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Infrastructure & CloudGrand dossier8 articlesPublié le

iPaaS : au coeur des convergences du SI

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

A l'heure où les données migrent de plus en plus dans le cloud public, les entreprises se doivent de contrôler leurs flux, de les préparer, de les intégrer et de les connecter pour mieux les valoriser par la suite. C'est dans toutes ces étapes qu'agissent les plateformes iPaaS, elles font aussi le lien entre les applications On Premise et celles dans le cloud ou en mode SaaS.

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Article 1 sur 8

L'iPaaS, pilier de la modernisation du SI

Par Benoît HuetPublié le 28 octobre 20224 min de lecture

Les entreprises qui envisagent d’adopter des stratégies multicloud doivent considérer l'intégration et l'intégration de plateforme en tant que service (IpaaS) pour permettre la connexion des données, des microservices et des API entre les clouds, les SaaS et les systèmes traditionnels. Comme le rapporte à juste titre Pierre Oudot, country manager France de Boomi, le cloud a participé et participe toujours à la modernisation du SI, mais pas uniquement, la digitalisation se fait à tous les niveaux (relations avec les clients, avec les partenaires et avec les employés). Et dans ce contexte, il est nécessaire de disposer d’outils et de plateformes d’échanges comme l’iPaaS. « L’iPaaS est une plateforme convergente, cloud native, multitenante et agile capable d’’accompagner les entreprises dans leur transformation digitale ; cette transformation pouvant être portée par le move-to-cloud, l’évolution des ERP vers le cloud par exemple, mais aussi par des soucis de rationalisation », justifie le porte-parole de Boomi. Ainsi, dans son programme de refonte de son système d’information, Engie exploite la plateforme Boomi, laquelle sert de lien central à toutes les applications permettant au groupe d’exécuter rapidement 50 000 à 75 000 processus par jour (pour 1 à 2 millions de documents dans ces exécutions). « Un iPaaS ouvre le champ des possibles surtout à l‘’heure où les applications On Premise sont progressivement remplacées par leurs homologues dans le cloud avec une large couverture fonctionnelle pour certaines et/ou plus étroite pour d’autres. En outre, il faut permettre d’orchestrer tous les processus métiers transverses de l’entreprise. A cette fin, un iPaaS apporte un vrai plus car il permet d’adresser toutes les problématiques technologiques liées à l’intégration via des API et des connecteurs », ajoute, de son côté, Philippe Elinck, architecte intégration chez Oracle. Le spécialiste du stockage Western Digital a par exemple déployé Oracle Intégration Cloud qui lui permet de consolider ses différentes plateformes, de rationaliser ses flux en minimisant les étapes et en éliminant la redondance. De ce fait, Western Digital a réduit son temps d'accès aux données analysées de 24/36 heures à moins de 20 minutes, il a aussi diminué le temps de création de rapports de plus de 8 heures auparavant à moins de 20 minutes aujourd’hui.

Un iPaaS pour donner de la valeur aux données et décomplexifier le SI

Pour Kiet Yap, regional executive digital transformation et strategic client architect chez MuleSoft, l’iPaaS participe bien évidemment à la modernisation du SI, mais il apporte aussi de la valeur aux données. Un avis que partagent tous nos interlocuteurs dont Jérôme Louvel, VP product Management chez Talend : « Une plateforme iPaaS donne effectivement plus de valeur aux données suivant plusieurs axes. Déjà de pouvoir réutiliser les assets existants et les adapter aux nouvelles expériences, ensuite d’apporter de la cohérence pour une circulation de la donnée en temps réel, et enfin de fluidifier les processus par l’automatisation pour aider à une prise de décision plus rapide. » Pour Informatica, sa plateforme IDMC (Intelligent Data Management Cloud) est perçue, selon les propos de David Decloux, le directeur avant-ventes pour l’Europe du Sud du groupe, comme la solution capable de couvrir l'ensemble du parcours de gestion des données avec plus de 200 microservices recouvrant l'ensemble du parcours, du catalogue de données à l'intégration des données, en passant par l'intégration des API et des apps jusqu’ à la gouvernance et la confidentialité…. En exemple, citons l’entreprise de BTP Eurovia qui a pu accélérer la mise sur le marché de nouvelles applications en simplifiant le développement et l'intégration des données et, comme le mentionne David Decloux, exploiter toute la puissance des données pour stimuler l'innovation.

Enfin, l’iPaas participe à la décomplexification du SI dans l’entreprise. « Alors qu'auparavant les entreprises fonctionnaient avec seulement quelques systèmes, elles ont aujourd'hui une approche exponentielle de l’IT, avec une grande variété de plateformes et de systèmes hétérogènes, y compris, d'ailleurs, en ce qui concerne les solutions d’hébergement. Boomi apporte à ses clients la capacité d'automatiser et d'industrialiser la gestion de cette complexité nouvelle », précise Pierre Oudot.

Un marché en forte hausse

Gartner estime que le marché de l'iPaaS a généré 3,47 milliards de dollars de revenus en 2020, soit une croissance de 38,7 % par rapport à 2019. Dans ses prévisions, le cabinet d’études table sur un chiffre d’affaires de près de 6 Mds de dollars cette année et plus des 9 milliards d'ici 2025. Pour les analystes du Gartner, les entreprises remplacent graduellement les plateformes d'intégration classiques, considérées comme trop coûteuses et trop complexes. Désormais, elles préfèrent l'iPaaS pour assurer une intégration rapide et une automatisation des applications SaaS entre elles et celles On Premise, ainsi que différentes autres sources de données.

Article 2 sur 8

La santé des données donne le la à leur intégration

Par Benoît HuetPublié le 28 octobre 20222 min de lecture

N'oublions pas que les données ont de la valeur si elles sont de bonne qualité. Et, à en croire les conclusions de l’étude récente menée par Talend sur la santé des données, il y a encore du chemin à parcourir. En effet, 97 % des entreprises dans le monde (900 dirigeants sondés) éprouvent des difficultés à les utiliser de manière efficace et près de la moitié d’entre elles affirment qu’il n’est pas facile d’utiliser les données pour influer de façon positive sur l’entreprise. D’ailleurs, toujours selon l’étude, la capacité des entreprises à assurer la gestion de leurs données se dégrade d’année en année sur les cinq facteurs indiquant si les données de l’entreprise sont saines à savoir l’actualisation, la fiabilité, l’homogénéité, l’accessibilité et l’exhaustivité. Ainsi, les entreprises se classent environ 10 points plus bas qu’en 2021, en première cause le travail à distance où 57 % des répondants ont du mal à obtenir les données dont ils ont besoin.

Ce contexte relaté ci-dessus peut aussi expliquer pourquoi, selon une étude menée cette fois-ci par IDC pour le compte de Devoteam, les entreprises françaises (comme celles de leurs homologues européennes d’ailleurs) sont encore, pour 39 % d’entre elles, aux premiers stades de leur parcours axé sur les données. Bref, elles sont classées comme débutantes et 36 % à des stades plus avancés (classées explorateurs). Seuls 25 % des sociétés françaises sont répertoriées comme pionnières en matière de gestion des données, mieux que leurs homologues européennes (19 %). Et pourtant, la valeur des données est clairement bénéfique pour les entreprises puisque 80 % des organisations, selon l’étude de Devoteam, utilisant plus largement et de manière plus stratégique les données, sont en mesure d'augmenter leurs bénéfices contre 48 % pour les entreprises portant moins d’attention à cet aspect. Pour conclure, le cabinet Gartner estimait, quant à lui en 2018, que la mauvaise qualité des données dans les organisations était responsable d’une perte moyenne de 15 millions de dollars par an. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Article 3 sur 8

L'automatisation, marqueur d'efficacité des plateformes iPaaS

Par Benoît HuetPublié le 28 octobre 20222 min de lecture

L’automatisation de type RPA (Robotic process automation ou Automatisation robotisée des processus) s’invite à tous les étages dans les plateformes d’intégration iPaaS. On peut d’ailleurs identifier plusieurs niveaux d’automatisation. Le premier, le plus répandu, permet surtout d’automatiser les processus via des robots, historiquement exécutés manuellement, comme la saisie, l’extraction des données de documents, la reconnaissance des textes et images ou encore l’orchestration des workflows. Par exemple chez Mulesoft (qui a racheté, via Salesforce en 2021, Servicetrace, un spécialiste allemand du RPA), l’automatisation apportée dans sa plateforme Anypoint passe par les RPA permettant d’éliminer les tâches et processus manuels. « Nous menons aussi de la gouvernance sur cette partie automatisation, ainsi chaque robot devient une API. Mulesoft RPA permet donc d’appeler d’autres API dans notre écosystème », précise aussi Kiet Yap, regional executive digital transformation et strategic client architect chez MuleSoft. Pour Arnaud Meyniel, senior principal product manager chez Talend, l’automatisation répond aussi aux enjeux métiers notamment pour mieux s’intégrer à des applications tierces.

L’IA en sus pour la recommandation

De plus en plus d’éditeurs exploitent l’IA dans leur plateforme leur permettant de passer à un niveau supérieur d’automatisation, autour du mapping par exemple en recherchant des correspondances entre les sources de données et les cibles. C’est le cas de Talend en encore d’Oracle. « Nous proposons un moteur de recommandation au sein de notre plateforme Oracle Integration Cloud permettant, via le machine learning, de faciliter le mappage des données. Nous sommes d’ailleurs capables de consolider tous les mappings concernant tous les flux d’intégration activés de la communauté », souligne Philippe Elinck, architecte intégration chez Oracle. Boomi, de son côté comme nous l’explique le dirigeant de la filiale française Pierre Oudot, applique l’IA au service de l’intégration. L’éditeur profite ainsi de ses milliards d’intégrations exécutées sur sa plateforme pour disposer d’une remontée de métadonnées permettant d’analyser les comportements de ses clients, par exemple, de connaître quel genre d’applications sont intégrées entre elles ? L’éditeur va plus loin en publiant même des recettes d’intégration prêtes à l’emploi, le client n’a plus qu’à prendre ces mapping, les mettre sur son instance et en réaliser la connexion. Chez Informatica, la plateforme IDMC (Intelligent Data Management Cloud) est, selon David Decloux, son directeur avant-ventes pour l’Europe du Sud, alimentée par l’IA et est donc capable de gérer les données partout, sur n'importe quel cloud, multi-cloud ou hybride. « Notre moteur IA nommé Claire traite plus de 38,5 trillions de transactions cloud par mois. »

Article 4 sur 8

Le rôle majeur des API dans les plateformes iPaaS

Par Benoît HuetPublié le 28 octobre 20223 min de lecture

« La plateforme Boomi permet de créer des processus et de les exposer sous la forme d’API, mais il faut donner aussi cette capacité aux clients de les gérer, c’est ce que nous faisons également au travers de notre seul et unique point de connexion », souligne Pierre Oudot, country manager France de Boomi. « L’API apporte cette agilité pour intégrer et collaborer avec nos partenaires », indique Kiet Yap, regional executive digital transformation et strategic client architect chez MuleSoft. Et d’ajouter : « tout ceci doit se packager et s’interconnecter, nous parlons d’interconnexion des métiers, mais aussi des besoins d’intégration et chaque type d’intégration, je peux les encapsuler dans des API puis les faire interagir ensemble pour créer des besoins d’interconnexion plus complexe. »

Chez Talend, la création des API s’effectue suivant deux approches : Contract First et Data First. « Pour la première (ndlr : issue du rachat de Restlet en 2017), la création de l’API commence par la définition du contrat puis en découle tout le processus de création de l’API via un centre de conception graphique jusqu’à sa correspondance au dit contrat. L’avantage de cette approche est la flexibilité qu’elle procure, l’utilisateur bénéficiant de toute la richesse de composants de Talend », détaille Arnaud Meyniel, senior principal product manager chez Talend. Quant à la deuxième approche, introduite au début de l’année 2022, l’éditeur qui n'a pas de compétences en API va pouvoir générer en quelques clics une nouvelle API depuis un jeu de données

Pour sa part, Informatica a lancé en 2022 son Centre API qui fournit des API de données no-code pour construire une base de données et de processus commerciaux. « Il s'agit d'un guichet unique pour la création, le déploiement, la surveillance, la dépréciation et le retrait des API, qui offre une vue unique et intégrée de toutes les API de l'entreprise afin d'améliorer la productivité, la transparence et la convivialité. Le centre d'API peut générer automatiquement des API de données en quelques minutes, ce qui permet de fournir des données intégrées, fiables et régies, ainsi qu'une automatisation des processus métier simple, rapide, sécurisée et plus fiable, en exploitant les passerelles API d'Informatica », détaille David Decloux, son directeur avant-ventes pour l’Europe du Sud.

Des API aux connecteurs

Comme nous l’évoquions précédemment, la gestion des API est aussi associée aux plateformes iPaaS que ce soit chez Boomi, Informatica, Mulesoft, Tibco ou Oracle via API Management. « En effet, nous disposons d’une solution de gestion des API pour sécuriser l’accès aux API qui vient en complément d’OIC (Oracle integration Cloud) permettant d’implémenter les API », précise Philippe Elinck, architecte intégration chez Oracle. En parallèle, le porte-parole d’Oracle mentionne aussi le large catalogue de connecteurs permettant à OIC d’interagir aussi avec des applications plus traditionnelles, plus d’une centaine ; la place de marché incluant des intégrations prêtes à l’emploi pour faciliter les interactions avec le vaste écosystème d’applications d’Oracle, sans oublier les solutions tierces comme Workday ou Salesforce. Les connecteurs embarqués sont également l’un des points forts de la plateforme Boomi dont le catalogue en regroupe entre 200 et 300.

Du low-code pour une prise en main plus rapide

De nombreux responsables IT apprécient l’approche low-code de certaines plateformes dont celles de Boomi et de Mulesoft, ils mettent en avant une montée en compétences très rapide, et ce, par des utilisateurs qui n’ont pas forcément de compétences élevées. « Le low-code apporte effectivement cette productivité et cette économie de compétences », confirme à ce titre Pierre Oudot. Les éditeurs fournissent notamment une interface graphique très accessible et personnalisable. Par exemple, le groupe mutualiste des artisans Garance a fait le choix de la plateforme Mulesoft, entre autres par sa simplicité d’utilisation et la rapidité de son déploiement, son approche low-code permettant à la Mutuelle de mettre rapidement à disposition des connecteurs prêts à l’emploi basés sur des cas d’usage et des besoins métier. A noter qu’en France, selon une étude réalisée par Mulesoft, de plus en plus de responsables IT optent pour des plateformes de développement low/no-code essentiellement pour combler le manque de codeurs.

Article 5 sur 8

L'iPaas, une passerelle vers l'IoT

Par Benoît HuetPublié le 28 octobre 20222 min de lecture

Comme le reconnaît Arnaud Meyniel, senior principal product manager chez Talend, la plateforme iPaaS est parfaitement adaptée aux environnements conteneurisés Edge et IoT d’autant que les équipements nécessitent une connexion instantanée avec les utilisateurs, tout délai d’intégration des données se traduisant dans ce domaine par une baisse de la qualité de service. À ce titre, l’entreprise Kiloutou, spécialisée dans la location de matériel, qui synchronise déjà chaque jour toutes les données de ses dizaines de milliers de clients entre son CRM et son ERP via la plateforme de Talend, prévoit aussi de l’exploiter pour faire de la maintenance prédictive sur ses équipements de location. « Boomi Atom, c’est la petite JVM qui peut être déployée où l’on veut, on peut même l’installer sur un Raspberry Pi, c’est très léger », résume de son coté Pierre Oudot, country manager France de Boomi. Et d’ajouter : « nous avons d’ailleurs un certain nombre de cas d’usages autour de l’IoT, nous équipons les Eurostar par exemple pour faire du monitoring du suivi de trafic. Un autre exemple, nous nous sommes aussi associés avec un partenaire médical aux Pays-Bas qui fait des matelas connectés pour le suivi de température des malades. »

Pour Florent Cenedese, solutions architect chez Tibco Software qui s’est exprimé dans une tribune pour Le Monde Informatique, aujourd’hui, grâce aux progrès des différents protocoles de communication et des solutions d'intégration extrêmement légers tels que Tibco Flogo, les appareils peuvent être programmés pour prendre des mesures intelligentes (via une logique d’Edge IA), réagir aux événements qui se produisent dans leur environnement et communiquer ces informations de façon transverse et standardisée. Prenons l’exemple d’un équipementier automobile dans le secteur industriel qui a équipé ses anciennes presses d’emboutissage de capteurs ; il est tout à fait possible d’envisager, grâce à la collecte et l’analyse en temps réel des données provenant de ces capteurs, de déployer une maintenance proactive et surtout de rendre plus performantes ces machines de production dans leur usage au quotidien, l’iPaaS constituant dans ce cas une véritable passerelle. Pour interconnecter les flux de données provenant de l’IoT, la plateforme Oracle Integration Cloud permet, quant à elle, d’agir, de manière native, comme une stack de streaming et d’événement.

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Prise en main rapide et productivité accrue : la success story de l'intégration de Boomi par Le Groupement Les Mousquetaires

Proposé par BoomiPublié le 28 octobre 20224 min de lecture

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Le groupement Les Mousquetaires, un acteur majeur de la grande distribution en France et en Europe, est composé de sept enseignes – dont Intermarché, Bricomarché, Bricorama, Netto – et de plus de 4 000 points de vente. Pour accélérer sa croissance et s'adapter aux nouveaux enjeux de la grande distribution, il doit, avec sa DSI , relever plusieurs défis, dont la gestion de l'omnicanalité dans un contexte d'implantation territoriale forte, avec l’utilisation de la donnée en toile de fond. Intermarché se positionnait ainsi à la 3ème place des distributeurs alimentaires français en 2020 en termes de chiffre d’affaires e-commerce, avec une hausse de 66 % par rapport à 2019[1], et une activité en ligne en forte croissance durant le premier confinement. Avec un maillage territorial développé, au plus proche des besoins des consommateurs, la stratégie des Mousquetaires autour du « mieux manger » et du « mieux consommer » implique donc un solide système de traçabilité et une circulation rapide de l'information.

Une évolution inéluctable

Initialement, le groupement Les Mousquetaires disposait d'un système informatique certes fiable mais insuffisamment performant pour absorber les nouveaux besoins de modernisation et d'intégration. La STIME a donc lancé un ambitieux programme de transformation, visant à refondre son SI ainsi que la chaîne métiers. L’enjeu principal était d’adopter un fonctionnement en temps réel et event-driven, afin de répondre aux besoins de circulation, de synchronisation et d'exploitation des données des enseignes du groupe : commandes en ligne, mise à jour et réapprovisionnement des stocks, gestion centrale des points de vente... En parallèle, la multiplicité des points de ventes et la taille du SI obligeaient à un déploiement progressif des nouvelles briques informatiques sur l'architecture existante structurée autour d'un ERP (ici, SAP) et d'un CRM. La STIME a donc fait le choix de se tourner vers une plateforme d'intégration hybride (HIP), permettant de faire cohabiter son SI historique sur site et ses besoins cloud.

L’iPaaS (Integration-Platform-as-a-Service) Boomi aété choisie par Les Mousquetaires suite à un appel d’offres, qui a permis à l'entreprise de démontrer son savoir-faire dans la réalisation de cas d'usage pérennes, la clarté de son modèle de licences et surtout la rapidité de mise en œuvre face à ses concurrents. La mise en production a confirmé ce choix : il n'a fallu que 3 mois à Boomi pour déployer sa solution sur la plateforme d'intégration hybride des Mousquetaires. Par ailleurs, 8 mois après la mise en production, 77 flux métiers pouvaient déjà être traités, pour un objectif de 228 à 12 mois.

Une utilisation simplifiée

L'approche low code de Boomi et sa simplicité d'utilisation ont en outre représenté un réel atout pour la STIME, permettant à l'intégralité des équipes, au-delà de leurs compétences techniques, de prendre en main la solution. Grâce à son interopérabilité et à l’existence de connecteurs natifs, la plateforme Boomi s'est intégrée facilement à l'event-broker amené par Solace, aux API Gateway et aux ETL des systèmes legacy déjà présents. Un collaborateur faisant partie des équipes STIME précisait les apports de la solution Boomi : « Leur approche low-code permet une prise en main de l'outil intuitive et une montée en compétence des équipes très rapide. Intégrer l'existant tout en ajoutant des briques sur une architecture unique s’est avéré un jeu d'enfant. Les collaborateurs, même s'ils ne disposent pas de compétences techniques poussées, sont opérationnels immédiatement. »

Grâce au déploiement de l'iPaaS de Boomi et de cet event-broker, la STIME peut désormais bénéficier pleinement des capacités offertes par la plateforme d'intégration hybride. Avec l'approche orientée événement, la mise à jour des informations est totalement automatisée et s'effectue en temps réel. Les données qui transitent sont automatiquement normalisées à leur sortie pour s'adapter aux besoins de toutes les plateformes de l'entreprise (e-commerce, approvisionnement...), permettant une meilleure agilité. Enfin, le fonctionnement en silo a disparu, alors que le volume de données échangées a augmenté exponentiellement. Les tickets de caisse sont eux aussi intégrés à un Data Hub, permettant là encore une mise à jour en temps réel du chiffre d’affaires. Toujours selon le même collaborateur STIME : « Faire cohabiter des applications de différents niveaux sur des environnements de déploiement et datacenters hétérogènes est une vraie gageure. Travailler avec l'iPaaS de Boomi nous permet d'accélérer considérablement notre time-to-market, et cela se mesure déjà concrètement. Nous n'aurions pas pu atteindre ces résultats avec notre ancienne architecture. Voilà de quoi envisager sereinement les prochains volets de transformation, en mode collaboratif et ouvert, du groupement Les Mousquetaires ».

[1] Source : Linéaires – Les Ateliers du drive et du e-commerce alimentaire 2020.

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Modernisation de l'ERP : comment résoudre l'éternel dilemme grâce aux bons choix stratégiques

Proposé par BoomiPublié le 28 octobre 20223 min de lecture

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Boomi a publié les résultats du second volet de son étude nommée « ERP Innovator’s Dilemma ». Cette étude, réalisée auprès de 825 DSI en France et en EMEA, révèle comment les entreprises ont passé un cap décisif dans la modernisation des applicatifs ERP, surmontant les obstacles dus à la complexité de leurs environnements informatiques hybrides, au-delà même de la question de la migration cloud. En préambule, l’étude indique que les entreprises françaises ont, comme leurs voisins de la région EMEA, cessé de consacrer la majorité de leur budget informatique – traditionnellement entre 70 % et 80 % – à la « gestion des opérations courantes ». Ce poste budgétaire ne représente plus désormais que 34 % en France, ce qui permet aux DSI interrogés de réorienter une proportion importante des budgets IT en faveur de la modernisation (33 % en EMEA et 34 % en France) et de l’innovation (32 % en EMEA, 32 % en France). L’étude vient surtout confirmer une tendance forte déjà observée : les entreprises françaises mettent désormais l’accent sur la migration de leurs applications dans le cloud, bien plus que leurs homologues européens. 83 % d’entre elles consacrent en effet « la part principale » de leur projets IT à la migration applicative vers le cloud, contre 68 % seulement dans le reste de la zone EMEA.

Des budgets redistribués

Pourtant, la migration cloud n’est pas le seul élément clé de cette redistribution des budgets. Interrogées sur la manière dont elles mènent leurs projets de modernisation, les entreprises françaises disent également répartir leurs efforts de manière équilibrée entre la migration de leur infrastructure dans le cloud (76 %), la normalisation et la consolidation des applications (73 %), et la consolidation des infrastructures traditionnelles (68 %). L’étude de Boomi pointe par ailleurs un nouveau dilemme technologique pour les entreprises : renforcer leurs investissements dans ce que certaines considèrent encore comme un processus coûteux et complexe de modernisation de leur ERP… ou alors se laisser distancer par des concurrents moins réticents à prendre des risques.

Un dilemme réel

C’est ce que décrit très bien l’expression anglaise « The ERP Innovator’s Dilemma », concept inspiré par le célèbre ouvrage de management The Innovator’s Dilemma, publié par Clayton M. Christensen en 1997 : le principal défi auquel la majorité des entreprises sont confrontées est d’abord le manque de technologies d’intégration capables de récupérer les données provenant des équipements ou sources existantes (51 % des répondants en zone EMEA, 57 % en France), suivi du coût lié à la maintenance de multiples technologies d’intégration (34 % en moyenne) ou encore de la pénurie de compétences adéquates en matière d’intégration (39 % en EMEA, 38 % en France).

Afin d’y remédier, les entreprises de la zone EMEA se tournent naturellement vers l’iPaaS (Integration-Platform-as-a-Service) pour répondre à des scénarios spécifiques, avec des avantages déjà identifiés : conception et adaptation d’API (23 % en moyenne), optimisation de l’activité avec des réseaux de partenaires (19 %) et synchronisation de l’ensemble des données de l’entreprise (17 %) pour qu’elles soient 100 % dédiées aux objectifs de celle-ci. En optant pour le choix de la modernisation, les répondants à l’étude, optimistes quant à l’avenir de l’ERP, anticipent des regains d’efficacité et s’attendent même à ce que la plupart des déploiements ERP se déroulent en interne. Leur maintenance sera assurée par un prestataire extérieur, libérant ainsi les équipes et des budgets informatiques dédiés à l’innovation. Enfin, plus de la moitié des entreprises (56 % en EMEA, 55 % en France) prévoient que les déploiements ERP se feront à 100 % dans le cloud d’ici quelques années, annonçant ainsi la disparition des déploiements entièrement sur site.

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ERP et connectivité : pourquoi l'Ipass s'impose à l'heure du cloud

Proposé par BoomiPublié le 28 octobre 20224 min de lecture

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Quelle importance revêt aujourd’hui la notion de connectivité pour les entreprises ?

La connectivité est aujourd’hui un pilier déterminant, bien qu’invisible, de l’informatique d’entreprise. La migration des systèmes d’information vers le cloud (move-to-cloud), qui s’est accélérée ces dernières années, constitue une évolution extrêmement structurante.

Avec le cloud et la numérisation, les entreprises sortent des limites d’un écosystème technique « traditionnel », qu’elles pouvaient maîtriser assez simplement, pour dialoguer désormais avec une multitude de « points de contact » internes et externes, qu’il s’agisse de gérer des processus métier, des applications ou de permettre le bon déroulement d’un achat sur une plateforme en ligne, de la commande au paiement… Pour faire face à cette mutation fondamentale, il est indispensable d’optimiser la connectivité des systèmes d’informations en les rendant plus réactifs, plus efficaces et plus automatisés. C’est aujourd’hui, pour toutes les entreprises, une condition indispensable du succès commercial.

A l’ère du cloud et de la multiplication des applications, comment Boomi propose-t-il d’optimiser l’échange d’informations à travers différents systèmes ?

Nous le constatons chaque jour en échangeant avec nos clients et nos prospects, il est désormais impensable, pour une direction informatique, de résoudre de manière « artisanale », au cas par cas, les multiples problématiques de connectivité qui se posent à elle dans sa stratégie de migration vers le cloud.

Boomi est né en 2000 d’une conviction forte : avec l’avènement du web, les entreprises allaient avoir besoin d’une plateforme logicielle spécialisée qui, en s’interfaçant simplement avec leurs SI, leur permettrait de communiquer de manière fluide avec n’importe quel autre système, quelle que soit sa nature et le protocole utilisé. C’est ainsi que nous avons créé le concept – et le marché – de l’Ipass (plateforme d’intégration à la demande).

Notre plateforme est aujourd’hui riche de nombreux modules qui permettent de servir les besoins des entreprises en dimensionnant notre approche au plus juste. Notre métier n’est ainsi plus uniquement de connecter des systèmes, mais d’aider nos clients à administrer et enrichir leurs données au sein d’un référentiel unique et partagé, accessible à toutes les parties prenantes au sein de l’entreprise, ce qui permet d’accélérer la prise de décision et donc le business. Nous sommes également capables d’un degré d’accompagnement très avancé, avec une surveillance en temps réel des différents processus métier, avec résolution d’incidents.

Il est possible de commencer avec un unique module, puis d’opter pour d’autres services dans l’optique d’une stratégie de long terme. Cette approche à la fois universelle et très granulaire nous permet de répondre très précisément aux enjeux des organisations. Dans ce même esprit d’accompagnement et de pédagogie, toutes les formations et certifications sur notre plateforme, sont dispensées gratuitement. Enfin, n’importe quelle entreprise peut tester notre service librement.

La crise sanitaire a-t-elle réellement accéléré le besoin de modernisation des ERP ? Pour quels bénéfices ?

On le sait, la crise sanitaire a eu pour effet d’accélérer l’appropriation des outils numériques dans l’ensemble de la société. Sans doute plus encore qu’avant la crise, les entreprises évoluent dans un univers « multicanal », c’est-à-dire qu’à chaque étape de leur cycle de vente, de la gestion de leurs fournisseurs à la collecte finale du paiement des clients, elles doivent gérer de nombreux intermédiaires, d’applications en mode Saas, de sites web et de plateformes… Pour rester agile, il est nécessaire de repenser ce monolithe que constitue l’ERP afin de le rendre plus agile et interfacé dans un écosystème plus large et plus complexe.

C’est là tout l’objet d’un projet Ipass qui, au-delà des économies substantielles réalisées sur les coûts d’intégration, permet de rationnaliser la gestion des données. Non seulement, les processus s’en trouvent accélérés, mais l’entreprise bénéficie de données structurées pour nourrir sa réflexion stratégique : les services marketing, qui sont à la recherche permanente de données clients ciblées issues de l’ERP, sont ainsi parmi les premiers bénéficiaires de ces évolutions ; mais des données bien gérées sont aussi un facteur de performance pour les ressources humaines (recrutement, gestion des collaborateurs) ou, bien sûr, la relation client.

Ceci s’observe également dans d’autres secteurs, puisque Boomi a accompagné le gouvernement de Gibraltar dans la digitalisation de l’ensemble des pièces d’identité de ses citoyens ! D’abord missionnés pour numériser et automatiser le renouvellement des 3500 cartes vitales que compte le territoire, projet que nous avons mené en trois jours seulement, nous avons effectué la migration digitale du permis de conduire, de la carte d’identité… dans nos sociétés numérisées, les entreprises ne sont pas seules à tirer bénéfice d’une gestion digitale et automatisée des données.

Quelle est la vision de Boomi concernant l’avenir du travail ?

En tant que « pure-player » du cloud, Boomi a toujours privilégié une organisation hybride du travail, où le numérique occupe une place prépondérante, ce qui est cohérent avec la philosophie de notre service ! Nous sommes convaincus que les évolutions récentes des modes de travail sont là pour rester. A l’avenir, c’est certain, les méthodes et lieux de travail seront beaucoup plus hybrides. Nous commençons déjà à le voir à travers les offres d’emploi, où le télétravail occupe une place de choix depuis la pandémie.

Je crois sincèrement, car nous l’observons, que les pratiques de travail flexibles, si elles sont bien comprises et mises en œuvre, sont bénéfiques à la fois pour les salariés, en termes de confort de travail et d’autonomie, et pour les clients sur le plan de la qualité de service.