Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser
Infrastructure & CloudGrand dossier8 articlesPublié le

Les meilleures alternatives à VMware

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Beaucoup d'informations et d'annonces sont venues perturber les DSI, les opérateurs IT et les partenaires de VMware depuis son rachat par Broadcom. Pour certains d'entre eux, l'avenir avec VMware est même devenu incertain, ils se sentent lâchés et envisagent d'aller voir ailleurs.

Aller au sommaire

Article 1 sur 8

La reprise en main de VMware inquiète les DSI

Par Benoit Huet et Serge LeblalPublié le 15 mars 20246 min de lecture

Depuis son rachat par Broadcom, VMware donne des sueurs froides à l'écosystème IT français ; lors de nos conférences IT Tour et Cybermatinées Sécurité un peu partout en France, de nombreux DSI et partenaires français, sans vouloir être cités, nous ont fait part de leur désarroi ou restent dans l’expectative pour le moment. Comme le proclame sans ambages Henri d'Agrain, délégué général du Cigref, sur X : "L'Europe doit s'affranchir de ses peurs et agir sans faiblesse en faveur de ses intérêts numériques [...] Sanctionner Broadcom pour ses pratiques abusives, notamment concernant VMware".

Si Airbus Defense & Space, tout comme Infomil, le GIE informatique des enseignes Leclerc, ont commencé à basculer de VMware à Nutanix pour leur partie HCI, d’autres travaillent sur des projets avec l’éditeur de San José. Les clients arrivent avec des tableaux Excel listant leurs solutions VMware et cherchent des alternatives ISO fonctionnels chez un concurrent, mais les choses ne sont pas si simples, il faut souvent réfléchir et travailler autrement, nous a confié l’ingénieur avant-vente d’un fournisseur. Certains grands comptes ont bien sécurisé leurs achats de licences VMware pour trois ans avant la mainmise de Broadcom, mais des DSI moins prudents se sentent aujourd’hui trahis lors du renouvellement de leurs contrats de support, avec le lot de licences qui va avec. Si la clause optionnelle outshare permet bien de sécuriser le tarif du support une année supplémentaire, les prix s’envolent lors des renouvellement de contrat : x10 pour un industriel français, de x2,5 à x3 pour un groupe spécialisé dans la défense, de x3 à x4 pour une grande banque, de x5 pour un opérateur. Les clients sont vraiment fâchés et réagissent comme des Latins : ils ne quitteront pas tous VMware, mais ils manifestent volontiers leur mécontentement. Quand aux PME-PMI, qui passent souvent par des partenaires/intégrateurs, elles envisagent plus volontiers des alternatives pour maitriser leurs dépenses.

Et pour cause, le programme partenaires a été jeté aux oubliettes puisque depuis le 5 février, c’est désormais le programme Advantage de Broadcom qui fait foi, et seuls les revendeurs dits actifs (estimés à 18 000 dans le monde par Cindy Loyd, vice-président des ventes mondiales et des ventes commerciales de VMware by Broadcom et à 100 en France selon Marc Dollois, directeur général de la filiale française de VMware by Broadcom) devraient bénéficier de ce programme. D’autres revendeurs, les plus petits et ils sont très nombreux, peut-être jugés pas assez rentables, n’ont d’ailleurs pas reçu l’e-mail envoyé vers le 19 janvier par VMware by Broadcom les invitant à rejoindre le programme Advantage de Broadcom. N’oublions pas que l'éditeur de Palo Alto revendiquait il y a un peu plus d’un an plus de 25 000 à 30 000 partenaires revendeurs dans le monde; c’est une énorme machine avec une expertise technique reconnue, VMware domine en effet le marché de la virtualisation de serveurs (hyperviseur ESXi et sa plate-forme de virtualisation plus avancée vSphere). Quant à son catalogue, il est si riche qu’aucun concurrent ne propose l’équivalent sous une seule marque à iso services. Et pour finir, Broadcom avait pris la décision de gérer directement les plus gros clients de VMware, soit environ 2 000 grands comptes, de quoi alimenter un peu plus les conflits avec son réseau de distribution.

Une vision à court terme ?

Pour Jay McBain, chief analyst partnerships & ecosystems au sein du cabinet Canalys qui a publié une tribune sur Linkedin, si cette stratégie sera payante pour Broadcom d’un point de vue économique à court terme, sur le long terme, elle pourrait échouer. Jay McBain parle même de la décimation d'une marque technologique légendaire, reconnue pour son excellence, et les partenaires sont déjà très nombreux à aller chercher des alternatives ailleurs. Ces propos s’appuient sur un mini sondage qui indique que 70 % des partenaires du monde entier recherchent activement des alternatives à VMware et que 50 % d’entre eux souhaitent même se séparer de Broadcom de toute urgence. Cette actualité est en totale contradiction avec les propos de Hock Tan, président et CEO de Broadcom, qui indiquait lors du dernier VMware Explore en novembre dernier que le channel était essentiel pour eux.

Broadcom avait déjà amorcé de nombreux changements, avec notamment l’annonce de la fin des licences perpétuelles. En clair, les entreprises détenant des licences perpétuelles et des contrats de support associés passeront à des offres par abonnement avec, à la clé, des hausses tarifaires, quand elles changeront de version. Là aussi pour les habitués du modèle licence, la migration vers un modèle de type Opex est toujours une phase de transition délicate, ceux qui ont déjà franchi ce modèle peuvent en témoigner. En soi, on ne peut pas non plus jeter la pierre à Broadcom, ce modèle de licence perpétuelle est de toute façon voué à évoluer au profit du mode de souscription par abonnement qui se généralise. D’ailleurs, VMware était déjà en transition vers un modèle d'abonnement depuis plus d'un an selon Krish Prasad, vice-président senior et directeur général de la division VMware Cloud Foundation. En outre, Broadcom entend aussi limiter la version gratuite de l'hyperviseur de type 1 ESXi de VMware.

Regroupement des offres et augmentation des prix à venir

Enfin, Broadcom ne s’arrête pas là puisqu’il rationalise les activités de VMware, le portefeuille de produits se resserre donc vers deux offres phares, à savoir la suite Cloud Foundation autour du cloud hybride/privé et la suite de virtualisation vSphere Foundation et ses services. Par exemple, pour les clients recherchant une solution HCI, VMware proposera simplement vSAN en tant que module complémentaire à vSphere Foundation. Le sort de VxRail développé avec Dell (20 000 clients, avec près de 300 000 nœuds déployés dans le monde) est aujourd’hui incertain, seul le support est vraiment garanti. En revanche, Carbon Black, l’activité cybersécurité de VMware semble avoir repris son indépendance. Quant aux solutions utilisateurs finaux des hyperviseurs Workstation et Fusion, sans oublier les plate-formes UEM Workspace One et VDI Horizon, elles sont revendues au fonds d’investissement KKR qui possède déjà Alludo, éditeur de l’hyperviseur Parallels.

Concernant les tarifs de VMware, de nombreux experts et utilisateurs s’attendent à une augmentation significative due à un regroupement des offres même si Broadcom tente de les rassurer sur ce point. Selon Marc Dollois, dirigeant de la filiale française de VMware by Broadcom, beaucoup de fausses informations circulent dans les médias et les réseaux sociaux : « Sur la prétendue augmentation des prix due au regroupement des offres, il n’y en a pas et rien n’empêche nos clients de consommer les offres en stand-alone dans notre catalogue. De même, sur la fin des licences perpétuelles, n’oublions pas que VMware avait déjà annoncé il y a deux ans le passage à la souscription. Bien d’autres éditeurs l’ont fait avant nous… Quant à l’offre de produits, oui nous l’avons rationalisé et nous allons clairement vers cette modernisation qu’est l’hybridation avec VCF et vSphere Foundation, nos clients attendent ces changements pour répondre à tous les nouveaux usages d’aujourd’hui. Enfin, nous avons envoyé un nouveau contrat à nos partenaires actifs en France et tous l’ont reconduit. » Dans un communiqué de presse publié en juin 2022, le Cigref s’inquiétait déjà du rachat de VMware par Broadcom avec une forte hausse des tarifs attendue.

Article 2 sur 8

Les concurrents de VMware se frottent déjà les mains

Par Benoît HuetPublié le 15 mars 20245 min de lecture

C’est de bonne guerre, les partenaires qui se sentent abandonnés par VMware commencent à être courtisés par les concurrents, Nutanix en tête qui a déjà dressé 9 prédictions sur les conséquences inattendues de ce VMware by Broadcom. L’auteur de ces prédictions, Lee Caswell, vice-président directeur du marketing des produits et des solutions, le reconnaît, de nombreux clients VMware demandent désormais conseil à Nutanix sur la manière de minimiser leur exposition à ces changements de Broadcom. Il faut dire que Nutanix est l’un des rares acteurs sur le marché à avoir une couverture très large de solutions et services concurrentes de VMware. Connu historiquement pour sa solution HCI, Nutanix s’est transformé en une plate-forme de services multiples cloud (privé, public et/ou hybride) avec comme brique de base son hyperviseur AHV. « Notre réponse, c’est d’abord la continuité de notre positionnement que nous construisons depuis des années. De ce fait, nous sommes aujourd’hui l’alternative la plus complète et crédible du marché, reconnue de notre écosystème de partenaires, lesquels sont formés pour opérer ces migrations », résume Guillaume André, directeur général de Nutanix France. Non seulement, l’éditeur de San José va renforcer son réseau de partenaires mais il fait de même avec ces partenaires technologiques comme Red Hat autour d’OpenShift et, plus récemment, Cisco qui avait arrêté son offre HCI Hyperflex. Typiquement avec ce qui se passe en ce moment, le cas client de Cdiscount, qui a basculé ses milliers de VM sous VMware vers AHV de Nutanix, devrait se reproduire régulièrement, d’ailleurs la coopérative UpCoop (voir cas client en partie 6) est un autre exemple. Et pour faciliter les migrations, Nutanix propose son outil Move. « Nous enregistrons 10 000 workloads migrés chaque mois vers Nutanix », précise d’ailleurs Stéphane Berthaud, directeur technique de Nutanix France.

De son côté, Jeff Ready, CEO de Scale Computing, compte bien profiter également de l’opportunité pour capter les clients et les partenaires de VMware By Broadcom, il a du reste récemment déclaré au site américain CRN d’avoir enregistrer en un an près de 10 fois plus de demandes de partenaires VMware et d’utilisateurs finaux souhaitant passer à Scale Computing. Des centaines de partenaires auraient ainsi rejoint le fournisseur. Ce dernier a même lancé une offre VMware « Rip and Replace » qui offre aux partenaires une réduction de 25 % sur toute licence VMware passant à Scale Computing. Rappelons que Scale Computing défend son approche hyperconvergée et de virtualisation tout-en-un avec SC//Platform (hyperviseur SC//Hypercore intégré et basé sur KVM) en mettant en avant plusieurs points forts. Déjà la simplicité avec une plate-forme qui peut être configurée en quelques minutes, cette simplicité s'étendant aussi aux fonctionnalités telles que les sauvegardes automatisées, l'allocation des ressources et la mise à l'échelle. Ensuite, la rentabilité, les coûts de licences seraient largement moins chers que ceux de VMware, de l’ordre de 60 à 70 %. Etant donné l’approche tout intégrée de Scale Computing, il n'est en effet pas nécessaire d'acheter des licences distinctes pour les logiciels de virtualisation, le stockage et les solutions de sauvegarde. La sauvegarde intégrée est d’ailleurs, là aussi, un point fort de SC//Platform, cela réduit le besoin de recourir à des fournisseurs tiers. Enfin, Scale Computing vante l’efficacité de son support.

Chez Citrix (désormais Cloud Software Group) qui n’a pas répondu à nos demandes d’interviews, la reprise en main de XenCenter est en cours avec la fin de la version open source. Pour mémoire, XenCenter est une console dédiée à la gestion de Citrix Hypervisor anciennement connu sous le nom XenServer dans des environnements Windows. Quant à l'acquisition de XenSource (créateur de l'hyperviseur open source Xen) par Citrix, elle remonte à 2007. Face à VMware, citons bien sûr Microsoft qui n’a pas non plus souhaité répondre à nos questions sur le sujet. L'éditeur de Redmond s’aligne entre autres avec Hyper-V, son hyperviseur lancé en 2008 qui avait été intégré à Windows Server pour contrer, sans grand succès à l’époque, l’hégémonie de son concurrent. Hyper-V est intégré à la plate-forme d’infrastructure hyperconvergée de Microsoft Azure Stack HCI.

Enfin, pour Mos Amokhtari, directeur solution architecture chez Red Hat, l’objectif n’est pas de remplacer VMware mais d’être dans une logique de modernisation avec cette capacité de passer à des applications cloud native avec virtualisation et conteneurisation. Dans son approche, Red Hat met donc en avant OpenShift Virtualization (voir partie 5), une solution qui permet aux équipes d'administration d'intégrer des machines virtuelles à des workflows conteneurisés en exécutant une machine virtuelle au sein d'un conteneur. De là, elles peuvent déployer et gérer des machines virtuelles parallèlement à des conteneurs, le tout depuis une seule interface. En parallèle à OpenShift Virtualization, Red Hat supporte bien sûr OpenStack déjà en production dans plusieurs organisations, notamment chez certaines grandes banques et quelques grands acteurs de télécommunications. Le rachat de VMware pourrait donc donner un coup de fouet aux entreprises qui souhaitent migrer vers un OpenStack de classe entreprise comme le propose l’éditeur américain.

Les hyperscalers en embuscade

Le rachat de VMware par Broadcom ne profitera-t-il finalement pas aux grands acteurs du cloud public comme Azure, AWS et GCP ? On peut effectivement se poser la question car VMware a historiquement facilité la création de clouds privés dans les entreprises mais a aussi démocratisé une multitude d’opérateurs de clouds publics et hybrides, tous représentant aussi des petits concurrents à ces hyperscalers. Depuis le rachat, la politique menée par Broadcom va dans le sens inverse en se concentrant uniquement sur les plus gros clients et ne semble pas vouloir conserver ce marché des plus petits acteurs. Un signe qui pourrait ainsi encourager cette typologie d’entreprises à délaisser ou à externaliser leur infrastructure VMware vers le cloud public de l’un de ces trois grands acteurs, tout trois étant aussi des partenaires de VMware.

Article 3 sur 8

Vers une montée en puissance des alternatives open source

Par Benoît HuetPublié le 15 mars 20246 min de lecture

D’autres alternatives de virtualisation des serveurs en open source existent, comme Proxmox (actuellement en version 8.1), un dérivé de KVM mis au point par des développeurs autrichiens en 2008, avec un support limité aux heures ouvrables autrichiennes. Pour Aurélien Violet, chief marketing officer chez Enix, la solution de virtualisation VE est très aboutie techniquement et elle a déjà prouvé sa stabilité et ses performances en production. La société française Enix (25 employés, entreprise reconnue notamment dans le monde du Devops et de Kubernetes) l’exploite notamment pour proposer Private Cloud, sa solution de cloud privé infogéré. « Notre solution est accessible sur n'importe quel environnement bare metal. Suivant les besoins client, nous l'opérons on-premise depuis nos datacenters en France, ou sur les offres bare metal de fournisseurs tiers, par exemple, chez nos partenaires cloud souverain OVHcloud ou encore Scaleway », explique Aurélien Violet. Couplée à Backup Server pour la sauvegarde et aux bonnes solutions réseaux et de stockage, VE est pour les entreprises une alternative solide aux solutions VMware. Bien sûr, l’un des avantages de Proxmox est le prix, sa mise en œuvre est bien moins onéreuse que les solutions VMware à iso services. Pour une entreprise, le coût d'une plate-forme basée sur Proxmox ne réside pas dans des licences ou des abonnements à VE et Backup Server, il est lié à sa mise en œuvre (notamment l'intégration avec stockage & réseau) et au maintien en conditions opérationnelles, mais aussi au support global de la plate-forme basée sur VE/Backup Server. De plus, c’est très simple de faire de la conteneurisation sur une plate-forme virtualisée avec Proxmox. Sur le marché, Proxmox est encore peu connue par les entreprises. « Depuis le rachat de VMware, nous sommes justement dans cette phase de promotion de notre solution packagée basée sur Proxmox. A ce titre, nous sommes en discussion avec les grands réseaux d'intégrateurs et distributeurs IT pour la promouvoir ensemble. Cela dit, avant même le rachat, certaines entreprises envisageaient déjà une migration. Chez Enix, nous comptabilisons des sociétés qui étaient d'anciens clients VMware et qui ont franchi le pas en migrant vers notre solution, on peut ainsi citer Econocom ou encore les éditions Weka. Sur leurs plate-formes, nous affichons des taux de disponibilité de 99,99 % qui n'ont rien à envier aux autres solutions plus connues du marché », souligne Aurélien Violet et d’ajouter : « D’ici quelques mois, avec la fin des licences perpétuelles et l'augmentation significative des prix de VMware, nous devrions commencer à assister à des migrations bien plus massives. »

De Proxmox à XCP-ng

Face à Proxmox et à VMware, se positionne aussi l’entreprise française Vates qui propose depuis 2009 son orchestrateur historique Xen Orchestra pour XenServeur et qui a créé en 2018 son hyperviseur XCP-ng (v.8.3 en beta aujourd’hui), un fork open source de XenCenter. L’histoire racontée par Olivier Lambert, CEO et co-fondateur de Vates, sur la genèse de XCP-ng est passionnante. En résumé, c’est une réponse à Citrix qui a cessé de proposer la version gratuite de XenServer. Depuis 2020, XCP-ng est même sous l'égide de la Linux Foundation. Véritable épine dans le pied pour Citrix, la société Vates a donc réussi son pari avec son offre packagée (plate-forme Xen Orchestra, hyperviseur XCP-ng, support et accompagnement associés) en se positionnant aujourd’hui, selon Olivier Lambert, comme l’alternative open source à VMware. Vates est même reconnu dans le guide marché du Gartner en 2022 pour la virtualisation du serveur. « Si nous réalisons 60 % de nos revenus aux USA, notre volonté est bien d’être un acteur européen reconnu, nous y travaillons à soutenir une offre souveraine avec des acteurs cloud français et européens », souligne d’ailleurs Marc-André Pezin, directeur marketing, communication et sales de Vates. Aujourd’hui, Vates emploie 60 personnes dont une importante équipe de développeurs qui cherchent toujours à faire évoluer l’offre, principalement avec des partenaires qui disposent d’une expertise dans leur domaine. Par exemple, dès ce mois de mars, Vates lance son offre HCI Xostor en partenariat avec Linbit qui va permettre de gérer un pool de stockage depuis Xen Orchestra. De même, pour répondre à l’équivalent NSX de VMware, Vates va s’associer avec Byos pour proposer une première version d’un outil d’orchestration d’ici à la fin de l’année. Depuis 2022, qui correspond à l’officialisation du rachat de VMware par Broadcom, les ventes s’accélèrent fortement pour Vates en France et à l’international, à en croire Marc-André Pezin, surtout pour la cible principale visée par l’éditeur, à savoir les entreprises de 3 à 500 serveurs.

OpenNebula, un orchestrateur multi-hyperviseur concurrent à VMware

De son côté, la communauté OpenNebula propose aussi avec sa plate-forme OpenNebula 6.8 une alternative open source à VMware, surtout quand elle est associée à l’hyperviseur KVM. Cela dit, l’orchestrateur OpenNebula supporte aussi en plus d’ESXi et KVM, l’hyperviseur Xen et travaille avec les outils de virtualisation Firecracker et LXC. La communauté reprend bien sûr l’argument prix comme principal atout mais aussi la souplesse d’utilisation et l’indépendance des fournisseurs. A noter qu’OpenNebula peut aussi déployer et orchestrer des clusters Kubernetes via l'appliance virtuelle OneKE. Parmi les entreprises qui utilisent OpenNebula, citons The Qt Company, une société finlandaise qui fournit un environnement de développement. En effet, Qt utilisait VMware vSphere pour créer et exécuter des machines virtuelles mais face au prix excessif des licences ESXi pour ses besoins, l’entreprise s’est tournée en 2020 vers OpenNebula après avoir choisi initialement Open Stack. Pour Tony Sarajärvi, responsable technique chez Qt, OpenNebula était plus léger qu'OpenStack et la société n’avait pas besoin de tous les modules sophistiqués adossés à OpenStack. Après plus de trois ans d'utilisation d'OpenNebula en production, Qt apprécie cette tâche simple de générer quatre millions de machines virtuelles par an qui ne vivent que quelques minutes, avant d'être détruites. Autre exemple, le Département Flamand de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire en Belgique utilise OpenNebula depuis cinq ans, avec près de 800 déploiements chaque semaine, quatre clusters (six hôtes de calcul chacun), quatre clusters de stockage (Ceph +/-400 To chacun) et 2000 VM et plus (dont 500 sont des bases de données PostgreSQL).

Systancia, challenger français pour le VDI

« Le Workspace est devenu très cher contrairement au Workplace », interpelle avec un certain humour Bernard Debauche, directeur marketing produit chez Systancia, faisant ainsi référence à sa solution VDI Systancia Workplace moins chère que les concurrentes Citrix Workspace et VMware Workspace One/Horizon. « Nous avons déjà plusieurs victoires à notre actif sur des entreprises historiquement sous Citrix qui se plaignaient de leur politique tarifaire trop onéreuse et qui souhaitaient ainsi migrer vers une offre alternative comme la nôtre. Le même constat se produit aujourd’hui avec VMware dont les prix vont augmenter et, plus est, l’avenir de l’offre VDI de VMware est incertaine », précise à son tour Xavier Hameroux, chief revenue officer chez Systancia. En profitant de ces deux soubresauts, Systancia, le challenger français du VDI, compte bien en profiter. « En interne, nous mettons déjà en place une BU (Business unit) dédiée et nous allons renforcer notre réseau de revendeurs qui se sentent de plus en plus esseulés face aux politiques de Citrix et de VMware. Nous envisageons de passer à une vingtaine de partenaires très qualifiés contre une dizaine aujourd’hui », explique Bernard Debauche. La vraie différence avec les offres concurrentes se fera sur le prix car, techniquement, les solutions sont plutôt matures aujourd’hui. « Notre solution VDI Systancia Workplace couvre les besoins classiques, nous sommes ainsi capables de gérer des centaines et des milliers de postes. Chez Systancia, nous proposons surtout une méthodologie de migration », conclut ainsi Xavier Hameroux.

Article 4 sur 8

Conteneurisation et virtualisation, des solutions plutôt complémentaires

Par Benoît HuetPublié le 15 mars 20243 min de lecture

Oui, il est possible de déployer des conteneurs et Kubernetes directement sur des serveurs physiques (en mode bare metal) même si la gestion d’un cluster de conteneurs reste plus complexe et que sa sécurité de base, à en croire certains de nos interlocuteurs dans le dossier, n’est pas d’un niveau aussi élevé. Pour Mos Amokhtari, directeur solution architecture chez Red Hat, ce n’est plus un problème de sécurité, la conteneurisation progresse et trouve surtout sa place dans des nouveaux projets. Un dernier point que partage Stéphane Berthaud, directeur technique de Nutanix, qui cite l’exemple de l’entreprise ANSC (Agence nationale de sécurité civile), créée en 2018, en charge du projet NexSIS 18-112, le système d’information unifié des sapeurs-pompiers sur l’ensemble du territoire national. En clair, l’ANSC propose un système mutualisé et centralisé capable de dialoguer avec les systèmes existants déployés dans chaque département et faciliter l’interconnexion avec l’ensemble de l’écosystème IT de la sécurité civile. Et pour cela, l’ANSC a opté dès le départ pour la plate-forme Nutanix Cloud Infrastructure afin de déployer des clusters Kubernetes en IAS (Infrastructure As Code) avec une chaîne de livraison continue (CI/CD).

Hors nouveaux projets, c’est plus complexe comme le rappelle Mos Amokhtari : « Aujourd’hui, la conteneurisation sur du bare metal est surtout un chantier de refactoring qui reste coûteux pour du legacy. C’est un travail long même si Red Hat fournit aussi des outils et templates pour faciliter la migration. De nombreuses applications d'entreprise existantes s'exécutent sur des machines virtuelles (VM) et continueront de le faire pendant longtemps. » Pour ces raisons, virtualisation et conteneurisation sont surtout qualifiées de complémentaires. Red Hat propose d’ailleurs OpenShift Virtualization Enterprise (aussi connu sous KubeVirt en version communautaire) - toujours en cours de développement - qui promet d'exécuter des machines virtuelles parallèlement à des conteneurs depuis la même plate-forme, avec à la clé, une simplification de la gestion et une réduction des délais de production. Les entreprises peuvent ainsi tirer parti des investissements déjà réalisés en matière de virtualisation et profiter de la simplicité et de la rapidité qu'offre cette plate-forme d'applications moderne. Techniquement, OpenShift Virtualization exploitent des pods lesquels fonctionnent sur du KVM.

Aurélien Violet, en charge des produits et du marketing chez Enix, défend aussi cette complémentarité : « La virtualisation de serveur apporte de l'isolation et donc de la sécurité, elle facilite également la gestion de l'infrastructure par rapport à du serveur bare metal (migration de VM à chaud, résilience aux pannes hardware, meilleure utilisation des CPU modernes aux très nombreux core, simplification des backups et snapshots...). De son côté, la conteneurisation apporte une couche d'abstraction supplémentaire, elle permet la mutualisation des ressources entre les applications sur un seul et même OS tout en simplifiant et accélérant leur intégration et leur déploiement. L'orchestration des conteneurs avec Kubernetes apporte par ailleurs de la portabilité, de la résilience et elle facilite la maintenance et l'opération des plates-formes. Pour combiner ces avantages, sur la plupart des plates-formes de nos clients, nous avons d'ailleurs déployé et opéré des clusters Kubernetes qui tournent sur notre solution Proxmox Private Cloud. » Même avis sur la complémentarité pour Marc-André Pezin, directeur marketing, communication et sales chez Vates. A ce titre, l’éditeur est en train de mettre au point le projet Pyrgos construit sur Xen Orchestra et qui permet de déployer facilement des clusters Kubernetes prêts pour la production au-dessus de leur infrastructure XCP-ng/Xen Orchestra. En attendant, Vates propose deux méthodes possibles au-dessus de sa plate-forme de virtualisation pour déployer des clusters Kubernetes : l’utilisation du provider Packer/Terraform, une approche Infra as code permettant aux utilisateurs de faire leur propre recette, ou se connecter à un provider type Rancher pour pouvoir créer son cluster sur XCP-ng directement depuis un provider.

Article 5 sur 8

UpCoop migre vers Nutanix

Par Benoît HuetPublié le 15 mars 20242 min de lecture

UpCoop, société coopérative (3 122 salariés dans le monde pour un chiffre d'affaires de 640 millions d’euros en 2022) connue pour son titre restaurant UpDejeuner, a migré vers un environnement entièrement Nutanix pour se doter d’une architecture plus moderne. Déjà, l’entreprise a été séduite par l’hyperconvergence qui lui a permis de réduire ces goulets d’étranglement en distribuant la charge sur tous les nœuds même si, comme le reconnaît Lyess Aboud, coordinateur des opérations informatiques d’UpCoop, l’ancienne infrastructure était surdimensionnée : « Nous étions régulièrement confrontés à des contentions sur les échanges de données avec nos bases. » UpCoop a d’ailleurs profité de cette migration pour abandonner son hyperviseur existant au profit de AHV afin de bénéficier pleinement des avantages d’une infrastructure hyperconvergée homogène. Pour cela, la coopérative s’est appuyée sur le savoir-faire de Spie. « Aujourd’hui, nous disposons réellement de la très haute disponibilité grâce à notre architecture distribuée : les points de contention ont disparu, de même que les incidents liés, entre autres, aux campagnes de mises à jour », souligne Lyess Aboud dans un communiqué.

Démarrée en janvier 2022, la migration des 700 VM de la coopérative s’est terminée six mois plus tard. Ces VM sont désormais hébergées sur 10 nœuds Nutanix pour la partie production et 8 nœuds côté PRA. En faisant le choix de Nutanix, la coopérative a réussi à combiner une infrastructure gérée et maîtrisée en interne avec la possibilité de déborder si besoin dans le cloud, grâce aux solutions Nutanix Kubernetes Engine et NC2 pour le développement d’un environnement multicloud hybride qui ont pesé dans leur décision finale. L'environnement Nutanix a apporté trois bénéfices à UpCoop : une réduction significative des incidents, une flexibilité accrue et une sécurité renforcée. La réduction significative des incidents a permis la disparition des dégradations de service comparativement à 2 incidents par mois en moyenne. La flexibilité accrue a été obtenue grâce aux solutions Nutanix Kubernetes Engine et Nutanix Cloud Clusters (NC2) pour pouvoir monter en charge facilement dans le cloud. Et enfin la sécurité renforcée grâce à la micro-segmentation du réseau via la solution Flow Network Security.

Article 6 sur 8 · Contenu Partenaire

Cloud automation : éviter l'enfermement propriétaire est la base de toute stratégie

Proposé par NutanixPublié le 15 mars 20245 min de lecture

Contenu Partenaire

Christophe Bardy, Senior System Engineer chez Nutanix

Parallèlement aux outils d’automatisation propriétaires, les technologies issues du monde open source telles que Terraform ou Ansible se sont largement répandues ces dernières années, accompagnant la montée en puissance du multi-cloud et des approches DevOps. L’adoption massive de ces technologies open source s’explique par la facilité d’accès aux compétences : « il est bien plus simple de trouver des compétences de scripting en python que les mêmes compétences appliquées à des langages propriétaires » souligne Christophe Bardy, Senior System Engineer chez Nutanix.

Limiter la dépendance aux outils d’automatisation propriétaires : l’approche Nutanix

Fort de ce constat, Nutanix a fait le choix de répondre aux besoins d’automatisation en conservant une posture ouverte à l’égard des technologies open source Terraform et Ansible. La plateforme Nutanix propose une solution d’automatisation qui simplifie la gestion des environnements applicatifs en mode self-service et répond aux besoins dynamiques de certains utilisateurs tels que les développeurs, tout en réduisant les erreurs humaines (configurations, conduite des opérations). « Mais cette plateforme n’a pas pour but d’être l’Alpha et l’Omega de l’automatisation, ni d’être une énième solution propriétaire » explique Christophe Bardy. « Sa vocation première est plutôt de permettre à nos clients de créer très simplement un catalogue de services internes exposables via un portail utilisateur ». Et pour cela, Nutanix Self Service peut s’appuyer sur les scripts Terraform, Ansible ou les scripts Python déjà créés au sein de l’organisation.

De plus, avec l'adoption croissante de Kubernetes et des applications conçues pour le cloud natif, une nouvelle discipline a émergé : le platform engineering. « Cette discipline s’appuie massivement sur l’automatisation et notamment sur la banalisation des pratique dites GitOps » poursuit Christophe Christophe Bardy. « Elle a pour but de simplifier la mise à disposition de ressources d’infrastructure en mode Infrastructure as Code, pour servir les besoins des développeurs notamment. »

Partant de ces constats, Nutanix a fait le choix de proposer une plateforme d’automatisation capable de répondre à un large spectre de besoins en matière d’automatisation :

1/ Simplifier un grand nombre de tâches au sein même de sa plateforme ; 2/ Provisionner des charges de travail en s’appuyant sur un catalogue d’APIs ouvertes afin de capitaliser sur les couches d’automatisation tierces existantes ; 3/ Mettre à disposition des services à plus forte valeur ajoutée comme des bases de données as a service.

1/ Une plate-forme largement automatisée

La plate-forme Nutanix s’appuie sur un puissant mécanisme basé sur des catégories, que les administrateurs peuvent associer directement aux différentes entités comme des VMs. Lorsqu’une catégorie est attachée à une VM, cette dernière hérite par exemple de toutes les politiques de sécurité, de réplication ou de qualité de service liées à cette catégorie. Ansi, il n’est plus nécessaire de rédiger un script ou d’automatiser l’application de ces politiques aux VMs. Le lien se fait automatiquement au niveau de la plate-forme, limitant les erreurs humaines. « Imaginons qu’une VM change de domaine, par exemple une application classique qui rentre dans un nouveau périmètre OIV, nécessitant une mise à niveau de la politique de sécurité » précise Christophe Bardy. « Il suffira alors d’appliquer la catégorie OIV pour que cette machine hérite automatiquement des caractéristiques de sécurité d’un workload défini OIV. »

De même pour la sécurité, les mécanismes de durcissement de la plate-forme et de l’hyperviseur sont automatisés (via l’application automatique de STIG – Security Technology Implementation Guide) ainsi que la remédiation des déviations via un démon SaltStack. « Dans la pratique, cela signifie que nos clients n’ont pas à lire un guide de durcissement de 200 pages et à concevoir eux-mêmes les automatisations pour l’appliquer à tous leurs serveurs et assurer le maintien de leur posture de sécurité en cas de déviations » assure Christophe Bardy.

2/ Une approche « API First » pour l’ensemble des services

« Le deuxième axe pour répondre aux besoins d'automatisation de nos clients est de mettre à leur disposition des API ouvertes pour l'ensemble de nos services et outils, ainsi que les profils Terraform et les collections Ansible nécessaires pour automatiser leurs infrastructures ». poursuit le System Engineer. La plateforme facilite ainsi la consommation des APIs, non seulement en les documentant mais surtout en délivrant des profils Terraform et des collections Ansible déjà construits, évitant ainsi de passer par une phase d’apprentissage de l’API parfois longue et coûteuse en énergie.

Sur le terrain, cela se traduit par la capacité à industrialiser le provisionnement des ressources de base, telles que la création de clusters d'infrastructure, la configuration des réseaux virtuels, la définition des rôles d'administration et la gestion des accès. « Mais la plateforme Nutanix permet d’aller plus loin, avec par exemple le provisionnement automatisé de ressources de bases de données ou la mise à disposition de clusters Kubernetes » ajoute Christophe Bardy.

Certains clients Nutanix ont poussé l'automatisation encore plus loin en industrialisant le provisionnement complet de leurs stacks applicatives via des API et des fournisseurs Terraform. Cette approche a permis une réduction significative du time-to-market, tout en minimisant les erreurs humaines. Un processus réalisable sans recours à l'interface graphique, au demeurant très intuitive, simplifiée et complète.

3/ Une démarche d’automatisation étendue à des domaines applicatifs plus avancés

Cette philosophie d’automatisation s’étend à tous les services Nutanix à forte valeur ajoutée.

Par exemple, Nutanix Database Services (NDB) automatise le déploiement, la protection et le clonage des bases de données, ce qui simplifie considérablement les processus. Selon Christophe Bardy, « le déploiement d'une base de données pour un utilisateur en production, qui prendrait environ 10 jours en temps normal, peut être réduit à 3 ou 4h selon le type de base de données provisionnée ».

Dans un contexte où les demandes de bases de données proviennent souvent des développeurs ou des utilisateurs finaux via différents portails de services, Nutanix facilite également l'intégration de ses outils avec des environnements tiers, tels que ServiceNow, grâce à des API accessibles. « Par exemple, un client peut interagir avec notre outil de base de données via ServiceNow, permettant une provision rapide et précise des bases de données selon les besoins métier, réduisant ainsi le délai de 10 jours à seulement 10 minutes ». De plus, cette approche garantit une uniformité dans la livraison des bases de données, minimisant les erreurs de provisionnement et de configuration.

Enfin, Nutanix a récemment annoncé le lancement de NDK (Nutanix DataServices for Kubernetes), dont l’objectif est de permettre aux organisations de protéger leurs workloads conteneurisés. Assimilable à un automate spécialisé, NDK tire parti des fonctions de snapshot et de réplication de la plate-forme Nutanix pour les étendre aux environnements Kubernetes. « Il va ainsi permettre à nos client K8S de définir dans leurs manifestes de déploiement Kubernetes, les règles de protection à mettre en œuvre par la plate-forme, et ce application par application » conclut Christophe Bardy.

Article 7 sur 8 · Contenu Partenaire

MSP : 7 raisons de s'appuyer sur Nutanix pour moderniser votre offre de services

Proposé par NutanixPublié le 15 mars 20245 min de lecture

Contenu Partenaire

François Saint-Michel, Systeme Engineering Manager chez Nutanix

En exploitant une plateforme dont les services peuvent être consommés à la demande, quel que soit l’emplacement de la donnée – à la manière des grands cloud providers – les fournisseurs de services managés ont aujourd’hui l’opportunité de se positionner comme des accompagnateurs de premier plan dans la recherche de solutions alternatives à VMware. Plus simple à exploiter, sécurisée, ouverte à l’open source et dotée d’une grande richesse fonctionnelle, « les MSP trouvent dans la plateforme Nutanix un moyen de répondre rapidement aux enjeux de leurs clients en modernisant leurs offres de services, qui ne s’arrêtent plus seulement au IaaS, tout en s’affranchissant de la complexité des infrastructures sous-jacentes » souligne François Saint-Michel, System Engineering Manager chez Nutanix.

« Pour franchir un cap, la garantie de souveraineté des données – qui fait toute la force des MSP – doit aller de pair avec la capacité à proposer de nouvelles offres clés en main, dans un time to market très court ». La plateforme Nutanix peut servir de rampe de lancement pour impulser cette dynamique et permettre aux MSP de répondre à des enjeux auparavant non traités dans leurs offres de services.

Illustration en sept points clés :

1/ Moderniser le parc applicatif des clients au travers de services de conteneurisation

Les services de conteneurisation Nutanix reposent sur l’offre de Kubernetes (K8S) managé, qui représente une solution robuste et flexible pour les entreprises cherchant à moderniser leur infrastructure et à adopter des architectures orientées conteneurs. « La plateforme permet des déploiements rapides, un point essentiel pour les MSP qui doivent répondre rapidement aux besoins changeants de leurs clients » précise François Saint-Michel. De plus, la simplicité de la plateforme garantit une prise en main aisée pour les équipes DevOps, en respectant pleinement l'esprit de Kubernetes. « Basée sur Vanilla Kubernetes, la plateforme est conforme aux standards de la Cloud Native Computing Foundation (CNCF) et offre une expérience authentique de Kubernetes » précise le System Engineering Manager. Cette approche permet aux équipes DevOps de facilement prendre en main la plateforme, en bénéficiant d'une familiarité avec les principes et les fonctionnalités de Kubernetes, ce qui simplifie considérablement le déploiement et la gestion des applications conteneurisées. Bien qu’open source, la solution K8S est entièrement supportée Nutanix, avec un Net Promoter Score (NPS) moyen supérieur à 90 depuis plus de 9 ans.

2/ Protéger les données et opérer des plans de reprise d’activité de manière quasi transparente

Nutanix propose une solution de protection des données intégrée offrant de la simplicité aux MSP en matière de sauvegarde et de récupération des données de leurs clients, tout en éliminant le besoin de recourir à des solutions de PRA/PCA tierces. En plus de garantir les niveaux de RPO souhaités par clients, la plateforme permet de parfaitement maîtriser les temps de reprise (RTO), via l’ordonnancement de la reprise applicative. Elle permet également de tester ces PRA à n’importe quel moment afin de s’assurer du bon fonctionnement des procédures, sans prendre le risque de couper sa production. « Toute la démarche s’inscrit dans la philosophie d’ouverture de la plateforme », explique François Saint-Michel, « dans la mesure où Nutanix est compatible avec l’ensemble de l’écosystème, notamment les acteurs de la sauvegarde qui seront ici complémentaires pour renforcer la protection des données. »

3/ Délester les DBAs des tâches répétitives d’administration

Les solutions de gestion des bases de données (DBaaS) proposées par Nutanix visent à simplifier et automatiser les tâches chronophages associées à leur gestion (configuration, protection, clonage d’environnement, mise à jour des BDDs, etc.), permettant ainsi de soulager les équipes d’administrateurs et de libérer leur temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée. Grâce à l’interface de gestion unifiée, les DBAs peuvent également gérer l’ensemble de l’infrastucture de bases de données à partir d’une seule et même console.

Enfin, Nutanix prend en charge PostgreSQL et assure son support grâce à des équipes dédiées, démontrant une nouvelle fois son engagement envers l'open source et sa volonté d'offrir des solutions flexibles et évolutives qui répondent aux besoins diversifiés des clients et des applications.

4/ Proposer de nouveaux services d’IA rapidement : illustration avec Nutanix GPT-in-a-Box

Nutanix a pour ambition de faciliter la fourniture de services d'intelligence artificielle (IA) et de chatbot grâce à son offre GPT-in-a-box. « La solution offre un framework d'IA complet, intégrant des modules open source tels que Kubeflow et PyTorch, le tout dans une architecture optimisée pour la performance, la fiabilité et la sécurité » souligne François Saint-Michel. Une rampe de lancement idéale pour développer et déployer rapidement des modèles d'IA pour une variété d'applications, allant des chatbots aux systèmes de recommandation en passant par le traitement du langage naturel, par exemple. En s’appuyant sur cette solution, les MSP ouvrent le champ des possibles à leurs clients.

5/ Répondre à des cas de débordement et d’hybridation chez des cloud providers tierces

Nutanix offre aux MSP la capacité d'hybrider facilement les charges de travail entre l'infrastructure on-premise et les environnements cloud tiers. Grâce à une intégration étroite avec les principaux fournisseurs de cloud, la plateforme offre une gestion unifiée de l'ensemble de l'infrastructure, permettant aux MSP de déplacer facilement les charges de travail selon les besoins des clients, sans compromettre les performances ou la disponibilité.

Là encore, la console Nutanix offre une gestion centralisée de l'ensemble de l'infrastructure, permettant aux MSP de surveiller et de gérer les charges de travail débordantes et les environnements cloud depuis un point central unique.

6/ Proposer des services de stockage à la demande

Pour les MSP souhaitant proposer des services de stockage à la demande à leurs clients, l’environnement Nutanix offre de puissantes capacités pour différents types d’usages : stockage de volumétries importantes de données, archivage de données froides, stockage de données de machine learning, etc. Grâce à une architecture hautement évolutive, les MSP feront évoluer facilement les capacités de stockage pour répondre à la croissance des données et aux exigences de performance des applications.

7/ Proposer des architectures résilientes

Enfin, Nutanix accorde une grande importance à la sécurité et à la conformité des données. Ses architectures hautement résilientes, simples à manager, offrent des vues précises sur l’utilisation des datas (audit, anomalies, …) autour du triptyque prévention, détection et récupération.

Les solutions de stockage de Nutanix intègrent des fonctionnalités avancées de sécurité, telles que le chiffrement des données, la gestion des accès basée sur les rôles et la conformité aux normes réglementaires, ce qui garantit la sécurité et la confidentialité des données des clients.

«Tout ceci avec un ROI optimisé grâce à la réduction du TCO mais aussi des Opex induite par la simplification des opérations et l’automatisation des tâches », conclut François Saint-Michel.

Article 8 sur 8 · Contenu Partenaire

Accélérer l'adoption du cloud hybride pour s'émanciper de VMware

Proposé par NutanixPublié le 15 mars 20245 min de lecture

Contenu Partenaire

Stanislas Quastana, Advisory Solution Architect chez Nutanix

Face aux risques perçus par les utilisateurs de vSphere, deux grandes alternatives viennent à l’esprit. La première est simple et radicale : opter pour un nouvel hyperviseur. La seconde s’inscrit dans une stratégie de modernisation plus globale axée sur le cloud public. Néanmoins, une telle transition apporte également son lot de défis, dont la nécessité de gérer des réseaux complexes, de restructurer les applications ou de composer avec de multiples outils d'infrastructure pour différents clouds. Si le chantier peut effrayer, des solutions existent pour sécuriser la transition.

Réduire les risques du passage au cloud

Associer solutions sur site et dans le cloud dans une approche hybride est aujourd’hui le chemin le plus couramment emprunté par les organisations qui souhaitent accélérer et sécuriser leur transition vers le cloud. « La tendance à l’hybridation et au multicloud est en train de se rationaliser » observe Stanislas Quastana, Solution Architect chez Nutanix. Alors que les applicatifs peu susceptibles d’évoluer restent le plus souvent on-premise, les technologies avancées représentant un levier de différenciation par rapport à la concurrence et nécessitant une grande réactivité ont tendance à être déportées dans le cloud public.

Plusieurs questions se posent pour opérer cette stratégie sereinement : comment réhéberger des applications dans le cloud public rapidement sans passer par un refactoring ? Comment ne pas subir le poids des infrastructures sous-jacentes et maîtriser les coûts ? Dans un contexte où les équipes sont souvent restreintes et peu familiarisées avec les mécanismes du cloud, « comment réaliser la transformation des applications et charges de travail d’un modèle traditionnel vers un modèle cloud native sans devoir changer tout l’outillage, sans multiplier les compétences, les silos, les fournisseurs », résume Stanislas Quastana. Des questions auxquelles la plateforme Nutanix apporte plusieurs réponses.

Nutanix NC2 : une capacité unique d'abstraction des infrastructures sous-jacentes

En utilisant la même plateforme sur des clouds privés et publics, Nutanix réduit considérablement la complexité opérationnelle de la migration, de l'extension ou du déploiement des applications et données entre les clouds. Un plan de gestion unique peut être mis en place pour exploiter et gérer à la fois l’infrastructure cloud privée et publique, comme un seul cloud.

La plateforme Nutanix est déployable sur tout type d'environnement : sur site, à l’edge, chez les hébergeurs traditionnels ou chez les fournisseurs de cloud public... En outre, les cloud providers proposant des solutions de bare metal pilotables par API permettent d'automatiser le déploiement de cluster Nutanix depuis les interfaces d'administration Nutanix. Nutanix Cloud Cluster (NC2) est ainsi la console unique pour déployer des clusters dans Azure ou AWS. De leur côté, les organisations conservent le contrôle complet de la partie logicielle, le matériel restant sous la responsabilité des fournisseurs.

Un chemin rapide vers le cloud public avec une capacité native de reversibilité

Afin d’accélérer le move to cloud sans passer par de coûteuses opérations de transformation ou de refactorisation, la plateforme Nutanix propose des fonctionnalités natives visant à simplifier le déplacement des applications et données entre clusters Nutanix.

« La plateforme NC2 couvre tout le spectre de la chaîne applicative de A à Z, du lieu où sont générées et traitées les données, jusqu’aux environnements où elles seront massivement transformées » précise Stanislas Quastana, et ce sans aucune adhérence à un environnement particulier. La solution permet ainsi des approches move to cloud moins risquées puisqu’elle évite la dépendance envers un hyperscaler ou un MSP en particulier. « Les migrations ne sont plus des projets en tant que tels mais simplement des opérations de déplacement basés sur des outils natifs », ajoute le Solution Architect.

Elasticité à la demande pour les développements et tests, continuité des opérations

Beaucoup d’organisations souhaitent séparer leurs environnements de production de leurs environnements de tests et d’intégration. Plutôt que d’exploiter des clusters sur site qui fonctionnent en 24/7, il est intéressant de déporter ces environnements dans le cloud public afin de réaliser tous types de tâches sans impacter la production en cas d’erreur. « Avec NC2, ces clusters peuvent être déployés en quelques heures », souligne Stanislas Quastana. Cette approche évite également les retards souvent considérables dans l’acquisition de capacités supplémentaires pour le datacenter, en exploitant les qualités du cloud public tout en maintenant un contrôle centralisé grâce à la console unifiée de gestion de l’infrastructure.

La résilience des infrastructures et la continuité d’activité constituent également des préoccupations de premier ordre. Les organisations qui souhaitent renforcer la résilience de services tels que le VDI, qui impliquent souvent de gros clusters, ont tout intérêt d’envisager des politiques de haute disponibilité en utilisant le cloud public pour fournir des ressources supplémentaires, extensibles à la demande. La plateforme NC2 permet d’exploiter facilement une région de cloud public comme site de sauvegarde secondaire et de dupliquer les entités à protéger sur site grâce au plan de gestion unifié Nutanix. Directement disponibles dans la pile Nutanix, les outils existants évitent de subir la complexité induite par des solutions de reprise après sinistre autonomes.

Optimisation des coûts via un licensing moderne et un usage intelligent des ressources cloud public

La transition d'un environnement sur site, caractérisée par des investissements en capital (CAPEX) et une gestion rigoureuse des ressources, vers des environnements cloud reposant sur des dépenses d'exploitation (OPEX), confronte les DSI à de nouveaux défis. En l'absence d'une surveillance étroite des ressources, les coûts peuvent rapidement s’envoler. Mobiles et portables d'une infrastructure vers une autre, les licences Nutanix participent à la réduction des coûts d’une migration vers le cloud public ou inversément dans le cadre d’un retour sur site.

Le mode de paiement à l’usage, autorisant une facturation à l’heure, apporte également de la flexibilité souligne Stanislas Quastana. « Les équipes peuvent très simplement envisager de déployer un environnement, l’utiliser puis le déprovisionner dans la foulée ». De plus, déployer un cluster, trouver le bon gabarit pour les machines virtuelles lors de leur migration chez un hyperscaler, provisionner le stockage de la VM sont autant d’actions chronophages et sans valeur ajoutée. « Là encore, l’ADN de simplification et d’automatisation de la plateforme Nutanix génèrent des économies substantielles », conclut le Solution Architect.