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Etude : Les dépenses IT en berne jusqu'en 2003 en Europe
Désorientés, les directeurs européens des systèmes d'information. En moins de six mois, les prévisions de croissance de leurs budgets informatiques pour 2001 sont passées de 11,1 % http://www.weblmi.com/daily/2001/0320/depenses.htm - selon une estimation d'IDC en mars - à moins de 5 %. Un chiffre issu d'une enquête de Merrill Lynch auprès de 36 DSI de grandes entreprises européennes (réalisant, pour 85 % d'entre elles, plus de 2 Md€ de CA). L'enquête montre aussi que les budgets seront aussi en faible croissance en 2002, également à 5 %. Ces chiffres reportent d'un an la reprise espérée pour 2002 par des dirigeants de grandes sociétés informatiques telles que Dell http://www.weblmi.com/daily/2001/0614/conjoncture1.htm et Intel http://www.weblmi.com/daily/2001/0802/materiels.htm.
La croissance reste toutefois positive en Europe
Pourtant, la douche écossaise ne sera pas aussi glacée qu'au Etats-Unis, où les prévisions de croissance des dépenses informatique pour 2001 sont désormais négatives (-2,4 %), contre 6 % d'augmentation prévus en décembre 2000. En Europe, les budgets informatiques des entreprises devraient croître de 4,7 % cette année et de 4,5 % en 2002. Rappelons qu'en mars http://www.weblmi.com/daily/2001/0307/etude.htm, Merrill Lynch avait déjà réduit ses estimations de croissance à 5 %, contre 9 à 15 % auparavant, tant en Europe qu'aux Etats-Unis.
Aucune technologie ne se distingue aux yeux des DSI
Lorsqu'on leur demande quelles technologies sont importantes pour l'avenir de leur entreprise, les DSI hésitent. Sur les neuf domaines proposés, aucun ne se distingue, à l'exception du commerce électronique et de l'e-business. Des termes vagues et derrière lesquels les DSI dissimuleraient leurs hésitations, selon Merrill Lynch. La gestion de la chaîne logistique, la relation clients et la sécurité devancent légèrement les autres catégories : réseaux, infogérance, FAH, PGI et surtout les réseaux locaux sans fil, bien en retrait.
Externalisation : à pas comptés
Un DSI interrogé sur deux consacre de 20 à 40 % de son budget services à l'externalisation. Toutefois, le développement de ce type de prestations reste lent en Europe. Les DSI sont unanimes : si les conditions économiques devaient se détériorer, parmi les sept prestations citées, les sommes consacrées au conseil en informatique seraient les plus sérieusement réduites (-70 %), suivies de celles pour le conseil stratégique (-55 %) et l'intégration de systèmes (-40 %). En revanche, seraient fortement augmentés les budgets alloués à l'infogérance des centres de gestion de données (+50 %) et à la gestion de leurs applications (+50 %).
