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Infrastructure & CloudGrand dossier11 articlesPublié le

Guide d'achat hyperconvergence : déployer des apps en mode local, edge et cloud

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Dans leur projet d'adoption d'une plateforme HCI la majorité des entreprises cherchent d'abord à moderniser leurs infrastructures internes pour rendre le déploiement d'applications plus rapide, plus efficace et plus économe. Cela dit, le vent tourne et la multiplication des environnements hybrides, notamment la migration progressive de workloads vers les clouds publics, l'Edge et l'adoption croissante des microservices obligent aussi les fournisseurs à anticiper ces besoins.

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Article 1 sur 11

Une ouverture marquée de l'hyperconvergence vers les clouds, l'Edge et les microservices

Par Benoît HuetPublié le 15 novembre 20224 min de lecture

L’hyperconvergence est aujourd’hui une technologie mature qui séduit toujours les décideurs IT dans leur choix de moderniser leurs infrastructures. Mais il faut bien le reconnaître, depuis quelques temps, la technologie HCI (Hyper Converged Infrastructure) est moins portée sur le devant de la scène par les fournisseurs même si ce marché est toujours positionné en forte croissance selon les cabinets IDC et Gartner. Preuve en est, Microsoft, pourtant bien présent sur ce marché avec sa plateforme Azure Stack, n’a par exemple pas donné suite à nos demandes. Comme hier avec Hyper-V, l’éditeur a du mal à anticiper les tendances. Les acteurs leaders de ce marché HCI restent VMware et Nutanix suivis par Dell Technologies, HPE Simplivity, Microsoft, Cisco et d’autres plus confidentiels en France comme iXsystems ou StorMagic qui cible l’Edge Computing. A noter que Huawei, faute d’approvisionnement de processeurs x86, aurait mis en stand-by sa gamme FusionCube. Quant à NetApp, il se détourne du HCI pour se concentrer sur les environnements conteneurisés et le SDS (Software Defined Storage). D’un point de vue technique, les plateformes HCI ne sont plus les boîtes noires du début de l’hyperconvergence, elles se sont largement ouvertes aux environnements hybrides et multi-cloud. Elles s’adaptent aussi aux microservices et au Edge Computing.

Une ouverture marquée vers le cloud public…

D’ailleurs, les éditeurs de plateformes HCI multiplient les partenariats avec les grands clouds providers comme Azure, Google Cloud, AWS ou encore OVH Cloud. Derrière cette tendance, l’objectif de certains acteurs est d’apporter le même niveau de services dans le cloud public qu’ils le font dans le datacenter du client. « Depuis 4 à 5 ans, chez NetApp, nous considérons les clouds providers comme des cibles tangibles pour fournir nos services », indique Philippe Charpentier, directeur solutions engineering de NetApp. Même son de cloche pour Bruno Picard, directeur technique de Nutanix [sur le départ pour un autre éditeur] dont les services se déportent aussi vers les hyperscalers tout en garantissant aux entreprises une certaine indépendance de ces mêmes hyperscalers. Idem chez VMware avec vSAN qui propose le plus vaste écosystème au niveau international, national et même local. Toutefois, cette ouverture marquée des plateformes HCI vers le cloud public ne doit pas nous faire oublier que la majorité des projets d’hyperconvergence sont encore assez classiques aujourd’hui dans les entreprises, lesquelles cherchent avant tout à moderniser leur infrastructure, cela va du VDI à l’exécution de SAP Hana en passant par de la consolidation et de la simplification d’infrastructures. C’est par exemple le cas de la société spécialisée dans l’emballage alimentaire Lacroix Emballages qui a rationalisé son existant en migrant vers une architecture hyperconvergée. Le groupe a donc migré ses 200 VM vers 11 nœuds Nutanix répartis sur l’ensemble de ses sites, avec une extension d’une vingtaine de nœuds prévue fin 2022. De plus, la société a adopté AHV (l’hyperviseur de Nutanix) pour une partie de son existant avec à terme scomme objectif d’abandonner totalement son ancien hyperviseur. « D’ores et déjà, nous avons réalisé un bond significatif : là où il nous fallait 20 jours pour réaliser une campagne de mise à jour, aujourd’hui nous mettons moins d’une semaine », explique Lionel Serve, DSI du groupe. Hormis ces projets dits classiques, Bruno Picard indique toutefois que de plus en plus de projets ont une composante de cloud public pour du débord notamment ou de lift and shift. Un point que partage aussi Noham Medyouni, Enterprise Architect Cloud chez Dell Technologies, qui constate que certaines entreprises ne souhaitent plus forcément opérer certains assets dans leur datacenter et préfèrent les migrer dans un cloud public.

... et vers les environnements conteneurisés et Edge

De même, l’attrait des entreprises pour les conteneurs kubernetes ne se dément pas et les acteurs du HCI multiplient les passerelles vers ces environnements conteneurisés, c’est par exemple le cas de VMWare avec Tanzu, de Nutanix qui s’appuie sur son partenariat fort avec Red Hat pour OpenShift, idem pour Cisco via Hyperflex CSI. Quant à Netapp, il privilégie désormais Kubernetes via son offre Astra au détriment du HCI. Quant aux environnements Edge, là aussi les offres HCI s’adaptent pour être au plus près de la source des données. Signe de cette tendance : des appliances dédiées pour les environnements extrêmes comme la gamme PowerEdge VxRail série D ou comme celles de Lenovo (partenaire technologique HCI de plusieurs éditeurs dont Microsoft, Nutanix et VWware) avec les ThinkSystem SE350.

Article 2 sur 11

Cisco souhaite repousser les limites de l'hyperconvergence

Par Benoît HuetPublié le 15 novembre 20222 min de lecture

Comme le rappelle Olivier Néraut, responsable de l’activité datacenter et cloud chez Cisco France, la plateforme HCI Hyperflex lancée en 2016 (suite à une collaboration puis au rachat de SpringPath), qui fait partie de la gamme serveurs UCS, simplifie non seulement les architectures calcul et stockage mais aussi le réseau. A cette époque, rappelons que les systèmes hyperconvergés de première génération reléguaient le réseau au second plan. Un an après le lancement d’Hyperflex, Cisco avait dévoilé Intersight, un service SaaS pour piloter sa plateforme HyperFlex. « Depuis Intersight, nous gérons désormais toute l’infrastructure, tous les nœuds, nous faisons aussi de la télémétrie pour capter les informations et nous proposons de la remédiation », donne d’ailleurs en exemple Olivier Néraut. Intersight sait aussi prendre en charge les sites distants notamment les environnements Edge à partir de deux nœuds. De même, Intersight autorise la gestion des VM dans le cloud d’AWS. Pour aller plus loin, cette fois-ci, dans la gestion optimale des ressources et l’automatisation des workloads (VM et conteneurs Kubernetes), et ce, chez les trois hyperscalers (AWS, Azure et GCP), Cisco propose Intersight Workload Optimizer.

En août dernier, Cisco a lancé une nouvelle version de sa plateforme Hyperflex (5.0 2a) avec désormais une prise en charge des processeurs AMD, du lecteurs SSD NVMe de 15 To, du chiffrement pour du cluster étendu (Stretched Cluster), sans oublier le support de la version 7.0 U3 de VMware ESXi. A noter que Hyperflex supporte aussi Hyper-V de Microsoft et propose aussi, via Hyperflex CSI, une solution avec Red Hat OpenShift Container Platform. Environ 5 000 clients dans le monde utilisent la plateforme Hyperflex pour divers usages dont du VDI et, de plus en plus, pour des projets Edge/IoT simples à opérer. Parmi les évolutions de la plateforme HCI, Cisco réfléchit à porter Hyperflex sur tous les form-factors de la gamme de serveurs UCS, l’objectif étant d’apporter et de faciliter l’hyperconvergence à tous les workloads sans exception surtout dans un contexte où les données augmentent de façon exponentielle.

Article 3 sur 11

Dell VxRail s'adapte aux multiples workloads

Par Benoît HuetPublié le 15 novembre 20222 min de lecture

Souvenons-nous de la plateforme du tandem EMC/VMware Evo Rail qui a progressivement évolué suite au rachat de EMC par Dell pour devenir en 2016 VxRail. « D’une plateforme originelle plutôt rigide, nous sommes passés à une solution très flexible, fini la boîte noire de l’époque. Aujourd’hui, notre plus-value est d’offrir un standard matériel (ndlr : avec les serveurs PowerEdge sous Intel et AMD dont les modèles D pour les environnements extrêmes) permettant de garantir la pérennité et d’assurer le cycle de vie des composants », précise, Noham Medyouni, Enterprise Architect Cloud chez Dell Technologies. VxRail est donc une plateforme basée sur l’environnement VMware couvrant la majorité des besoins (du VDI aux clouds natives conteneurs et microservices en passant par les datascientists pour des workloads IA). L’un des autres points différenciants de VxRail, c’est aussi sa granularité en débutant par un petit besoin jusqu’à assurer une montée en charge progressive, l’architecture a d’ailleurs été conçue dans ce sens. De même, VxRail s’ouvre de plus en plus aux environnements conteneurisés et aux clouds publics. Comme le rappelle Noham Medyouni, le moteur VMware vSAN facilite cette ouverture, ce qui n’empêche pas de valider VxRail pour Red Hat OpenShift même si l’hyperviseur et le stockage restent sous VMware. Autre exemple d’ouverture vers les environnements conteneurisés, l’activation d’ObjectScale au-dessus de VxRail permet par exemple de fournir un stockage en mode objet pour Kubernetes. De même, Dell Technologies a ajouté à VxRail AWS EKS Anywhere, la distribution Kubernetes open source d'Amazon. Il est aussi possible depuis VxRail de créer des services de données compatibles avec Azure Arc sur TKG (VMware Tanzu Kubernetes Grid). En revanche, sur Google Cloud Platform, Dell Technologies part sur sa plateforme dédiée Powerflex basée sur Google Anthos. Toujours pour mieux répondre à l’hybridation du SI, Dell Technologies propose un mode as a service pour VxRail depuis son portail APEX. Précisons enfin, qu’une mise à jour, dans les 12 à 24 mois, est prévue vers la v8 de vSAN, récemment annoncée.

Article 4 sur 11

HPE Simplivity, une surveillance permanente avec Insight

Par Benoît HuetPublié le 15 novembre 20222 min de lecture

C’est au début de l’année 2017 que le rachat de Simplivity par HPE a été officialisé. Aujourd’hui, la pile Simplivity est intégrée dans les serveurs Proliant DL380 2U sur base d’Intel Xeon et Proliant DL 325 exploitant des puces AMD Epyc. Hormis sa propre plateforme HCI Simplivity, HPE travaille aussi avec VMware, Nutanix, Azure Stack HCI ou encore StorMagic. « Là où nous intervenons avec du Simplivity pour des clusters jusqu’à 16 nœuds dans des datacenters, pour du Nutanix ou du VMware, nous sommes plus à 50 nœuds voire plus, et sur les petits besoins, nous nous positionnons avec notre partenaire StorMagic », précise Adrien Molas, responsable de la BU infrastructure chez HP. Reposant sur l’hyperviseur ESX, la plateforme Simplivity s’est enrichie de nouvelles fonctions avec HPE, déjà avec son savoir-faire au niveau du hardware (raid matériel, réplication, sécurisation, etc.). Ensuite, le fournisseur de Houston a intégré InfoSight dans sa plateforme HCI, une plateforme analytique héritée du rachat de Nimble Storage pour faire de la maintenance prédictive. « Nous anticipons ainsi d’éventuelles problématiques en proposant des correctifs adaptés », souligne Adrien Molas. InfoSight, qui est accessible depuis la plateforme d’administration OmniStack, permet ainsi aux entreprises de s’affranchir d’un expert supplémentaire en stockage. Enfin, HPE propose des services de backup, par exemple, sur le cluster avec la restauration d’une MV d’un To en moins d’une minute ou une réplication vers un site externe. Simplivity cible surtout des projets multisite et travaille avec des services providers nationaux et locaux qui hébergent des clusters chez eux. Et concernant les hyperscalers de cloud public ? HPE Simplivity met surtout en avant ses services de backup dédiés, le fournisseur évoque néanmoins des intégrations plus poussées sur la partie logicielle pour certains d’entre eux aux alentours de 2023. HPE Simplivity travaille aussi de plus en plus avec l’entité Greenlake pour facturer du cluster Simplivity à la consommation. A ce titre, le fournisseur s’efforce de standardiser son offre avec HCI Manager via Greenlake afin de proposer un ticket d’entrée encore plus faible. Ce qui séduira un peu plus les collectivités locales qui représentent déjà 10 à 15 % des ventes de Simplivity, mais aussi ses partenaires de services managés. A noter enfin que - très en retard sur cette partie - HPE n’adresse pas les besoins de conteneurisation via Simplivity mais plutôt depuis son offre as a service Ezmeral.

Article 5 sur 11

NetApp privilégie désormais le SDS et Kubernetes au détriment du HCI

Par Benoît HuetPublié le 15 novembre 20222 min de lecture

NetApp a stoppé sa gamme HCI au début de l’année 2021 pour se concentrer, comme le mentionne Philippe Charpentier, directeur solutions engineering France chez le fournisseur californien sur sa stratégie de Software Defined Storage (SDS) dans le cloud. « Depuis quelques années, nous nous orientons vers les plateformes des grands clouds providers dont AWS, Azure et Google Cloud pour fournir des services de stockage. Ces clouds providers deviennent les catalyseurs de nos services. » Cela se traduit entres autres par des offres de gestion de données comme Azure NetApp Files (ANF), Cloud Volumes Services (CVS) pour Google Cloud Platform et Amazon FSx pour NetApp Ontap (mais aussi Amazon FSx pour NetApp ONTAP avec VMware Cloud on AWS, un service de stockage cloud AWS natif certifié et pris en charge en tant que banque de données supplémentaire pour VMware Cloud on AWS). En France, NetApp a porté sa solution Entreprise File Storage sur OVHcloud. A titre indicatif, les acquisitions opérées depuis quelques temps par NetApp vont dans le sens des cloud providers avec un programme CloudOps. Comme le concède Philippe Charpentier, cette activité orientée vers le cloud est en forte progression au premier trimestre, + 78 %. En parallèle, NetApp stocke et sécurise les workloads Kubernetes dans des environnements hybrides et multicloud via son offre NetApp Astra. Cette dernière se décline sous deux éléments : Astra Trident pour l’accès à du stockage persistant et Astra Control pour l’angle pilotage et monitoring.

Article 6 sur 11

Une plateforme cloud intégrée et ouverte chez Nutanix

Par Benoît HuetPublié le 15 novembre 20223 min de lecture

Nutanix a popularisé le concept de l’hyperconvergence avec - au départ pour rassurer les clients - la fourniture d’appliances (sur base SuperMicro) embarquant le logiciel. L’objectif, comme le rappelle Bruno Picard, directeur technique France de l'éditeur, était de moderniser l’infrastructure en masquant la complexité. Puis, le fournisseur a décorrélé la partie matérielle de la partie logicielle en multipliant les accords technologiques avec les fabricants de serveurs (Lenovo, Dell Technologies, HPE, Fujitsu, etc.). Par la suite, Nutanix s’est détaché de l’hyperviseur VMware intégré à l’origine dans la plateforme pour laisser le libre choix de l’hyperviseur à ses clients (VMware ESXi, Microsoft Hyper-V puis son propre hyperviseur AHV (sur base KVM). Toujours dans cette liberté de choix, Nutanix est passé à un modèle de souscription qui lui a ouvert le cloud public. « Là aussi, l’idée est de laisser le choix à l’entreprise de son fournisseur cloud comme Azure, AWS, OVH Cloud ou sur les infrastructures Bare Metal de chez Equinix. Cela dit, quel que soit l’environnement (On Premise ou chez l’un de ses fournisseurs de cloud public), l’entreprise bénéficie du même niveau de services », précise Bruno Picard, directeur technique chez Nutanix France, sur le départ pour un autre éditeur. C’est d’ailleurs sur les services que le catalogue de Nutanix s’est fortement enrichi. « Nous fournissons des accès de type NAS depuis 2018 dans les environnements virtualisés et conteneurisés ainsi que des accès vers S3 depuis 2019 », donne en exemple Bruno Picard qui met aussi en exergue l’intelligence apportée à ces multiples services comme la protection avancée contre les ransomwares, mais aussi la capacité à restaurer les données à partir du dernier snapchot avant l’attaque ou encore, plus récemment, à faire du Worm pour fournir l’immuabilité. Tous ces services s’administrent depuis Prism, l’unique console de Nutanix. Même la gestion spécifique de bases de données avec Nutanix Database Service (pour MongoDB en No-SQL, pour SAP Hana ou encore Microsoft SQL Server, Oracle, MySQL et PostgreSQL). Bref, comme le note Bruno Picard, des services sont continuellement intégrés dans sa plateforme cloud d’entreprise, telle est d’ailleurs sa nouvelle dénomination. Sur les évolutions à venir, Bruno Picard mentionne plusieurs points dont des améliorations en termes de performances pour les environnements On Premise, d’étendre les partenariats avec les acteurs du cloud public, d’apporter plus de gouvernance aux données non structurées, de porter toujours plus de services en mode SaaS et de rendre les entreprises le moins dépendantes possible des hyperscalers. Enfin, Bruno Picard tient à rappeler les partenariats forts avec Citrix autour du VDI et surtout avec Red Hat, l’un des acteurs leaders pour les environnements conteneurisés sous Kubernetes. Justement, sur les environnements conteneurisés, Nutanix renforce son écosystème avec l'ajout d'Amazon EKS-A et la prise en compte d’OpenShift bien sûr, mais aussi Suse Rancher, Google Anthos et Microsoft Azure Arc pour les déploiements en périphérie, ainsi que le Kubernetes natif de Nutanix, Nutanix Kubernetes Engine (NKE) exCarbon.

Article 7 sur 11

Ixsystems décline sa gamme TrueNAS jusqu'au HCI

Par Serge LeblalPublié le 15 novembre 20221 min de lecture

En début d’année, iXsystems annonçait son arrivée sur le marché de l’hyperconvergence avec sa solution TrueNAS Scale (avec un noyau Linux Debian en lieu et place de FreeBSD), qui peut être installée et exécutée sur un seul nœud, puis être étendue à plusieurs. Le fournisseur propose là un système dédié pour la plateforme x86 capable de faire office de cloud privé et d’accueillir des VM KVM, des containers (Docker et K8) avec un lien vers des plateformes de stockage objets compatible S3 comme Minio et une sauvegarde incrémentale vers AWS, Azure, GCP ou Backblaze. De plus, TrueNAS Scale dans sa version 22.02 autorise des déploiements plus complexes d'infrastructures scale-out et hyperconvergées. Les entreprises utilisant déjà TrueNAS 12.0 et 13.0 peuvent également migrer leurs NAS vers TrueNAS Scale pour passer sur une infrastructure de type HCI capable de prendre en charge Docker, Kubernetes, KVM et l’architecture scale-out OpenZFS. TrueNAS Scale arrive sur un marché en forte croissance qui assiste à une bataille sans merci entre Dell/VMware d’un côté et Nutanix de l’autre. Face à ces solutions de plus complètes - et complexes – Ixsystems a peut-être une carte à jouer avec sa plus grande simplicité, mais un périmètre plus restreint avec le seul support de KVM.

Article 8 sur 11

VMware vSAN, une offre solide et un écosystème colossal

Par Benoît HuetPublié le 15 novembre 20222 min de lecture

L’histoire du HCI a débuté chez VMware en 2014 avec Virtual SAN à l’époque où l’éditeur était associé à EMC ; Virtual SAN étant directement mis en œuvre dans l'hyperviseur ESX. En 2016, Virtual SAN a été rebaptisé vSAN. Aujourd’hui, la solution vSAN, imposant toujours ESXi, fait partie de la plateforme vSphere et est gérée directement depuis vCenter. Dès le départ, le logiciel a été conçu pour des clusters petits à très gros. « Là où nous étions limités à 32 nœuds par cluster en 2014, aujourd’hui, nous sommes passés à 64 nœuds par cluster », précise Alexandre Caussignac, Senior Solution Engineering Manager chez VMware. A ce titre, la demande a progressivement évolué : « Du VDI/virtualisation des postes de travail, nous sommes progressivement passés aux performances applicatives avec l’accélération des transactions et aux architectures de stretched cluster (ndlr : cluster étendu pour la prévention des sinistres/temps d’arrêt) », relate Alexandre Caussignac, et d’ajouter : « Nous n’avons pas changé le logiciel, nous avons adapté l’architecture à ces nouveaux usages. »

Quant aux différentes passerelles de vSAN vers le cloud public, VMware les a démocratisé au travers de sa stratégie Software-Defined Data Center (SDDC) chez tous les grands hyperscalers (de Azure à Alibaba en passant par Google Cloud et OVH Cloud), mais aussi auprès de 4000 services providers dont 400 en France comme Cheops Technology pour ne citer qu’un exemple. « Tous les hyperscalers disposent de notre stack complète jusqu’à la virtualisation du réseau NSX. Ainsi, si l’entreprise fait du débord vers le cloud public, elle conservera le même niveau de service », justifie Alexandre Caussignac. De même, des passerelles s’opèrent vers les environnements conteneurisés via Tanzu Kubernetes. Par exemple, le système de stockage objet Minio provisionne des ressources de stockage objets pour Kubernetes à partir de vSphere sur la plateforme vSAN. Sur la partie Edge aussi, VMware revendique de plus en plus de cas d’usages HCI autour de la data et de l’analyse en temps réel. A ce titre, dans la dernière version de vSAN (v8), VMware introduit une nouvelle architecture ESA (Express Storage Architecture) plus performante et plus efficace permettant de mieux répondre à ces besoins de puissance. Parmi les caractéristiques de vSAN ESA, citons l’ajout d’une optimisation pour les lecteurs flash basés sur NVMe ; cette version supporte aussi un système de fichiers structurés en journal (vSAN LFS) permettant d’ingérer plus rapidement des données et de stocker des métadonnées, un gestionnaire d'objets structurés en journal optimisé en écriture et un format objet. Aux côtés de vSAN ESA, VMware conserve bien sûr la version originale laquelle bénéficie entre autres, dans la v8 d’une augmentation de la capacité du tampon d'écriture jusqu'à 1,6 To (600 Go auparavant) et bien d’autres optimisations.

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Et si l'hyperconvergence détrônait les SAN pour l'hébergement des applications stratégiques ?

Proposé par NutanixPublié le 15 novembre 20224 min de lecture

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A la fois flexibles, évolutifs et simples à mettre en œuvre, les systèmes hyperconvergés ont toujours été plebiscités pour des besoins spécifiques tels que le VDI. « Malheureusement, on a trop souvent cantonné le HCI à des usages particuliers, en l’écartant pour des environnements qui nécessitent de très hautes performances » regrette Michel Touffet. Les architectures legacy, de type trois tiers, étaient priviliégiées pour satisfaire les besoins de bases de données qui requièrent une faible latence d’I/O.

Il est temps de mettre fin à cette idée reçue. Les systèmes hyperconvergés apportent de la flexibilité, de la simplicité, de l’évolutivité et de la performance sur des environnements de bases de données extrêmement demandeuses en termes de performance. Nutanix en fait la démonstration avec AOS 6.5, la dernière version du cœur de sa plateforme hyperconvergée.

« Nous avons fait un gros travail sur la dernière version de la plateforme. Nutanix AOS 6.5 est capable d’accueillir tous types de charges de travail, y compris dans des environnements de bases de données critiques, avec la nécessité de délivrer un grand nombre d’opérations d’entrée-sortie, mais surtout en un minimum de temps, les latences recherchées se situant en dessous de la milliseconde » précise le senior manager.

Des plateformes hyperconvergées plus rapides que de nombreux déploiements SAN

L’architecture d’AOS, naturellement distribuée, a été conçue dès l’origine pour favoriser les performances des applications hébergées, en s’assurant que les I/Os soient effectuées sur les disques physiques du nœud sur lequel l’application fonctionne. Les progrès réalisés en matière de performances dans AOS 6.5 montrent que les plateformes hyperconvergées peuvent être bien plus rapides que de nombreux déploiements de SAN.

AOS 6.5 inclut la hiérarchisation NVMe pour les technologies Intel Optane® SSD multi-threaded, la parallélisation des entrées/sorties sur chaque disque virtuel et la diminution de l’utilisation des processeurs pour gérer ces mêmes I/Os. La solution permet aussi de garantir des performances constantes, y compris en cas de perte de composants matériels, avec le rewarming du cache de métadonnées pour offrir une plate-forme hautement disponible, capable de satisfaire les charges de travail les plus gourmandes en performances.

« Ces améliorations passent également par l’utilisation de RDMA (Remote Direct Memory Access) pour interconnecter les nœuds du cluster et garantir une haute disponibilité qui ne soit pas au détriment des performances » ajoute Michel Touffet . Au final, la plateforme hyperconvergée répond à tous les besoins, de 25000 à quelques millions d’IOPS en fonction du nombre de noeuds, avec des temps de réponse constants inférieur à la milliseconde, quelle soit la taille de la base de données.

La solution a ainsi la faculté d’accélérer les applications les plus exigeantes grâce à des performances constantes et prévisibles. « Plusieurs grandes institutions financières Américaines ou Européennes ont déjà migré l’ensemble de leurs bases de données relationnelles d’une architecture trois tiers basée sur des SAN hautes performances SSD vers des infrastructures HCI Nutanix » observe Michel Touffet. Par ailleurs, l’un des principaux acteurs de l’hôtellerie à l’échelle mondiale utilise ces mêmes infrastructures pour héberger l’ensemble de son environnement de base de données relationnelle, historiquement hébergé sur Oracle SuperCluster.

« Il y a fort à parier que les critères d’achat des DSI s’élargissent en matière de HCI et c’est une bonne chose » conclut Michel Touffet. D’une volonté initiale de simplicité et de réduction des coûts, les entreprises qui envisagent les systèmes hyperconvergés accordent de plus en plus la priorité à des exigences telles que les performances, l'évolutivité et la fiabilité – sachant que ces technologies seront toujours moins complexes et plus rentables qu'une approche traditionnelle en silo.

L'hyperconvergence à l'épreuve du terrain

Test de performances standard Open Source dédié aux bases de données (200 HammerDB users - SQLServer database, TPC-C OLTP benchmark)

Réalisé sur une base de données Microsoft SQL Server, le test de performance HammerDB (principal logiciel d'analyse comparative et de test de charge pour les bases de données les plus populaires au monde) a démontré que la plateforme Nutanix composée de 5 nœuds délivre plus de 3,5 Millions de transactions par minutes avec des temps d’IOs inférieurs à 250 microsecondes.

Une autre étude ESG a confirmé que Nutanix Cloud Platform améliore considérablement l'efficacité et la performance des E/S par rapport aux générations précédentes. Les résultats, validés lors de tests synthétiques et réels, font ressortir une amélioration significative des performances des applications et une réduction de la latence. Ces tests ont porté à la fois sur le stockage et le calcul pour mettre en évidence le type de performance que les organisations sont en droit d’attendre dans leurs propres environnements de bases de données OLTP. Nutanix a montré une amélioration dans chaque scénario de test, améliorant les IOPS brutes de près de 6 fois dans l'ensemble, et le traitement des transactions SQL Server de 172% et réduisant le temps de réponse de 64%.

Les optimisations de Nutanix AOS ont démontré que le disk sharding pour certaines charges de travail de vDisk uniques peut améliorer de manière significative les performances. ESG a validé une amélioration de 109% des performances pour un vDisk unique en utilisant la meilleure configuration de Nutanix. Les performances d'Oracle se sont améliorées de 35% dans l'ensemble, tout en maintenant des temps de réponse extrêmement bas.

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Gestion des environnements cloud hybrides : leur complexité n'est pas une fatalité

Proposé par NutanixPublié le 15 novembre 20223 min de lecture

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Avec l’accélération du recours au cloud et le développement de l’informatique en périphérie, la capacité à assurer la mobilité des applications devient une préoccupation de tout premier ordre. D’ici 2027, le cabinet Gartner estime que 85% des placements de charges de travail effectués jusqu'en 2022 ne seront plus optimaux.

Le développement des environnements hybrides et multicloud élève également le niveau de complexité de gestion des infrastructures. Pour Christophe Bardy, Sr. Systems Engineer, cette complexité pose surtout la question des compétences. « Par exemple, la connaissance des environnements AWS n’est absolument pas transposable sur les environnements Microsoft Azure » explique le Sr. Systems Engineer Nutanix. « Les terminologies, les concepts, les services, les typologies de machines virtuelles et le modèle de pricing ne sont pas les mêmes. Il y a des compétences spécifiques à acquérir ».

Par ailleurs, entamer une migration dans le cloud public revient à déplacer tout un écosystème, un ensemble d’applications et les données qui vont avec. « Les entreprises s’aperçoivent que la démarche est souvent plus complexe que prévu », constate Christophe Bardy. D’où l’idée de mettre à disposition une solution hybride offrant une mobilité transparente des applications, des données et des licences ainsi qu’une gestion unifiée dans les environnements sur site et dans le cloud.

Une plateforme unique pour toutes les applications, virtualisées ou conteneurisées, sur site ou sur plusieurs clouds

Pour répondre à ces différents enjeux, Nutanix a tissé des partenariats avec les principaux hyperscalers Azure, AWS et OVHcloud. La plateforme permet une portabilité totale de sa pile logicielle sur les cloud de ces hyperscalers. Les entreprises disposant d'un environnement sur site peuvent déplacer les ressources vers le cloud public ou vers le Edge en fonction de l'évolution des besoins. « Nul besoin de posséder des compétences spécifiques sur chaque Hyperscaler, les seules connaissances de la platforme Nutanix permettent de gérer l’ensemble de l’infrastructure Multi-cloud hybride » résume Christophe Bardy.

Nutanix Cloud Clusters (NC2) fournit une véritable architecture hybride sur le cloud public Azure, AWS ou OVHcloud. Associée aux services des hyperscalers, elle permet une mobilité transparente des applications entre les clouds privés et publics, sans aucune modification de code.

Un modèle de licencing innovant

À cette démarche s’ajoute un modèle de licencing transférable au cloud public. « Les licences Nutanix peuvent être déployées sur n'importe quelle localisation » illustre le Sr. Systems Engineer. « Une entreprise qui achète des licences pour 500 coeurs de Nutanix Cloud Infrastructure, par exemple, mais n’utilise que 400 coeurs dans son centre de données sur site, pourra utiliser les 100 coeurs restants pour activer des nœuds dans le cloud public. »

Pour les entreprises qui déplacent des charges de travail de leurs sites vers des clouds publics tels que AWS et Azure, il est facile de mettre hors service les nœuds sur site et de redéployer les licences dans le cloud de leur choix. Celles qui envisagent de rapatrier leurs charges de travail ont désormais la possibilité de les exécuter efficacement dans le cloud public et de les transférer en toute souplesse sur site pour des raisons de performance, de coût ou de souveraineté des données.

De plus, Nutanix prévoit de s’associer aux Cloud providers afin de fournir un support à la clientèle et offrir ainsi une expérience hybride de bout en bout.

Vers une gestion unifiée des infrastructures multicloud

« Quelle que soit la répartition du patrimoine informatique dans les différents cloud, la console Nutanix permet de piloter l’ensemble de l’infrastructure de manière centralisée » poursuit Christophe Bardy. Il est par exemple possible de déployer et gérer des instances d’Azure à partir de l’interface d’administration de Nutanix, ce qui assure la mise en cohérence de l’expérience, des outils et des pratiques opérationnelles. Plus important encore, la démarche permet aux entreprises d’exécuter des charges de travail hybrides de manière transparente entre clouds privés et publics sans avoir besoin de réarchitecturer leurs applications. Un bon moyen de simplifier l’évolution du SI, de réduire les coûts et de donner aux équipes informatiques la liberté de choisir le cloud approprié pour chaque charge de travail.

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Gestion unifiée des données : la clé d'un SI agile et évolutif

Proposé par NutanixPublié le 15 novembre 20223 min de lecture

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La gestion des données non structurées a été au cœur des réflexions chez Nutanix ces dernières années. Des réflexions qui ont donné naissance à des services Bloc, NAS et Objet associés à Nutanix Data Lens, un service de gouvernance visant à maîtriser et gérer le cycle de vie des données non structurées, des fichiers et des objets, quel que soit le lieu de déploiement. « N’oublions pas que l’explosion du volume de données provient majoritairement des données non structurées » rappelle Francois Saint-Michel. « Les conteneurs, les environnements Big Data, AI/ML par exemple, manipulent nativement des données non structurées accédées au travers des protocoles NAS ou S3. Le fait d’intégrer la gestion de ces données dans la solution hyperconvergée simplifie grandement la gestion de l’ensemble de l’infrastructure au quotidien ». En fournissant une solution et une vision globale contenant des informations sur les données non structurées stockées sur le système unifié Nutanix, que ce soit sur site ou dans le cloud public, Nutanix Data Lens contribue ainsi à une meilleure gestion du cycle de vie et de la qualité des données – un point essentiel pour soutenir les efforts en matière de conformité.

Gérer intelligemment les données et supprimer les silos

Par ailleurs, la solution de stockage unifiée « Nutanix Unified Storage » permet de gérer et de contrôler facilement la totalité des données d'entreprise, où qu'elles se trouvent. Intégrée à la plateforme Nutanix, la solution est disponible nativement et opérationnelle en quelques minutes. Elle bénéficie de tous les avantages de la plateforme HCI Nutanix, tels que la possibilité d’évoluer sans interruption en ajoutant des nœuds physiques pour une croissance prévisible des performances et de la volumétrie. « C’est un excellent moyen de faire évoluer les datacenters, clouds et succursales en fonction de la croissance des données, tout en gérant de manière centralisée les données et le stockage », résume le manager systems engineering.

Nutanix a été nommé en tant que visionnaire dans le Magic Quadrant du Gartner 2022 pour les systèmes de fichiers distribués et le stockage objet. Source : Gartner, Magic Quadrant for Distributed Files and Object Storage, 19/10/2022

Maîtriser et sécuriser les données

En associant les solutions Nutanix, on obtient un ensemble cohérent – Data Lens offrant une visibilité globale et des informations approfondies sur les données stockées dans Unified Storage.

Concrètement, Data Lens permet à partir d’un seul tableau de bord de contrôler les données de tous les espaces de stockage, et de gérer les tâches de routine sans posséder d’expertise avancée en la matière. « Une seule et une unique interface d’administration permet de manipuler absolument tout » confirme Francois Saint-Michel, « à savoir l’ensemble des objets hébergés sur la plateforme – les machines virtuelles ainsi que les disques fournis à ces machines bien évidemment – mais aussi les espaces de stockage NAS et objet mis à disposition des applications. »

Enfin, la solution intègre les aspects liés à la sécurité, « avec de nombreuses fonctionnalités permettant d’assurer une protection maximale des données », poursuit Francois Saint-Michel. Mise à jour régulièrement, la plateforme reconnaît plus de 5000 signatures de Ransomwares, « mais nous ne nous arrêtons pas là ! La plateforme est également capable d’alerter sur des activités anormales et embarque un outil de restauration des données saines ».