azure Backup permet de disposer d’un archivage plus sécurisé. À noter que dans l’offre de l’éditeur, Azure Site Recovery (pour le plan de reprise d’activité après sinistre des charges de travail locales et les machines virtuelles Azure) hérite aussi des mêmes technologies sous-jacentes qu’Azure Backup. En complément de ces services de backup et de recovery, la place de marché d’Azure regroupe les solutions Saas des éditeurs qui viennent enrichir dans certains cas certaines fonctionnalités.

Article 11 sur 14

Outscale fait valoir ses atouts

Par La RédactionPublié le 10 mai 20221 min de lecture

« Nous sommes un acteur de l’infrastructure as a service et nous ne proposons pas de services de backup à proprement parlé. Nous laissons le soin à nos clients de choisir les offres de sauvegarde disponibles depuis notre place de marché », indique d’emblée David Chassan, directeur de la stratégie de 3DS Outscale, une entité de Dassault Systèmes. En revanche, le fournisseur met à la disposition de ses clients depuis 2015 Outscale Objet Storage, un service de stockage objets, d’ailleurs certifié SecNumCloud, et HDS, qui s’appuie sur le protocole S3. Selon David Chassan, cette offre se distingue aussi par sa durabilité (annoncée de 99,9999999999 %) et son accessibilité (depuis Internet via des requêtes API REST et compatible avec les API standards du marché afin de faciliter son usage par des outils standards comme Cyberduck, ou S3cmd). « Nous ne facturons pas le trafic sortant ce qui apporte également plus de souplesse à nos clients », ajoute le porte-parole. Parmi les clients qui utilisent déjà ce service, citons le gouvernement Polynésien, l’application anti-covid ou encore France Transfert. Ce dernier s’appuie en effet sur Outscale Objet Storage pour son propre outil en ligne de transfert de fichiers volumineux, jusqu’à 20 Go, destiné à ses agents, un équivalent français de WeTransfer !

Article 12 sur 14

Une offensive très diversifiée chez OVHCloud

Par La RédactionPublié le 10 mai 20223 min de lecture

Pour Thierry Souche, CTO chez OVHCloud, plusieurs niveaux de backup sont accessibles. Le premier, plutôt historique et gratuit, concerne la rétention courte, on parle plus à ce niveau de simples snapchots, ces solutions ne sont pas destinées à répondre aux enjeux de sauvegarde et de restauration telles que les entreprises les perçoivent. Pour ces solutions, depuis l’incident de Strasbourg, OVHCloud travaille d’ailleurs à délocaliser ces backups et à les rendre plus simples. Le deuxième niveau concerne les solutions de services managés fomentées avec des partenaires dédiés comme Veeam, Zerto, Atempo VMware ou encore Nutanix. « Là encore, depuis l’incendie de Strasbourg, nous avons beaucoup travaillé sur nos offres pour répondre aux nombreux besoins comme la capacité de réimplanter des clusters sous VMware et sous Kubernetes, de remettre en état une configuration NSX, d’activer un backup sous Nutanix ou de proposer une solution complète de backup et de restauration avec Zerto. Bref de couvrir un spectre très large d’options pour nos clients », explique Thierry Souche.

Plus de performances pour le stockage objet

Les équipes d’OVHCloud attendent aussi avec impatience la version 12 de Veeam pour fournir un véritable moteur direct de backup vers S3, lequel, rappelons-le, faisant d’abord office de repository. À ce titre, OVHCloud a refondu son offre de stockage objet suite à l’acquisition d’OpenIO. « Nous nous alignons désormais au niveau d’ AWS pour les performances », relève d’ailleurs Thierry Souche. La compatibilité historique S3 sous Swift (environnement OpenStack) d’OVHCloud était bien connue pour son manque de performances (Hubic, désormais abandonné). À la version Haute Performance d’OpenIO, le fournisseur rajoutera bientôt une version standard et une version Cold.  Enfin, OVHCloud complète son offre de stockage avec Block Storage pour répondre aux transports de données rapide, efficace et fiable. Le rachat d’Exten, il y a deux, permet à OVHCloud de s’attaquer au marché américain avec une version de Block Storage (en bêta dans un premier temps) pour répondre à des entreprises qui font du bare-metal, mais dans un mode qualifié de « désagrégé ». 

Blob pour le stockage objets

Pour le stockage en mode objets, Microsoft s’appuie sur son offre Blob dont les objets sont accessibles via l’API REST Azure Storage, Azure PowerShell, Azure CLI ou une bibliothèque client Azure Storage. Pour résumer trois types de blobs sont pris en charge dont les blobs de blocs qui stockent du texte et des données binaires, les blobs d’ajout souvent exploités pour la journalisation et les blobs de pages pour les opérations de lecture et d'écriture aléatoires. Sur ces services de stockage objets, on retrouve aussi les notions de redondances (LRS GRS, etc.) ainsi que quatre niveaux de classes tarifés dont Premium, A chaud, A froid et Archive. Au-dessus de Blob vient se greffer Azure Data Lake Storage qui ajoute, en quelque sorte, l’analytique via l’IA et le machine learning.

Article 13 sur 14

Scaleway, l'alternative souveraine à AWS

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

Comme bon nombre de cloud services providers, Scaleway a choisi le stockage objets conduit avec une API compatible avec le service S3 et reposant sous son propre socle technique. En se basant sur les mêmes services S3 d’AWS, trois niveaux de stockage sont proposés. La première est la classe Standard, dont la répartition des données s’effectue sur plusieurs datacenters ce qui permet d’assurer une continuité d’activité en de crash d’un datacenter. La deuxième classe, One Zone-Infrequent Access, se positionne sur un site dans le même datacenter, mais sur trois racks différents. Enfin, la classe C14 Cold Storage est l’alternatif au AWS Glacier où sont stockées les données à longue rétention comme celles liées aux obligations légales (conservation à cinq ans et plus) dans un datacenter bunkerisé ; comme le mentionne Gaspard Plantrou, VP PaaS product line chez Scaleway, cette classe est en quelque sorte l’alternative à la bande.  En se basant sur S3, Scaleway facilite le multi-cloud (en passant par exemple d’un AWS vers ses propres services). « En nous choisissant, les clients viennent chercher la souveraineté (ndlr : Scaleway vient d’ouvrir un deuxième datacenter en Europe, à Amsterdam) bien sûr, mais aussi la pérennité et l’éco-responsabilité au vu du faible PUE de notre datacenter (PUE donné à 1,15) ». Le porte-parole met aussi en avant la praticité d’un service de ce type : « Nous avons un client qui stocke de nombreuses photos liées à ses contrats, il nous a sélectionnés, en tant que service provider, car son équipe de développeur n’a pas besoin de construire un serveur de stockage et de supporter la maintenance (changement de disque ou reconstruire un Raid pendant le week-end) ». 

Article 14 sur 14

Wasabi Technologies, le caillou dans les chaussures des hyperscalers

Par La RédactionPublié le 10 mai 20222 min de lecture

Wasabi Technologies se positionne comme une alternative libre et économique aux géants du secteur AWS et Azure. « Libre pour les clients, car nous ne faisons pas de compute qui créé de la dépendance et économique, car nous sommes cinq fois moins chers que nos concurrents. Nous autorisons la restauration des données n’importe quand sans surfacturation. Le coût est aujourd’hui devenu rédhibitoire », explique Richard Czech, VP EMEA de Wasabi Technologies qui a récemment inauguré son premier datacenter à Paris (chez Equinix). Wasabi est aussi une alternative à la bande, le fournisseur met non seulement l’immédiateté des sauvegardes disponibles, mais aussi l’absence d’impact sur le RPO et le RTO pour assurer la continuité d’activité. Entièrement agnostique aux soutions logicielles de sauvegarde sur le marché qui servent d’orchestrateur au fournisseur, Wasabi agit aussi en complément des solutions SaaS de ces mêmes éditeurs. « Wasabi répond à la problématique d’externalisation avec un niveau de durabilité sans oublier l’immuabilité. Beaucoup de nos partenaires technologiques cloud viennent effectuer leurs sauvegardes dans le cloud de Wasabi », relève d’ailleurs Richard Czech. Et d’ajouter : « Nous pouvons même déclencher des systèmes de PRA à partir de Wasabi ». 

La technologie objets en support universel

La technologie utilisée par Wasabi est le stockage objets qui répond à 90% des besoins selon le porte-parole du fournisseur. « Nous avons fait le choix du stockage objets car c’est une technologie industrialisée et résiliente. De plus, nous proposons un seul niveau de stockage sans hiérarchisation (tiering) d’où de meilleures performances que nos concurrents », note à ce titre Richard Czech qui met, de ce fait, aussi en avant cette politique tarifaire simplifiée. Côté business, Wasabi promeut son offre via un réseau de distribution indirecte. Ce channel est adressé de deux manières : en one-tier via des partenaires, principalement des MSP et, depuis peu, en two-tiers via deux distributeurs dont Exclusive Networks et Watsoft. En Europe, plus de 1 200 partenaires font déjà confiance au fournisseur.