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WorldCom avoue une fraude de près de 3,8 Md$
L'opérateur américain WorldCom avoue l'une des plus grandes fraudes comptables connues, en dévoilant que 3,8 Md$ de dépenses ont été frauduleusement enregistrées dans ses comptes comme des investissements en équipements.
Révélée par un audit interne, cette "astuce", parfaitement illégale, a permis au numéro 5 mondial des télécoms d'améliorer artificiellement ses résultats au cours des cinq trimestres qui ont précédé le limogeage de son PDG et fondateur Bernard Ebbers.
Sans ces manipulations, WorldCom aurait vraisemblablement annoncé une perte nette de près de 1,5 Md$ en 2001 et de plus de 100 M$ au 1er trimestre 2002. John Sigdmore, le nouveau Patron de WorldCom, qui a lancé l'audit, a immédiatement limogé le directeur financier de WorldCom, Scott Sullivan, et son contrôleur financier, David Myers.
Depuis près d'un an les ennuis se succèdent pour WorldCom. Plombé par 30 Md$ de dettes, l'opérateur fait déjà l'objet d'une enquête de la commission des opérations de Bourse américaine, qui s'interroge notamment sur un prêt record de 336 M$ à son ex-PDG. Du coup, l'opérateur se retrouve au bord de la faillite.
L'annonce de la fraude éclabousse également Arthur Andersen, cabinet chargé de contrôler les comptes de WorldCom, qui n'a pas su détecter la manoeuvre. Elle intervient cependant trop tard pour atteindre l'auditeur... déjà partiellement coulé par l'affaire Enron.
