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Infrastructure & CloudGrand dossier10 articlesPublié le

Guide d'achat : les fournisseurs de services cloud alternatifs

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Les géants américains et chinois dominent le cloud public mondial, en France, AWS, Azure et Google Cloud, s'accaparent même 80 % de parts de marché selon l'autorité de la concurrence. Et pourtant, il existe de nombreuses alternatives françaises, européennes et même américaines qui ne proposent certes pas la couverture fonctionnelle d'un des trois grands hyperscalers américains, mais qui peuvent répondre déjà à de nombreux besoins et parfois avec des tarifs plus attractifs et plus transparents.

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Article 1 sur 10

Osez des fournisseurs de services cloud alternatifs !

Par La RédactionPublié le 25 octobre 20245 min de lecture

Les entreprises françaises qui migrent leurs workloads dans le cloud ont tendance à s’orienter vers les grands faiseurs du marché comme AWS, Azure ou GCP (Google Cloud Platform) et dans une moindre mesure vers Oracle (OCI), IBM Cloud ou encore Alibaba Cloud, et ce, pour de multiples raisons (facilité, opportunisme, diversité des services, pérennité des offres, acteurs reconnus dans le numérique, énorme écosystème, etc.). Le fait de choisir un leader du marché est aussi vu comme une sécurité, notamment par les grands comptes. De même, en prenant un leader du marché, personne ne fera aucun reproche au décideur qui a fait ce choix même si cela se passe mal…, c’est dommage mais c’est une réalité. Cela dit, c’est vrai, ces géants du cloud ont des atouts à faire valoir, leur puissance financière colossale leur permet d’aligner et de proposer des infrastructures matérielles et logicielles massives pour prendre en charge un grand nombre d’utilisateurs finaux, leur catalogue de services est vaste et varié dans tous les domaines (bases de données, IA, analytique, sécurité, réseau, stockage etc.). Nous pouvons presque dire qu’ils font tout, maîtrisent toute la chaîne et disposent de datacenters partout dans le monde. Selon l’autorité de la concurrence, à eux trois, Amazon, Google ou Microsoft, ils ont capté 80 % de la croissance des dépenses en infrastructures et applications de services cloud public en France en 2021. Et au cours des prochaines années, la concentration du marché français pourrait ainsi se poursuivre, toujours à leur bénéfice. 

De nombreux acteurs alternatifs 

Cela dit, face à ces hyperscalers, il existe une multitude d’acteurs alternatifs qu’ils soient français, européens ou américains qui ne cherchent pas à rivaliser avec ces grands acteurs, mais qui peuvent les concurrencer sur certaines offres très en pointe techniquement, peut-être même à des prix plus attractifs. Certains de ces fournisseurs alternatifs de services cloud s’activent aussi à marquer leurs différences pour séduire les entreprises françaises et européennes en essayant d’apporter dans leurs offres plus de garanties sur la confidentialité et l’intégrité des données, mais aussi sur les aspects de souveraineté et de respect des réglementations établies en fonction du siège social du fournisseur et de l’emplacement des serveurs. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que Schwarz Group, la société à la tête de Lidl, a créé une architecture en propre mise en œuvre en 2021. En effet, quand le groupe avait décidé à l’époque de se tourner vers le cloud, il a cherché une option en Europe pour éviter de stocker ses données dans d’autres juridictions. Et est parvenu à la conclusion qu’aucun fournisseur n’était capable de pourvoir à ses besoins.  

Selon Rahiel Nasir, directeur de recherche European Cloud Practice au sein du cabinet d’études IDC, les entreprises européennes recherchent d’abord la sécurité et la conformité, du moins dans leur choix des fournisseurs IaaS. L’analyste se base d’ailleurs sur le rapport MarketScape d'IDC ( European Public Cloud IaaS 2024 Vendor Assessment) qui met effectivement en évidence que, par rapport à d’autres marchés, l’Europe a des exigences très différentes en matière de choix et d’utilisation de solutions cloud, la sécurité et la conformité apparaissant comme les attributs les plus convoités par les organisations lorsqu’il s’agit de leurs migrations vers le cloud. Pour Servane Augier, directrice commerce et marketing chez NumSpot, il reste beaucoup de parts de marché à prendre, notamment en France car plus de 70 % des données ne sont pas encore sorties des datacenters des entreprises.  

Plus généralement, tout cela s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’UE pour résoudre les problèmes liés à la domination du marché par les grands acteurs sinoaméricains du cloud et d’établir des normes plus rigoureuses pour les services en ligne dans le but de créer un environnement numérique plus transparent et centré sur l’utilisateur. « La réglementation européenne joue en notre faveur. Une partie des infrastructures sera chez des fournisseurs européens. Chez Ionos, nous avons par exemple conquis via un appel d’offres les 200 institutions publiques allemandes », indique Gabrielle Balleyguier, senior account manager chez Ionos. Enfin, certaines entreprises souhaitent aussi se détourner des hyperscalers pour aller vers des acteurs à taille humaine qui proposent des solutions plus flexibles et stables, des conseils avisés et qui privilégient aussi un service de proximité.  

Dans la jungle des grilles tarifaires  

Des contrats clairs et sans ambiguïté avec une politique tarifaire compréhensible est un argument qui fait aussi la différence dans le choix d’un fournisseur de services cloud. Seulement, sur le terrain, cet argument est difficile à appréhender pour une entreprise, et pour cause, on a cette impression que les fournisseurs de services cloud, sous couvert de baisse de prix face à une concurrence accrue, ont tendance à complexifier leur grille tarifaire de façon à ce qu’il soit presque impossible de comparer les prix entre les services et entre les coûts réels et cachés. Pire, les entreprises rencontrent des difficultés à maîtriser les coûts liés au cloud et dépassent fréquemment leur budget initial. En cause, du stockage excessif de données, une surconsommation de bande passante réseau et bien d’autres raisons comme l'absence de stratégie d'intégration ou encore l'inefficacité des architectures cloud. Preuve en est, selon une étude menée en 2023 par le cabinet PAC pour le compte de T-Systems, 62 % des décideurs IT sondés constatent des dépenses supérieures à leurs prévisions initiales dans le cadre de leurs déploiements Cloud. La mise en œuvre d'une stratégie de contrôle des coûts de bout en bout est donc urgente notamment si les décideurs anticipent une croissance de leur budget cloud. Mais sur quelle base de travail partir pour comparer les coûts de tous ces fournisseurs ? Il existe sur le marché des comparateurs indépendants (comme Cloud Mercato) proposés aussi par les fournisseurs eux-mêmes. D’autres initiatives se mettent également en place comme la norme Focus portée par la Finops foundation (lien vers https://www.finops.org/) dont la cinquantaine de membres (dont les grands acteurs américains) vise à harmoniser la présentation des coûts et des données d'usage entre les différents fournisseurs, afin d'aider les entreprises clientes à mieux comprendre leurs factures cloud et SaaS. Vers une meilleure gestion financière du cloud en perspective, l’avenir nous le dira… 

Article 2 sur 10

Backblaze, le low cost du stockage cloud

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

L’entreprise californienne de 400 personnes Backblaze aide les entreprises à se libérer des fournisseurs cloud traditionnels au sein desquels elles se sont enfermées depuis trop longtemps, estime en aparté David Ngo, Chief Product Officer chez Backblaze. Comment ? En rendant le stockage objet cloud et la sauvegarde plus simples d’utilisation et plus sécurisés par des fonctions ouvertes, et interopérables. En exemple, début 2024, Backblaze a enrichi son offre (appelée Computer Backup with Enterprise Control) d’outils de protection avancés (authentification unique, contrôle de gestion des groupes, conformité, etc.) dont les grandes entreprises ont besoin pour sauvegarder et protéger les postes de travail et répondre à des exigences en matière de cybersécurité, notamment dans la lutte contre les ransomwares. Autre exemple, de simplification cette fois-ci, Backblaze a récemment publié un projet open source, Boardwalk, un moteur de workflow pour Ansible hébergé sur GitHub. Le but de Boardwalk est justement d’aider à automatiser les tâches liées à la maintenance continue. « Nous pensons qu’en soutenant et en favorisant un environnement cloud ouvert et interopérable, nous et nos partenaires pouvons créer de meilleurs services qui résolvent les problèmes des clients. C’est pourquoi, nous estimons fournir un stockage cloud de qualité exempt de complexité et de prix excessifs, deux critères qui ont traditionnellement affecté ce secteur », rappelle à ce titre David Ngo. Backblaze propose d’ailleurs un service de stockage objet depuis sa plateforme cloud B2 à 6$HT/To et par mois, l’un des tarifs les plus compétitifs du marché. Plus de 500 000 clients font confiance à Backblaze dont des clients français comme le mentionne le porte-parole du fournisseur. Aussi, pour répondre aux exigences du RGPD, Backblaze dispose d’un datacenter aux Pays-Bas. Enfin, à noter que Backblaze est aussi connu pour ses statistiques sur la fiabilité de son infrastructure de stockage cloud. Depuis 2013, le fournisseur publie des statistiques et des informations sur ses disques durs et SSD qui équipent ses centres de données partout dans le monde, et dont le nombre dépasse aujourd'hui les 280 000 unités. 

Article 3 sur 10

Un PaaS innovant construit en interne chez Clever Cloud

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

L’offre de Clever Cloud se concentre sur sa plateforme PaaS dont le but est d’apporter, selon Quentin Adam, le président de Clever Cloud, de la vélocité aux développeurs, de leur permettre de se concentrer sur leur code sans se soucier du maintien en conditions opérationnelles. En effet, Clever Cloud s’applique à fournir des outils efficaces, adaptables et simples à mettre en œuvre ainsi qu’un environnement cloud flexible, sécurisé (certifiés ISO 27001:2022, HDS et qualification SecNumCloud attendue en 2025), sans verrou technologique, souverain et innovant. « Si nous parvenons à faire face aux acteurs américains et autres hyperscalers en tous genres, à convaincre un nombre croissant de clients dans ce marché très concurrentiel, ce n’est pas parce que notre plateforme PaaS a cherché à imiter ses concurrents, mais bien parce que nous avons cultivé notre indépendance et analysé le marché pour proposer des solutions technologiques uniques sur la durée », justifie Quentin Adam. Et parmi les solutions proposées, Clever Cloud a lancé cette année Materia, sa propre gamme de base de données serverless distribuée, dont Materia KV qui est actuellement disponible pour l’ensemble de ses clients. « Nous préparons déjà la suite, cette offre devant s'étoffer dans les mois et années à venir », annonce déjà Quentin Adam. D’autre part, Keycloak a fait son entrée au sein des services de sa marketplace, afin de proposer des solutions d’authentification simples à mettre en place. Il sera sous peu rejoint par une offre de Business Intelligence Metabase ou d’exploration des bases de données à travers Azimutt.  

Depuis deux ans, le fournisseur se concentre aussi sur sa propre solution Kubernetes et d’Infrastructure-as-a-Service dont les tests commenceront d’ici la fin de l’année. Cette offre vient en complément de l’offre d’hyperviseur à la demande sur laquelle Clever Cloud travaille avec Vates. Pour la mise en œuvre de ses outils, l’entreprise exploite des standards, travaille de préférence avec des partenaires technologiques français et/ou européens (Outscale, Scaleway, OVHCloud, Kalray, Vates, 2CRSi, etc.) et participe aussi à l’élaboration de projets open source (Biscuit, Sōzu, etc.). En termes de prix, Clever Cloud propose une grille tarifaire basée sur plusieurs paliers (gratuits ou à quelques euros par mois) mais également des grilles dédiées avec des services Premium ou des déploiements sur des infrastructures particulières. Le but est de s’adresser aussi bien aux débutants qu’aux développeurs confirmés, des intégrateurs, des entreprises ou des grands groupes. « Nous avons l’avantage de disposer de nos propres infrastructures et de ne pas dépendre d’un partenaire en particulier pour nos déploiements, ce qui est à notre avantage et nous permet de satisfaire nos clients au meilleur coût. Ainsi, nos clients enregistrent une baisse moyenne de 30 % de leur consommation en migrant des hyperscalers à Clever Cloud », relève Quentin Adam. 

Article 4 sur 10

DigitalOcean renforce son infrastructure IA

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

Créé en 2011, le fournisseur de services cloud newyorkais DigitalOcean a su séduire au fil des années un très grand nombre d’entreprises. « Les clients nous choisissent pour notre accessibilité, notre facilité de démarrage et notre tarification transparente avec des prix abordables et prévisibles dès le départ. En France, nous comptons déjà des milliers de clients et nous aimerions en recruter davantage, je les invite d’ailleurs à tester nos services », souligne Bratin Saha, chief product and technology officer chez DigitalOcean. Justement, en termes de services, son portfolio est assez large (gamme complète d'offres de calcul, de stockage, de mise en réseau, de bases de données, d'IA/ML, serverless, Kubernetes, et autres) et pour l’enrichir, DigitalOcean a aussi procédé à plusieurs rachats dont Nimbella en 2021 et CloudWays en 2022. Sa priorité aujourd’hui vise à démocratiser le développement d'applications d'IA en simplifiant la pile technologique dédiée à cet IA souvent jugée complexe. Ainsi, le fournisseur a récemment lancé des Droplets GPU qui sont en fait des machines virtuelles alimentées par GPU disponibles dans des configurations d’un à plusieurs nœuds. Avec ces Droplets GPU, les développeurs d'IA peuvent exécuter simplement et rapidement des expériences d'IA, former de grands modèles de langage et faire évoluer des projets d'IA, le tout sans configurations complexes ni investissements importants selon le porte-parole de DigitalOcean. De plus, le fournisseur renforce son service managé Kubernetes pour prendre en charge les GPU Nvidia H100, apportant la puissance des nœuds compatibles H100 aux environnements conteneurisés Kubernetes. Précisons enfin que DigitalOcean poursuit en parallèle son extension internationale avec plus de 15 datacenters dont trois en Europe (Londres, Frankfort et Amsterdam), son prochain datacenter sera inauguré aux Etats-Unis à Atlanta d’ici à la fin du premier trimestre 2025. 

Article 5 sur 10

Ionos met le paquet sur le cloud public

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

« Depuis mon arrivée il y a deux ans, la volonté de Ionos France est de développer la partie commerciale du Cloud Computing », rapporte Gabrielle Balleyguier, senior account manager chez Ionos France. Le groupe allemand Ionos - surtout connu en France sous le nom de 1&1 et son activité hébergement présent depuis 20 ans en France - emploie dans le monde 4 000 collaborateurs pour un CA de 1,4 Md d’euros environ. C’est en 2017 que l’activité cloud computing du groupe a débuté avec le rachat de ProfitBricks. Pour gagner des parts de marché en France dans le cloud computing, Ionos met les moyens avec son support 24/7 et une équipe d’architectes cloud dédiée à ses clients et à ses partenaires. A ce titre, Ionos a une vraie stratégie de revente indirecte (revendeurs et éditeurs). En outre, Ionos se veut être très transparent sur sa politique tarifaire : « tous nos tarifs sont affichés et lisibles, nous avons même décidé de baisser nos prix en juillet dernier pour conquérir le marché français, nous appliquons la même stratégie dans d’autres pays », souligne Gabrielle Balleyguier. Et d’ajouter : « Cloud Mercato, le comparateur en ligne, nous classe d’ailleurs dans un excellent rapport qualité/prix, bien devant les hyperscalers. » Côté produits, le portfolio d’Ionos se remplit tous les mois voire tous les deux mois selon Gabrielle Balleyguier. Ainsi, aux services IaaS, s’ajoutent les services managés (bases de données, stockage objet, orchestration de conteneurs, etc.). Parmi les récents lancements, citons le service Content Delivery Network avec du firewalling de niveau 7 (applicatif), une plateforme IA multimodale (Model Hub) permettant d'accéder aux principaux modèles génératifs open source pour générer des textes et des images, ou encore une nouvelle base managée baptisée In-Memory Database (Redis). En tant que fournisseur allemand, Ionos défend la souveraineté de ses offres et donc son indépendance aux lois extraterritoriales. Ionos possède d’ailleurs trois datacenters en France (l’historique à côté de Strasbourg et deux plus récents à Nanterre et Saint-Denis). Enfin, Ionos a su rendre son interface liée à la gestion de son cloud computing (Data Center Design) extrêmement conviviale, elle se présente sous la forme d’un diagramme architectural dynamique.   

Article 6 sur 10

Numspot pose les premières briques de son PaaS

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

Servane Augier, directrice commerce et marketing chez Numspot, part du constat que 70 à 80 % des workloads ne sont pas encore sortis des datacenters des entreprises car ils contiennent des données sensibles, ce sont donc à elles que s’adressent en priorité les services IaaS et PaaS de Numspot. Sur l’IaaS, Numspot s’appuie sur les offres d’Outscale certifiées SecNumCloud. Sur le PaaS en revanche, NumSpot, et ses deux ans d’existence, est dans une phase de construction de ses offres de services managés, notamment autour de la conteneurisation. Le fournisseur a d’ailleurs récemment annoncé Red Hat OpenShift Container Platform. Pour l’heure en bêta, l’offre est en test chez quelques clients avant sa disponibilité générale fin 2024, voire début 2025 selon Servane Augier. A cette offre, Numspot devrait aussi annoncer d’ici à la fin de l’année un service de base de données managé s’appuyant sur PostGreSQL. Ces premières briques en annoncent d’autres à court terme, l’objectif étant de combler et d’affiner les besoins. Quant au choix des technologies et composants, l’open source est toujours privilégié, la volonté du groupe est d’éviter l’enfermement (vendor lock-in) et donc de faciliter la réversibilité. En tant qu’acteur français, Numspot fait valoir la confiance de son cloud non soumis aux lois extraterritoriales, le fournisseur ne cache d’ailleurs pas dans un second temps, sans donner de date plus précise, ses ambitions européennes. En termes de prix, Numspot se veut transparent auprès de ses clients. « Sur la partie IaaS, nous refacturons les offres d’OutScale sans différence. Pour les services managés, nous retranscrivons les coûts d’infrastructure consommée, il n’y a pas de frais d’entrée, ni d’engagement », souligne Servane Augier. Numspot propose finalement un panachage de deux modèles pour proposer une certaine souplesse : à la demande et la réservation d’instance.   

Article 7 sur 10

Scaleway poursuit sa transition vers le métier de cloud services provider

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

Lorsque Damien Lucas, CEO de Scaleway, a pris ses fonctions il y a maintenant 18 mois, il a décidé d’arrêter de faire des datacenters pour se concentrer sur le vrai métier de Scaleway, à savoir un fournisseur de services cloud (ou cloud services provider). Et pour cela, sa deuxième décision a été de recruter un CTO qui vient du monde du logiciel (son nom sera annoncé au cours du mois de novembre). « Nous nous focalisons sur la pile logicielle en privilégiant des composants open source, nous ne renions pas sur notre passé d’hébergeur mais nous nous engageons désormais vers le métier de cloud provider », résume Damien Lucas. Aujourd’hui, Scaleway couvre la majorité des besoins avec un catalogue de 35 produits et services (à comparer aux 130 listés chez les hyperscalers par les équipes de Scaleway). Pour l’année prochaine, Scaleway promet une cinquantaine de produits au catalogue, et parmi les offres lancées récemment, citons Managed Inference qui permet de déployer et d'exécuter des modèles d’IA sur son infrastructure, Managed MongoDB autour des bases de données, sans oublier les offres alternatives au monde x86 autour des processeurs Arm, Apple Silicon et Risc-V. Précisons aussi que l’ambition de Scaleway est de rendre son offre de serveurs virtuels (Dedibox VPS) disponible partout dans le monde (63 points de présence). Ses points différenciants, Scaleway en compte un certain nombre, déjà en tant qu’acteur pure-player ne dépendant pas d’un écosystème, il peut aussi faire valoir sa confiance à ne pas être exposé aux lois américaines et chinoises. De plus, Damien Lucas souligne l’importance de l’IA et qu’un fournisseur comme Scaleway doit être capable de recevoir tous les workloads autour de l’IA grâce à la puissance de calcul (GPU) proposée par ses infrastructures. A cela, le fournisseur se positionne comme un acteur durable, à ce titre, il va lancer d’ici à la fin de l’année la calculette environnementale dont le but est d’apporter le coût environnemental sur la facture (et transposable en euros). De plus, Scaleway a choisi de mettre ses serveurs dans des datacenters économes en énergie (PUE de 1,17). Enfin, comme le mentionne Damien Lucas, la politique tarifaire est dans l’ADN du sa maison mère Illiad, claire et transparente, pas de coûts cachés (bande passante non facturée). A ce titre, la facturation chez Scaleway se veut plus granulaire avec des prix à l’heure, voire à la minute pour des services liés à l’IA par exemple, la tendance pourrait même évoluer vers une facturation serverless à l’exécution d’une requête, d’un programme ou d’un workflow…  

Article 8 sur 10

OVHcloud, un challenger en quête de réussite

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

OVHcloud est clairement un challenger sur le marché du cloud qui affichera bientôt un milliard d’euros de chiffre d’affaires. D’ailleurs, sa présence en Europe et dans le monde ne cesse de se renforcer, comme le mentionne Caroline Comet-Fraigneau, VP France & Benelux & Africa chez OVHcloud, avec des datacenters en Europe (six), en Asie/Océanie (Singapour, Australie et depuis mars 2023, l’Inde), aux Etats-Unis (deux datacenters) et au Canada (deux datacenters), sans oublier les Local Zones (Dallas, Rabat, Madrid, Amsterdam, Prague, etc.), là aussi partout dans le monde, qui s’apparentent à des petits datacenters dans lesquels les entreprises locales peuvent souscrire des services de computing et de stockage, d’autres services viendront plus tard. Parmi les points différenciants d’OVHcloud, Caroline Comet-Fraigneau en cite plusieurs dont la confiance (souveraineté) et la sécurité (qualification SecNumCloud sur VMware aujourd’hui, d’ici à la fin de l’année pour l’offre Bare Metal et d’ici à la fin de l‘année 2025 sur son offre cloud public), l’engagement RSE de l’entreprise (énergie bas carbone, réhabilitation des friches pour les datacenters, technologie de watercooling en circuit fermé, assemblage et recyclage de ses propres serveurs, etc.), sans oublier l’un des meilleurs ratios performance/prix par rapport aux concurrents. « En comparant notre grille de prix à la concurrence, je peux certifier que nous sommes les mieux positionnés », précise d’ailleurs Caroline Comet-Fraigneau. A noter qu’OVHcloud va lancer dès ce mois d’octobre des forfaits où le client va s’engager sur des instances plus ou moins longues (et plus seulement à l’heure ou mensuelles) et en fonction des engagements pris, le client bénéficiera de remises. En termes de couverture fonctionnelle, le catalogue s’est fortement enrichi avec environ 80 services (bases de données avec MongoDB, IA avec un catalogue assez large de GPU, stockage y compris un service sur bandes, etc.). Derniers services en date : OVHcloud Managed Rancher Service qui offre la gestion et l’orchestration des clusters Kubernetes sur n’importe quel cloud et une offre de Data Platform suite au rachat de ForePaaS en 2022. En parallèle, le fournisseur est très actif dans les services de serveurs dédiés Bare Metal avec une refonte des offres (serveurs Advance). C’est d’autant plus important que certaines entreprises reviennent, face à leurs coûts très élevés de leurs services cloud, vers des solutions dédiées de type Bare Metal. Certes, ce n’est pas un mouvement de fond comme l’indique Caroline Comet-Fraigneau mais il y a cette volonté de garder le contrôle des coûts. Enfin, dans le cloud privé, OVHcloud, en plus de Broadcom/VMware, propose une offre alternative avec Nutanix.   

Article 9 sur 10

Vultr, très en pointe dans les services IA

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

Kevin Cochrane, Chief Marketing Officer chez Vultr, présente Vultr comme le premier hyperscaler américain alternatif au service des entreprises avec ses 1,5 million de clients dans 185 pays. Créée en 2014, cette société possède 32 datacenters à travers le monde dont un certain nombre d’entre eux est situé en Europe (Paris, Francfort, Amsterdam, Madrid, Londres, Manchester, Stockholm et Varsovie). Considéré comme un hub central européen, le datacenter de Paris dessert 1 000 clients. « Nous y observons d’ailleurs de nombreuses opportunités de croissance durable à la fois pour notre activité principale de cloud computing et plus spécifiquement pour notre activité GPU et IA. Depuis la mise en place par le gouvernement en 2017 d'une stratégie nationale en matière d'IA, nous avons constaté une croissance substantielle dans l'écosystème français des start-ups et nous prévoyons de continuer nos efforts en vue d’étendre nos ventes sur ce marché et notre support marketing dans la région », souligne Kevin Cochrane. A noter que Vultr est membre de CISPE pour aider à construire et à faire évoluer l'écosystème européen de technologies et de fournisseurs de services cloud. En outre, le catalogue de service du fournisseur se veut complet entre les solutions Cloud Compute, Cloud GPU, Bare Metal, Managed Kubernetes, Managed Databases, Cloud Storage et Networking. Parmi les services récemment lancés par Vultr, citons Cloud Inference, une solution d'inférence IA simple et serverless, facilitant une intégration sans faille des modèles IA, quelle que soit l'origine de leur formation (peu importe que les modèles soient créés sur les GPU Vultr Cloud optimisés par NVidia, dans un datacenter privé ou sur une autre plateforme cloud). De plus, Vultr s’est associé à la plateforme d'orchestration avancée de Run:ai pour créer une solution puissante pour les entreprises qui cherchent à optimiser les workloads IA et ML basés sur les GPU. Pour le forunisseur, apporter aujourd’hui toute une pile intégrée de cloud computing et de GPU cloud pour aider les startups et les entreprises numériques à construire et à mettre à l'échelle leurs applications est clairement un point différenciant. A cela, Vultr offre la liberté, le choix et la flexibilité en soutenant un écosystème ouvert sans quelconque dépendance. Enfin, Vultr revendique des prix compétitifs et des niveaux de sécurité et de conformité parmi les plus élevés du marché. « Nous mettons les informations de facturation en temps réel, il est important que nos clients aient une vue en temps réel des services qu'ils consomment, des zones individuelles de dépassement et des frais globaux », conclut Kevin Cochrane 

Article 10 sur 10

Wasabi, une spécialisation réussie dans le stockage cloud

Par Benoît HuetPublié le 25 octobre 20242 min de lecture

Lancé en 2017, le service de stockage de Wasabi a déjà séduit près de 75 000 clients directs dans le monde sans compter les services providers et éditeurs - comme Veeam - qui s’appuient sur l’offre du fournisseur et qui adressent également de nombreuses entreprises. Wasabi ne fait que du stockage objet (compatible S3), mais depuis plus d’un an, le bostonien a su se diversifier en apporter des services à valeur ajoutée autour de son offre de stockage. Déjà dans le secteur des médias suite au rachat de Curio AI début 2024, et de cette acquisition, Wasabi a créé AIR, une solution qui combine le stockage objet à un index automatique des métadonnées basé sur l'IA. « Cette couche AIR effectue une reconnaissance automatique qui vient indexer le contenu (vidéos, photos, etc.), le retranscrire, le contextualiser et l’enrichir dans une base de données », résume Eric Peters, responsable des régions Benelux et Europe du Sud chez Wasabi. A ce service, le fournisseur a récemment annoncé une intégration de son offre de stockage dans la plateforme de gestion de contenu Grass Valley dédiée aux médias. Cette verticalisation se poursuit avec l’offre Surveillance Cloud qui permet de décharger les données de vidéosurveillance des organisations vers le cloud Wasabi sans modifier leurs opérations existantes, à noter que ce service vient compléter l’offre Cloud Nas pour libérer de la capacité des serveurs sur site. La force de Wasabi tient dans sa politique tarifaire très simple et sans coûts cachés (à partir de 6,99$HT le To et par mois) et, plus est un prix unique sur toute la planète. « Un client qui ouvre un contrat, peut consommer dans tous nos datacenters y compris celui récemment inauguré dans la région de Milan », précise Eric Peters. A ce titre, Wasabi étend toujours son maillage international (Wasabi compte désormais cinq présences en Europe avec Amsterdam, Londres, Paris, Frankfort et Milan). Cette forte présence participe aussi à son efficacité. En outre, Wasabi peut aussi faire valoir son large écosystème supportant son offre (400 éditeurs) et la sécurité laquelle a été renforcée par une fonction d'authentification multi-utilisateur. Cette dernière exige que plusieurs utilisateurs root signent une demande de suppression de compte, empêchant ainsi les acteurs malveillants qui ont accédé aux informations d'identification de supprimer le compte de stockage en question.