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Thierry Breton se donne du temps pour ausculter France Télécom
A peine nommé PDG de France Télécom en conseil des ministres, Thierry Breton, successeur du démissionnaire Michel Bon, se donne du temps et lance un vaste état des lieux de l'opérateur historique surendetté.
En somme, après s'être donné près de trois semaines pour nommer un PDG, il semble encore urgent d'attendre. Ce que confirment les opérateurs financiers qui accueillent chaleureusement cette reprise en main (le titre augmentait de 5,88% à 8,10¤ à 14H30 à la Bourse de Paris). Les mêmes spéculaient pourtant à la baisse depuis plusieurs semaines, estimant qu'il y avait urgence à trouver une solution.
Dans deux mois, Thierry Breton livrera le fond de son analyse de la situation à la lumière de l'audit. L'Etat a d'ores et déjà fixé les objectifs à atteindre par le biais du ministère de l'Economie et des Finances : la mise en place d'un "plan de redressement financier et de développement stratégique, permettant de réduire la dette de l'entreprise tout en renforçant ses atouts".
Et d'ajouter que "Thierry Breton disposera du soutien de l'Etat actionnaire qui est déterminé à exercer toutes ses responsabilités". En clair, le gouvernement, qui détient 56,4% du capital de l'opérateur, pourrait être amené à mettre la main à la poche afin de renforcer les fonds propres d'une entreprise endettée à hauteur de 70 Md¤.
D'autant que Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, s'est dit soucieux du sort réservé aux salariés-actionnaires eux-mêmes soucieux de ne pas voir leur investissement amaigri encore dilué dans une vaste augmentation de capital.
Dans tous les cas, les économies ne semblent pas passer par une réduction du train de vie de la direction. Avec un salaire de 2 M¤ par an, Thierry Breton obtiendrait sept fois plus que son prédécesseur.
