Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser
Infrastructure & CloudGrand dossier8 articlesPublié le

La durabilité, une évaluation incontournable pour l'ensemble du SI

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Postes de travail, serveurs, applications, périphériques, services, tout le système d'information est concerné par la durabilité. À en croire les différents interlocuteurs que nous avons sondés au travers de ce dossier, la prise de conscience est réelle et engagée dans les entreprises, chez leurs fournisseurs et leurs partenaires, les appels d'offres faisant foi. En effet, ces derniers sont toujours plus nombreux à mentionner des critères précis sur la durabilité sous diverses formes (recyclage, cycle de vie, ressources consommées, conception, etc.). Au travers de ce dossier, notre rédaction a pu découvrir comment les éditeurs rendent plus durables leurs applications ? Comment les applications aident aussi à être plus durable ? Comment les fabricants améliorent le cycle de vie de leurs matériels ? Ou encore comment une ESN peut diffuser le message de la durabilité dans les grandes organisations ?

Aller au sommaire

Article 1 sur 8

Pour un développement applicatif plus durable

Par Benoît HuetPublié le 19 juin 20234 min de lecture

Dans les années 2000-2015, l’utilisation des ressources (mémoire, calcul, stockage, etc.) n’était pas vraiment encore un sujet. À chaque montée de version, il y avait effectivement une inflation des ressources demandées aux clients, lesquels l’opéraient aisément sans coûts excessifs. Il y avait donc peu de considération sur ce que consommait une application. Aujourd’hui, les choses se sont inversées, le coût de l’énergie et la crise climatique ont changé la donne. D’ailleurs, lors de la dernière édition de KubeCon 2023 en avril dernier qui rassemble la communauté Kubernetes, la problématique de la gestion des ressources était au cœur de l’événement. Comment inciter les utilisateurs à surveiller l'influence de leurs logiciels sur la consommation d’énergie pour rendre, in fine, le datacenter plus durable, bref de porter aussi le développement durable dans le développement des logiciels. « En tant qu’éditeur, nous agissons sur plusieurs volets dans notre façon de concevoir des logiciels. Déjà, dans notre organisation, nous disposons d’une équipe durabilité (sustainability) composée d’experts, de responsables produits ou encore d’architectes qui se placent au cœur de notre stratégie de développement de logiciels. Ensuite, nos développeurs ont suivi des formations et exploitent des outils, des frameworks et des algorithmes conçus en interne et externe d’éditeurs tiers. Cela les aide par exemple à savoir si le code est optimisé pour la consommation du processeur. Un code optimisé, c’est moins de hardware à mettre en place. Nous pouvons réduire par 5 voire par 10 les ressources en fonction des algorithmes utilisés. En interne, nous exploitons aussi des tests et des revues sur le contrôle et l’exécution des services pour optimiser l’impact environnemental », détaille Fabrice Mazars, directeur Business Solutions Strategist chez VMware France. À noter que l’éditeur californien planche aussi sur des matrices de compatibilité de ses logiciels pour les rendre plus durables par rapport à la diversité des matériels existants dans les entreprises, même les plus anciens. Pour Fabrice Mazars, toutes ces initiatives sont encore naissantes, l’écosystème doit s’enrichir et se fédérer. C’est d’ailleurs dans ce contexte que s’inscrit Kepler. Ce projet en open source, initié par Red Hat épaulé par IBM Research et Intel, a pour objectif de relever des indicateurs de mesure de consommation électrique sur un large éventail de plateformes, en se concentrant sur la création de rapports, la réduction et la régression afin d'aider les entreprises à mieux comprendre la consommation d'énergie. Selon Red Hat, Kepler utilise des méthodes et technologies cloud native éprouvées, telles que l'eBPF (extended Berkeley Packet Filter), les compteurs de performance du processeur et les modèles d'apprentissage automatique, qui permettent d'estimer la consommation électrique des charges de travail et d'exporter les résultats sous forme d'indicateurs de mesure, lesquels sont, par la suite, exploités par les décideurs. Kepler, qui a été cédé à la Cloud Native Computing Foundation (CNCF), ajuste et affine continuellement ses modèles préentraînés en se servant des données de nœuds provenant d'agents d'estimation de la puissance fonctionnant sur des serveurs.

Le cloud, un accélérateur dans une conception plus durable des logiciels

Le développement plus durable des applications passe aussi par le cloud selon Sebastien Weill, directeur produit chez Forterro, un éditeur de plusieurs ERP industriels (Helios, Silog, Sylob, Clipper). « Notre premier axe est le développement du cloud qui permet cette mutualisation des ressources, d’avoir plusieurs clients sur une même infrastructure. De plus, en faisant appel à un fournisseur de cloud, nous bénéficions de matériels optimisés ainsi qu’une meilleure utilisation de l’énergie. » De plus, le cloud avec leur modèle de facturation à l’usage oblige indirectement les éditeurs à faire des efforts dans le développement de leurs applications. « Nous faisons d’ailleurs un important travail d’analyse et de compréhension pour résoudre les problèmes de développement liés à l’utilisation des ressources. Comment ? Par des tests de performances pour diminuer la latence par exemple et des tests de charge pour mesurer les impacts et les ressources consommées. On peut voir le comportement avec un utilisateur, 10 utilisateurs ou 100 utilisateurs », explique Sebastien Weil. Et de conclure : « En tant qu’intégrateur de nos solutions, nous réfléchissons aussi à mieux promouvoir auprès de nos clients la maintenance à distance, car les déplacements nous coûtent très chers. Et là, la problématique n’est pas technique, mais est plus liée à l’esprit des gens qui ont encore du mal à accepter cette pratique, il faut trouver et former en face les bons interlocuteurs. »

Article 2 sur 8

Du bon usage des logiciels pour accroître la durabilité

Par La RédactionPublié le 19 juin 20233 min de lecture

Les logiciels aident aussi à mieux contrôler les ressources énergétiques et donc à renforcer la durabilité. Chez VMware, la durabilité a en quelque sorte toujours été dans l’ADN de l’éditeur notamment avec la virtualisation ou comment faire fonctionner plusieurs machines virtuelles dans un seul serveur. Pour l’illustrer, prenons l’exemple d’Orange qui, en migrant vers les dernières applications virtualisées de VMware (vSphere, vSan, NSX ou encore la couche de gouvernance vCloud Suite), a su réduire significativement son bilan carbone passant de 1100 kWh à 150 kWh par an et par VM aujourd’hui. Dans ce même objectif, VMware travaille aussi avec l’équipe de formule 1 McLaren dont l’objectif est d’offrir certes de la performance, de l’accessibilité, de la connectivité sécurisée, mais aussi de la durabilité. L’équipe McLaren Racing envisage d’ailleurs d’atteindre le zéro carbone d'ici 2030, allant de l'amélioration de l'efficacité de sa chaîne d'approvisionnement à l'utilisation de fibres naturelles pour les sièges de ses véhicules. Dans un autre secteur, celui des onduleurs, certains fabricants s’aident aussi du logiciel pour mieux contrôler leurs équipements à l’image de l’entreprise Schneider Electric. « Grâce à notre firmware intégré, nous avons pu augmenter de façon significative le rendement énergétique de nos onduleurs à plus de 99 % contre 94 % il y a encore quelques années », rapporte Pierre-Antoine Louvot, Business Development & Offer Manager Secure Power chez Schneider Electric. Cette technologie nommée eConversion participe donc à augmenter la durabilité de ses gammes d’onduleurs Galaxy. À cela, Schneider Electric s’aide toujours de son firmware pour maintenir une tension permanente dans la batterie de l’onduleur en utilisant les tensions résiduelles (harmoniques).

Baisser la consommation grâce au logiciel

Non seulement Schneider Electric améliore ses équipements grâce au logiciel, mais, en tant qu’éditeur, il développe aussi des solutions qui aident à obtenir de meilleures performances énergétiques dans les datacenters, c’est le cas de la plateforme EcoStruxure qui optimise entre autres le refroidissement des baies informatiques. « Aujourd’hui, gagner 2 à 3 points sur l’énergie consommée peut apparaître peu significatif, mais quand on voit le prix du mégawatt, c’est énorme au final », constate Pierre-Antoine Louvot. De manière générale, les éditeurs sont toujours plus nombreux à créer des applications qui participent à rendre ce numérique plus responsable. Dans ce domaine, des start-ups dites « GreenTech » se multiplient à l’image d’EasyGreen, une entreprise rencontrée lors du salon Cinum qui s’est déroulé en avril dernier à Lyon. L’objectif d’EasyGreen est de réduire l’empreinte carbone des emails. Comment ? En partageant des fichiers sans limite de poids dans une plateforme dédiée puis, par la suite, en créant un lien de téléchargement depuis le serveur de son choix. L’expéditeur partage ce lien par email sans pièce jointe avec à la clé des économies de CO2e. De son côté, le destinataire accède aux documents partagés qu’il peut visualiser ou partager, il bénéficie aussi d’un compteur qui lui indique combien il a réalisé d’économies. N’oublions pas que l’envoi d’un email avec une pièce jointe de 1 Mo correspond à 19 grammes eqCO2 (4,8 g eq. fer – 5,2 g eq. pétrole) selon l’Ademe. Ainsi, pour une entreprise envoyant en moyenne 33 emails par jour, 220 jours par an, cela représente 13,6 tonnes eqCO2, soit 13 allers-retours en avion entre Paris et New York.

Article 3 sur 8

Vers des équipements IT plus durables ?

Par La RédactionPublié le 19 juin 20233 min de lecture

Selon TCO Development, l'organisation délivrant la certification de durabilité TCO Certified, un nombre record de produits, 122 au total, ont été certifiés en mars dernier. Parmi les produits les plus représentés dans cette hausse figurent les moniteurs, les PC portables, les ordinateurs de bureau et les casques audio. Au total, près de 4000 produits bénéficient désormais du label TCO Certified. Ce chiffre montre bien la prise de conscience générale du secteur IT sur l’importance d’avoir des produits plus durables. C’est d’autant plus important que les équipements IT, notamment dans leur phase de fabrication, contribuent de manière significative aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, de l’ordre de 70 % pour les postes de travail, indique Sébastien Verger, Sales Development Manager & CTO chez Dell France. À en croire nos interlocuteurs, ce virage de la durabilité est engagé de manière pérenne, la preuve en est : de plus en plus d’entreprises, dans tous leurs appels d’offres, exigent désormais des critères de durabilité auprès de leurs fournisseurs. « Le marché btob le prend en compte ; nos clients, dans leurs appels d’offres, nous demandent si nos produits sont réparables. Est-ce qu’il faut des compétences particulières pour les réparer ?… », constatent Pierrick Claverie, ingénieur mécanique et Clément Souyris, ingénieur électronique chez Crosscall au sein du service R&D. De toute façon, pour les plus récalcitrants, la loi deviendra plus contraignante et imposera des obligations. Déjà, la loi Agec intègre un indice de réparabilité qui s’affiche sous la forme d’une note obligatoire pour les smartphones et les ordinateurs portables au moment de leur vente afin que le consommateur puisse apprécier la possibilité de réparation du produit qu’il achète. Rappelons que cette note sur 10 est à prendre avec des pincettes, car elle est déterminée par le fabricant selon plusieurs critères, par exemple la démontabilité ou la disponibilité des pièces détachées. « Si cet indice est obligatoire que pour le grand public, les entreprises sont toujours plus nombreuses à le regarder. Chez Dell, nous l’indiquons d’ailleurs pour l’ensemble de nos gammes professionnelles », précise Sébastien Verger. Dès 2024, l’indice de réparabilité deviendra l’indice de durabilité avec l’ajout de critères comme la robustesse ou la fiabilité des produits. Tout comme la durabilité, la seconde main participe aussi à l’allongement du cycle de vie des équipements. Là aussi, les contraintes légales sont plus fortes ; par exemple dans la loi Agec, il est mentionné que 20 % des achats du secteur public soient des produits de seconde main (reconditionnés ou réemploi). Même les entreprises du secteur privé réclament aussi dans leurs appels d’offres des équipements reconditionnés à tel point qu’il est très difficile de répondre à toutes les demandes. Comme le mentionne Sébastien Verger, la solution passe par la multiplication d’accords industriels entre les fabricants et des acteurs locaux de reconditionnement et de recyclage.

Le concept Luna 2 n'utilise plus de vis pour rassembler les composants dans le chassi.

Agir pendant qu’il est encore temps

Que ce soit par des réglementations plus strictes ou par la mise en œuvre d’une politique volontaire de sobriété numérique, il est, de toute façon, urgent d’agir. Selon les résultats d’une étude prospective sur l’empreinte environnementale du numérique en France à l’horizon 2030 et 2050 réalisée par l’Ademe et l’Arcep, si rien n’est fait à l’horizon 2030 pour réduire l’empreinte environnementale du numérique et que les usages continuent de progresser au rythme actuel, le nombre d’équipements serait supérieur de près de 65 % en 2030 par rapport à 2020, notamment du fait de l’essor des objets connectés. Résultat : une empreinte carbone du numérique en France qui grimpe de 45 % pour atteindre 25 Mt CO2eq, une consommation des ressources abiotiques (métaux et minéraux) qui augmente de + 14 % et une consommation électrique qui croît de 5 % (pour atteindre les 54 TWh par an). Et pour 2050, si rien n’est toujours fait, l’empreinte carbone du numérique pourrait tripler par rapport à 2020.

Article 4 sur 8

Des fournisseurs plus impliqués dans la durabilité

Par Benoît HuetPublié le 19 juin 20235 min de lecture

Chez Lexmark, on pratique l’innovation responsable, comme le mentionnait Etienne Maraval, directeur marketing Europe du Sud et Middle East chez Lexmark que nous avions rencontré lors du dernier salon IT Partners en mars dernier. Et pour l’illustrer, le constructeur met en avant sa gamme Evergreen composée d’imprimantes et de multifonctions reconditionnés. « Nous rachetons les équipements et nous les reconditionnons en Pologne en proposant par la suite des modèles à prix réduits et garantis par Lexmark », indique Etienne Maraval. Cette seconde vie des équipements s’inscrit dans une stratégie de développement durable plus large chez le constructeur avec l’utilisation accrue de composants et de matières recyclés. Cet exemple d’économie circulaire se duplique chez de nombreux fabricants de matériels à l’image de Dell Technologies qui est en cours de conclure un accord avec un acteur du recyclage situé en France et qui emploie notamment des personnes en situation de handicap. De son côté, Schneider Electric reconditionne ses onduleurs dans son usine de Privas (ancien site de Merlin Gerin) situé en Ardèche. « Nous reprenons les onduleurs HS, nous les vérifions, les testons, et suivant leur réparabilité, nous les réinjectons sur le marché ou nous les recyclons. Nos clients issus des secteurs public ou privé sont demandeurs, qu’ils soient soumis ou pas à des obligations, tous veulent aussi réduire leur empreinte carbone », résume Pierre-Antoine Louvot, Business Development & Offer Manager Secure Power chez Schneider Electric. Aujourd’hui, l’usine de Privas qui compte 140 collaborateurs sur 8 000 m², recycle plus de 150 tonnes de batteries et 240 tonnes d'électronique et répare plus de 125 tonnes de matériel. Depuis deux ans, le fabricant de smartphones durcis Crosscall travaille, quant à lui, avec Cordon Electronics situé à Dinan dans le recyclage de ses produits. Cordon étant aussi son centre de SAV depuis bien plus longtemps.

La durabilité se joue dès la conception

La durabilité passe aussi par le design et la conception des machines. Et l’un des meilleurs exemples pour l’illustrer est celui de Dell Technologies et de son concept de PC portable Luna. « Avec la phase 2 de Luna, nous avons franchi une étape supplémentaire dans la durabilité en éliminant la totalité des vis, nous utilisons ainsi des systèmes de clips et d’emboîtage. Le châssis, plus durable et réutilisable plusieurs fois, est tout en aluminium. Chaque composant dans Luna 2 intègre un QR Code qui, lors du démontage, indique via des capteurs le taux d’usure. Nous allons donc réutiliser les composants qui ont peu ou pas servi », explique Sébastien Verger, Sales Development Manager & CTO chez Dell France. Déjà dans la phase 1 de Luna, Dell avait repris quelques idées du concept, notamment les mécanismes de son clavier pour l’intégrer dans certains modèles de sa gamme XPS Plus. Dans la conception de ses smartphones, Crosscall apporte, de son côté, un soin particulier pour faciliter le démontage et la réparabilité de ses produits. « Nous nous focalisons déjà sur les usages qui vont nous permettre de concevoir des terminaux qui durent 5 ans (les produits de Crosscall sont garantis 5 ans). D’un point de vue technique, cela se traduit par un certain nombre d’innovations et d’astuces comme l’utilisation d’un élastomère mou dans les coins du smartphone pour amortir les chutes par exemple. De même, en dévissant le capot arrière du téléphone (4 vis seulement), vous avez un accès immédiat aux composants internes, il est donc facilement démontable. Nous allons aussi travailler sur le châssis pour mieux dissiper l’énergie thermique, celui-ci est en magnésium pour le rendre plus résistant sans surpoids », donnent en exemple Pierrick Claverie, ingénieur mécanique, et Clément Souyris, ingénieur électronique chez Crosscall au sein du service R&D. Le fournisseur porte aussi une grande attention à la sélection des composants comme l’écran par exemple, le fabricant travaillant d’ailleurs avec Corning, un spécialiste du secteur. « Nous regardons de près la durée de vie des composants en sachant que nos produits évoluent parfois dans des environnements très difficiles avec notamment des plages de températures variant de -20 à +60 degrés. » Enfin, Crosscall opère toute une série de tests (simulation de chutes, etc.) et dispose même de bêta-testeurs sur le terrain qui remontent des informations précieuses sur d’éventuels bugs et autres petits défauts de conception.

La durabilité vue autrement dans les datacenters

Dans les datacenters, le cycle de vie des équipements (serveurs et baies de stockage) est plus important que celui d’un poste de travail. « Certains châssis durent parfois plus de 10 ans, la durabilité est déjà bien présente dans les datacenters », affirme Sébastien Verger, Sales Development Manager & France CTO chez Dell. Le recyclage des serveurs est aussi très pratiqué, Oracle revendique d’ailleurs un taux de recyclage très élevé, de plus de 99 %. Mais de manière plus globale, les préoccupations sont déjà de mieux utiliser les ressources et de rationaliser les usages. Au travers d’une étude, Dell a pu montrer que le taux d’utilisation des CPU s’affichait à seulement 12 % à partir de mesures effectuées sur sa base de serveurs installés, c’est peu contrairement à la mémoire qui, elle, est significativement sollicitée. De même, les coûts liés à la consommation d’énergie restent la grande problématique à résoudre dans les datacenters et là rentre en compte la meilleure façon de refroidir les équipements entre l’emploi de systèmes de free cooling ou de river cooling (comme le fait Oracle pour son datacenter de Marseille (Interxion) en utilisant de l’eau fraîche située dans les anciennes mines de Gardanne) jusqu’à l’immersion intégrale des équipements dans un liquide dédié. Dans ce contexte, Dell met surtout en avant l’importance de réaliser un audit pour ensuite ajuster les besoins. « Nous nous orientons vers une démarche de conseil industrialisé », admet Sébastien Verger. Il est d’autant plus facile d’ajuster les besoins aujourd’hui avec des technologies de plus en plus modulaires, composables et évolutives. À ce titre l’Open Compute Project planche sur les designs de demain, un organisme ouvert à tous où l’on retrouve déjà des grands noms de l’industrie comme Dell, HPE, Microsoft, Meta, Intel et Google.

Article 5 sur 8

La durabilité, une démarche naissante dans les grandes entreprises

Par Benoît HuetPublié le 19 juin 20232 min de lecture

Depuis la parution du rapport Sustainable IT par Capgemini il y a environ trois ans, les choses ont évolué sur la durabilité et plus généralement sur le numérique responsable dans les grandes entreprises. Si à l’époque le numérique responsable n’était pas encore une priorité pour la majorité des entreprises, ça l’est devenu surtout depuis la Covid-19 selon Laurence Jumeaux, experte Sustainability chez Capgemini Invent. « Tous nos clients en France ont nommé un responsable Sustainability, notre pays est d’ailleurs très avancé par rapport à d’autres en Europe et même par rapport aux États-Unis et aux pays asiatiques comme le Japon. De par ma fonction, j’ai présenté notre offre à 60 entreprises l’année dernière et cette année je suis déjà à 44 rendez-vous. » Si cette prise de conscience est réelle, aucune obligation n’est imposée aujourd’hui aux entreprises hormis d’établir un bilan carbone global dont l’IT reste assez illusoire. Selon l’Ademe, cette obligation semble même ignorée par les nombreuses entreprises concernées (près de 5000 entreprises), car seules 35 % d’entre elles ont réellement établi un bilan carbone de leur GES en 2021 ; les collectivités et les établissements publics étant d’ailleurs les mauvais élèves. Pour Laurence Jumeaux, il faut une réglementation plus ferme sur l’empreinte environnementale d’un SI en prenant en compte la DSI dans son ensemble et pas seulement les achats IT.

Un relâchement constaté dans une situation économique plus difficile

C’est d’autant plus important que l’experte constate un certain relâchement depuis le début de l’année. « Si j’étais encore optimiste en 2022, je note malgré tout un ralentissement dans leur engagement depuis le début de l’année, mes interlocuteurs ont tendance à repousser ce sujet à 2024 essentiellement pour des raisons économiques et budgétaires. » Rien n’est gratuit, notamment la durabilité qui nécessite des investissements en ressources humaines et autres formations. Cette mesure de l’empreinte environnementale du SI est pour Capgemini un solide socle à l’établissement de la feuille de route dans une démarche naissante de Sustainability. « Il faut d’abord des chiffres pour comparer et savoir si on progresse ou pas », indique Laurence Jumeaux. À ce titre, il existe sur le marché un certain nombre d’outils de mesure de performance énergétique, la porte-parole de Capgemini cite notamment quelques-uns de ses partenaires dont Avob pour le parc IT, Greenspector et Fruggr pour les applications, EasyVirt pour les serveurs ou encore APL pour les datacenters. En parallèle, un travail de sensibilisation auprès de toutes les équipes est nécessaire incluant les managers, les techniciens et ingénieurs, sans oublier les utilisateurs, car l’impact le plus important concerne, rappelons-le, le poste de travail. Enfin, pour Laurence Jumeaux, il faut aussi lancer un chantier sur le digital workplace en se focalisant sur les usages.

Article 6 sur 8 · Contenu Partenaire

L'empreinte carbone d'un SI : inconvénient ou avantage pour les entreprises ?

Proposé par VMwarePublié le 19 juin 20235 min de lecture

Contenu Partenaire

L’année 2023 siffle-t-elle la fin du déni vis-à-vis de l’impact énergétique et environnemental des entreprises ? La crise du COVID puis l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont favorisé un contexte de tensions sur le marché, avec le retour d’une inflation due à la hausse du coût de l’énergie. Une situation qui pousse les entreprises qui veulent rester compétitives à trouver des moyens de réduire leur consommation d’énergie.

En parallèle, la société évolue et la prise en compte des problématiques environnementales n’a jamais été aussi forte, chez les consommateurs comme au niveau du législateur. Or, pour les entreprises, une partie de la réponse à ces attentes se situe au niveau de leur système d’information.

En effet, depuis les années 2000, la numérisation à marche forcée de notre économie autour des nouvelles technologies a radicalement transformé le fonctionnement des entreprises et fait des systèmes d’informations les clés de voûte de notre économie. De très nombreuses activités sont aujourd’hui structurées autour de l’IT : réseaux, parcs informatiques, serveurs et data centers, sites Web, applications métiers, etc.

On estime que les usages numériques d’une entreprise peuvent facilement représenter entre 30% et 40% de son bilan carbone mais aussi une part non-négligeable de sa consommation électrique. Mais pour pouvoir prendre des mesures utiles, elles doivent avoir une vue d’ensemble de leur consommation d’énergie, et cela doit inclure les infrastructures informatiques critiques, notamment les centres de données, le cloud et les infrastructures périphériques.

Le numérique, un secteur plus polluant que le secteur aérien

Le numérique est aujourd’hui devenu omniprésent et incontournable dans notre vie quotidienne. Que ce soit pour les États, les entreprises ou encore les citoyens. Dans son ensemble, le secteur est aujourd’hui responsable de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C’est plus que la pollution du secteur aérien, qui plafonne autour de 3%.

Par ailleurs, si cette part demeure modeste par rapport à d’autres secteurs comme les transports ou le bâtiment, l’omniprésence du numérique dans notre économie laisse présager une forte croissance de cette empreinte carbone à l’avenir. Selon le pré-rapport de la mission d’information sur l’empreinte environnementale du numérique du Sénat, les émissions de GES du numérique pourraient augmenter de manière significative si rien n’est fait : + 60 % d’ici à 2040, soit 6,7 % des émissions de GES nationales.

À quoi correspond cette empreinte carbone pour une entreprise ? La grande majorité des émissions de GES du numérique sont liées à la fabrication des devices, à leur transport et à leur utilisation.

Dans le détail, selon l’étude de l’ADEME et l’Arcep sur l'impact environnemental du numérique en France publiée le 19 janvier 2022, on peut diviser l’empreinte carbone d’un Système d’information en 3 grands piliers :

de 65% à 92% est imputable directement aux terminaux, en particulier aux écrans et téléviseurs ; de 4% à 20% de celle-ci est liée aux data centers ; de 4% à 13% est liée aux réseaux télécoms. Anticiper la contrainte législative

Pour les entreprises, réaliser un bilan carbone et énergétique de leurs systèmes numériques et se doter d’outils pour maîtriser leurs consommations est donc devenu un axe stratégique majeur. D’autant que cela permet d’anticiper une contrainte législative qui est de plus en plus présente.

Récemment, de nombreux textes de loi liés à cette problématique ont été promulgués. On peut citer par exemple l’article 173 de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV, 2015) qui impose aux entreprises d’inclure dans leur rapport de gestion annuel l’empreinte carbone de leurs activités.

Depuis le 1er janvier 2023, le dispositif des bilans d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES) prévoit que les entreprises, administrations et collectivités réalisent tous les 3 ans un bilan de leurs émissions de GES (scope 1, 2 et 3) qui doit être rendu public. Il concerne toutes les personnes morales de droit privé de plus de 500 salariés ainsi que les personnes morales de droit public de plus de 250 salariés et les collectivités de plus de 50 000 habitants. Ce seuil sera abaissé aux entreprises de droit privé de plus de 250 salariés en janvier 2024.

Pour les acteurs publics, la question de la mesure de l’empreinte carbone et de la réduction des coûts de l’énergie s’inscrit aussi dans la logique du plan de sobriété énergétique du Gouvernement français, qui s’est fixé l’objectif de baisser de 10% la consommation du pays en 2 ans et d’améliorer l’efficacité énergétique des centres de données (data centers) de l’État.

Enfin, ce sujet de l’empreinte environnementale d’un SI dépasse aussi la simple question du bilan carbone et des économies d’énergies. C’est également, pour de nombreuses entreprises, un catalyseur d’innovations grâce à de nouvelles manières de penser leur activité (autour de l’éco-conception, par exemple). C’est aussi un véritable critère pour attirer les jeunes talents les plus prometteurs alors que la nouvelle génération met beaucoup l’accent sur ces sujets. Enfin, ce sera aussi un garde-fou contre les procès en greenwashing qui se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux.

Du site Web aux infrastructures critiques, ne rien négliger

Ainsi, la question de l’impact environnemental d’un système d’information pèse de plus en plus sur les entreprises. Il s’agit d’un sujet économique, d’un sujet de gouvernance et d’un sujet stratégique.

Et pour être efficace, rien ne doit être négligé, du site Web de l’entreprise aux infrastructures critiques, en particulier les serveurs et centre de données. Ces derniers jouent d’ailleurs un rôle important dans la facture d’électricité des entreprises : les centres de données représentent environ 4 % de toute l’électricité consommée dans le monde.

Sur ce sujet, la virtualisation et le multi cloud jouent un rôle essentiel dans la consolidation des centres de données et contribuent ainsi à réduire l’impact environnemental. Cela améliore leur efficacité globale et atténue l'augmentation des émissions CO2 des infrastructures. À condition d’être bien pilotées, ces approches facilitent aussi la réalisation des économies de consommation d'énergie et donnent un avantage concurrentiel aux sociétés.

Article 7 sur 8 · Contenu Partenaire

Mesurer l'empreinte carbone d'une infrastructure multi cloud, comment faire ?

Proposé par VMwarePublié le 19 juin 20235 min de lecture

Contenu Partenaire

Aujourd’hui, le monde du numérique est responsable de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit davantage que les émissions du trafic aérien. Cette empreinte carbone peut être divisée en 3 catégories : les terminaux (smartphones, ordinateurs, écrans, etc.), les réseaux télécoms ainsi que les centres de données.

Ces derniers, qui représentent à eux-seuls 4% de toute l’électricité consommée à travers le monde, sont une source d’économies à ne pas négliger pour les entreprises. Le coût CO2 complet d’un centre de données est une somme faisant intervenir plusieurs éléments : la fabrication du matériel, son transport, la consommation énergétique du matériel lui-même ainsi que les consommations énergétiques associées (salle, refroidissement…).

La virtualisation, qui favorise la consolidation des centres de données, permet de réduire la consommation d'énergie et l'empreinte carbone d’un SI. C’est pour cette raison que VMware, historiquement engagée pour réduire l’empreinte carbone des centres de données, a développé un outil permettant aux responsables informatiques de pouvoir mesurer ce coût CO2 et, in fine, de le réduire.

Un “Green Score” pour mesurer et comparer l’empreinte carbone d’un data center

Concrètement, les outils d’audit VMware répertorient la consommation énergétique et le coût CO2 pour l’ensemble de l’infrastructure virtuelle. Cette valeur peut être ensuite intégrée dans des outils de plus haut niveau pour déterminer l’empreinte carbone globale d’un Système d’Information. Ces outils sont centrés sur la présentation de la quantité d'émissions de carbone émise, le montant économisé par la virtualisation, et sur les moyens d'optimiser l'empreinte carbone en identifiant les charges de travail inactives.

La première étape de cette méthode est une évaluation qui utilise la suite VMware Aria pour comprendre le niveau d’efficacité de l’environnement multi cloud (privé ou public) d’une entreprise. C’est sur la base de cette évaluation qu’un DSI peut définir des actions à court et long terme.

Pour cela, les responsables informatiques doivent avant tout commencer par développer une vision holistique et multi cloud de leur infrastructure applicative.

Plusieurs étapes sont essentielles pour y parvenir :

Réaliser un audit sur le gaspillage et l'optimisation des ressources disponibles ; Augmenter la durée de vie de leurs équipements ; Optimiser leurs infrastructures cloud et Datacenter ; Consommer une énergie à faible intensité carbone ; Comprendre le lien entre les métiers et les émissions de CO2.

VMware a ainsi défini un « Green score » qui permet de faire un benchmark, de comparer et d’accompagner les entreprises dans le suivi de leur empreinte carbone au niveau du data center. Pour le calculer, VMware y a ajouté cinq composants : l'efficacité de la charge de travail, l'utilisation des ressources physiques, le taux de virtualisation, la source d'énergie et l'efficacité du matériel.

Pourquoi ces 5 critères ?

VMware a choisi ces 5 critères en fonction du poids et de l'impact qu’ils peuvent avoir sur les opérations informatiques écologiques. Au sein de chaque composante, il existe ainsi des sous-composantes qui sont également pondérées. L'objectif est d'atteindre un score vert de 100 %. Le fait de décomposer le score grâce à ces critères permet ensuite de mettre en place des actions correctives ciblées.

Premier critère, l'efficacité de la charge de travail mesure les déchets du centre de données. Concrètement, VMware Aria Operations identifie les ressources gaspillées dans l'environnement à partir des VM inactives, des VM éteintes, des VMDK orphelins ou encore des snapshots et des VM surdimensionnées. Ces ressources seront utilisées pour calculer le gaspillage total.

Second critère, l’utilisation des ressources est une note basée sur l'utilisation du matériel afin d’en comprendre le ratio entre sa capacité totale et son usage effectif.

Le taux de virtualisation est basé sur le taux de virtualisation de l'infrastructure de calcul, de stockage, de réseau et de bureau pour calculer le taux de virtualisation global. Par exemple, la virtualisation du serveur permet de réaliser les économies d'énergie les plus importantes, suivie de la virtualisation du stockage et de la virtualisation du réseau.

Ainsi, chacune de ces plateformes virtualisées a un impact différent sur la réduction de la consommation d'énergie.

La source d'énergie est la composante qui a l'impact le plus important sur le Green Score dans n'importe quel environnement. Le score est basé sur l'intensité carbone de la source d'énergie utilisée. Une source d’énergie carbonée, comme le charbon, aura un taux d'intensité carbone de 888 alors qu’une source renouvelable, comme les éoliennes, aura une intensité carbone de 26.

Enfin, l’efficacité du matériel est calculée sur le fait que le matériel de nouvelle génération sera plus économe en énergie que le matériel d'ancienne génération, permettant ainsi d’exécuter plus de charges de travail sur un matériel de même taille et d’optimiser la consommation d'énergie. Pour calculer ce score, VMware part du principe que le matériel des centres de données dure généralement cinq ans et que l'efficacité du matériel de nouvelle génération s'améliore au fil des ans.

Cette approche est à pondérer avec l’intensité carbone du site qui peut valoriser une extension de la durée de vie du matériel plutôt qu’un remplacement car toute création de serveur entraîne un montant d’émission de CO2. Là aussi, VMware aide à clarifier l’action ayant le moins d’impact environnemental.

Grâce à cette méthode et à ces outils, VMware permet ainsi aux entreprises de pouvoir mesurer plus facilement l’empreinte carbone de leurs infrastructures. Une étape clé d’autant plus utile lorsque l’information est partagée au sein d’une DSI, notamment vis-à-vis des responsables applicatifs et métiers, afin qu’ils prennent conscience de l’impact environnemental de leurs métiers dans le monde numérique. Une fois la mesure d’impact effectuée et partagée, VMware accompagne ses clients dans la mise en œuvre des actions correctives qui permettent de réduire concrètement l’empreinte carbone et les coûts associés en matière d’énergie.

Article 8 sur 8 · Contenu Partenaire

Quelles actions mettre en place pour réduire la consommation de ses data centers et infrastructures cloud ?

Proposé par VMwarePublié le 19 juin 20234 min de lecture

Contenu Partenaire

Après l’audit et la mesure de l’empreinte carbone d’un centre de données et d’infrastructures cloud, diverses actions peuvent être entreprises pour réduire de manière significative leur empreinte carbone. Par exemple, on peut éviter le gaspillage de ressources en optimisant leur utilisation pour éviter toute sous-utilisation ou inactivité. Il est également possible de réduire sa consommation d’énergie en regroupant efficacement les machines virtuelles sur un nombre limité de serveurs physiques.

D’autres mesures concrètes peuvent être facilement prises : ajuster les capacités des machines virtuelles en fonction de leurs besoins réels pour éviter les consommations inutiles ou arrêter les serveurs et les machines virtuelles lorsqu'ils ne sont pas utilisés. Il est également recommandé de configurer les serveurs en mode "économie" en optimisant les paramètres de consommation d'énergie sans compromettre les performances.

L'application de ces mesures permet de réduire significativement l'impact environnemental de l'infrastructure informatique, tout en optimisant les coûts associés. C’est d’ailleurs en se basant sur ces sujets que VMware a développé des outils - dont son fameux Green Score - afin d’aider les DSI à réduire l’empreinte environnementale d’une partie de leurs Systèmes d’Informations.

Orange France garde une longueur d’avance grâce à un IT rapide et durable

Sur ces sujets, VMware collabore depuis plusieurs mois avec le groupe Orange pour optimiser la consommation énergétique de leurs applications. Une collaboration qui permet déjà de dégager des résultats probants. Avec VMware Aria Operations, l’équipe Orange a la possibilité de surveiller et de supprimer les ressources non utilisées, telles que les VM inactives ou hors tension. Orange France estime ainsi à environ 1 800 le nombre de VMs récupérées chaque année. Ces ressources déployées mais non utilisées sont une caractéristique récurrente des systèmes d’informations et peuvent compter pour 15 à 45% des VMs, selon cette étude.

En passant un certain nombre d’activités sur le cloud Privé VMware Cloud Foundation, toutes les ressources matérielles (traitement, stockage et réseau) ont été virtualisées, les silos physiques ont été remplacés par des silos logiques. Cette démarche a divisé par dix les besoins en serveurs, avec pour conséquence de sérieuses économies d’énergie.

Outre le groupe Orange, VMware accompagne de plus en plus de clients dans l’optimisation de leurs infrastructures afin de réduire les consommations d’énergie et faire la chasse au gaspillage de ressources. Récemment, une compagnie d'assurance européenne a mis en œuvre VMDSC, une fonctionnalité d'optimisation du développement durable qui lui a permis d'automatiser facilement et en toute sécurité le rightsizing dans son environnement de plus de 10 000 machines virtuelles. Une opération qui a permis à l’entreprise de récupérer 29 % de l'unité de processeur virtuel (vCPU) et 20 % de la mémoire vive (RAM). Un bénéfice qui permet de ré-allouer ces ressources à un autre usage et d'optimiser les performances en matière de durabilité.

Réduire ses coûts grâce à une meilleure gestion des reprises d’activités

D’autres méthodes permettent de réduire concrètement ces coûts. VMware propose par exemple à ses clients des solutions pour planifier l’extinction des machines virtuelles à des moments précis où elles ne sont pas nécessaires, comme pendant les heures creuses ou les week-ends.

D’autres bénéfices peuvent être tirés de la solution de reprise d’activité cloud proposée par VMware, qui permet de réduire de façon radicale la taille d’un datacenter. En effet, en faisant sa reprise d’activité dans le Cloud, une entreprise va bénéficier efficacement de l’aspect dynamique du cloud public pour n’utiliser des serveurs physiques qu’en cas de réelle nécessité. Cette allocation optimisée des ressources permet d’économiser jusqu’à 60 % sur le coût total de possession tout en réduisant l’empreinte carbone du Système d’Information.

Récemment, l’un des clients de VMware est allé plus loin en remplaçant ses infrastructures de reprise d’activités physiques par une solution de Software-Defined Data Center (SDDC) qui lui a permis de passer de 70 serveurs physiques à 3 serveurs clouds hébergés dans des data centers alimentés par des énergies renouvelables (solution AWS). Une action qui lui a permis de réduire ainsi de 98% les émissions de CO2 liées à cette problématique. VMware permet d’ailleurs à tous ses clients de bénéficier de data centers virtuels hébergés chez AWS, Azure ou Google, et de tirer ainsi partie des efforts réalisés par ces trois majors en matière de durabilité.

Mix énergétique des Datacenters et hyperscalers : un impact environnemental fort

Le lieu où se trouve un datacenter affecte grandement les émissions de CO2 car le mix énergétique peut être plus ou moins carboné. Cela est vrai aussi bien pour les datacenters des sociétés que pour les hyperscalers. Cette différence peut être d’un ratio de 10 donc une attention particulière doit être portée à cet élément en allant au-delà des discours simplistes de compensation ou d’achat contractuelle d’énergie verte. Une application hébergée dans une région à l’énergie décarbonée aura un impact significativement moins élevé que dans une région à l’énergie fortement carbonée.

Pouvoir déplacer ces applications vers des régions plus vertueuses est un autre atout des technologies VMware. En effet, elles permettent de déplacer rapidement plusieurs centaines de machines avec un impact minimal, voire nul, pour les utilisateurs finaux. Les compagnies ont ainsi la possibilité de déplacer leurs applications vers des Datacenters ou région Cloud plus vertueuses.

Autant d’actions qui permettent aux clients de VMware d’optimiser le fonctionnement de leurs infrastructures informatiques critiques et multi cloud tout en conservant une efficacité de service maximale et en réduisant leur consommation d’énergie et l’empreinte environnementale de cette partie de leur Système d’Information.