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Internet grand public : L'internaute n'est pas rentable
Hécatombe parmi les sites grand public français et européens. Dans le désordre : le dépôt de bilan de CanalWeb, la fermeture de Marie-Claire.fr, les 160 M€ d'économies du groupe Lagardère qui visent directement ses cyberactivités (abandon du commerce électronique avec la fermeture http://www.weblmi.com/daily/2001/0905/internet.htm de digitall.fr et d'autres sites comme M-City ou Atoutclic). Seuls survivent les sites compagnons de grandes marques (Elle). Enfin, grosse tomate sur ce mausolée dégoulinant, les 888 M€ (5,8 Md F) de pertes qu'annonce le groupe Bertelsmann sur ses start-up Internet pour son exercice 2000/01 (clôture le 30/06/01).
En décoration, on ajoutera un sondage de TNSofres (réalisé en mai...) qui estime que les banques virtuelles ne sont parvenues à capter que 1 % du marché bancaire français. Réalisé pour le Conseil national du titre et du crédit, le sondage estime leur clientèle à 450 000 personnes, en grande majorité des hommes de moins de 55 ans, actifs, aisés, habitant en région parisienne ou sur la côte d'Azur qui disposent de produits financiers. Une élite en quelque sorte. Insuffisamment nombreuse pour étayer le délire de la "révolution Internet" qui a rendu fous les médias et la Bourse au cours des douze derniers mois.
A croire que cette folie s'est auto-alimentée à coup de capitaux-risqués dilapidés en promotion et en marketing. Le retour à la réalité, faite de la lenteur des accès, du manque d'ergonomie des sites et de la difficulté à faire payer les internautes juste "pour voir" est très douloureux. Cela servira-t-il au moins de leçon ?
