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Les DSI européens pessimistes pour leurs budgets 2003
Les chances de voir les dépenses informatiques des entreprises européennes rebondir un tant soit peu en 2003 s'amenuisent encore si l'on en croit une étude de la banque d'affaires Merrill Lynch. Depuis juillet, l'état du marché semble en effet s'être encore aggravé.
Sur les 300 CIO (DSI, directeurs de système d'information) interrogés, quelque 150 expliquent que leur budget n'augmentera pas - après une année 2002 jugée particulièrement médiocre - tandis que 51 affirment même qu'il devrait encore être réduit.
Au niveau géographique, les Français se montreraient cependant particulièrement optimistes au regard de leurs voisins allemands ou britanniques. Tout le monde semble cependant d'accord sur un point : aucun renversement de tendance à l'horizon concernant le secteur télécoms, l'un des plus fortement touché par la crise.
La finance - secteur jusqu'alors relativement serein - est à son tour atteint par la sinistrose avec seulement 35% de ses DSI prévoyant une hausse du budget consacré par leur groupe au système d'information.
Seule lueur d'espoir pour les mois à venir : certaines niches applicatives demeurent encore sous-exploitées. Selon Merrill Lynch, c'est notamment le cas de la gestion de la relation clients, application déployée par seulement 36% des DSI interrogés. Une lueur fragile cependant : 83% des deux-tiers de DSI restants n'envisagent absolument pas d'investissement dans ce secteur au cours du prochain exercice, confirmant une tendance déjà perçue par IDC en août dernier.
Au final, même l'intégration ne fait plus recette. Si 30% des DSI français, allemands et suédois interrogés expliquent gérer des systèmes progiciels hétérogènes, seuls 17% d'entre eux prévoient de consolider leur plate-forme. Une frilosité qui frappe d'ores et déjà les SSII, particulièrement sur le Vieux-Continent.
