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Un retour sur investissement sur 3 à 5 ans
A l'inverse, environ les deux tiers des entreprises choisiront de ne pas déployer d'espace de travail ni d'applications de virtualisation cette année, ou bien seront hésitantes. « Il y a de bonnes raisons à cela », estime Chris Wolf, analyste pour la firme d'études Burton (récemment rachetée par l'institut Gartner). «Le retour sur investissement (ROI) pour l'installation de postes de travail virtuels est estimé entre trois et cinq ans», précise Chris Wolf. « Et contrairement à ce que les fournisseurs déclarent, il n'y a pas de retour sur investissement pour un déploiement à grande échelle de postes de travail virtuels hébergés au sein d'un serveur. » Quelques clients « pionniers » venant d'installer ce type de solution précisent qu'ils ont fait des économies en prolongeant la durée de vie de leurs PC ou en utilisant des clients légers moins chers. De plus, ils indiquent que l'hébergement d'images de postes de travail dans le centre informatique améliore l'administration et en facilite la restauration en cas de défaillance du dispositif.
Mais déplacer les images du poste de travail et les applications d'un utilisateur dans un serveur central requiert un changement majeur à la fois dans l'infrastructure informatique et dans les mentalités. Le directeur des réseaux et systèmes de l'Université de Brandeis, Massachusetts, John Turner a adopté la virtualisation des serveurs mais reste sceptique quant à sa contrepartie technologique sur les postes de travail. Si un serveur tombe en panne, les utilisateurs peuvent sans doute encore se connecter à Internet et réaliser leur travail. Mais "si un poste de travail s'éteint, c'est une toute autre histoire", précise John Turner. En plus, une solution VDI exige aussi une importante formation du personnel IT, mentionne-t-il. Photo : John Turner, DSI de l'université de Brandeis (D.R.)