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Restructuration : Bonelli dégraisse Bull
Bull prévoit de négocier le départ de 1 500 salariés supplémentaires, soit 14% de l'effectif total. Présentant les résultats financiers 2001, Pierre Bonelli, PDG du constructeur depuis décembre 2001, a stigmatisé les faiblesses du constructeur français. "Des forces commerciales qui agissent en ordre dispersé et des troupes pléthoriques". Pire, assure-t-il : "je n'ai jamais vu cela dans toute ma longue carrière".
Le groupe enregistre un recul de 8,7% de son CA annuel à 2,543 Md€. La perte d'exploitation s'est creusée, atteignant 98,5 M€, en hausse de 21% à périmètre comparable. La perte nette s'élève à 253 M€, soit 4% d'augmentation. Ceci en tenant compte des plus-values engrangées avec les cessions d'actifs (CP8, Cara, PSI et Intégris Europe), pour un montant global de 295 M€ et d'une provision pour restructuration de 155 M€.
A la lumière de ces mauvais résultats, Pierre Bonelli a donc tranché : "la situation est extrêmement difficile, l'exécution de la stratégie a été défaillante pour ne pas dire lamentable". Les mauvaises habitudes prises depuis des années imposent, selon Pierre Bonelli, "une correction des comportements, un management plus strict et un niveau de vie plus austère". Il explique que la structure de coûts est déséquilibrée et affirme que "les frais généraux doivent être ramenés à 16% du chiffre d'affaires contre 26% aujourd'hui".
Le PDG de Bull veut aller vite : pas de plan social à l'horizon donc, mais un financement de 350 M€, sous forme d'avance de trésorerie (remboursable en un an après le dernier versement), de la part du Ministère des Finances, qui détient 16,3% du capital. Cette somme s'ajoute aux 100 M€ - soumis aux même conditions - octroyés par l'Etat en novembre 2001.
Les autres gros actionnaires (NEC, France Télécom, Motorola et Dai Nippon Printing) ont refusé de remettre un centime d'euro dans l'affaire.
