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GFI forcé d'abandonner le rachat de Thales IS
La "fusion entre égaux" des SSII GFI et Thales IS (filiale informatique du groupe de défense Thales) n'aura pas lieu. Les deux anciens partenaires ont annoncé la rupture des fiançailles par des communiqués de presse séparés, diffusés le 5 septembre 2002.
Annoncé le 18 juin dernier, le mariage des deux sociétés aurait dû aboutir à la création d'un groupe de 12 600 employés réalisant un CA de 1,1 Md¤. Il aurait été situé à la troisième place des SSII sur le marché français, derrière Cap Gemini Ernst & Young et Atos Origin. GFI aurait dû débourser au moins 300 M¤ pour s'offrir Thales IS. Le groupe Thales aurait été payé en partie en actions et serait donc entré au capital de GFI à hauteur de 26 %.
Mais le problème vient des 150 M¤ de numéraire qu'aurait dû apporter GFI. Les banques n'ont pas suivi l'ambitieux Jacques Tordjman, PDG de GFI. Contrairement à ce qu'indique son communiqué, l'échec peut difficilement être imputé à un retournement de conjoncture économique depuis le 18 juin 2002. Mais la situation fragile du marché informatique ne pousse sans doute pas les banques à prendre le moindre risque. Surtout, Thales IS a atteint ses objectifs commerciaux (progression de 10 % de son chiffre d'affaires) et a conservé sa valeur alors que GFI voyait sa valorisation chuter de moitié.
Malgré tout, Jacques Tordjman maintient que ce rapprochement reste un bon projet industriel, qu'il se refuse à abandonner définitivement.
