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Infrastructure & CloudGrand dossier9 articlesPublié le

Repenser la gestion des infrastructures

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

L'automatisation, l'IA, les technologies composables, l'hybridation des environnements, l'infrastructure as code ou encore la supervision/observabilité sont autant de technologies et de méthodologies qui participent à faciliter la transformation du SI et des datacenters dans les entreprises. Toutes ces tendances doivent être prises en considération pour repenser ou moderniser la gestion des systèmes d'information, même si les défis à relever sont nombreux surtout dans un contexte où les entreprises doivent aussi faire face à une règlementation plus stricte en termes environnemental et à une inflation galopante.

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Article 1 sur 9

Une évolution permanente du SI pour maximiser son efficacité

Par Benoît HuetPublié le 16 octobre 20235 min de lecture

Comme nous l’avait récemment mentionné, pour Nicolas Delaporte, DSI au CHU de Toulouse, sa priorité est d’assurer la continuité du service du SI et d’améliorer son interopérabilité malgré sa complexité. En effet, avec un patrimoine de 280 applications, plusieurs réseaux de stockage de type NAS et SAN, la gestion de plus de 12 000 postes de travail, les backbones réseaux, sans oublier les infrastructures hyperconvergées, la multiplication des environnements (de Windows à Linux en passant par le SaaS), la sécurité ou encore la gestion des datas, les équipes techniques du CHU ne chôment pas. A toutes ces tâches, le secteur de la santé fait face à des réglementations nationales et européennes de plus en plus exigeantes et est soumis aux centrales d’achats qui adoptent une approche plus centralisée que locale. « Même certains de nos prestataires et éditeurs ont de plus en plus de mal à appréhender le secteur de la santé », ajoutait aussi Nicolas Delaporte. Il faut aussi faire face à l’inflation des prix alors que les budgets ne sont pas non plus extensibles. Cet exemple - même si la santé est un secteur particulièrement sensible - montre à quel point l’optimisation du SI est primordiale pour le maintenir opérationnel. Et en parallèle, il faut aussi penser à sa modernisation pour répondre aux nouveaux usages, donner au SI plus de souplesse et de performances sans négliger la durabilité. « Chez HPE, notre challenge est justement de fluidifier les processus, de rendre cette infrastructure plus simple pour les équipes de développement et celles du SI, et ce, dans un environnement hybride », explique Philippe Rullaud, directeur commercial Infrastructures et directeur BU Serveurs chez HPE, et d’ajouter : « Nous avons bien sûr développé des méthodes pour faciliter cette digitalisation des processus, nous sommes capables de fournir une interface numérique qui permet aux équipes d’interagir avec les infrastructures, de provisionner en fonction des besoins et de s’aligner sur des budgets tout en prenant aussi en compte les aspects réglementaires et environnementaux. » Le cycle de vie d’un SI ne s’arrête finalement jamais, il évolue tout au long de la vie de l’entreprise.

La tendance est à l’hybridation du SI à tous les niveaux

L’arrivée du cloud public a bien sûr apporté plus de capacité aux entreprises, d’innovation et aussi de simplicité. En effet, lorsque l’on clique sur un bouton pour obtenir un environnement de développement, on devient plus exigeant. Toutefois, pour Alexandre Caussignac, directeur technique de VMware France, beaucoup de clients qui étaient partis sur du cloud public reviennent en arrière pour des raisons économiques. Et les exemples ne manquent pas comme celui rapporté par notre site confrère CIO. « Désormais, ils nous demandent de moderniser leurs applications en mode on premise tout en réclamant des services que proposent déjà les hyperscaleurs », indique Alexandre Caussignac. Et comme le relève Philippe Rullaud : « Ce modèle apporté par le cloud public, il faut le répliquer de la même façon en interne, c’est l’objectif du cloud privé et de plus en plus du cloud Edge. » Ces clouds devront donc être suffisamment modulaires et performants pour supporter tous types d’applications car, comme le concède le porte-parole de VMware, il n’existe pas une stratégie unique de migration des applications mais cinq voies définies. Alexandre Caussignac fait notamment référence aux 5 R du Gartner pour Rehost (ou lift and shift pour héberger l’application sans la modifier), Refactor (pour migrer l’application chez un fournisseur de services cloud), Revise (ou Replatform pour opérer des modifications sur l’application et la déployer dans le cloud), Rebuild (pour réécrire l’application depuis une plateforme PaaS par exemple) et enfin Replace (ou Repurchase pour remplacer une application existante par un logiciel commercial de type SaaS). Certaines applications n’auront même jamais vocation à finir dans le cloud, que ce soit pour des raisons économiques, stratégiques ou règlementaires. A en croire tous nos interlocuteurs, la modernisation du SI passe donc par l’hybridation et pour Emilie Gaudu, directrice commerciale Entreprises chez Lenovo ISG France, le meilleur moyen d’y arriver reste l’hyperconvergence qui amène cette efficacité interne tout en restant ouverte vers les clouds des hyperscalers. « De par notre indépendance, Lenovo avec sa gamme de serveurs ThinkAgile est capable de s’adapter à toutes les demandes quel que soit l’hyperviseur (Nutanix, VMware, Microsoft, etc.), nous fournissons des systèmes préconstruits pour des déploiements clés en main », précise Emilie Gaudu. De son côté, la modernisation du SI chez Red Hat passe par les technologies open source Openshift et le moteur d'orchestration des conteneurs Kubernetes. « Cette transformation vers les environnements conteneurisés, nous la menons bien sûr selon la maturité du client, d’abord sur un projet bien identifié par exemple, cela peut débuter par des serveurs d’applications où il n’y a pas de charges énormes pour aller par la suite vers des projets plus avancés autour des bases de données par exemple », explique David Szegedi, CTO de Red Hat France. Même son de cloche chez IBM. « L’architecture modulaire portée par les micro-services (ndlr : référence à Kubernetes et OpenShift) apporte de la flexibilité au SI à savoir décomposer une application monolithique en micro-services », renchérit Mimoun Lakri, Technical Manager chez IBM. Big Blue met aussi en avant le rôle de l’intégration de données quelle que soit leur localisation dans cette agilité. Bien sûr, dans cette transformation, peu importe la voie empruntée, la prise en compte des enjeux financiers est un point majeur et la FinOps en devient donc une composante essentielle. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’IBM a récemment acquis la société Apptio spécialisée dans les solutions FinOps pour les environnements hybrides.

Article 2 sur 9

L'indispensable automatisation du datacenter

Par Benoît HuetPublié le 16 octobre 20234 min de lecture

L’automatisation des infrastructures joue un rôle clé pour gérer les opérations quotidiennes du système d’information. Cette automatisation est portée par un certain nombre d’innovations dans les plateformes de gestion des environnements. Déjà par l’usage de plateformes bâties sur une approche de type Low/No Code. De ce fait, ces dernières deviennent plus accessibles par les métiers ou les citizens développeurs qui n’ont pas forcément de grandes compétences IT. De plus, comme le rappelle Alexandre Caussignac, directeur technique de VMware France, l’apéisation des plateformes a facilité cette automatisation et l’interopérabilité entre les services et les applications. Mimoun Lakri, Technical Manager chez IBM partage cet avis : « Nos API Connect chez IBM facilitent cette externalisation des applications et leur intégration. » Ensuite, les plateformes s’enrichissent de moteurs IA, c’est par exemple le cas de VMware et de sa plateforme d’automatisation Aria (anciennement vRealize Cloud Management et CloudHealth by VMware Suite). Ainsi à partir de la seule console Aria Hub, les clients ont accès à des vues et à des contrôles centralisés pour voir et gérer l'ensemble de l'environnement multicloud. Autre exemple, celui de HPE qui a récemment racheté OpsRamp. « Cette solution de gestion des opérations IT basée sur l'IA et qui sera intégrée à GreenLake facilite l’interopérabilité entre les environnements, elle surveille, observe, automatise et gère l'infrastructure informatique, les ressources cloud, les charges de travail et les applications pour les environnements hybrides et multicloud, y compris les principaux hyperscalers », explique dans le détail Philippe Rullaud, directeur commercial Infrastructures et directeur BU Serveurs chez HPE. Idem pour Lenovo qui met en avant sa plateforme d’administration Xclarity et LiCO, cette dernière offrant un environnement graphique pour simplifier l'utilisation des ressources de calcul en clusters pour le développement IA.

Coup de fouet pour l’automatisation grâce à l’IA générative

Avec l’intégration de moteurs d’IA générative dans les plateformes, l’automatisation va franchir un cap supplémentaire. Chez VMware, des annonces pourraient être faites dès le prochain événement VMware Explore qui aura lieu à Barcelone en novembre prochain selon Alexandre Caussignac : « Grâce à l’IA générative qui s’apparenterait à un assistant intelligent, il est tout à fait envisageable de dresser une liste des machines virtuelles qui sont sur ou sous-dimensionnées, de les déplacer en fonction des besoins (jour/nuit) et de produire un rapport en PDF des actions qui ont été réalisées. Pas besoin d’être un expert, on peut tout retranscrire avec l’IA générative. » Un avis que partage également Philippe Rullaud : « Nous envisageons aussi d’inclure de l’IA générative qui permettra de gérer des scripts, de lancer des actions dédiées ou encore de les personnaliser. » Du côté de Red Hat, l’éditeur y travaille de même en faisant référence à l’offre Ansible Lightspeed avec IBM Watsonx Code Assistant, un service d'IA générative qui aide les développeurs à créer du contenu Ansible plus efficacement. Une version commerciale complète d'Ansible Lightspeed avec des fonctionnalités serait en cours de développement. A cela, David Szegedi, CTO France de Red Hat France promet qu’en 2024, l’éditeur lancera son moteur AIOps pour automatiser les principaux processus de gestion des systèmes IT tout en apportant des services de remédiation. Chez IBM, la maison mère de Red Hat, l’offre IBM Watson AIOps, qui enrichit les workflows des DSI en exploitant les données et les informations provenant de leur environnement IT, est déjà disponible depuis un an selon Laurent Vanel, leader strategic accounts technical leader chez IBM.

L'observabilité pour une meilleure efficacité opérationnelle du SI

Avec l’automatisation, de plus en plus d’entreprises s’intéressent à l’observabilité. Selon le rapport intitulé « Leçons des leaders de l’observabilité » et mené par l’éditeur Solarwinds, l’observabilité fait même progresser l’automatisation et donc l’efficacité opérationnelle, cela se traduit notamment par plus de performances dans la collecte automatique de données, par une meilleure résolution automatique des alertes simples et complexes, et donc par une diminution drastique des interruptions de service. C’est avant tout la multiplication des environnements (infrastructures hybrides, conteneurisation, cloud, serverless, etc.) et donc la complexité qu’ils engendrent qui ont amené à l’observabilité, car la supervision classique, qui reste pour l’heure indispensable, ne permet pas d’avoir des résultats concrets dans les micro-services et les systèmes distribués. Il faut aussi aller chercher les risques inattendus ou inconnus de tous ces environnements complexes et ne plus se contenter de ce que nous avons toujours eu sous les yeux. De ce fait, les fondements de l’observabilité reposent sur des métriques (monitoring), des logs et des traces (visibilité en profondeur très utile dans les environnements distribués). Là où la supervision ou la visibilité répondent à la présence éventuelle de défaillances connues ou prévisibles, les outils liés à l’observabilité vont tenter de comprendre les anomalies grâce à des algorithmes et de corriger proactivement les problèmes. L’observabilité permet de comprendre l’état d’un système, elle permet de passer d’un stade réactif à un stade proactif.

Article 3 sur 9

L'informatique désagrégée s'invite dans les datacenters avec CXL

Par Benoît HuetPublié le 16 octobre 20235 min de lecture

Comment répondre aujourd’hui d’un point de vue technique et de manière optimale aux besoins de performances des applications, très gourmandes en ressources, comme celles liées à l’IA ou celles qui analysent massivement des données ? Par l’informatique composable ou désagrégée qui consiste à exploiter un pool d'infrastructures physiques ou virtuelles qui peuvent être provisionnées à la demande selon les besoins. C’est bien dans cette voie que de nombreux fondeurs et fabricants s’orientent et innovent à l’image d’Intel, d’AMD, de Liqid ou encore la start-up Unifabrix. En effet, cette dernière que notre rédaction a rencontrée lors d’un IT Press Tour en Israël a dévoilé une plateforme baptisée Smart Memory Node et basée sur le protocole CXL 3.0 (en préversion) pour accélérer la circulation des flux de données dans les serveurs dédiés au calcul intensif et à l’IA. Ce protocole d’interconnexion CXL, devenu un standard, promet plus de bande passante et un meilleur partage de la mémoire entre les composants dans les serveurs. Ce protocole ouvert qui fonctionne sur la couche physique du bus PCIe 5.0 est d’ailleurs déjà supporté (en version 1 pour l’heure) par les processeurs Intel Xeon Scalable Sapphire Rapids et AMD Epyc Genoa. En novembre 2020, CXL est passé en version 2.0 avec à la clé la mise en commun de la mémoire. Cette dernière est la capacité de traiter la mémoire attachée à CXL comme une ressource fongible qui peut être allouée et désallouée de manière flexible à différents serveurs (c'est-à-dire des nœuds ou des hôtes) en fonction des besoins. Ce meilleur usage de la mémoire aide notamment les opérateurs de datacenters à réduire le coût par bit de mémoire, car ce qu’ils dépensent uniquement en mémoire est très élevé. Un autre avantage de cette désagrégation de la mémoire, c’est la réduction de la perte des données lors d’un redémarrage ou d’une mise à jour d’un serveur. Chez Intel, le support de CXL 2.0 est prévu pour 2024. En août 2022, c’est la version 3.0 de CXL qui a été introduite. Basée sur la technologie PCIe 6.0, la v.3.0 apporte, sans latence supplémentaire, deux fois plus de bande passante (à 64 GT/s - Gigatransfert/seconde) que les deux versions précédentes (à 32 GT/s), la prise en charge de la commutation à plusieurs niveaux de type Fabric et des améliorations de cohérence pour le partage de mémoire. La technologie CXL sera surtout aboutie avec cette version 3 notamment sur le partage de la mémoire. En effet, le partage de la mémoire permet à une région donnée de la mémoire d'être accessible simultanément par plusieurs hôtes tout en garantissant que chaque hôte voit les données à jour, sans besoin d’un programme dédié. Cela permet de concevoir des clusters pour résoudre des problèmes importants grâce à des constructions de mémoire partagée. Chez Intel, le support de CXL 3.0 est prévu pour 2025. A terme, tous les serveurs sous AMD, Intel ou ARM (Ampere par exemple) embarqueront la technologie CXL.

Des SmartNIC et DPU pour mieux optimiser les ressources CPU

Toujours dans cette approche à mieux exploiter les ressources figure également la démocratisation des accélérateurs de type SmartNIC dont le but premier est de décharger les CPU dans les serveurs. En plus du simple contrôleur Ethernet, une SmartNIC est équipée de processeurs multicœurs et d’accélérateurs de performances comme les DPU (data processing unit). Ces derniers libèrent ainsi de précieux cycles CPU qui peuvent être utilisés pour améliorer les performances des applications, ils déchargent donc le traitement des fonctions de mise en réseau, de sécurité et de stockage. Par exemple du côté réseau, ces tâches peuvent inclure le filtrage de paquets, l’horodatage, la déduplication, le shunt et la classification de flux, des fonctions qui ne sont pas assurées par une carte contrôleur classique, et même des fonctions plus complexes comme les protocoles de tunnellisation superposés tels que VxLAN. Dans le monde virtualisé du stockage, une SmartNIC fonctionne également comme un contrôleur gérant les disques durs et les SSD. Dans le cas d’un SSD, elle booste ainsi les vitesses de transfert de fichiers en facilitant l’exécution de NVMe sur le protocole TCP/IP par exemple. De ce fait, la SmartNIC décharge l’intégralité de cette tâche d’accès à la mémoire du processeur et signifie que la mémoire flash n’a plus besoin d’être directement connectée au processeur. Là aussi, dans cette galaxie des SmartNIC, les fondeurs historiques de CPU et GPU Intel, AMD et Nvidia sont extrêmement prolifiques grâce à des développements internes, mais aussi aux nombreux rachats effectués. Ces mêmes fondeurs font aussi partie prenante du projet Monterey de VMware pour repenser les infrastructures sous VMWare Cloud Foundation (VMware vSphere, VMware vSAN et VMware NSX) dans les datacenters en utilisant les ressources des accélérateurs matériels. Dans le cadre du projet Monterey de VMware, les processus réseau tels que le trafic réseau et le pare-feu distribué, entre autres, seront déchargés sur la SmartNIC ; ce qui signifie que les ressources sont contournées du serveur x86, mais aussi le trafic lui-même. Le projet Monterey facilitera également l'installation d'ESXi et NSX sur le DPU lui-même, et par conséquent, déchargera les ressources CPU requises du x86 vers le DPU et libérera non seulement des ressources sur x86 pour les machines virtuelles à consommer, mais fournira également une couche de sécurité supplémentaire. Alexandre Caussignac, directeur technique de VMware France, prend l’exemple de vSAN Max alimenté par vSAN ESA (Express Storage Architecture) qui propose un stockage partagé centralisé à l'échelle du pétaoctet pour les clusters vSphere. L’architecture ESA permet de doper les performances et a cette capacité à débloquer des espaces de stockage.

Les principaux concurrents ont rejoint le consortium CXL

Comme le rappelle à juste titre Laurent Vanel, leader strategic accounts technical leader chez IBM, Open CAPI (soutenu notamment par IBM) a participé à l’élaboration du protocole CXL sur la gestion de la mémoire. Depuis, les spécifications et les actifs d'Open CAPI ont tous été transférés vers le consortium CXL. Le consortium avait aussi absorbé tous les actifs du consortium Gen-Z (porté cette fois-ci par HPE et d’autres acteurs comme Dell, Lenovo, etc.) et plus récemment, en août dernier, ceux de l’autre concurrent CCIX (Cache Coherent Interconnect for Accelerators).

Article 4 sur 9

L'infrastructure as code, un accélérateur de la modernisation

Par Benoît HuetPublié le 16 octobre 20233 min de lecture

Les entreprises sollicitent de plus en plus les environnements conteneurisés Kubernetes dans la modernisation de leurs applications. Ces environnements apportent de la simplicité, de la flexibilité, de la rapidité, de la sécurité et de l’automatisation, K8’s a même permis d’introduire cette approche d’infrastructure as code. « Chez VMware, nous profitons de cette mouvance, nous ne sommes plus dans un mode déclaratif où l’on déroule des scripts, on se base désormais sur un fichier de déclarations qui représente à l’instant T l’état où se trouve l’application ; c’est le principe de Kubernetes. Ce modèle, nous l’appliquons aussi à l’infrastructure, nous sommes ainsi capables de manipuler les composants du datacenter comme si c’était du code », souligne Alexandre Caussignac, directeur technique de VMware France. Aujourd'hui, la gestion de l'infrastructure s'est éloignée du matériel physique dans les datacenters. Il faut dire qu’avec le cloud computing, le nombre de composants d'infrastructure a augmenté, de plus en plus d'applications sont mises en production quotidiennement et l'infrastructure doit pouvoir être lancée, mise à l'échelle et arrêtée fréquemment. Sans cette pratique d’infrastructure as code (IaC) en place, il devient de plus en plus difficile de gérer les infrastructures ; l’IaC évite ainsi la configuration manuelle et applique la cohérence en représentant les états d’environnement souhaités via du code bien documenté dans des formats tels que JSON. Avec l’IaC, les développeurs n'ont ainsi plus besoin d'approvisionner ni de gérer manuellement les serveurs, les systèmes d'exploitation, le stockage et les autres composants de l'infrastructure chaque fois qu'ils développent ou déploient une application. Pour David Szegedi, CTO France de Red Hat France, l’IaC est donc une aide précieuse dans la mise en œuvre des pratiques DevOps et CI/CD (intégration continue/distribution continue). Red Hat est d’ailleurs bien engagé dans cette voie : « Les retours de nos clients montrent clairement que l’on gagne en efficacité avec l’infrastructure as code, l’ensemble des éléments est géré comme un code (référentiel décrit dans un fichier de code). Chez Red Hat, au niveau de l’infrastructure, nous proposons Ansible et son orchestrateur et Argo CD pour les déploiements déclaratifs d’applications sur Kubernetes. » Chez Lenovo, Emilie Gaudu, directrice commerciale Entreprises chez Lenovo ISG France, met en avant LOC-A (Lenovo Open Cloud Automation), une plateforme qui utilise les best practices de l’IaC et qui permet de gérer le cycle de vie de l'infrastructure cloud sur site jusqu’à l’Edge. « Avec LOC-A, nous nous adaptons à tous les environnements (bare-metal, VM, conteneurs, etc.), le réseau inclus avec entre autres du déploiement à distance. »

Enfin Terraform, le service d’infrastructure as a code de HasiCorp, se renforce lui sur la sécurité avec son outil Drift Detection, qui vise à prévenir les modifications non souhaitées dans l’infrastructure. Il s’agit d’un outil de surveillance de l’état de l’infrastructure d’une entreprise. En général, les clients pensent que cet état ne bouge pas avec le temps, mais la réalité est différente. En effet, les équipes IT ont tendance à modifier des paramètres de temps à autre. A force de répéter ces changements, l’infrastructure peut ne plus fonctionner comme elle devrait et génère plusieurs problèmes : les environnements de développement, de test et de production n’étant plus synchronisés. Ainsi, si un administrateur effectue une modification temporaire dans l'environnement de test et l'oublie, le code qui fonctionnait dans cet environnement peut planter lorsqu'il est transféré en production. Concrètement, la fonction va vérifier si une ressource diffère du ficher d’état original. Si elle trouve quelque chose, elle alerte les administrateurs au sein de la console de Terraform, mais aussi par email ou sur Slack afin qu’ils puissent résoudre les problèmes.

Article 5 sur 9

La maintenance prédictive s'invite dans les datacenters

Par Benoît HuetPublié le 16 octobre 20233 min de lecture

Trois ans après votre indépendance du groupe Econocom, comment évolue Jiliti ?

De par son histoire et ses acquisitions (ndlr : notamment celle de l’allemand StorTrec en juillet dernier), Jiliti, soutenu par Chequers Capital, est désormais un leader européen de la maintenance des infrastructures IT, mais pas seulement puisque nos ambitions dépassent les frontières européennes avec une couverture de plus en plus importante aux Etats-Unis ainsi qu’en Asie. Des acquisitions sont là aussi planifiées. Notre volonté est également de nous renforcer dans la gestion de l’infrastructure avec plus de services associés et managés. En parallèle, nous sommes très sensibles aux problématiques environnementales et proposons d’ores et déjà différents services.

Justement, comment se traduit cette sensibilité de Jiliti aux aspects du Green IT ?

Nous avons par exemple racheté la société Computer Trade en janvier dernier qui nous permet d’accélérer la fin de vie des équipements en les recyclant (plastique, métal et cartes), en récupérant les composants pour en faire des pièces détachées ou en donnant une seconde vie à l’équipement quand le reconditionnement est possible. De par notre métier historique de maintenance IT, notre objectif a toujours été d’allonger le cycle de vie des infrastructures en changeant ou en rajoutant des composants dans la mesure du possible, de ce fait, nous maintenons encore des systèmes AS/400 et même des machines sous Windows 95. Toutes les applications n’ont pas besoin des dernières technologies pour fonctionner. En parallèle, nous exploitons des services managés d’infrastructure as a service qui permettent de piloter les ressources dans un mode de consommation à l’usage, c’est très significatif au niveau du stockage notamment. En outre, nous nous intéressons de plus en plus à l’hébergement local, souverain et vert, ce que nous appelons du Edge datacenter vertueux avec des technologies innovantes de refroidissement.

Comment évolue la maintenance des infrastructures IT à l’heure de la transformation digitale ? Quels sont vos points forts ?

Nous allons de plus en plus vers une maintenance prédictive, notre objectif étant toujours d’assurer la continuité de service des infrastructures. Pour cela, nous capitalisons sur nos données collectées depuis plus de 20 ans dans un datalake. L’usage de l’IA va nous permettre de relever ce niveau de prédictivité en anticipant sur les événements matériels et contrecarrer ainsi les arrêts de production. Les failles les plus connues restent le disque dur et la mémoire. Nous disposons d’un réseau de proximité en France avec 26 sites qui est très réactif et qui, plus est, est vertueux puisque nous réduisons nos déplacements en km parcourus. Aujourd’hui, 80 à 90 % du diagnostic se fait à distance.

Comment évolue le SI de vos clients ? 

Les workloads critiques reviennent progressivement dans les datacenters souverains, mais il faut transformer ces derniers vers un modèle de consommation à l’usage, en clair, reproduire le modèle flexible et agile hérité du cloud public en interne. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut négliger le cloud public, il a aussi toute sa place pour des applications moins critiques.

Article 6 sur 9

La modernisation, oui mais de façon durable

Par Benoît HuetPublié le 16 octobre 20235 min de lecture

Repenser, refondre ou moderniser ses infrastructures en négligeant la durabilité est un mauvais choix pour l’avenir. Déjà parce qu’il faut lutter dès maintenant contre les changements climatiques et d’autre part, la pression réglementaire va s’accentuer au fil des années, donc mieux vaut anticiper. Cela dit, sur le terrain, ce virage de la durabilité est déjà engagé, la preuve en est : de plus en plus d’entreprises, dans tous leurs appels d’offres, exigent désormais des critères de durabilité auprès de leurs fournisseurs. « N’oublions pas que de nombreuses entreprises ont déjà nommé des responsables RSE et sont donc parfaitement informées sur tous ces aspects », précise aussi Emilie Gaudu, directrice commerciale Entreprises chez Lenovo ISG France. Dans ce contexte, les éditeurs et les fabricants s’activent à proposer des solutions et services dédiés plus durables. C’est par exemple le cas de Lenovo avec son offre ARS (Asset Recovery Services) qui prend aussi en charge le cycle de vie des serveurs. A l’instar de Dell Lifecycle Hub, Lenovo devrait lancer un nouveau service permettant de prolonger le cycle de vie des machines, pour les PC dans un premier temps. HPE travaille aussi sur le cycle de vie de ses serveurs et de ses postes de travail, 93 % des serveurs et 95 % des ordinateurs portables seraient d’ailleurs recyclés selon Philippe Rullaud, directeur commercial Infrastructures et directeur BU Serveurs chez HPE. De plus, HPE va bientôt embarquer dans ses serveurs des puces ARM plus économes en énergie. Lenovo le prévoit aussi d’ici à 2025. Car l’économie de l’énergie se joue aussi sur la conception des puces, IBM travaille par exemple avec le MIT sur une mémoire à changement de phase (PCM) qui pourrait servir d'alternative à la DRAM dans les centres de données des entreprise. « Nous sommes encore loin d’une mise sur le marché mais les tests que nous avons menés nous indiquent déjà que ce type de mémoire consomme 14 fois moins d’énergie », indique Laurent Vanel, leader strategic accounts technical leader chez IBM. En outre, pour répondre aux besoins de durabilité de leurs entreprises clientes, les fournisseurs/partenaires multiplient les actions. De quelle manière ? En les aidant à mesurer en temps réel leur empreinte carbone par des applications et des tableaux de bord dédiés, en déployant des solutions logicielles pour mieux utiliser les ressources et rationaliser les usages, ou encore en déployant des technologies inédites de refroidissement des salles serveurs comme le proposent Intel, Lenovo, l’entreprise innovante française Hyperion ou encore l’hébergeur Datacampus situé à Poitiers avec le refroidissement des machines dans des bains d’huile. Emilie Gaudu insiste d’ailleurs sur l’efficacité prouvée des différentes technologies de refroidissement pour réduire la facture énergétique. De plus, la porte-parole de Lenovo met aussi en avant sa plateforme TruScale basée sur un modèle de paiement à la consommation valable aussi pour les environnements Edge et IA.

Vers du code plus optimisé

En outre, il faut aussi inciter les utilisateurs à surveiller l'influence de leurs logiciels sur la consommation d’énergie pour rendre, in fine, le datacenter plus durable, bref de porter aussi le développement durable dans le développement des logiciels. « C’est ce que nous opérons chez IBM dans le middleware avec Meta sur PyTorch pour optimiser au mieux les ressources GPU », assure Laurent Vanel. C’est quelque part aussi l’objectif du projet Kepler qui sera intégré à OpenShift dès la fin de l’année sans surcoût d’après David Szegedi, CTO de Red Hat France. Rappelons que Kepler a pour objectif de relever des indicateurs de mesure de consommation électrique sur un large éventail de plateformes, en se concentrant sur la création de rapports, la réduction et la régression afin d'aider les entreprises à mieux comprendre la consommation d'énergie. Kepler utilise pour cela des méthodes et technologies cloud native éprouvées, telles que l'eBPF (extended Berkeley Packet Filter), les compteurs de performance du processeur et les modèles d'apprentissage automatique, qui permettent d'estimer la consommation électrique des charges de travail et d'exporter les résultats sous forme d'indicateurs de mesure, lesquels sont, par la suite, exploités par les décideurs. Enfin, David Szegedi précise que Red Hat travaille aussi avec des partenaires sur un autre projet à grande échelle dont le but serait, grâce aux données, de transformer le watt en carbone.

Une IA schizophrène

Parmi les solutions proposées pour réduire la consommation des datacenters, l’IA en est une, les hyperscalers l’exploitent déjà massivement pour leurs propres datacenters. Quant aux éditeurs, ils s’en servent aussi dans leurs offres logicielles pour gérer les ressources dans les datacenters afin d’améliorer leur efficacité. Avec l’IA générative, la gestion n’en sera qu’améliorée mais paradoxalement, l’IA générative, qui nécessite d’énormes quantités de données, est très gourmande en ressources (eau et électricité). A tel point que les collectivités locales où sont implantés ces datacenters commencent à s’inquiéter de cette surconsommation d’eau. C’est le cas de la ville de Des Moines dans l’Iowa qui a été choisi par Microsoft pour accueillir un datacenter dédié à la formation des LLM d’OpenAI (avec 10 000 accélérateurs H100). En juillet 2022, à la fin de l’entraînement de GPT, Microsoft avait pompé 34,5 millions de litres d’eau, selon le fournisseur West Des Moines Water Works. Cela représente 6 % des capacités hydriques de la ville. Cette histoire n’est pas sans rappeler celle des Pays-Bas qui ont découvert en septembre 2022 que Microsoft avait utilisé 84 millions de litres d’eau pour ses datacenters, alors qu’initialement la société avait estimé sa consommation entre 12 et 20 millions de litres. De ce constat, Laurent Vanel, leader strategic accounts technical leader chez IBM, admet qu’il faudra aller vers des modèles d’IA Generative plus petits et mieux adaptés aux besoins des clients, c’est la seule vision valable.

Article 7 sur 9 · Contenu Partenaire

DSI : relever les défis du maintien en condition opérationnelle

Proposé par JilitiPublié le 16 octobre 20232 min de lecture

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Les infrastructures déployées au sein d’une entreprise sont de plus en plus hétérogènes et étroitement liées aux métiers de l’entreprise. Pour les DSI, cela génère souvent de la complexité à maintenir ces infrastructures en condition opérationnelle. Le défi est de taille. Pour y répondre, les acteurs spécialisés ne cessent de faire évoluer leurs offres de gestion et de supervision des infrastructures.

Jiliti, dont le cœur de métier historique est la maintenance des infrastructures IT, a élargi sa proposition de valeur afin de proposer à ses clients une expérience complète de MCO incluant les services managés. D’après Benoît Mahieu, DGA de Jiliti, « ce qui différencie Jiliti de ses concurrents est que ceux-ci proposent majoritairement des services d’exploitation et de supervision sans service de maintenance. Or, nous mettons à profit pour nos clients notre savoir-faire sur l’ensemble de ces services sans couture. » L’offre proposée par Jiliti permet ainsi aux entreprises de détecter les incidents ou les évolutions des performances, et les collaborateurs Jiliti présents sur le terrain assurent un relai pour résoudre les incidents. Les différentes composantes de l’offre sont incluses dans un contrat unique qui garantit aux entreprises un engagement global continu de Jiliti.

Olivier Hupond, responsable du centre de services de Jiliti, précise que « superviser, c'est mesurer à intervalles réguliers des indicateurs de fonctionnement, les comparer à des valeurs nominales pour déterminer des écarts, et enclencher puis transmettre des alertes aux intervenants habilités. Chaque élément est important. Il faut sélectionner les bons indicateurs, la meilleure façon de les mesurer, ainsi que les bonnes valeurs de comparaison. Il faut aussi provoquer les alertes au bon moment, et surtout être présent au bon moment pour piloter les intervenants appropriés qui pourront se déplacer et agir ». En termes de maintenance, ce ne sont pas tant les outils qui priment que la méthodologie et les compétences. Grâce à celles-ci, les entreprises pourront prendre les meilleures mesures pour réagir promptement lorsqu'une alerte survient. Car, d’après Olivier Hupond, « ce n’est pas au moment où l’incident a lieu que l’on doit commencer à réfléchir sur la façon de le résoudre mais bien en amont pour bien gérer ce type d’incident… »

Pour Jiliti, cet enjeu de réaction immédiate va de pair avec une proximité sur le terrain au plus près des clients. Selon Benoît Mahieu, « rien ne vaut une présence réelle au plus près des clients aussi bien dans leurs propres datacenters que chez leurs opérateurs et hébergeurs. C’est là que se situe notre avantage concurrentiel : grâce à nos équipes d’experts, nous sommes capables d’intervenir sur chaque maillon de la chaîne. »

Article 8 sur 9 · Contenu Partenaire

Applications legacy : quels défis, quelles solutions ?

Proposé par JilitiPublié le 16 octobre 20233 min de lecture

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Quels sont les enjeux liés à la gestion des infrastructures legacy ?

Franquelin Lopes : Tout d'abord, qu'est-ce que le legacy ? Il s'agit d'infrastructures technologiques historiques, souvent complexes et vieillissantes, qui continuent néanmoins de jouer un rôle essentiel dans de nombreux secteurs d'activité et qui ont une réelle criticité. Ces infrastructures sont conservées car des applications spécifiques en dépendent, et leur migration impliquerait des coûts élevés et des risques pouvant perturber l'entreprise. De plus, leur stabilité et leur fiabilité éprouvées sont des atouts importants. Sur le plan environnemental, leur conservation présente également des avantages de réduction d’empreinte carbone, la fabrication de nouveaux équipements représentant plus de 70 % de l’émission CO2 d’une infrastructure. Garder ces infrastructures implique d'accéder à des compétences devenues rares et de les adapter aux exigences actuelles en matière de sécurité et de performances.

Olivier Hupond : En tant que Responsable du Centre de services de Jiliti, j'apporte à mes clients l’assurance de la disponibilité de ces infrastructures. La continuité du service est un enjeu majeur. Ces matériels legacy sont souvent essentiels aux chaînes de production, bien au-delà des infrastructures. Les entreprises doivent donc trouver des moyens de les maintenir en état de fonctionnement ou de les remplacer sans perturber leurs activités et à des coûts raisonnables. Chez Jiliti, nous accompagnons les entreprises dans la gestion globale de leurs infrastructures IT : de l'évaluation des risques et la mise en place d'un Plan de Reprise d'Activité (PRA) lié à la conservation des infrastructures legacy, jusqu'au maintien opérationnel de ces équipements grâce à une surveillance régulière, des analyses de fonctionnalité par nos experts, et enfin, le remplacement de pièces défaillantes avec notre stock de pièces détachées. Notre objectif est de répondre aux besoins de nos clients en leur offrant une réactivité et des services de qualité, afin qu'ils puissent se concentrer sereinement sur leurs enjeux métiers.

Quelles solutions de MCO pour conserver des infrastructures très différentes, legacy et récentes ?

Franquelin Lopes : Tout réside dans les compétences. Dès le départ, nous effectuons une analyse approfondie des environnements et des besoins actuels et futurs du client. Ce qui nous permet d’adapter nos solutions aux enjeux réels de nos clients. Basé sur une organisation industrialisée, Jiliti apporte une souplesse naturelle dans ses offres étroitement liées à nos propres expertises pour une parfaite couverture des environnements on premise, cloud et legacy.

Olivier Hupond : En effet, pour les infrastructures composées d'éléments à la fois legacy et plus récents, outre la partie matérielle, il y a aussi la partie logicielle, telle que les systèmes d'exploitation. Pour les entreprises ayant mis en place une solution informatique complète, la gestion de l'évolution de cette architecture sur tous les fronts devient cruciale. Lorsqu'on complexifie l'infrastructure, son évolution dans le temps devient plus délicate, car toutes les composantes doivent fonctionner de concert. Grâce aux compétences de Jiliti, le client peut soit faire évoluer son infrastructure d’un seul coup, soit remplacer les éléments nécessitant une mise à jour par des composants compatibles. L'intégration d'outils de management de dernière génération facilite la gestion de ces environnement hétérogènes, au sein du même centre de service.

Quelle est la plus-value de Jiliti dans ce domaine ?

Franquelin Lopes : Forts de nos 40 ans d'expertise, nous apportons une véritable plus-value dans toutes ces technologies. Notre Académie technique permet à nos collaborateurs de maîtriser aussi bien les solutions anciennes que les plus récentes. Notre objectif client est de gérer un large éventail d'équipements échelonnés sur plusieurs décennies. Peu d'entreprises sont en mesure de proposer cette vision multi-technologiques et multi-constructeurs, ce qui est un différenciant très apprécié de nos clients.

Olivier Hupond : Chez Jiliti, nous intervenons aussi bien dans le déploiement initial des systèmes que dans leur maintien en condition opérationnelle. Ce savoir-faire nous permet d’avoir la capacité de superviser et d’exploiter toutes les infrastructures, qu’elles soient legacy, actuelles ou cloud.

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La plus-value d'une approche « customer centric » dans un contexte de modernisation

Proposé par JilitiPublié le 16 octobre 20232 min de lecture

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Pour les entreprises, la modernisation digitale est fondamentale pour répondre à ses propres enjeux économiques. Celles-ci doivent réussir ce virage, au risque de voir leurs capacités d’innovation se réduire, et ainsi perdre du terrain dans leur secteur d’activité. Cette évolution s’accompagne toutefois de défis. Les entreprises doivent donc être accompagnées par des partenaires disposant d’une réelle compréhension des besoins clients comme Jiliti, expert du cycle de vie des infrastructures, de la modernisation des outils et des enjeux des entreprises.

Benoît Mahieu, DGA de Jiliti, explique : « notre proposition de valeur est de répondre à l’ensemble des besoins de nos clients – de l’on-premise au cloud – et de simplifier leur quotidien dans des opérations de transformation, d’adaptabilité, de sécurité et de maintien en condition opérationnelle. Nous accompagnons nos clients dans un modèle contractuel ‘as-a-service’ apportant souplesse et engagement. Jiliti est un guichet unique basé sur des solutions industrielles et adaptables aux besoins spécifiques de nos clients. »

Cette capacité de Jiliti à proposer des solutions dimensionnées répond au besoin croissant de flexibilité des entreprises. D’après Jean-Luc Berrier, directeur des alliances et de l’innovation pour Jiliti : « nos offres sont ‘customer centric’ sur le fond comme sur la forme. Sur le fond tout d’abord, puisque toutes nos offres sont flexibles, adaptables et évolutives dans la durée. Nous allons réellement chercher à comprendre ce dont un client a besoin à un instant très précis et dans le futur. Sur la forme ensuite, puisque notre expertise interne en termes de maintenance ou de services managés garantit une souplesse contractuelle, tant sur le ‘build’ que le ‘run’, jusqu’au plus haut niveau de compétences. » Pour Jiliti, cette proximité avec les clients est également géographique : « Nous bénéficions de 26 agences de proximité en France, au plus près de nos clients, que ceux-ci soient basés à Marseille, à Lille, à Lyon ou à Strasbourg. Nous sommes l’une des sociétés de services les mieux implantées sur le territoire français. C’est aussi cela, être ‘customer centric’. »