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Les salariés français du nouveau HP dans la rue
Les salariés de HP France ont débrayé ce matin pendant deux heures à l'appel de quatre syndicats (CGT, CFDT, CGC et FO) pour manifester contre le projet de restructuration du constructeur. Sur le site de Grenoble, plus d'un millier de salariés ont arrêté le travail et, pour la première fois de son histoire, sont également partis manifester en ville.
Sur le site d'Annecy, menacé de fermeture, 80 % des 177 salariés ont débrayé. Aux Ulis, en région parisienne, 250 personnes se sont rassemblées devant l'entreprise pour manifester leur opposition aux 476 suppressions d'emplois prévues dans la division commerciale, sur 2755 salariés. Ils ont reçu la visite et le soutien des élus locaux : Paul Lorridan sénateur maire des Ulis, ainsi que des élus du conseil régional d'IDF, et Annie David, sénatrice de l'Isère et ancienne salariée de HP.
Ce mouvement fait suite à une série d'assemblées générales organisées la semaine dernière sur tous les sites où les salariés s'étaient prononcés en majorité pour ce genre d'action. Les manifestations tournaient autour de trois mots d'ordre : refus de la suppression des 1 380 postes, prolongation des contrats de travail des salariés licenciés jusqu'à ce qu'ils aient retrouvé un emploi, et entame de réelles négociations sur des scénarios alternatifs.
