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Automne délicat pour les fondeurs et les constructeurs
Morosité persistante chez les différents fondeurs et autres constructeurs informatiques. Dans la foulée d'Intel, AMD et Transmeta montrent de graves signes d'essoufflement et présentent des résultats trimestriels alarmants. Chez les constructeurs, Apple renoue avec les pertes après deux ans de répit. Quant à Sun, il s'apprête à publier des résultats dont on craint le pire sur fond de rumeur de licenciements massifs (voir article de ce jour). Au final, seul IBM semble surnager, avec toutefois une activité au ralenti. Avec un modèle qui tient autant de la SSII et de l'éditeur que du pur fabricant de matériel.
Du côté des fondeurs, Intel marque le pas mais résiste on ne peut mieux au regard de ses seuls et très lointains concurrents AMD et Transmeta. Advanced Micro Devices a creusé ses pertes au cours du 3e trimestre 2002 (254 M$, en hausse de 162 %) sur un CA en baisse de 34 % par rapport au 3e trimestre 2001 à 508 M$. Principale raison invoquée : la morosité persistante sur le marché des PC grand public. Le fondeur californien se veut cependant rassurant et prévoit de fortement réduire ses pertes au 4e trimestre avant un retour à l'équilibre dès le 2e trimestre 2003.
Pour sa part, le petit poucet Transmeta - spécialiste des processeurs à faible consommation d'énergie - réalise un 3e trimestre inespéré avec un CA en hausse de 28 % à 6,4 M$. Sur les neuf premiers mois de l'année la situation est cependant moins réjouissante avec une baisse de près de 50% du CA à 18,1 M$. D'autant que sur la même période, la société voit ses pertes augmenter de 22% à 66 M$. Là encore, Transmeta se veut rassurant pour l'avenir. Et tout comme AMD, il ne convainc pas les investisseurs. Les titres respectifs des deux sociétés cotées à New York ont fondu dès la présentation de leurs résultats.
Même morosité pour les constructeurs
Les fondeurs n'ont cependant pas le monopole de la sinistrose. Du côté des constructeurs, Apple renoue avec les pertes. La société dirigée par Steve Jobs enregistre finalement une perte nette de 45 M$ au 4e trimestre 2002 (contre un bénéfice de 66 M$ un an auparavant) sur un CA de 1,44 Md$, en très légère baisse. Un coup d'arrêt au regard d'un exercice 2002 plutôt bon qui a vu Apple générer un CA de 5,74 Md$, en hausse de 7 % par rapport à 2001, tout en s'assurant un résultat net de 65 M$.
Au final, seul IBM semble limiter la casse. Mais doit on encore compter Big Blue parmi les constructeurs tant le groupe s'investit dans les services ? Cette fois encore, c'est sa filiale IBM Global Services qui permet à IBM de maintenir son CA étal au 3e trimestre 2002, à 19,8 Md$ et de générer des bénéfices - qui chutent tout de même de 18 % - à 1,3 Md$. L'activité SSII - hors rachat de PwC - a crû de 2,4 % à 8,8 Md$ de CA. Côté matériel, IBM limite les dégâts avec une baisse de 1% à 6,7 Md$. Et encore, Big Blue affirme pouvoir faire mieux maintenant qu'il s'est débarrassé de sa dispendieuse activité disques durs. Par ailleurs, les activités logicielles et financières chutent respectivement de 2,9 % et de 3,2 % à 3,1 Md$ et 0,8 Md$ de CA.
